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Des échauffourées ont eu lieu juste avant le début de la cérémonie d'investiture de Hashim Taçi à la présidence du Kosovo. Quelques activistes du principal parti d'opposition Autodétermination ont lancé du gaz lacrymogène peu avant l'arrivée des principaux invités. Après l'arrestation de plusieurs militants, Hashim Taçi a été investi par le Parlement en l'absence de l'opposition qui a boycotté la session. 'Notre bataille la plus importante est aujourd'hui celle des coeurs et lu respect mutuel' a déclaré Hashim Taçi. 'Je serai proche de vous et, je n'en doute pas, nous y parviendrons sans faute.' L'opposition accuse Hashim Taçi de corruption et lui reproche l'accord de normalisation des relations qu'il a signé en 2013 avec Belgrade. Hashim Taçi a été élu e 26 février dernier à la majorité des voix de l'Assemblée, un scrutin que l'opposition avait jugé illégal.
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Au Kosovo la présence de gaz lacrymogènes dans l'hémicycle ne semble plus vraiment étonner personne. Depuis le mois de septembre c'est l'habitude, à chaque séance. Une dizaine de fois déjà, les députés de l'opposition ont pulvérisé du gaz pour interrompre le débat. Ils protestent principalement contre un accord signé avec Belgrade en août, sous l'égide de l'Union européenne, qui donne plus de pouvoir à la minorité serbe du Kosovo, toujours fidèle à la Serbie, malgré l'indépendance. L'opposition réclame des élections anticipées, une position inflexible qui plonge le pays dans sa pire crise politique depuis l'indépendance en 2008.
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Au Kosovo, l'opposition poursuit son mouvement de protestation. Ce mardi, elle a fait installer des tentes sur la place centrale de la capitale Pristina, en face des bâtiments du gouvernement, dont elle réclame avec insistance la démission. Sa cible privilégiée : l'ancien Premier ministre et actuel chef de la diplomatie Hashim Thaçi, promis au poste de Président, suite à un vote parlementaire contesté. C'est lui qui en 2013 avait signé l'accord de normalisation avec la Serbie, sous la houlette de l'Union européenne. L'opposition kosovare voit à travers ce rapprochement avec l'ex-ennemi une menace à la souveraineté de la jeune nation, qui vient de fêter le huitième anniversaire de son indépendance. Une indépendance qui n'a jamais été reconnue par Belgrade. Pour se faire entendre, l'opposition n'a eu de cesse depuis octobre de perturber les séances parlementaires en jetant du gaz lacrymogène dans l'hémicycle. Dernier épisode en date : vendredi dernier, lors de la première séance de l'année.
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L'opposition est encore passé à l'acte dans les rangées du Parlement à Pristina. Ils ont empêché à deux reprises la tenue de séance parlementaire en lançant du gaz lacrymogène. Ils réclament la démission du gouvernement et l'abandon d'accords visant à la normalisation avec la Serbie.
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L'opposition a une fois de plus perturbé une session du Parlement kosovar en lançant du gaz lacrymogène, ce qui a naturellement entraîné la suspension des travaux. Ses députés refusent un accord de normalisation des relations de leur pays avec la Serbie, conclu en 2013 sous la houlette de l'Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères, Hashim Thaçi, a qualifié ce comportement de 'primitif'.
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Au Kosovo, l'opposition organisait un vaste rassemblement ce mercredi, jour du huitième anniversaire de l'indépendance de l'ex-province serbe. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale Pristina pour demander la démission du gouvernement, accusé de corruption. Les manifestants, encadrés par un imposant dispositif policier, ont adressé des cartons rouges au pouvoir en place. Ces derniers mois, l'opposition a multiplié les manifestations et les opérations coup-de -poing, notamment au Parlement, pour dénoncer un accord de normalisation des relations signé en 2013 entre le Kosovo et la Serbie, sous l'égide de l'Union européenne. L'opposition y voit une menace à l'indépendance du jeune pays, qui n'a jamais été reconnue par Belgrade.
