Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron, nombreux sont les commentateurs à pointer du doigt le rythme effréné des réformes. Parmi les promesses phares de celui qui était candidat, Planet fait le point sur celles tenues et non tenues

Après six mois à l’Elysée, quel bilan tirer de la présidence d’Emmanuel Macron. Force est de constater que le chef de l’Etat et son gouvernement ont avancé très vite sur des dossiers particulièrement attendus, en premier lieu la loi de moralisation de la vie politique.

Définitivement adoptée en plein cœur de l’été, les députés ont approuvé l’interdiction des emplois familiaux de collaborateur, la suppression de la réserve parlementaire ou encore la vérification de la situation fiscale des parlementaires. 

La réforme en a toutefois déçu certains puisqu’elle n’interdit pas l’activité de conseil pour les parlementaires, ce qui était une promesse d’Emmanuel Macron. Les parlementaires ont désormais seulement l’interdiction de se lancer dans une activité de conseil ou d’acquérir une société pendant leur mandat.

Réforme du code du travail : plutôt tenue

Emmanuel Macron a avancé très vite sur ce dossier via des ordonnances, une méthode souvent décriée. La réforme a finalement été adoptée au pas de course à la rentrée et après plusieurs consultations auprès des organisations syndicales et patronales. Comme prévu, les indemnités prud’homales pour les licenciements abusifs ont été plafonnées, la priorité a été donnée aux référendums d’entreprise et aux accords majoritaires et le compte pénibilité a été réformé.

Dans le domaine du travail, Emmanuel Macron a également réussi à limiter à un an la durée de séjour autorisé pour les travailleurs détachés, à l’exception de certains secteurs comme les routiers. 

Comme promis en revanche, le gouvernement a annoncé dès l’année prochaine la suppression du Régime social des indépendants, RSI, désormais adossé au régime général. Par contre, le gouvernement semble avoir fait marche arrière sur l’accès pour tous à l’assurance-chômage qui sera soumise à des critères comme celui d'un projet personnel.

ISF et taxe d’habitation : promesse tenue

Pendant la campagne, Emmanuel Macron candidat avait promis de remplacer l’ISF par un impôt sur la fortune immobilière. La loi a été votée il y a peu au parlement. Les députés ont également approuvé la mise en place d’une flat tax à 30%.

Il en va de même pour la taxe d’habitation, dont 30% des Français seront exonérés dès le 1er janvier prochain. A terme, ils seront 80% à ne plus la payer.

Question de société, égalité homme-femme, PMA : des efforts à faire

Si Emmanuel Macron a tenu sa promesse d’un gouvernement paritaire, il n’a pas installé un ministère des Droits des femmes, comme il l’avait promis pendant sa campagne. Or, pas de traces d’un tel cabinet, Marlène Schiappa est seulement secrétaire d’Etat à l’égalité femme-homme.

Le candidat Macron avait également promis l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et donc y compris aux couples de lesbiennes si le Conseil Consultatif Nationale d’Etat donnait un avis favorable. Le CCNE a effectivement donné un avis favorable mais le gouvernement a choisi de repousser la réforme.

Pas de trace non plus du congé maternité unique qu’Emmanuel Macron avait évoqué pendant la campagne.

  

  

Education, prison, remboursement… : les grands chantiers en perspective

Si Emmanuel Macron a mené ce début de quinquennat au pas de course, de grands chantiers restent encore inachevés. Courant 2018, le gouvernement devrait notamment proposer une loi sur les moyens de la justice.

Sur le plan de l’éducation, les différentes mesures mises en place ont déjà permis de limiter le nombre d’élèves à 12 dans les classes de ZEP et liberté a été laissée aux communes concernant les rythmes scolaire. Emmanuel Macron a en revanche promis une refonte du baccalauréat, une réforme qui ne devrait pas arriver avant 2021, souligne RTL

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Concernant la santé, Emmanuel Macron avait promis que les lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires seraient entièrement remboursées. Cependant, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a clarifié récemment : "Il n'est donc pas question de supprimer le reste à charge pour toutes les lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires (…) Mais nous tiendrons notre engagement de proposer aux patients une offre sans reste à charge pour ces produits de santé essentiels du quotidien".

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