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Il Cavaliere n'a pas perdu de temps. Dès sa sortie de l'hôpital, Silvio Berlusconi a déclaré vouloir 'à nouveau être utile aux Italiens'. L'ancien chef de l'exécutif, qui fêtera ces 80 ans dans deux mois était entré à l'hôpital San Raffaele de Milan il y a 3 semaines afin d'y subir une opération à coeur ouvert visant à remplacer une valve aortique. Une opération risquée qui aurait pu lui coûter la vie. Sorti amaigri de ce mardi matin, il Cavaliere, a regretté 'une très grave carence de leaders' en Italie, et a dit vouloir s'imposer 'deux mois de convalescence' avant de revenir sur le devant de la scène.
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Virginia Raggi est la nouvelle maire de Rome, issue du mouvement anti-conformiste des 5 étoiles. A 37 ans, elle a remporté 67,15 % des voix, devant son rival, Roberto Giachetti du Parti démocrate de centre-gauche, le même parti que celui du Premier ministre. Avec une dette qui se compte, en plusieurs milliards d'euros, la capitale italienne est au bord de la faillite. Si elle réussit, son parti pourrait se positionner comme la principale force d'opposition aux prochaines élections législatives en 2018. Dans le cas contraire, le Mouvement des 5 étoiles pourrait perdre de son aura. Simona Volta, Euronews: 'Notre invitée aujourd'hui, dans the Global Conversation : Virginia Raggi, la nouvelle maire de Rome. Félicitations à vous. Ma première question : quelles sont les deux premières choses que vous allez faire une fois installée?' Virginia Raggi, Maire de Rome: 'Nous allons commencer par gérer le gaspillage financier, qui nous fait perdre plus d'1,2 millions d'euros par an . Nous devons récupérer cette somme, pour la réinvestir dans les services publics. Ensuite, nous allons devoir renégocier la dette de la ville, un montant entre 13 et 16 milliards d'euros. Nous devons lancer un audit, pour comprendre exactement ce qui nous a mené à cette situation. Ensuite, nous devrons renégocier les taux d'intérêt. Car aujourd'hui, le coût de l'argent est de presque 0% , nous ne pouvons pas payer des taux d'intérêt qui ont été négociés en 2008.' Simona Volta: 'Vous devrez travailler avec le gouvernement de Matteo Renzi et son Parti démocratique, avec lequel il y a eu des affrontements verbaux très violents pendant la campagne électorale. Cela pourrait être compliqué?' Virginia Raggi: 'Certainement pas de ma part. J'ai toujours dit que j'attendais des relations loyales et franches avec les autres institutions, et de mon côté, il y a un maximum de bonnes intentions. J'ai déclaré que j'avais facilement mis un terme à la campagne électorale du Parti démocrate, qui a été très dur envers moi. Il n'y a maintenant plus de problème. A partir de maintenant, nous allons travailler dans l'intérêt de Rome et de tous les Romains. J'attends la même chose de la part des autres institutions et du Premier ministre (Matteo Renzi).' Simona Volta: 'Ne voulez-vous pas clarifier ce qui est arrivé en 2012, lorsque vous avez rendu un avis juridique sur une entité publique et que vous avez déclaré ce revenu en 2015? Au cours de la campagne électorale , vous avez dit que vos adversaires ont jeté de la boue sur vous. Mais maintenant, vous êtes le maire et les électeurs demandent des réponses. Vous avez dit que la transparence était votre point fort?' Virginia Raggi: 'Tout d'abord ce n'était pas un avis juridique, mais une mission d'assistance juridique , ce qui est très différent. En tant qu'assistante juridique, j'ai eu la tâche d'appliquer l'arrêt de la Cour des comptes qui disait que l'Autorité Sanitaire Locale (A.S.L) avait été victime d'une fraude par un médecin. L'A.S.L. a payé plus d'argent que ce qu'ils auraient dû. J'ai donc eu la tâche de récupérer cet argent en son nom. Cette affectation m'a été donnée en 2012 , j'ai mené une série d'activités, j'ai émis une facture en 2014, cette facture est entrée dans les comptes de la société en 2015, et un mandat de paiement a été émis. J'ai été payée en 2015, et c'est écrit dans ma déclaration d'impôt sur le revenu en 2015. Les professionnels doivent déclarer sur une base de trésorerie.' Biographie: Virginia Raggi Virginia Raggi, 37 ans, a été avocate. Elle est arrivé en politique en 2011, et 2 ans plus tard, elle était conseillère municipale d'opposition à la mairie de Rome, avec le Mouvement des 5 Etoiles. Avec 67,15% alla a vaincu Roberto Giachetti (PD) qui a récolté 32,85% des voix. Simona Volta: 'La Mafia semble avoir tout pénétré à Rome. Les organisations criminelles sont infiltrées partout, avec la complicité de politiciens. Comment peut-on changer cela, et surtout que faire, pour que cela s'arrête?' 