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L'opposition kosovare (une trentaine de députés) a de nouveau perturbé mardi les travaux du parlement à Pristina en lançant du gaz lacrymogène pour obtenir l'abandon d'accords visant à la normalisation avec la Serbie. Ignorant un appel du président du parlement Kadri Veseli à laisser travailler l'assemblée, les frondeurs ont lancé du gaz lacrymogène dans l'hémicycle, tandis qu'un des leaders de l'opposition Albin Kurti a tenté d'asperger des ministres et députés de la coalition avec du gaz poivre. Les travaux se sont néanmoins poursuivis dans une autre salle sans les députés de l'opposition. Le Premier ministre kosovar Isa Mustafa a condamné un 'acte criminel commis par des individus contre lesquels des mesures devraient être prises et qui devraient répondre de leurs actes devant la loi'. A l'extérieur du Parlement, des policiers anti-émeutes ont lancé du gaz lacrymogène contre une centaine de manifestants du mouvement Vetëvendosje, principale formation de l'opposition à l'origine de l'interruption des travaux parlementaires, qui jetaient des pierres en direction du bâtiment et de la police. Un accord parrainé par l'Union européenne L'opposition a déjà plusieurs fois perturbé le déroulement des séances parlementaires en lançant du gaz lacrymogène, jetant des oeufs sur les orateurs et sifflant pour empêcher la tenue de sessions. Elle entend bloquer son fonctionnement jusqu'à l'abandon de l'accord conclu en 2013 sous parrainage de l'Union européenne visant à la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, ancien territoire serbe majoritairement peuplé d'Albanais qui a proclamé unilatéralement son indépendance en 2008. La Serbie, qui n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, le considère toujours comme l'une de ses provinces. L'opposition estime que cet accord pourrait approfondir les divisions ethniques à l'intérieur du pays et renforcerait l'influence de Belgrade au Kosovo. Elle exige également l'abandon d'un accord conclu en août avec le Monténégro voisin sur la démarcation de la frontière, qu'elle juge défavorable au Kosovo.
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Le Kosovo fait un pas de plus vers l'Union européenne. Le premier ministre kosovar, Isa Mustafa, a signé avec les 28 un accord de stabilisation et d'association, accord considéré comme le point de départ d'un processus d'adhésion. Mais en plus de ses engagements politiques et économiques, le jeune pays doit aussi rassurer ses partenaires en matière de politique migratoire. Pour le Premier ministre l'afflux de migrants kosovars vers l'Union est désormais sous contrôle. " Nous avons agi pour arrêter ce mouvement de départ vers l'étranger et nous avons réintégré environ 20 000 personnes et nous nous sommes engagés à réintégrer tout ceux qui voudront revenir ", précise Isa Mustafa. Mais le chemin vers l'Union s'annonce difficile. Cinq pays membres refusent toujours de reconnaître le Kosovo. Le pays devra aussi apaiser la situation politique en interne. L'opposition dénonce les pouvoirs accordés à la minorité serbe du pays provoquant des violences dans les rues de la capitale, Pristina. Les opposants ont aussi jeté à trois reprises du gaz lacrymogène pendant les travaux du Parlement pour dénoncer un accord de normalisation des relations avec la Serbie.
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Au Kosovo, des députés de l''opposition ont une nouvelle fois perturbé la session parlementaire en répandant dans la salle du gaz lacrymogène. Ils entendaient ainsi dénoncer l'accord de normalisation signé, en 2013, entre Pristina et Belgrade. Incommodés par la fumée, les élus ont été contraints de quitter l'hémicycle. Une scène similaire s'était déroulée la semaine dernière. Les députés avaient sifflé dans les micros, puis le leader du parti ''Autodétermination'' avait répandu du gaz lacrymogène, ce qui avait conduit par la suite à son interpellation 'pour violation du code pénal'. Une arrestation dénoncée par ses partisans qui s'étaient violemment heurtés lundi aux forces de l'ordre. La principale formation d'opposition kosovare estime que la normalisation avec la Serbie peut compromettre l'indépendance du jeune Etat. Une indépendance proclamée unilatéralement en 2008 par Pristina, mais jamais reconnue par Belgrade qui considère toujours le Kosovo comme l'une de ses provinces.
