Le gouvernement a annoncé ce mercredi le nom du successeur à la direction de Beaubourg, et selon le JDD, Julie Gayet aurait appuyé la candidature d'un ami auprès de François Hollande.

Alain Seban, l'actuel président du Centre Pompidou, quitte la direction de l'institution culturelle. A cette occasion, une nouvelle nomination a eu lieu, rendue publique à l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi 4 mars. Si c'est Serge Lasvignes, l'actuel secrétaire général du gouvernement (depuis 2006), qui a été désigné, le traditionnel jeu politique a été marqué par l'intervention de Julie Gayet. En effet, selon Le Journal du Dimanche, cette dernière aurait appuyé la candidature d'un de ses proches auprès du président de la République.

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Quand l'officieuse Première dame intervient

Selon une information révélée par le JDD, la "fiancée", comme elle le dit en privé, de François Hollande aurait tenté de convaincre ce dernier que le meilleur profil pour remplacer Alain Seban était... Eric de Chassey. Vous ne le connaissez pas ? En plus d'être un ami de Julie Gayet, l'homme est à la tête de la Villa Médicis, à Rome. La démarche peut surprendre et l'intrusion faire peur. Mais la candidature n'est pas ridicule, voire plus pertinente que la nomination de Serge Lasvignes que les experts décrivent comme incompétent en matière artistique. Si l'homme est connu pour être sérieux, solide et discret, "il ne connaît rien à l'art", s'est exclamée une partie de la sphère créative dans Le Monde. De son côté, Eric de Chassey ne peut pas être accablé de la même manière. L'homme dirige aujourd'hui la Villa Médicis, à savoir l'Académie de France à Rome et est un historien d'art émérite.

Aurélie Filippetti s'énerve

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Cependant, comme l'explique le JDD, la direction de Beaubourg relève de moins en moins du domaine artistique mais plutôt du domaine politique. Avec son rayonnement international, l'institution tend de plus en plus à être dirigée par un énarque que par un féru d'art. Un constat qu'Aurélie Filippetti, l'ancienne ministre de la Culture, a déploré. Avant même la nomination du successeur, celle qui a rejoint le banc des frondeurs déplorait une nomination "d'une grande opacité". Citée par l'hebdomadaire, celle-ci a regretté qu'aucun appel d'offre n'a été rendu public et a dénoncé le "recul" que constituaient ces "nominations discrétionnaires". En effet, lors de son mandat, elle avait cru mettre un terme à ces affectations, communément admises depuis des années. La tentative de Julie Gayet risquerait donc d’accroître la colère de Mme Filippetti.

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