Vidéos A la une
Les élections sénatoriales partielles qui se sont tenues dimanche au Japon offert la majorité au Parti libéral-démocrate de Shinzo Abe et ses alliés. Sa coalition contrôle désormais les deux tiers de la Chambre haute, et la même proportion de la Chambre basse. C'est une condition nécessaire pour pouvoir convoquer un référendum sur une révision constitutionnelle. La charte fondamentale du Japon a été dictée en 1947 par les Etats-Unis, au sortir de la guerre. Son article 9 consacre notamment la renonciation à la guerre 'pour toujours'. Le Parti libéral-démocrate a toujours affiché sa volonté de la transformer et Shinzo Abe a affirmé lundi vouloir engager des discussions avec d'autres partis sur cette révision, maintenant qu'il est en mesure de l'entreprendre. Mais les électeurs ont surtout jugé le Premier ministre sur le bilan de sa politique économique, visant à relancer une économie atone. Il a reporté au début du mois à octobre 2019 l'augmentation de la TVA. Une mesure visant à stimuler la consommation dans un contexte de croissance atone, reléguant au second plan l'assainissement des finances publiques. La Bourse de Tokyo a terminé en hausse lundi après l'annonce des résultats.
Vidéos A la une
Ce dimanche 10 juillet, c'est jour de vote pour les Japonais. Plus de 106 millions de citoyens sont appelés aux urnes dans le cadre de sénatoriales partielles. La moitié des 242 sièges de la Chambre haute, moins puissante que la Chambre basse, doivent être renouvelés pour six ans. L'autre moitié le sera dans trois ans. Une grande première pour les jeunes de 18 et 19 ans qui font désormais entendre leur voix, après l'abaissement de l'âge légal au sein de l'Archipel. Un 'emoji' spécialement créé pour les élections est d'ailleurs relayé sur les réseaux sociaux par les jeunes électeurs japonais. Very into the adorable emoji on Twitter to mark Japan's election. Hoping all the young folk get out and vote today!# - Kat Bee (@katbeee) 10 juillet 2016 A l'issue du scrutin, le Parti libéral démocrate, actuellement au pouvoir, espère obtenir les deux tiers du Sénat. L'un des objectifs : réviser la Constitution pacifiste du pays. 'Il y aurait des conséquences terribles si notre constitution était réinterprétée, s'inquiète Kazami Toshui, 71 ans. J'ai quatre petits-enfants, et je veux vraiment qu'ils héritent d'une constitution sans défauts. C'est mon attente pour cette élection.' Depuis près de 70 ans, l'article 9 de la Constitution consacre la renonciation éternelle du pays à la guerre. Un bien apprécié auquel le premier ministre Shinzo Abe ne devrait pas toucher immédiatement, même en cas de victoire. Ce qui devrait normalement être le cas, malgré les résultats jugés mitigés de la politique du premier ministre. Au pouvoir depuis décembre 2012, M. Abe n'est toujours pas parvenu à redresser la troisième économie du monde, en dépit de largesses budgétaires et d'une politique monétaire ultra-accommodante. Le PLD, aux commandes du pays de façon quasi ininterrompue depuis 1955, associé en coalition à la formation centriste Komeito, bénéficie d'une opposition émiettée. Le Parti démocrate (centre-gauche), son principal adversaire, peine à se remettre d'un passage au pouvoir d'un peu plus de trois ans - de 2009 à 2012 -, marqué par des revirements incessants et le tsunami de mars 2011, à l'origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Vidéos Argent/Bourse
Euronews est au sommet du G7, à Ise-Shima, au Japon. James Franey a pu rencontrer et interviewer Kenko Sone, le directeur de la communication générale du Premier ministre japonais Shinzo Abe. Ici, au sommet, on parle notamment beaucoup d'économie à l'échelle mondiale. Alors à quel point êtes-vous inquiets concernant le ralentissement économique en Chine ? Kenko Sone : Et bien le ralentissement économique en Chine, avec cette économie émergente, est très inquiétant, et nous aimerions qu'il y ait une croissance économique plus forte et plus durable. L'autre sujet de discussion, c'est évidemment le différend territorial avec Pékin, en mer de Chine orientale. Vous avez mentionné précédemment l'importance de l'économie chinoise pour le Japon, pourquoi prendre un risque à cause d'une dispute territoriale ? Vous pourriez provoquer Pékin de cette manière ? *Et bien, je pense que nous avons déjà expliqué notre position : nous voulons que la Chine soit un acteur plus responsable ou un partenaire au sein de la communauté internationale si vous préférez, et il est aussi très important que la montée en puissance de la Chine soit pacifique. Nous aimerions que tout soit pacifié en mer de Chine. Il y a trois principes que le Premier ministre Abe défend : primo, toute réclamation doit être basée sur le droit international, secondo, l'usage de la force ou la coercition pour changer le statu quo doit être proscrit, tertio, les différends doivent se résoudre de manière pacifique. Je pense que ces principes pourraient être valables pour n'importe quel pays en lien avec ces questions en mer de Chine orientale. Donc, j'espère que la Chine comprendra l'importance de la paix en Mer de chine orientale.*