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Le Premier ministre du Kosovo devait prononcer un discours sur le dialogue et la normalisation des relations avec la Serbie devant le Parlement. Mais l'opposition ne lui en a pas vraiment laissé le temps. Et Isa Mustafa a du essuyé des jets d'oeufs. Les gardes du corps du chef du gouvernement sont immédiatement intervenus pour le protéger à l'aide d'un parapluie. Les principaux partis de l'opposition sont hostiles au dialogue sous l'égide de l'Union européenne avec la Serbie, affirmant qu'il ne peut que compromettre l'indépendance proclamée unilatéralement en 2008 par cette ancienne province serbe peuplée par une majorité d'habitants albanais. La Serbie, qui n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, le considère toujours comme l'une de ses provinces.
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82 des 120 députés ont voté hier les amendements à la Constitution nécessairesà la création de cette nouvelle juridiction qui sera basée aux Pays-Bas, notamment pour assurer une meilleure protection des témoins et éviter les tentatives de corruption. 'Ce processus nous fera avancer ensemble, sans différence politique, tout en coopérant étroitement avec les États-Unis, l'Union européenne et l'OTAN. C'est pour cela, chers députés, que je vous demande de voter pour la création de ce tribunal spécial', a déclaré le chef de la diplomatie, Hashim Thaçi, juste avant le vote du Parlement. L''UÇK, qui luttait contre les forces serbes dans ce qui était alors une province de la Serbie, est accusée d'avoir prélevé des organes sur des prisonniers serbes avant de les tuer à la fin des années 90. Les organes étaient ensuite vendus au marché noir. La guérilla comptait dans ses rangs une grande partie de ce qui est aujourd'hui l'élite politique du Kosovo. Avec Reuters et EFE
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La Serbie un pays né d'une désintégration violente, une histoire de génocide, de haine raciale et de guerre civile qui a eu un écho dans le monde entier. A l'époque, il aurait été difficile d'imaginer la Serbie comme membre de l'Union européenne. Bien qu'il reste de nombreux obstacles et que le passé soit parfois difficile à oublier, vingt ans plus tard, elle est sur le chemin de l'intégration. Isabelle Kumar s'est rendue rendue à Belgrade et a rencontré le Premier ministre Aleksander Vucic : ils ont parlé du chemin qui reste à parcourir. Isabelle Kumar, euronews : 'Monsieur le Premier ministre, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous vous êtes fixé l'objectif de rejoindre l'Union européenne, quand pensez-vous l'atteindre ?' Aleksander Vucic : 'Ce n'est pas une question de temps, nous faisons de notre mieux pour ne pas nous détourner de notre objectif européen, pour remplir nos obligations et mieux intégrer les valeurs européennes, c'est tout' Isabelle Kumar, euronews : 'Une certaine lassitude à l'égard de l'élargissement se fait ressentir au niveau de la Commission, et en même temps, vous semblez aussi fatigué par le processus de rapprochement. Vous avez dit que vous ne vous sentez pas particulièrement respecté par l'Union européenne : pourquoi cela ?' Aleksander Vucic : 'C'est parce que je suis très honnête et très sincère et je ne cache rien à personne. Il y a des tas d'hommes politiques dans cette région et dans le Sud de l'Europe qui passent leur temps à flatter les officiels européens, moi, je dis simplement ce que je pense' Isabelle Kumar, euronews : 'Qu'est ce qui vous dérange ?' Aleksander Vucic : 'Vous avez parlé de lassitude de l'élargissement, et bien il y a aussi une certaine lassitude dans ce pays aussi. Oui, nous faisons beaucoup d'efforts, nous investissons non seulement beaucoup de notre temps, toute notre énergie, notre force politique dans le pocessus actuel. Nous avons amorcé des réformes économiques très difficiles en Serbie. Et ensuite, vous voyez que nous avons beaucoup avancé dans le dialogue avec les Albanais du Kosovo. Et ensuite, vous voyez que vous n'êtes même pas