Lionel Jospin n’aurait pas été le premier choix de François Hollande pour reprendre le siège de Jacques Barrot au Conseil constitutionnel. Le président aurait préféré y placer Jean-Marc Ayrault.

Lionel Jospin n’était-il que le deuxième choix de François Hollande pour succéder à Jacques Barrot au Conseil constitutionnel ? C’est en tout cas ce que révèle L’Opinion. En effet, selon les informations du journal, Français Hollande aurait préféré que ce siège soit accordé à son ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Et même si ce n’est par le chef de l’Etat mais le président de l’Assemblée nationale qui, au final, soumet le nom du nouveau Sage, Jean-Marc Ayrault aurait été approché à ce sujet.

Ecarté du gouvernement lors du premier remaniement opéré par François Hollande, celui-ci aurait refusé de siéger au Conseil constitutionnel. Il a expliqué vouloir « rester dans la politique active », croit savoir une source proche du président qui s’est confiée à L’Opinion. Et le quotidien de souligner que, si François Hollande voulait confier ce siège à l’ancien hôte de Matignon, c’est parce qu’il se sent redevable envers la loyauté que ce dernier lui a témoigné.

La nomination de Lionel Jospin a été validéeFinalement choisi pour reprendre le siège de Jacques Barrot, Lionel Jospin a vu sa désignation validée par la commission des lois de l’Assemblée mercredi. Sur 54 votants et 50 suffrages exprimés, 40 membres de la commission se sont prononcés pour, et 10 contre. Sa nomination est donc désormais effective et l’ancien Premier ministre sous Jacques Chirac et effectuera donc prochainement la deuxième partie du mandat de son prédécesseur décédé le mois dernier, à savoir un peu moins de cinq ans.

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"Ce sera pour moi une nouvelle façon de servir la République (...) Je suis heureux de cette décision qui d'une certaine façon, du moins sur les sujets d'actualité politique, me condamne au silence et me voue au travail", a déclaré l’ancien chef du gouvernement, aujourd'hui âgé de 77 ans. "Quand on envisage de rejoindre une institution prestigieuse et collégiale de la République, il serait sage de ne pas paraître vouloir la bouleverser et encore moins lui donner la leçon", a-t-il poursuivi, précisant ainsi la manière dont il entendait siéger au Conseil.

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