Alors que le smartphone est désormais un objet de la vie courante, un sénateur a pointé les dangers de son utilisation par les piétons. Il a par là même interpellé Manuel Valls concernant une potentielle nécessité d'interdiction de l'appareil sur la voie publique, afin de garantir la sécurité des usagers. Les détails. 

Malgré la multitude des projets d’interdictions, de régulations et de limitations en pourparler au sein de la legislature, les parlementaires repoussent les limites de l’imagination lorsqu’il s’agit de légiférer. En effet, après la cigarette électronique et les limitations de vitesse, les smartphones font aujourd’hui leur entrée dans la longue liste noire des élus. Ainsi, Manuel Valls a-t-il reçu dernièrement une requête de la part du Sénateur Pierre Bernard-Reymond. Publiée sur le Journal officiel du Sénat, l’article en appelle à l’avis du ministre de l’intérieur concernant l’utilité, "pour assurer une meilleure sécurité des piétons, de leur interdire l’usage du téléphone portable lorsqu’ils empruntent des voies ouvertes à la circulation automobile ou lorsqu’ils utilisent des passages protégés pour les traverser". L'idée ayant provoqué une vive réaction, le sénateur, contacté par le Dauphiné Libre, a clarifié les termes de son projet : "Interdire les portables aux piétons qui empruntent les routes où circulent des voitures". 

Le sénateur s’explique

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Responsable d’un accident de la route sur dix selon l’Institut national de la santé et de la recherce médicale (Inserm) et désormais reconnu comme plus meurtrier au volant que l’alcool selon Newsring, force est de constater que le téléphone portable n’est pas l’ami de la circulation. Au point d’en interdire également l’utilisation aux piétons ? Selon l’élu, l’urgence réside tout d’abord dans un soucis de sensibilisation, potentiellement suivie d’une légifération pénale en cas de stagnation de leur attitude. Une démarche appuyée par le journal britannique The Guardian, qui rapporte que le nombre d’hôspitalisations liées à des accidents sur la voie publique a escaladé d’un tiers en cinq ans, et impute notamment le manque de vigilance des parents, obnubilés par l’écran de leur téléphone.

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