Les ventes de logement à Levallois sont, depuis un an, soumises à une nouvelle taxe pour le moins étonnante qui permettrait, selon le Canard enchaîné, de combler le déficit de la ville.

Patrick Balkany n’en finit plus de faire parler de lui. Ainsi, dernièrement, le maire de Levallois-Perret a instauré dans sa ville une taxe pour le moins inhabituelle. Depuis un an, 195,26 euros sont réclamés aux vendeurs d’appartements afin d’établir un certificat de raccordement de leur bien au réseau d’assainissement. Une mesure qui, loin de plaire aux contribuables, permettra certainement de remplir les caisses de la ville, comme le souligne le Canard enchaîné à l’origine de l’information. En effet, à chaque contrôle, plus de 100 euros finissent dans les caisses de la mairie. Et Levallois-Perret en a bien besoin : il s’agit toujours de la ville la plus endettée de France avec un déficit de 540 millions d’euros.

La taxe ne s’applique normalement qu’aux vieux immeubles

Normalement, cette taxe ne s’applique pas aux appartements les plus récents mais uniquement aux maisons individuelles ou aux vieux immeubles. De plus, le contrôle en lien avec cette mesure ne dure pas plus d’une dizaine de minutes. Mais, toujours d’après le Canard enchaîné, en plus de rapporter à la mairie, cela profiterait également à la filiale de l'entreprise Suez en charge du contrôle. Plusieurs notaires se seraient d’ailleurs plaints suite à l’application de cette taxe.

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Patrick Balkany n’en est toutefois pas à sa première polémique. De nombreux dossiers judiciaires pèsent toujours sur le député-maire et sa femme, adjointe à la mairie de Levallois-Perret : sous-évaluation de patrimoine, détournement de fonds publics, évasion fiscale, inscription frauduleuse sur listes électorales ou encore corruption d’agent public étranger.

En vidéo sur le même thème - Le bras d'honneur de Patrick Balkany à la caméra du Petit Journal

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