'Mafia capitale seems to have permeated everything in Rome. Criminal organizations are infiltrated everywhere, with the complicity of politicians.How this can be changed and above all, what to do in order not to remain involved?' Virginia Raggi: 'Tout d'abord, la loi doit être appliquée. En ce qui concerne les appels d'offres, nous devons faire appliquer les règles existantes. Cela donnera l'occasion à toutes les entreprises qui veulent travailler pour les Romains, dans tous les secteurs, de proposer leurs services à la municipalité, et ce sera à la meilleure offre de l'emporter.' Simona Volta: 'Vous parlez d'appels d'offres publics, mais le problème est surtout l'infiltration de la mafia. Il est très difficile d'exclure les organisations criminelles.' Virginia Raggi: 'Nous devons utiliser tous les systèmes que nous avons : regardez par exemple les travaux de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption, qui a déclaré qu'elle soutiendrait notre administration. Selon un récent rapport, après avoir analysé environ 1500 contrats c'est-à-dire 10 % de tous nos contrats, 90% de ces contrats étaient illégaux, en ayant violé toutes les règles. Il est clair que l'administration a mal fonctionné pendant des années, et maintenant il faut revenir sur le droit chemin.' Simona Volta: 'Les banlieues romaines sont devenues un lieu d'exclusion sociale. Certaines villes européennes examinent ce modèle qui n'a pas fonctionné et qui a conduit à installer des ghettos. Dans des villes comme Amsterdam ou Hambourg, un nouveau modèle de logement social veut créer une mixité sociale. Est-il trop tard pour Rome?' Virginia Raggi: 'Non, pas du tout, mais Rome doit commencer à rénover sa périphérie, avec le centre. Je ne parle pas de la ceinture extérieure de notre ville, mais je parle de tous les territoires qui sont éloignés du centre, et qui sont privés des services les plus importants, comme les transports, les services publics, le cinéma ou le théâtre. Ces banlieues sont devenues des dortoirs, et en dehors de ces dortoirs nous avons complètement vidé les appartement. Donc non, il n'est pas trop tard mais nous avons besoin de prendre des mesures.' Simona Volta: 'Avec quel budget pouvez-vous prendre ces mesures?' Virginia Raggi: 'Tout d'abord nous devons stopper le gaspillage financier.' Simona Volta: 'J'ai débuté cette interview en vous félicitant, mais je ne sais pas si je doit formuler ces félicitations ou non? Car diriger une ville aussi complexe que Rome est une tâche vraiment difficile. Vous ne craignez pas que si quelque chose se passe mal avec cette expérience, cela pourrait affecter l'ensemble du Mouvement des 5 étoiles?' Virginia Raggi: 'Je crois que dans cette élection les citoyens ont déclaré leur volonté d'un changement pour la ville. Cette volonté ne doit pas être sous-estimée. Au cours des trois dernières années dans l'opposition, et au cours de ces trois derniers mois de campagne, j'ai toujours dit que Rome allait changer si les Romains changaient. Nous serons en mesure de tout faire, si nous sommes ensemble. Je suis très confiante pour cette expérience. Il faudra du temps, car je ne dispose pas d'une baguette magique. On nous a laissé une ville faite de décombre, pleine de gravats, vraiment. Mais je suis très confiante : nous pouvons inverser le cours de cette machine qui est lancée droit dans le mur. Nous devons remettre la ville sur les rails, et la faire aller vers un avenir où les demandes des citoyens seront au centre de la politique.' Simona Volta: 'Après Paris et Madrid, une femme devient maire d'une capitale européenne. Est-ce une coïncidence?' Virginia Raggi: 'Je ne sais pas si c'est une coïncidence ou non. Je dirais que c'est un bon signe, un signe de l'évolution des temps. Cela montre que les gens sont prêts à se lancer dans une nouvelle aventure, et j'espère aussi que ce sera une première étape vers de nouvelles politiques. La classe politique est de plus en plus mal vue par le public.'
