Le ministre des Affaires étrangères entame ce mercredi un déplacement en Iran pour relancer les relations bilatérales après l’accord sur le nucléaire. Une visite historique qui ne fait pas l'unanimité.

©Fars

Ainsi qu’il avait annoncé, Laurent Fabius s’est rendu en Iran. Arrivé ce mercredi à Téhéran, le ministre des Affaires étrangères va entamer une série de négociations avec des responsables iraniens, quelques jours seulement après qu’un accord a été conclu sur le nucléaire. Une première depuis douze ans.

Des désaccords sur les questions régionales"C'est un voyage important. (...) Nous sommes deux grands pays indépendants, deux grandes civilisations. C'est vrai qu'au cours des dernières années, pour des raisons que chacun connaît, les liens se sont distendus, mais maintenant, grâce à l'accord nucléaire, les choses vont pouvoir changer", a d’ailleurs commenté Laurent Fabius. "Cette visite est l'occasion pour l'Iran et la France de relancer leurs relations dans toute une série de domaines (...), notamment dans le domaine économique, car il y a beaucoup de choses à faire ensemble", a également souligné le ministre avant de reconnaître qu’il y a "un certain nombre de points sur lesquels nous avons des différences". La situation en Syrie et au Yémen, mais aussi la position de l’Iran vis-à-vis d’Israël sont en effet des questions régionales sur lesquelles les deux pays expriment des positions différentes.

Le spectre du sang contaminéOutre ces désaccords, ce déplacement fait parler de lui à cause du rôle qu’a joué Laurent Fabius pendant l’affaire du sang contaminé dans les années 1980. Alors que depuis l’ex-Premier ministre a été innocenté, ce dossier reste très sensible en Iran. Ainsi que le rapporte Le Lab d’Europe 1, l’agence de presse officielle iranienne Fars, proche des conservateurs, n’a pas hésité à publier toute une série de photomontages violents montrant le ministre grimé en vampire ou encore les mains tachées de sang.

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Ses positions en amont de l’accord sur le nucléaireLaurent Fabius est par ailleurs critiqué par les conservateurs du pays pour "la dureté de ses positions tout au long des négociations sur le nucléaire" et pour le soutien qu’il a témoigné à Bagdad pendant la guerre qui a opposé l’Iran à l’Irak,  indique le Lab qui précise également que le gouvernement iranien a pris la défense du ministre français.

 

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