Les banques françaises ne voudraient pas financer le Front national pour la présidentielle et les législatives. En réponse, le parti d'extrême droite a fait appel à 45 banques étrangères. 

A un an de la présidentielle, Marine Le Pen continue d'essuyer des refus de banques françaises pour se financer. La présidente du FN a donc adressé des demandes de financement dans 45 banques internationales, rapporte Europe 1.

Alors que le Front national peut aujourd'hui prétendre accéder au second tour de l'élection présidentielle, le parti est toujours devant un obstacle financier. Selon son trésorier, Wallerand de Saint-Just, le parti a besoin d'un "minimum de 12 millions d'euros pour la présidentielle et 15 millions pour les législatives", rapporte Le Figaro. "Les banques sont des établissements commerciaux et font ce qu'elles veulent. Mais nous qui sommes clients, nous espérons faire jouer la concurrence et faire appel au sens civique des banques françaises", a-t-il ajouté.

De son côté, Marine Le Pen a tenté d'obtenir des explications en envoyant un courrier au président de la Fédération bancaire française (FBF), Frédéric Oudéa, qui est aussi le dirigeant de la Société Générale, la banque historique du Front national. "Comment se fait-il que des partis politiques à des niveaux d’endettement inouïs aient le soutien des banques et pas le FN", s'étonne la fille de Jean-Marie Le Pen. 

Le FN se tourne vers l'étranger

Publicité
Si la Société Générale a prêté 4 millions d'euros au FN en 2012, elle a rappelé que depuis 2014 elle ne souhaitait plus accorder de prêt à aucun parti ni à aucun candidat. "Début 2014, on nous a informés de la décision stratégique de l'établissement de ne plus prêter aux formations politiques. C'est une retombée probable du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy", s'est défendu le directeur de la banque.

A lire aussi : Bygmalion : Nicolas Sarkozy doit-il payer les dettes ?

En 2013, Marine Le Pen avait fait appel à un établissement russe qui lui avait fourni 9 millions d'euros, arguant qu'aucune banque française n'avait voulu lui octroyer un financement.

En vidéo sur le même thème : Le FN premier parti de France ? Pas selon les chiffres 

 

Publicité