L’ancien président de la République fête ce vendredi 29 novembre son 81e anniversaire. Et si Jacques Chirac est apparu dernièrement affaibli, l’ex-chef d’Etat peut toutefois se targuer d’avoir su mener une carrière politique de près de 50 ans. Du RPR à l’Elysée en passant par la mairie de Paris, retour sur ses grandes dates.

 

1962 : "Jeune loup" auprès de Pompidou

Après avoir étudié à Sciences-Po puis à l'ENA, Jacques Chirac prend ses premières fonctions politiques à la Cour des Comptes.

En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la "construction, les travaux publics, et les transports") auprès du secrétariat général du gouvernement de Georges Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre dont il devient rapidement un fidèle partisan et collaborateur. Un an plus tard, il retourne à la Cour des comptes en tant que conseiller référendaire, mais ne tarde pas à s'engager en politique. 

En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu'il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel à l'opposition lors des élections législatives de 1967.  

Il est alors le fer de lance de l'opération dite des "Jeunes loups", à savoir l'alignement par le Premier ministre et les gaullistes de jeunes candidats prometteurs pour remporter des bastions traditionnels de la gauche dans le centre et l'ouest de la France. 

Il bat de justesse au second tour son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, (18 522 voix contre 17 985 pour son adversaire), dans un bastion du parti. Cette circonscription est capitale car la majorité gouvernementale est élue d'un siège : celui qu'apporte Chirac dans une circonscription, en théorie, imprenable pour la droite.  

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