Lors d’un meeting à Chartres lundi soir, Jean-François Copé a vu le débat se transformer en thérapie de groupe, les militants UMP ayant visiblement besoin d’exorciser le mal-être qu’ils ressentent face à la crise qui divise leur parti.

L’UMP va mal. Ses militants aussi. Lors d’un meeting à Chartres lundi soir, le débat s’est rapidement orienté sur la crise qui secoue le parti depuis plus de trois semaines maintenant, certains militants parlant de « cauchemar » à propos de l’élection du chef du parti. Une situation qui semble plonger les partisans de l’UMP dans un profond mal-être. Jean-François Copé s’est donc transformé malgré lui en psychothérapeute, et la réunion publique en thérapie de groupe.

« Il faut vider notre sac »Le chef contesté du parti a rappelé que l’enjeu principal était aujourd’hui les municipales de 2014, et qu’il fallait « se mettre ensemble pour gagner les élections », pas se déchirer sans fin sur qui dirige pour l’heure le parti. « Je peux comprendre que, depuis Paris, ce qui compte, c'est d'avoir le poste pour la suite, pour 2017. Je ne suis pas fou (...) Mais être le patron de l'UMP, c'est un métier. Comme disait Chirac, un chef c'est fait pour cheffer, c'est pas juste avoir la tête dans les étoiles et attendre qu'on vous apporte votre destin sur un plateau (...) Je suis plutôt connu pour être un bon organisateur » a-t-il estimé. La réaction ne s’est pas faite attendre. Un membre de l’assistance a aussi commenté ces propos : « Pas pour les élections en tout cas ! »

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« Vous avez raison, il faut vider notre sac » a répondu le député-maire de Meaux. Les militants ont saisi la perche tendue. « Moi ce que je voulais c'est qu'on revote » a lancé l’un d’eux. « Votre élection aujourd'hui je ne peux pas l'accepter. Pour moi c'est un genre de putsch que vous avez commis ! » « Comment deux hommes aussi brillants que vous peuvent en arriver là ? » interroge un autre. « Et comment va Nicolas Sarkozy ? » a finalement lâché un autre militant. « Il est bien malheureux de tout ce qui se passe. Il est vraiment temps que tout ça s'arrête », a reconnu Jean-François Copé, faisant toutefois une promesse : « De toute façon, on trouvera une solution ».

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