Jérôme Lavrilleux était conseiller général de l'Aisne depuis l'année 2002. Il démissionne pour appliquer le non-cumul des mandats.

Confirmant une information du Courrier Picard, Jérôme Lavrilleux va quitter son siège de conseiller général de l’Aisne. L’homme qui a fait éclater le scandale Bygmalion explique mettre en application le principe du non-cumul des mandats qu’il avait défendu pendant sa campagne. Elu eurodéputé en mai dernier, celui qui s’est fait mettre à la porte de l’UMP depuis affirme avoir toujours été "contre le cumul des mandats".

Lire aussi :  Pour Jérôme Lavrilleux, l’affaire Jouyet-Fillon oppose "Gaston Lagaffe et Iznogoud"

Il devrait envoyer sa lettre de démission au président PS du département de l’Aisne, Yves Daudigny, ce vendredi. L’ex-bras droit de Jean-François Copé occupait ce siège depuis 2002. De côté du Conseil général on explique que Jérôme Lavrilleux n’était pas des plus assidus. "Depuis qu'il avait été nommé directeur de cabinet de Copé (NDLR. en 2011), on ne l'avait plus revu" a fait savoir le chef de file UMP du Conseil, Hervé Muzart.

Publicité
Membre du staff de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux avait avoué sur BFM TV avoir participé au système de fausses factures mises en place avec la société Bygmalion pour maquiller les comptes de campagne de l’ex-président. S’il ne fait plus partie de l’UMP, Jérôme Lavrilleux siège au Parlement européen avec les eurodéputés de droite au sein du PPE.   

 En vidéo sur le même thème : Les aveux de Jérôme Lavrilleux sur BFM TV

En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central du volet qui concerne l’UMP. Le président du parti d’opposition est soupçonné d’avoir surfacturé à la société Bygamalion fondée par deux de ses proches des évènements en marge de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Accablé, Jean-François Copé a même annoncé qu’il allait rendre les r...

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans. "Il y a eu l’engrenage irrésistible d’un train filant à toute vitesse. Ceux qui devaient tirer la son...

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel. Il a récemment été mis en examen pour favoritisme, soupçonné d’avoir reçu près de 120 000 euros de commission de la part de Bygmalion entre 2008 et 2012.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

Autres diaporamas

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité