Si son "Ich bin nich arrogant" extrait de son entretien accordé au célèbre hebdomadaire allemand Der Spiegel paru ce samedi fait déjà couler beaucoup d'encre, qu'en est-il de la suite de ses propos ? 

A la veille de l'interview qu'il donnera dimanche soir sur TF1, le chef de l'État ne s'est pas fait prier pour évoquer, sur huit pages, ses différentes postures, considérées pour beaucoup comme étant très à droite. Au delà de son désormais célèbre "Je ne suis pas arrogant", Emmanuel Macron n'en est plus à une phrase choc près.

"Je dis et je fais ce que je veux"

Durant l'entretien, le chef de l'État, dont la parole se révèle pourtant rare dans les médias, n'est pas passé par quatre chemins : "Je dis et je fais ce que je veux", a-t-on pu lire dans les colonnes du journal. Mais une question demeure en suspens. Pourquoi d'abord s'adresser au peuple allemand ? Selon LCI, il se pourrait que ce choix soit en réalité stratégique. La Chancelière allemande Angela Merkel a dernièrement choisi d'effectuer un "virage à gauche" en envisageant une coalition avec les Verts et les centristes du FDP. Un dessein qu'Emmanuel Macron pourrait, selon toutes vraisemblances, redouter dans la mesure où cette alliance constituerait, dans son esprit, un obstacle aux projets communs initiés par la France et l'Allemagne.

Un petit tacle pour François Hollande au passage

Aux critiques, le chef de l'État répond en assumant une posture très à droite. Quant à son ressenti vis-à-vis de François Hollande, il l'accuse d'avoir fait fuir les plus riches épargnants durant son mandat. "Mon prédécesseur avait taxé les gens les plus riches et ceux qui réussissaient le plus comme jamais. Que s'est-il passé ? Ils sont partis. Et est-ce que le chômage a baissé ? Non.", précise-t-il.

Emmanuel Macron ce "héros" ?

Dans la foulée, il évoque la manière dont il conçoit la fonction présidentielle et fait part de la haute estime qu'il accorde à sa mission : "Pour moi, la fonction présidentielle est d'abord symbolique. Pour cela nous avons besoin d'une forme d'héroïsme politique". Il poursuit, non sans ironie : "Je ne cèderai pas au triste réflexe de la jalousie française. Parce que cette jalousie paralyse le pays. On ne peut pas créer d'emplois sans entrepreneurs. L'Etat ne peut pas créer des postes par ordonnance."

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Une impopularité visiblement assumée qui lui permet de lâcher en guise de conclusion : "Certains voudraient me piquer comme un entomologiste le ferait avec un papillon et dire : regardez, c'est le banquier que l'on n'aime pas. Si c'était le cas, je ne serais pas ici".

En vidéo - "Je ne suis pas arrogant". Ce qu'Emmanuel Macron confie à la presse allemande

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