Marie-José Roig, maire d’Avignon et ancienne députée UMP du Vaucluse, est accusée d’avoir octroyé à son fils d’un emploi fictif entre 2007 et 2012. Elle admet l’embauche mais nie totalement l’emploi fictif.

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Marie-José Roig, actuelle maire d’Avignon, est accusée d’avoir aidé son fils en l’embauchant à l’Assemblée. Ce dernier occupait, pour certains, des "fonctions fantomatiques". Si l’ancienne députée nie totalement ces accusations d'emploi fictif, elle admet cependant l’avoir embauché comme assistant parlementaire.

Un poste bien rémunéré

Jean-Christophe Roig, fils de la maire d’Avignon, a donc été attaché parlementaire de sa mère lorsque celle-ci était députée, de 2007 à 2012. Il était chargé d’une "mission de conseil auprès de sa mère députée".

"Mme Roig en tant que députée a pris son fils comme assistant parlementaire, comme le font beaucoup de députés, en raison de la proximité évidente qu'ils ont tous les deux, du lien de confiance qu'une mère peut avoir avec son fils. Il n'y a rien d'extraordinaire et rien d'illégal", a ainsi indiqué son directeur de cabinet.

Un fils jamais vu à l'Assemblée

Son fils touchait alors un salaire mensuel de 5 208,99 euros. Sans oublier les primes de 2 000 euros tous les six mois, celle de 20 000 euros pour le licenciement, ou encore les 7 600 euros pour n’avoir pris aucun congés payés en cinq ans. Mais une question se pose : qui a vu Jean-Christophe Roig à l’Assemblée durant ces cinq années ?

Embaucher son enfant n’est pas illégal. Cette pratique l’est seulement lorsqu’il s’agit d’un emploi fictif. Et il semble ici que personne ne l’ait vu à l’Assemblée en cinq ans. "Jean-Christophe Roig n'a jamais travaillé à l'Assemblée nationale" a assuré Fabien Strack, l'ancien directeur de cabinet de Marie-Josée Roig.

"Oui, j'ai aidé mon fils"

"Mon fils était sans travail, je l'ai aidé comme je l'aurais fait pour d'autres ! Avec tous les mandats que j'ai eus, j'aurais pu le caser ailleurs. (...) Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse, que je lui trouve un emploi fictif ailleurs ?" se défend Marie-José Roig. Elle a affirmé à La Provence qu'elle n'avait pas enfreint la loi et qu'elle ne se sentait "pas pourrie".

"Oui, j'ai aidé mon fils", s'exclame une nouvelle fois Marie-Josée Roig dans Le Dauphiné libéré. "Il faut se faire une raison. Quand on est mère, on aime ses enfants. Je n’ai pas honte", explique-t-elle.

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Sur la question de l’emploi fictif, la maire se défend ainsi : "Il faisait la relation avec mon assistant parlementaire à Paris. Il m’accompagnait régulièrement à Paris et faisait remonter les demandes d’Avignonnais, il les rédigeait". Lundi, l’ex-députée UMP du Vaucluse, Marie-José Roig, s’exprimera sur cette affaire, notamment sur la rémunération de son fils. Maire d’Avignon depuis 1995, elle a tout de même affirmé qu’elle ne se présentera pas aux élections municipales de 2014.

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