respecté, ça ne devrait pas se passer comme ça, nous ne nous y attendions pas' euronews : 'Et qu'en est-il de la normalisation des relations avec le Kosovo, parce que c'est l'un des autres points importants, et les relations n'ont pas progressé, est-ce que ce sera un obstacle insurmontable pour votre gouvernement ?' Aleksander Vucic : 'Je pense que nous avons beaucoup avancé, c'était pourtant une question difficile pour nous, une question très difficile, mais nous avons poursuivi notre dialogue avec les Albanais du Kosovo, très récemment, nous sommes parvenus à finaliser l'accord judiciaire - nous avons signé un plan d'application et nous avons résolu une question concernant la protection civile, une autre sur les budgets municipaux de quatre communes serbes dans le Nord du Kosovo, et nous sommes toujours en train de négocier sur des questions liées à l'énergie et aux télécommunications' euronews : 'Mais un récent rapport de la Commission européenne sur la Serbie souligne, je cite, qu' 'il est important que le dialogue de haut niveau reprenne'. On peut simplement se rendre compte qu'il n'existe pas actuellement car récemment l'ex Premier ministre Hashim Thaci devait se rendre en Serbie pour une rencontre au sujet de la réconciliation régionale - il n' a pas pu le faire car il s'est rendu compte qu'il serait arrêté s'il se rendait sur le sol serbe - il n'y a donc pas de dialogue de haut niveau' Aleksander Vucic : 'Il y a un dialogue de haut niveau qui a lieu une, deux ou trois fois par mois. Mais il savait que cela se passerait, car il y a un mandat d'arrêt contre lui depuis 1999 et ça n'est pas nouveau pour lui. C'était une sorte de jeu politique et personne ne s'en est étonné. Mais nous nous parlons tous les deux. Je l'ai rencontré 32 fois je crois' euronews : 'Donc c'était une provocation ?' Aleksander Vucic : 'Vous savez, quand vous me parlez, j'utilise un style différent. Je ne critique pas les autres voisins. Je ne le fais pas même si je dois leur répondre' euronews : 'Parce qu'il a dit que c'était un manque de volonté politique de votre part' Aleksander Vucic : 'Manque de volonté politique ? D'accord, mais voudriez-vous que le gouvernement soit en position d'abolir les verdicts. Je ne vois pas cela comme une valeur démocratique dont nous pourrions nous vanter, c'est quelque chose que tout le monde critiquerait et ce n'est pas vrai, en réalité, il sait que je voulais beaucoup le rencontrer quand il veut et où il veut.' euronews : 'Sauf ici ?' Aleksander Vucic : 'Bien sûr sauf ici parce qu'il y a ce verdict et il le savait depuis le début, c'était une sorte de problème politique pour lui' euronews : 'Politiquement, c'est évidemment un problème compliqué pour le Kosovo, mais je crois aussi pour les Serbes, c'est une question sensible. Tout le monde a pu s'en apercevoir en octobre dernier pendant le match qualificatif entre le Serbie et l'Albanie pour l'Euro 2016, je le rappelle pour notre public, quand un membre du public a envoyé un drone avec un drapeau albanais survoler la pelouse' Aleksander Vucic : 'C'était une provocation terrible contre nous et ils l'ont fait ici exprès, mais je pense que nous avons plutôt bien réagi. Nous avons protégé les joueurs et les supporters albanais, personne n'a été blessé' euronews : 'Cela montre cependant que c'est une question très sensible pour les Serbes...' Aleksander Vucic : 'Cela a montré que quelqu'un voulait nous provoquer, mais aussi que nous étions très calmes et pas agressifs du tout. Après cela, le Premier ministre albanais s'est rendu à Belgrade pour la première fois depuis 70 ans et je l'ai reçu, même une deuxième fois ici à Belgrade. Et d'ici dix ou quinze jours, j'irai à Tirana et ce sera la première visite du Premier ministre serbe depuis huit ans ou quelque chose comme ça' euronews : 'Mais les Serbes soutiennent-ils votre politique de détente avec le Kosovo ?' Aleksander Vucic : 'Je ne peux pas vous le dire, mais pour être honnête mon travail consiste à préserver les intérêts de ce pays et d'agir pour le bien de notre peuple et peu