De visite à Saint-Etienne (Loire) ce dimanche dans le cadre de sa campagne pour les élections européennes, Jean-Marie Le Pen est revenu sur sa déclaration "Durafour crématoire". Il affirme ne rien regretter.

Jean-Marie Le Pen était présent ce dimanche à Saint Etienne afin d’y donner un meeting dans le cadre de sa candidature aux élections européennes. La tête de liste FN dans la circonscription Sud Est est revenu sur son jeu de mots douteux "Durafour crématoire"  formulé en 1988. Michel Durafour était alors le ministre de la Fonction publique.

Interrogé par le quotidien local Le Progrès sur ce dérapage, l’ex-numéro un du FN n’a émis aucun regret. Pour lui, Michel Durafour "est un Monsieur qui me doit d’avoir été ministre d’État. Je n’aurais pas sorti cette formule banale, que je ne regrette pas. Je n’ai fait que copier Le Canard Enchaîné qui avait parlé du Colonel Dufour en écrivant : "Dufour crématoire"".

La venue de la figure historique du FN à Saint-Etienne ce dimanche, lors de la journée nationale de la déportation, n'a pas fait l'unanimité. En effet, entre 600 et 1000 manifestants se sont mobilisés samedi à Saint-Etienne contre la venue  de Jean-Marie Le Pen. En marge de cette manifestation le député socialiste de la Loire, Régis Juanico, a réagit dimanche matin sur Twitter à la venue de Jean-Marie Le Pen. Pour celui-ci la présence de l'homme politique constituait une insulte pour l’ancien ministre Stéphanois Michel Durafour.

 

Des œufs de peintures jetés sur le restaurant qui recevait Le Pen

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Les façades du restaurant qui recevait le président d’honneur du FN ce dimanche ont reçu des œufs remplis de peintures. Pas de quoi dérouter Jean-Marie Le Pen qui a indiqué au Progès : "Je ne conteste pas que des gens ne m’aiment pas. Ça n’autorise pas à polluer la ville ou jeter des pots de peinture sur le bâtiment qui m’accueille aujourd’hui. C’est du harcèlement démocratique".

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