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Inconnue il y a quelques mois, Virginia Raggi fait la Une de tous les médias bien au-delà de l'Italie et de sa capitale, Rome, qu'elle a conquis. Une victoire haut la main, plus de 67%, face à son rival soutenu par le Premier ministre Matteo Renzi. Mais le plus dur commence pour cette avocate de 37 ans, issu du Mouvement cinq étoiles. Euronews l'a rencontré. 'Nous commencerons par nous attaquer aux gaspillages, qui selon ce que l'on peut voir depuis la mise en place il y a deux ans et demi d'une Commission, coûte 1,2 milliards d'euros par an. Donc il faut récupérer l'argent perdu et le transformer en services', explique-t-elle. Lutter contre la corruption, améliorer la gestion des transports et le ramassage des déchets, les promesses sont nombreuses, mais seront d'autant plus difficiles à tenir que la ville est particulièrement endettée. 'Il y a l'immense enjeu de la renégociation de la dette de la ville de Rome, qui s'établit entre 13 et 16 milliards d'euros. Il faut faire un audit pour comprendre exactement ce qui a été fait par la municipalité et renégocier ensuite les taux d'intérêts', dit-elle. #Rome first female mayor virginiaraggi interview euronews on Wednesday 22:45 cet #m5s #ballottaggioRoma pic.twitter.com/4npC7uah6M- Simona Volta (@SimonaVolta) June 20, 2016 Tous les yeux seront désormais rivés sur celle qui est devenue la première femme maire de la ville éternelle. Son interview est à suivre dans son intégralité ce mercredi dans notre émission 'the Global Conversation'.
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Il y a sept ans, l'humoriste italien Beppe Grillo fondait Le ''Mouvement 5 étoiles'' (M5S) pour en finir avec les partis traditionnels. Un ovni politique devenu très vite la deuxième force au Parlement. Personnage atypique, volontiers provocateur, Grillo électrise les foules avec un discours populiste, profondément anti-système : 'Je ne voulais pas de ces barrières, lançait-il à ses militants ce 4 février 2013. Ils les ont mises pour vous protéger de moi, parce que c'est la barrière le symbole de l'Italie d'aujourd'hui. Je ne suis pas là pour vous raconter des histoires, je ne veux aucune voix. Vous avez entendu des tas de choses, tout et n'importe quoi. Depuis 1860, ils vous racontent des foutaises ici en Sicile.' Dès 2007, Beppe Grillo commence à organiser des manifestations massives contre la classe politique. Des rassemblements baptisés 'Vaffanculo Day'. C'est de ce ras-le-bol général que naît, en 2009, le Mouvement 5 étoiles. Le blog de Beppe Grillo se mue en espace de démocratie participative directe, où les militants sont invités à se prononcer sur les orientations politiques et à choisir les candidats. Beppe Grillo pioche ses idées à droite comme à gauche : mise en place d'un revenu minimum, référendum pour sortir de la zone euro, lutte contre la corruption, mesures de relance pour les petites et moyennes entreprises, limitation des mandats électoraux, baisse des salaires des hommes politiques, réduction des financements aux partis et à la presse, Internet gratuit pour tous... Un programme varié qui séduit un large public. Aux législatives de 2013, le Mouvement 5 étoiles remporte environ 25 % des voix, arrivant en troisième position derrière les coalitions de centre-gauche et de centre-droit, mais loin devant la coalition du président sortant Mario Monti. Mais le Mouvement refuse toute alliance. En mai dernier, à la dernière minute, il renonce à soutenir l'union civile pour les couples homosexuels, pourtant approuvée par une large majorité de militants. A travers ce choix, le M5S veut éviter de s'aliéner les voix de la droite aux municipales et d'offrir une victoire politique au gouvernement, estiment les observateurs. Même si le bouillonnant comique a pris sa retraite politique il y a 18 mois, il reste le garant, le juge suprême du mouvement, décrétant, à sa guise, les expulsions a travers son blog. Les élus locaux sont ainsi de plus en plus liés par un code de bonne conduite qui les oblige à demander l'autorisation pour chaque décision importante. Avec AFP