importe si cela convient ou pas avec la manière de penser des gens ici dans ce pays. Nous sommes chargés de produire des résultats et ce que nous voulons, c'est voir une région calme et très stable, c'est ce dont nous avons besoin' Aleksander Vucic : 'Nous approchons de l'anniversaire des accords de Dayton, mais aussi du massacre de Srebrenica. Quand pensez-vous qu'il sera possible pour cette région de laisser son passé derrière elle pour en quelque sorte tourner la page ?' Aleksander Vucic : 'Je peux vous dire que c'est le premier pilier de la politique du gouvernement serbe, c'est-à-dire la stabilité régionale et nous avons vraiment beaucoup investi. Tout d'abord pour la première fois en 70 ans, nous avons réussi à établir des relations qui ne soient pas trop mauvaises avec l'Albanie. Nous nous sommes parlés plusieurs fois pas seulement à Bruxelles, mais aussi ici à Belgrade. Maintenant, nous allons continuer le dialogue avec Tirana. Nous faisons de notre mieux pour soutenir l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Bosnie-Herzégovine dans le respect de la république des Serbes de Bosnie comme entité de ce pays, et pour lancer le dialogue avec la Bosnie que nous considérons comme un point clé pour la stabilité de la région. Nous avons de très bonnes relations avec les Monténégrins, la meilleure de notre histoire depuis qu'ils se sont séparés de la Serbie. Nous avons de très bonnes relations avec la Macédoine, avec la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie avec qui nous avons créé le groupe de Craiova. La Serbie n'a jamais eu d'aussi bonnes relations avec ses voisins' euronews : 'Mais ces tensions ethniques durent et continuent à exploser' Aleksander Vucic : 'Bien sûr, c'est pourquoi j'insiste sur ce point, j'insiste, car vous ne pouvez pas effacer les émotions des gens, mais vous devez agir contre' euronews : 'Et ces anniversaires que je viens de mentionner, le vingtième anniversaire des accords de paix de Dayton et celui de Srebrenica' Aleksander Vucic : 'Et cette année a aussi lieu le vingtième anniversaire de l'Opération Tempête qui a vu des centaines de milliers de Serbes expulsés de Croatie' euronews : 'Vous étiez le ministre de l'information de Slobodan Milosevic. Quand vous repensez à cette époque, à quel point vous sentez-vous mal à l'aise ? Est-ce que vous ressentez une sorte de honte à propos de votre rôle pendant cette période de l'histoire ?' Aleksander Vucic : 'Au sujet de mon rôle comme ministre de l'information, je peux répondre très facilement. Je me sens juste mal à l'aise avec une loi sur l'information que j'ai proposé à l'époque. Je me suis senti très mal à l'aise, mais j'étais très sincère avec mon peuple. C'était une loi sur l'information très stupide et je l'ai admis devant mon peuple, je l'ai dit des milliers de fois' euronews : 'Une loi réprimant les médias étrangers...' Aleksander Vucic : 'ça permettait cela d'une certaine façon. ça n'était pas le but et ce n'était pas délibéré mais de toutes façons ça nous a amené à cela, c'est pourquoi je l'ai dit très ouvertement et publiquement, je ne l'ai pas caché. Mais ça n'avait rien a voir avec la guerre' euronews ; 'Qu'en est-il des discours que vous avez fait à l'époque au palement. Il existe une vidéo dans laquelle vous provoquez la communauté internationale en avertissant que pour chaque Serbe tué, cents musulmans seraient assassinés' Aleksander Vucic : 'Cela a été sorti du contexte. Bien sûr j'ai fait beaucoup de déclarations stupides, mais celle-là a été absolument sortie de son contexte' euronews : 'Donc vous n'avez pas dit cela ?' Aleksander Vucic : 'Pas de cette manière, pas dans ce contexte, mais de toutes façons je n'ai jamais nié avoir parfois tenu des propos stupides' euronews : 'Il y a des doutes ici maintenant à propos de votre rôle comme ministre de l'information. Nous avons reçu cette question d'Aleksandar Kokotovic qui vous demande de comparer la liberté de la presse aujourd'hui avec celle de l'époque où vous étiez ministre de l'information, car il y a des inquiétudes