Dans le cadre de la réforme territoriale, les députés ont voté dans la nuit de mercredi à jeudi la nouvelle carte des régions.

©Ministère de l'Intérieur

Enfin ! Après plusieurs mois de débat, parfois houleux, la nouvelle carte de France à 13 régions a été adoptée par l’Assemblée nationale en deuxième lecture dans la nuit de mercredi à jeudi, rapporte Le MondeSix heures de débat ont été nécessaires pour que l’article 1er du projet de loi sur la réforme territoriale soit voté. Aucune modification n’a par ailleurs été ajoutée, la soixantaine d’amendements présentés pour modifier ou supprimer l’article ayant tous été rejetés.

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Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a défendu jusqu’au bout le projet, a estimé que la carte du gouvernement avait été "amendée, discutée, transformée dans un dialogue allé à son terme". Il a par ailleurs rappelé à la chambre basse la nécessité de certains découpages contestés, insistant sur le fait de donner aux régions concernées la "taille critique" nécessaire pour faire le poids face aux autres régions européennes.

L'unanimité impossible ?

Les propos du ministres ont provoqué l’ire de plusieurs parlementaires, tous bords confondus, qui estimaient que la taille ne faisait pas la puissance, relate Le Figaro, à l’instar des régions allemandes ou espagnoles. Les élus alsaciens notamment, ont tenté jusqu’à la fin de la séance de maintenir une Alsace seule, en vain. "Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ?" s’est écrié à ce titre Jean-Luc Reitzer, député UMP.

Les représentants bretons ne sont pas non plus parvenus à réunir les cinq départements qui auraient permis la reconstitution de la Bretagne historique telle qu’elle existait avant un décret datant de Vichy, précise Le Monde.

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Le secrétaire d’État à la réforme territoriale, André Vallini a souligné pour sa part qu’"aucune carte ne fera jamais l’unanimité" mais que pour autant le gouvernement ne souhaitait "ni heurter ni gommer les identités locales". Il a ensuite sommé les députés à "faire cette nouvelle cartes des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent".

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