En 2012, Thierry Solère, alors candidat dissident UMP aux législatives, aurait été espionné par la DGSE. En apprenant la nouvelle, Nicolas Sarkozy n’a pu s’empêcher de tourner l’info en dérision.

Le député Thierry Solère aurait été espionné en 2012 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSE), a dévoilé Le Monde. Les faits se seraient déroulés alors qu’il était candidat dissident UMP aux législatives contre le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.

En déplacement en Inde, Nicolas Sarkozy, président de l’époque, s’est étonné de la nouvelle avant de tout simplement la discréditer, rapporte Europe 1.

"Si un ministre de l'Intérieur avait voulu faire quelque chose de si stupide, pourquoi se servir de la DGSE qui dépend du ministère de la Défense, et non des services du ministère de l'Intérieur ? C’est dément", a argué l’ancien chef d’Etat.

Ce dernier a même été jusqu’à pousser la dérision et pointer avec ironie la surmédiatisation du député : "Et puis Thierry Solère s'exprime six fois par jour à la télé, si on avait voulu le tracer, ça aurait été simple."

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Dépôt de plainte et enquête

Mais, comme le rapporte Europe 1, lors des faits reprochés, Thierry Solère était seulement conseiller général des Hauts-de-Seine. Il n’était alors pas encore rompu aux apparitions médiatiques.

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Aujourd’hui député LR des Hauts-de-Seine, il envisage de porter plainte contre X. De son côté, Claude Guéant a demandé à ce qu’une enquête soit ouverte pour affirmer ou contester ces accusations d’espionnage et, le cas échéant, en connaître l’auteur.

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