à ce sujet' Aleksander Vucic : 'Je pense que c'est très facile de me critiquer mais je peux vous dire que la liberté de la presse est totale dans ce pays. Bien sûr, ça peut toujours être mieux et je ferai tout ce que je peux pour m'en assurer. Tout le monde peut me critiquer, quand ils veulent, de la manière qu'ils souhaitent, dans tous les médias et il n'y a aucun problème du tout' euronews : 'Pourquoi alors dans un récent sondage européen sur les progrès réalisés apparaissent des inquiétudes, je cite 'à propos de la détérioration des conditions permettant le plein exercice de la liberté d'expression' et la Serbie a perdu 13 points dans le classement de la liberté de la presse' Aleksander Vucic : 'Peu importe ce qu'ils disent, nous nous sommes mis en conformité et nous avons harmonisé trois lois sur les médias que nous avons votées au Parlement en accord avec la Commission européenne' euronews : 'Mais voter des lois est une chose, la réalité en est une autre : les médias sont-ils libres ici ?' Aleksander Vucic : 'C'est ce que je pense, bien sûr des tas de gens ne seraient pas d'accord avec cela. Je suis toujours prêt à écouter toutes vos remarques, toutes leurs remarques et si possible même de mettre en place de meilleures conditions pour eux. Je n'en ai pas du tout peur' euronews : 'Pourquoi auriez-vous donc quelquefois accusé les médias ici d'être des menteurs ?' Aleksander Vucic : 'Vous savez quand quelqu'un me dit quelque chose qui n'est pas vrai, je répond simplement, je pense que c'est la démocratie. J'ai mon propre droit de dire ce que je pense vraiment ou c'est interdit ? Je ne crois pas. euronews : 'L'alignement de la politique internationale serbe sur celle de l'Union européenne fait partie intégrante du processus d'adhésion. Il y a eu des inquiétudes au sein de l'Union européenne à propos des sanctions imposées à la Russie concernant l'Ukraine. La Serbie a choisi de ne pas le faire. Je voudrais vous poser cette question envoyée Ahmed Alfin qui demande si la Serbie serait prête à aligner sa politique extérieure sur celle de l'UE et si vous le permettez, j'aimerais ajouter que si c'était le cas vous seriez dans une situation dans laquelle vous devriez suivre l'Union européenne et ce serait gênant pour la Serbie' Aleksander Vucic : 'C'est ce que fait la Serbie. Mais nous ne sommes pas membre de l'UE et nous devons nous soucier de nos propres intérêts. Nous soutenons l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Je pense que nous agissons de manière très responsable. J'ai parlé à Petro Porochenko, ils soutiennent aussi notre intégrité territoriale. [...]Nous devons nous préoccuper de notre avenir économique et si, par exemple, la Hollande imposait des sanctions à la Russie il obtiendraient des milliards en soutien de la part de l'Union européenne. Nous soutiendriez-vous à hauteur de un million pour nos produits agricoles ? Non je ne pense pas donc cela signifie que nous devons penser à nos paysans, à nos fermiers et à notre budget' euronews : 'Mais vous pourriez devoir choisir entre l'UE et la Russie. Le prix à payer serait-il de sacrifier votre amitié avec Vladimir Poutine ?' Aleksander Vucic : 'De quel prix parlez-vous parce que ce n'est pas une position équilibrée. Nous sommes sur le chemin de l'intégration européenne et c'est notre objectif stratégique, mais oui d'un autre côté, nous souhaiterions préserver de bonnes relations avec la Russie. Il ne s'agit pas du tout de relations personnelles' euronews : 'Et pensez-vous que les deux soient possibles ? Pourrez-vous dans ce cas garder un pied de chaque côté ?' Aleksander Vucic : 'Il ne s'agit pas de garder un pied de chaque côté. Nous suivons notre objectif stratégique de rejoindre l'UE, mais oui, nous aimerions avoir de bonnes relations avec la Russie. J'ai parlé de notre intégration européenne avec Poutine publiquement, tout à fait ouvertement, de la même façon qu'avec vous, qu'avec Angela Merkel. Je voudrais aussi préserver de bonnes relations avec Poutine aussi, oui c'est notre politique' euronews : 'En termes