Jean-François Copé a fait sa rentrée politique dimanche lors d’un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Devant plus de 2.000 militants, le président de l’UMP a lancé la bataille de la reconquête et définit les grandes lignes de son programme pour 2017.

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Il n’a pas mâché ses mots. Alors que l’UMP s’apprête à faire une rentrée politique en ordre dispersé – Filloniste et Copéiste ayant chacun prévu un meeting – le président du parti d’opposition a profité d’un rassemblement à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) pour présenter les grandes lignes de son programme pour la prochaine élection présidentielle. Fort de lancer la bataille de la reconquête, Jean-François Copé a énuméré ses grands chantiers : "Libérer l'école, (…) libérer le travail, (…) libérer les Français d'une fiscalité oppressante, (…) libérer les générations à venir du fardeau de la dette, (…) et enfin libérer la France de la Bureaucratie". Et si le maire de Meau (Seine-et-Marne) a choisi de placer les années à venir sous le signe de la "liberté", il souhaiterait également pouvoir prendre la sienne par rapport à Nicolas Sarkozy.

Copé veut se libérer de SarkozyPromettant qu’il serait "aux côtés" de l’ancien chef d’Etat si celui-ci venait à faire son grand retour dans la vie politique, Jean-François Copé ne cache cependant pas sa volonté de vouloir prendre ses distances avec l’ancien occupant de l’Elysée. Malgré les sourires de façade que les deux hommes ont échangés en juin lorsque le parti à frôlé la faillite, certaines rancœurs sont encore présentes. Le président de l’UMP reprocherait en effet notamment à l’ex-champion de la droite de ne pas s’être publiquement excusé pour la panade dans laquelle il a plongé le parti suite à l’invalidation de ses comptes de campagne.

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"Si l’inventaire est dépassé, c’est parfait"Et si Jean-François Copé entend bien "infliger une sanction massive" à François Hollande en 2014, il prévoit également de "revoir en profondeur le contenu programmatique de l’UMP". "Si l'inventaire est dépassé, c'est parfait", a-t-il en effet ironisé en faisant référence aux récents propos de François Fillon, avant d’ajouter : "Ça veut dire qu'on va pouvoir parler de l'avenir, et qu'on en a vraiment terminé avec ceux qui ont pris une part très active au bilan de Nicolas Sarkozy et qui avaient la mémoire qui flanche".

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