Vidéos A la une
La mégapole de Tokyo, ce sont 37 millions d'habitants et un PIB qui correspond à lui seul à celui du Mexique. La capitale japonaise qui accueillera les Jeux olympiques de 2020 affiche ses nouvelles ambitions économiques. Elle veut surpasser New York, Londres, Hong Kong ou Singapour et devenir la première place financière au monde. Ces dernières années, une dizaine de zones économiques spéciales ont été mises en place à Tokyo, par exemple dans le quartier de Toranomon. Objectif : créer autant d'écosystèmes pour le business international, avec tous les atouts pour à la fois, attirer les investisseurs et les entreprises étrangères et développer bien sûr les interactions avec les entreprises japonaises. Des zones économiques aux sérieux avantages Le cinquième producteur mondial de médicaments génériques a récemment installé son centre de recherche et développement dans le quartier de Shinjuku. Les raisons : le Japon est le deuxième plus gros marché de la santé au monde et cette zone spéciale offre de sérieux avantages. 'Nous avons eu deux mois de loyer gratuits, une énorme flexibilité pour tous les travaux d'aménagement, souligne Philippe Auvaro, président de la filiale japonaise du groupe ASPEN, en nous présentant les locaux de sa société. On a construit des îlots - ce qu'on appelle les 'Shimas' en japonais - ; tout le câblage avait déjà été pré-établi ; donc, notre coût d'installation a été très favorablement impacté par cela,' assure-t-il. Autres avantages pour les entreprises étrangères qui s'installent dans ces zones : une réduction de l'impôt sur les sociétés, un service de consultation gratuit et en anglais et des subventions pour l'installation et le recrutement. Par ailleurs, un guichet unique accélère considérablement les procédures administratives. 'Avant, il fallait trois semaines pour établir une entreprise à Tokyo, explique son gouverneur Yoichi Masuzoe. Mais, avec l'ouverture de ce guichet unique, ajoute-t-il, vous pouvez désormais le faire en huit jours et si possible en cinq jours, c'est mon ambition !' Les secteurs qui ont le vent en poupe à Tokyo sont celui de la santé, mais aussi le secteur environnemental et celui des technologies de l'information. Dirigeant de LinguaNext, une PME indienne spécialisée dans l'adaptation linguistique de logiciels, David Crouch a lui aussi choisi le Japon pour son sens du service exceptionnel et le contexte économique. 'Le Japon devient de plus en plus mondialisé, insiste David Crouch, dans le sens où les Japonais sont plus ouverts à acheter des produits et des services d'entreprises étrangères. Donc, ce pays offre aux sociétés non-japonaises une grande opportunité d'amener au Japon des choses qui manquent localement,' insiste le chef d'entreprise. Une attention toute particulière au cadre de vie De nombreux projets urbains sont en cours de réalisation comme dans le quartier financier de Nihombashi. Tokyo est aussi en tête du classement des villes les plus sûres au monde et des mégapoles les moins polluées grâce à la 'chasse' au diesel et à la construction de nouveaux périphériques. 'A Tokyo, il n'y a plus d'embouteillages, c'est merveilleux, indique le gouverneur Yoichi Masuzoe. A Berlin, Rome ou Paris, on n'a jamais vu ce genre de villes sans embouteillages.' L'ouverture économique, c'est donc le leitmotiv de Tokyo et du Japon qui devrait d'ailleurs très bientôt finaliser un accord de libre-échange avec l'Europe.
Vidéos A la une
Le Japon va-t-il autoriser l'envoi de troupes sur des théâtres de guerre à l'étranger ? Le sujet divise fortement, au point que des sénateurs en sont venus aux mains ce jeudi lors du débat au Parlement à Tokyo.
Vidéos A la une
Le Japon est paré à faire son grand retour sur la scène militaire internationale. Le gouvernement du nationaliste Shinzo Abe a approuvé ce jeudi plusieurs projets de loi visant à amender la constitution pacifiste. Le nouvel arsenal législatif sera présenté aux députés ce vendredi. Les débats devraient durer des mois. La nouvelle législation permettra aux forces armées nippones, dites forces d'autodéfense, de voler au secours d'un allié même si le Japon n'est pas directement attaqué. Une première depuis la Seconde guerre mondiale. Pékin, qui accuse Tokyo de vouloir renouer avec son passé militariste, a aussitôt réagi par la voix de la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hua Chunying : ' nous avons averti, à de nombreuses reprises avant cette annonce, que pour des raisons historiques, les pays asiatiques voisins et la communauté internationale se devaient d'être extrêmement attentifs à tout changement de la politique japonaise de sécurité. Nous espérons que le Japon pourra honnêtement retenir les leçons de l'histoire, rester sur le chemin du développement pacifique, agir de façon plus positive et jouer un rôle plus constructif en Asie, où nous coexistons pour la paix, la stabilité et notre développement commun. ' Les tensions sont vives entre la Chine et le Japon qui se disputent la souveraineté d'un archipel inhabité en mer de Chine orientale, les îles Senkaku pour Tokyo, Diaoyu pour Pékin.