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Elle est la première femme à ravir la mairie de Rome. Avec 67% des voix, Virginia Raggi, avocate de 37 ans l'emporte loin, très loin devant son adversaire du Parti démocrate (PD), Roberto Giachetti, qui en récolte à peine 33%. Score humiliant pour le PD et victoire très symbolique pour ce grand pourfendeur de la classe politique traditionnelle qu'est le Mouvement 5 étoiles (M5S), fondé en 2009 et devenu le deuxième parti du pays avec 25% des voix dès les législatives de 2013, et dont Virginia Raggi est issue. 'Nous allons oeuvrer à restaurer la légalité et la transparence dans les institutions après 20 ans d'incurie et de Roma Capitale', a-t-elle lancé, en référence au vaste réseau de corruption mis au jour en 2014 dans la Ville éternelle. Autre visage féminin, et jeune, du M5S : Chiara Appendino. Agée de 31 ans, elle vient de mettre fin à plus de 20 ans de règne du centre-gauche à Turin en battant Piero Fassino, ancien chef des démocrates et ancien ministre de la Justice. Le Parti démocrate peut toutefois se targuer d'avoir remporté Milan, la capitale économique du pays. 'Il est temps d'agir et d'appliquer nos promesses', a déclaré Giuseppe Sala, l'ancien commissaire de l'Exposition universelle, qui remporte la ville du Nord avec 51,7% des suffrages. A Naples, la victoire écrasante du maire sortant Luigi de Magistris (66.8%), homme de gauche atypique et ennemi juré de Matteo Renzi, n'arrange rien au bilan de ce scrutin pour le chef du gouvernement, et pour son camp. Le Parti démocrate (PD) a reconnu une défaite 'amère, brûlante' à ces élections municipales partielles, organisées dans un peu plus d'une centaine de villes, et qui concernaient près de 9 millions d'électeurs. Avec AFP
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Elles ont beau se jouer au niveau local, les élections de ce dimanche en Italie sont déterminantes pour le gouvernement de centre-gauche, en perte de popularité. Près de neuf millions d'électeurs sont appelés à voter pour le second tour des municipales. Et s'il est un résultat que les Italiens et la presse étrangère sont impatients de connaître, c'est celui de Rome. La jeune et télégénique Virginia Raggi, candidate du très anti-système Mouvement 5 Etoiles, pourrait devenir la première femme à diriger la ville. Le candidat du Parti démocrate au pouvoir a obtenu 10 points de moins qu'elle au premier tour, dans une capitale lasse des affaires de corruption et d'une gestion chaotique. A Turin, le maire sortant, un élu du Parti démocrate, est lui aussi menacé par une candidate du Mouvement 5 Etoiles, alors qu'à Naples, le parti du Premier ministre Matteo Renzi n'a pas même passé la barre du second tour. A Milan, la capitale économique du pays, l'ancien patron de l'expo Milan 2015 Giuseppe Sala affronte le candidat berlusconien. Un pari risqué pour ce centriste censé incarner le nouveau visage du Parti démocrate. Avec AFP
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Hospitalisé à Milan depuis mardi, après une grave crise cardiaque qui aurait pu le tuer, Silvio Berlusconi est toujours dans un état stationnaire. Mais il devra subir une lourde intervention chirurgicale la semaine prochaine. Berlusconi s'en remet à Dieu: https://t.co/3aaakaWZhC via repubblicait- Philippe Ridet (RidetRidet) 10 juin 2016 Agé de 79 ans, le Cavaliere a été victime d'un malaise dimanche dernier à Rome après être s'être rendu dans un bureau de vote pour les élections municipales. C'était la première fois que Berlusconi revotait depuis sa condamnation à trois ans de privation de ses droits civiques pour cause de fraude fiscale. L'accident cardiaque de Silvio Berlusconi a relancé de plus belle les rumeurs sur sa succession. La crise financière l'avait écarté du pouvoir et ses procès à répétition l'avaient obligé à prendre sa retraite. Son médecin personnel estime qu'il a de grandes chances de s'en sortir et précise qu'il aura besoin de quelques jours de convalescence. Avec AFP
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En Italie, les élections municipales partielles qui s'ouvrent ce dimanche sont un test pour le Premier ministre Matteo Renzi. Plus de 1300 municipalités élisent leurs maires, mais les Italiens ont les yeux rivés sur Rome où le maire sortant démissionnaire était justement du Parti démocrate de Matteo Renzi. La capitale est gérée octobre par un préfet et les Romains sont mécontents de l'état de la ville éternelle. 'Comment donc la capitale de notre pays peut avoir cet aspect-là ? C'est honteux pour Rome !' se plaint un électeur. 'Les transports publics sont dans un état pitoyable, les ordures jonchent les trottoirs et regardez moi ces trous sur la chaussée !' demande une dame. À Rome, la favorite des sondage est la candidate du mouvement populaire et anti-élite Cinq étoiles : elle s'appelle Virginia Raggi et c'est une avocate de 37 ans. Sur sa droite, Alfio Marchini de la Ligue du Nord et surtout Giorgia Meloni du parti Fratelli di Italia : c'est elle qui pourrait créer la surprise et se qualifier pour le deuxième tour au dépens de Roberto Giachetti, le candidat du Parti Démocrate dont Matteo Renzi est le secrétaire général.
