Les eurodéputés français seraient plus efficaces que tous les autres collègues au Parlement européen dans un domaine : le cumul d’activités rémunérées en plus de leur mandat.

Pour ça, ils sont très doués. Les Français seraient en effet champions en matière de cumul d’activités rémunérées en plus de leur mandat de députés européens. C’est ce qui ressort des chiffres publiés lundi par l’ONG Transparency International, laquelle a dévoilé les déclarations d’intérêts financiers des quelque 751 élus du Parlement européen de Strasbourg, rapporte Mediapart. Il est ainsi apparu que douze eurodéputés avaient un revenu supérieur à 10 000 euros brut par mois grâce à ces activités et que parmi eux, figuraient quatre députés français.

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Rachida Dati, MAM…En effet, même si 110 eurodéputés exercent régulièrement une autre activité en parallèle de leur mandat, une dizaine seulement, dont quatre Français, en cumulerait plusieurs. Ce qui leur permettrait d'en tirer de confortables revenus mensuels. Il s’agirait de Michèle Alliot-Marie (UMP), Rachida Dati (UMP), Sylvie Goulard (UDI/MoDem) et Renaud Muselier (UMP).

L’ancienne ministre des Affaires étrangères donnerait des conférences et toucherait des droits d’auteurs pour les publications qu’elle a sorties, le tout pour plus de 15 000 euros par mois précise L’Express, tandis que l’ex-garde des Sceaux tirerait quelque profits de son activité d’avocate. Le Point évoque la somme de 512 416 euros en 2012. Les deux autres élus percevraient respectivement plus de 11 000  euros grâce à une activité de conseillère général du think tank Council for the future of Europe, et plus de 12 000  euros pour des activités de médecin et de directeur de cliniques privées, note encore L’Express.

Mais alors que ce constat pourrait soulever des interrogations quant à la qualité du travail que ces élus fournissent ensuite au Parlement, l’ONG a tenu à préciser que "cet indicateur ne prétend pas évaluer la performance d’un eurodéputé. Il ne juge pas non plus la nature des activités déclarées par les élus". Transparency International a par ailleurs rappelé que ce cumul d’activités rémunérées est tout à fait légal.

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Une Française numéro 1 en termes d’implicationL’ONG a par ailleurs pointé une autre élue française. Non pas pour les sommes qu'elle tirerait de ses activités hors-mandat, mais pour leur nombre. Siégeant dans 68 conseils d'administration, Nathalie Griesbeck (UDI/MoDem) devance en effet l’ensemble des autres élus pour son implication dans des structures de toute sortes.

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