Vidéos A la une
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe conforte sa majorité. Son parti libéral démocrate (PLD, conservateur) a largement remporté les élections législatives anticipées organisées ce dimanche. Il obtient seul la majorité absolue des sièges à l'assemblée. Mais il lui faudra quand même renouer une alliance avec le parti centriste afin de disposer de la majorité des deux tiers, nécessaire pour faire voter les réformes. Le chef du gouvernement avait fait de ce scrutin une sorte de référendum pour ou contre sa politique économique, surnommée 'Abenomics', qui consiste à relancer l'économie en jouant sur la fiscalité et sur les dépenses publiques. Et les résultats obtenus ce dimanche semblent valider cette politique. Certains experts soulignent que le Premier ministre sortant a surtout profité d'une grande division de l'opposition lors de ce scrutin. L'élection a, par ailleurs, été marquée par une faible participation.
Vidéos A la une
Le premier ministre japonais veut faire de ce scrutin un référendum pour contre sa stratégie pour relancer la croissance. Shinzo Abe n'a pas ménagé ses efforts et a parcouru quatorze mille kilomètres à travers le pays pour défendre sa politique économique surnommée 'abenomics'. Un retour à l'inflation et un regain de croissance avaient d'abord été au rendez-vous mais la stratégie économique de Shinzo Abe s'est essoufflée et le Japon est retombé en récession au troisième trimestre de cette année. Quoi qu'il en soit, et même si les observateurs redoutent une faible participation des électeurs, le Parti libéral-démocrate de Shinzo Abe est donné largement favori et pourrait même obtenir, à lui seul, les deux tiers de la chambre basse.
Vidéos A la une
Et de deux. Deux ministres, dont celle de la Justice, Midori Matsushima, ont démissionné du gouvernement au Japon ce lundi à quelques heures d'intervalle. Deux femmes. Midori Matsushima, 58 ans est accusée d'avoir violé le code électoral en distribuant des éventails avec son portait à des électeurs. Etoile montante du Parti libéral-démocrate, fille d'un ancien Premier ministre, la ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, Yuko Obuchi a été la première à démissionner. On lui reproche l'utilisation de fonds publics pour des achats n'ayant aucun rapport avec ses activités politiques. 'C'est inacceptable qu'il y ait une paralysie de la politique économique et énergétique à cause de mes problèmes, a déclaré Yuko Obuchi. Je démissionne de mon poste de ministre afin d'utiliser toutes mes forces dans l'enquête basée sur des soupçons'. Le Premier ministre japonais a présenté ses excuses après ces démissions. C'est un coup dur pour Shinzo Abe qui avait fait notamment d'Obuchi un symbole de sa politique envers les femmes. Il en avait nommé cinq à des postes importants dans son gouvernement à l'occasion en septembre du premier remaniement depuis son retour au pouvoir fin 2012.
Vidéos A la une
C'est la première fois depuis son retour il y a 20 mois que le Premier ministre japonais remanie son équipe gouvernementale avec pour objectif d'accélérer sa politique de réformes économiques appelée 'Abenomics', et de regagner en popularité. Il a gardé des vétérans de la politique notamment au poste de clef de la diplomatie et fait entrer trois femmes de plus. Yuko Obuchi, est la nouvelle ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie. Jeune mère de 40 ans, elle soutient le recours à l'énergie nucléaire et sa première mission sera de convaincre l'opinion publique pour relancer les réacteurs. Une opinion publique qui semble peu convaincue : 'Je ne pense pas que les ministres voient les gens qui souffrent réellement, même si Yuko Obuchi a des enfants, ses parents étaient des politiciens et elle ne comprendra pas ce que peut ressentir une femme au foyer avec enfants, sans revenus.' 'Ils parlent d'Abenomics par ici, d'Abenomics par là, ça ne veut rien dire, je ne pense pas que cette politique a déjà rejailli sur nous. Ok, les salaires de base sont à la hausse, mais les taxes aussi, non ?' Shinzo Abe a aussi opéré des changements à l'intérieur de son parti, plaçant des hommes qui entretiennent des liens d'amitié avec la Chine. Il espère bien pouvoir rencontrer le président chinois en marge du sommet du Forum de coopération Asie-Pacifique en novembre, à Pékin.
Vidéos A la une
Un homme a tenté dimanche de s'immoler par le feu après avoir harangué la foule pendant une heure pour exprimer son opposition à la réforme de la Constitution pacifiste du pays impulsée par le Premier ministre Shinzo Abe.
Vidéos A la une
Le traditionnel passage en revue des troupes, à Asaka au Japon, sauf que cette année, le message délivré par le Premier ministre Shinzo Abe aux membres des forces d’autodéfense se veut...
Publicité