Lorsqu’il était chef de l’Etat, l’actuel président des Républicains avait commandé toute une série de sondages dont l’un sur son fils Jean et un autre sur sa femme Carla.

En poste depuis un an à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait commandé plusieurs études d’opinion censées lui permettre de mieux sonder les Français et donc de l’aider à gouverner le pays. Pourtant, à y regarder de plus près, certains sondages apparaissent pour le moins superflus.

Une question sur le fils de Nicolas Sarkozy

"La candidature de Jean Sarkozy (le fils du président) à la tête de l’Epad (Etablissement public de l’Aménagement de la Région de la Défense) vous semble-t-elle légitime ?", a ainsi été posé comme question à 800 personnes. Si l’on comprend l’utilisation de ce sondage par Nicolas Sarkozy pour s’éviter en amont les accusations de népotisme, on se demande en quoi ce sondage était censé aider la présidence de la République.

Pour information, 61 % des sondés avait répondu par la négative et 83 % avaient considéré que le fils de l’ancien président était pistonné par son père, comme le rappelle l’Obs.

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Ces études pourraient constituer un détournement de fonds publics

Parmi les autres études d’opinion commandées, les enquêteurs ont trouvé une question concernant Carla Bruni-Sarkozy, effectué en avril 2008, soit deux mois après son mariage avec Nicolas Sarkozy. La question était la suivante : "Quelle est la première dame qui a le mieux représenté la France ?"

Et comme pour le sondage sur son fils, Nicolas Sarkozy a du s’étriper en voyant les résultats de cette question (plusieurs choix étaient possibles) : 81 % des sondés ont plébiscité Bernadette Chirac, 70 % Yvonne de Gaulle, 69 % Danielle Mitterrand, 59 % Anne-Aymone Giscard d’Estaing, et enfin Carla Bruni-Sarkozy, seulement choisie par 43 % des sondés.

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Interrogés par les enquêteurs, Pierre Giacometti (ancien conseiller du président) et Claude Guéant ont défendu le bien-fondé de telles études d’opinion. A charge désormais pour les enquêteurs de déterminer si de telles études pourraient s’apparenter à des détournements de fonds publics.

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