Les ministres socialistes auraient pour habitude de ne pas verser leurs cotisations d’adhérents au Parti socialiste, mettant le parti au régime sec.

Les ministres socialistes mauvais camarades ? Selon Le Canard enchaîné, ils seraient les premiers à ne pas verser de cotisations à leur parti.

Pourtant, ces dernières sont proportionnelles au revenu de chaque adhérent. S’il est élu, il doit alors verser une indemnité supplémentaire, représentant 8 à 10% de la première, à sa fédération départementale. Autrement dit, les députés et les sénateurs reversent 500 euros au siège du parti et 380 euros à leur groupe parlementaire.

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Or, les ministres, qui touchent un peu plus de 8 000 euros net, feraient fi de cette réglementation et ne verseraient pas un seul centime à leur parti. Un privilège confirmé par Jean-François Debat, trésorier du PS, qui admet néanmoins qu’un ou deux "parlementaires devenus ministres du gouvernement Ayrault ont continué de cotiser volontairement."

Le PS à la diète

Ces privilèges sont loin de faire bon chic bon genre. En 2014, le gouvernement a opté pour une réduction de 10% des dotations faites aux partis politiques. Une réduction qui s’est traduite par une baisse de 3 millions d’euros pour la majorité.

Et la perte d’adhérents, après l’échec cuisant aux départementales, oblige la gauche à se serrer la ceinture.

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"On a perdu 40% de nos élus locaux, ce qui représente un tiers des cotisations. Et la perspective de nouveaux revers aux régionales et aux cantonales de 2015 n’arrange rien à l’affaire", constate aujourd’hui l’ancien trésorier du PS Régis Juanico.

Selon Jean-Christophe Cambadélis, interrogé par Europe 1 le 30 novembre dernier, sur les 160 000 adhérents que compterait le Parti socialiste seuls 60 000 seraient à jour dans leurs cotisations.

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Toutefois, la gauche reste optimiste. Selon l’hebdomadaire satirique la commission nationale de contrôle financier tablait, dès septembre, sur le maintien du versement d’une subvention de l’Etat jusqu’en 2017.

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