économiques, la Serbie souffre d'une crise économique depuis 2009. Vous avez imposé des mesures d'austérité très dures. Nous avons pu constater, si l'on regarde la situation en Europe, que l'austérité n'a pas eu les effets espérés. Là, la crise économique perdure. Comment pouvez-vous être aussi confiants à propos de l'efficacité des mesures d'austérité en Serbie ?' Aleksander Vucic : 'Je vois les premiers résultats et je vois que le FMI a revu ses prévisions sur notre taux de croissance. D'abord, c'était -1, puis -0,5 et maintenant 0 et je suis sûr que nous allons sortir de la récession dès cette année, et quand cela arrive l'année où sont prises des mesures de consolidation fiscale, c'est une sorte de petit miracle et je suis sûr qu'il va se produire' euronews : 'Vous avez l'air très fatigué, on dirait que le travail de dirigeant est éreintant. Est-ce fatigant ?' Aleksander Vucic : 'Non je ne voulais pas avoir l'air très fatigué. Je me sens toujours près à lutter pour mes idées et peut-être que j'ai été un peu plus lent que ce que vous attendiez, mais je suis toujours plein d'énergie, prêt à me battre pour un futur meilleur pour le peuple serbe et je n'ai aucun problème avec ça' euronews : 'Comme nous l'avons mentionné, vous avez commencé sous Slobodan Milosevic, maintenant vous avez guidé votre pays sur une autre voie. D'après vous, qu'est-ce qu'un bon dirigeant ?' Aleksander Vucic : 'Comme le disait Margaret Thatcher, ce ne sont pas les décisions les plus aclamées qui sont les meilleures et ces mesures d'austérité que nous avons commencé à mettre en place par des actes et de dures réformes économiques, elles ne sont pas bien accueillies par notre population. Et après tout, je suis sûr que le peuple serbe se rendra compte que ces mesures étaient les meilleures que nous pouvions prendre. Si vous parlez de stabilité régionale, de réconciliation, les gens ne veulent pas vraiment en entendre parler ici mais je ne m'en soucie pas. Je continuerai parce que je pense que c'est la véritable bonne politique et c'est la seule qui nous apportera de vrais résultats, c'est-à-dire un futur meilleur et une vie meilleure pour le peuple serbe' euronews : 'Et pour finir Stevan demande, êtes-vous fier de vous et de votre bilan ?' Aleksander Vucic : 'Je fais toujours de mon mieux pour être auto-critique. C'est ma façon d'être. Je continue et je fais de mon mieux pour être bénéfique à mon pays. D'autres personnes seraient mieux placées que moi pour en juger'
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Isa Mustapha remplace Hashim Thaçi, ancien leader indépendantiste aux commandes du pays depuis 2008. Cette nomination met fin à six mois de blocage politique amorcé après les élections législatives de juin dernier. Agé de 63 ans Isa Mustapha, économiste de formation, est le chef de la 'Ligue démocratique du Kosovo', deuxième formation politique du pays. Son principal objectif? Relancer l'économie de l'Etat le plus jeune mais aussi le plus pauvre d'Europe. Isa Mustapha a déjà prévenu que la promesse de son prédécesseur, à savoir d'augmenter les salaires de 25% par an sur les quatre prochaines années, serait intenable. Sur 1,8 million d'habitants, un tiers de la population est au chômage et près de 40% des Kosovars vivent sous le seuil de pauvreté. En 2008, le Kosovo, majoritairement albanophone, avait obtenu son indépendance en 2008 en se séparant de la Serbie.
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Ce tout petit territoire a été au coeur d’enjeux internationaux : le Kosovo a émergé il y a une quinzaine d’années, d’un conflit sanglant et brutal avec son voisin, la Serbie. Depuis, il...
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Au Kosovo, des élus et partisans du Mouvement Autodétermination ont essayé en vain d’empêcher la ratification ce jeudi de l’accord de normalisation des relations avec la Serbie. Un accord paraphé en avril sous l‘égide de l’Union européenne. Le mouvement Autodétermination, est hostile à la Serbie...
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