Dans un sondage réalisé pour Le Nouvel Observateur publié jeudi 9 octobre, une large majorité s'oppose le retour de Nicolas Sarkozy.

Selon un sondage réalisé par LH2 pour Le Nouvel Observateur et publié ce jeudi 9 octobre, les Français sont très nombreux à s’opposer au retour de Nicolas Sarkozy. Alors que les premiers jours qui ont marqué son retour, les observateurs s’attendaient à voir la "sarkomania" ressusciter, la réalité de son come-back paraît toute autre.

Selon les conclusions de l’enquête, 66% des sondés considèrent que le retour de l’ex-président est une "mauvaise chose". Ils ne sont que 31% à penser le contraire. Chez les sympathisants de droite, Nicolas Sarkozy peine également à convaincre. En effet, s’ils sont 56% à approuver son retour, 42% des sympathisants UMP estiment que ce n’est pas une bonne idée. Du côté des sympathisants de gauche, ils sont 93% à s’opposer à son retour.

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Fait intéressant, le discours de l’instrumentalisation de la justice formulé à maintes reprises par Nicolas Sarkozy semble ne pas prendre. En effet, l’enquête révèle que 57% des Français font confiance à la justice pour mener les procédures dans lesquelles il est impliqué avec impartialité.

Un retour raté ?

Les éditorialistes sont de plus en plus nombreux à considérer que Nicolas Sarkozy "a raté" son retour. Et pour cause, Nicolas Sarkozy doit se battre sur deux fronts. Premièrement celui des affaires qui ne cessent de le poursuivre. Toujours mis en examen pour trafic d’influences dans l’affaire des écoutes, Nicolas Sarkozy voit son avenir s’assombrir avec l’affaire Bygmalion qui s’érige en épée de Damoclès. Autre bataille, celle qui l’oppose aux ténors de l’UMP.

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Comme le note Dominique Garraud dans La Charente Libre, "les 'présidentiables' de la droite républicaine infligent ainsi quelques revers à Nicolas Sarkozy qui, sans être rédhibitoires, écornent l’image d’Epinal de son retour en 'sauveur providentiel'".  

Ainsi, les choses s’annoncent bien plus compliquées que prévues pour Nicolas Sarkozy.  

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En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central du volet qui concerne l’UMP. Le président du parti d’opposition est soupçonné d’avoir surfacturé à la société Bygamalion fondée par deux de ses proches des évènements en marge de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Accablé, Jean-François Copé a même annoncé qu’il allait rendre les r...

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans. "Il y a eu l’engrenage irrésistible d’un train filant à toute vitesse. Ceux qui devaient tirer la son...

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel. Il a récemment été mis en examen pour favoritisme, soupçonné d’avoir reçu près de 120 000 euros de commission de la part de Bygmalion entre 2008 et 2012.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

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