En vue des élections européennes de 2014, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé mercredi à Bruno Gollnisch et à son père, de renoncer à des alliances avec des partis européens ultranationalistes.

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Marine Le Pen continue d’intensifier son effort de dédiabolisation du Front National. Après l’avoir fait au niveau national en affirmant que son parti n’était pas d’extrême droite, la présidente du FN veut passer la vitesse supérieure en lissant l’image du FN à l’échelle européenne. Pour ce faire, Marine Le Pen a demandé ce mercredi à Bruno Gollnisch ainsi qu’à son père de renoncer à toutes alliances avec les partis les moins fréquentables de l’hémicycle européen. "J'ai demandé à Bruno Gollnisch et à Jean-Marie Le Pen de bien vouloir quitter l'AEMN pour que la cohérence du parcours du FN, de ses choix d'alliance, apparaissent parfaitement claires. C'est en train de se faire", a assuré Marine Le Pen.

L’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN) est présidée par Bruno Gollnish. Cette alliance, dont fait partie Jean-Marie Le Pen, regroupe des ultranationalistes comme le parti hongrois Jobbik, connu pour ses manifestations anti-Roms. Ou encore le parti national britannique (BNP) qui interdisait, dans sa charte, aux personnes "non-blanches" de devenir membre.

Des alliances possibles avec des partis nationalistes crédibles

Marine Le Pen ne veut pas d’alliances avec des partis politique trop extrémistes. Pourtant, la présidente du FN est liée à des partis loin d’être modérés comme le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien et le Vlaams Belang belge flamand, tous deux ouvertement xénophobes.

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La fille de Jean-Marie Le Pen s’intéresse par ailleurs de près au Parti pour la liberté (PVV) néerlandais. Elle rencontrera d’ailleurs son président Geert Wilders à la fin novembre. Celui-ci avait comparé le Coran au livre Mein Kampf d'Adolf Hitler.

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