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En Italie, les députés ont donné leur feu vert à la loi sur l'union civile des couples de même sexe, sur laquelle le gouvernement de Matteo Renzi avait engagé sa responsabilité. Le texte, déjà approuvé en février par le Sénat, a été adopté à une large majorité : 369 voix contre 193. C'est assurément une victoire pour les associations de défense des droits des homosexuels et pour Matteo Renzi. 'Aujourd'hui est un jour de fête pour tant de gens', a écrit le président du Conseil sur sa page Facebook. Puis d'ajouter : ''Nous écrivons une autre page importante de l'histoire de l'Italie que nous voulons.' L'Italie était le dernier pays d'Europe occidentale où les couples gays n'avaient aucun statut officiel. Plusieurs milliers d'opposants à la loi s'étaient rassemblés à Rome, en janvier dernier à l'appel du comité 'Défendons nos enfants'. Sous pression, le gouvernement avait finalement retiré la possibilité, pour les couples gay, d'adopter les enfants naturels du conjoint, mais le texte ne ferme pas pour autant la porte aux demandes au cas par cas. La nouvelle loi offre la possibilité de prendre le nom de son conjoint, ou encore le bénéfice de la pension de réversion. Avec AFP
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Notre journaliste James Franey a rencontré à Bruxelles le ministre des Finances italien Pier Carlo Padoan pour the global conversation. *euronews, James Franey: Les partis eurosceptiques enchaînent les bons résultats à travers l'UE. Ce n'est sans doute pas le meilleur moment pour appeler à plus d'intégration fiscale et politique dans la zone euro. C'est pourtant tout ce dont l'Europe a besoin, selon le ministre italien des Finances, si elle veut surmonter la crise économique. Pier Carlo Padoan, l'ancien chef économiste de l'OCDE, m'a rejoint à Bruxelles pour Global Conversation. Pier Carlo Padoan, bienvenue dans The Global Conversation.* Pier Carlo Padoan, ministre italien des Finances: Merci de me recevoir. euronews: On a assisté à plusieurs plans de sauvetage dans la zone euro ces dernières années. Quel est votre vision de la monnaie unique aujourd'hui? La monnaie unique est bien plus forte qu'elle ne l'était il y a trois ans, depuis la crise grecque nous avons fait en Europe des efforts impressionnants pour renforcer les instituions, particulièrement sur les questions bancaires. Mais aussi pour mieux appréhender la croissance et la coopération fiscale. Peut-elle survivre dans sa forme actuelle? Quelles sont selon vous les réformes nécessaires? Nous devons d'abord achever l'union bancaire en établissant un système européen de garantie des dépôts bancaires ce que l'on appelle la 'résolution' des banques - c'est à dire rendre les banques sures quand elles ne vont pas bien. Il faut aussi renforcer les vecteurs de croissance. Ces derniers sont à chercher du côté de politiques fiscales 'pro-actives', qui doivent être orientées vers la croissance. Il faut mener des réformes structurelles visant à augmenter le potentiel de croissance de l'économie européenne. Si l'on regarde les chiffres de la croissance Italienne ces dernières années, en matière de PIB, c'est plutôt plat depuis l'introduction de l'euro... Pensez-vous que l'euro est une camisole pour la croissance? Ce n'en est pas une s'il est complété par des réformes structurelles, que nous menons dans le pays pour accroître le potentiel de croissance, et d'un lien entre la zone euro et le marché unique. En d'autres mots, je suis pour plus d'intégration dans la zone euro, mais aussi en Europe au sens large. Vous avez été en faveur d'un ministre des finances de l'euro-zone. Quel genre de mandat aurait cette personne? Un tel ministre s'occuperait des ressources communes et de ce que j'appelle 'les biens publics européens'. Un exemple: les migrations. Elles demandent une stratégie européenne pour résoudre non seulement les urgences en terme de flux migratoires, mais aussi pour bâtir dans les pays d'origine des migrants les conditions du développement économique: plus d'opportunités d'emploi pour que la contrainte de traverser l'Europe soit moins forte. Et de préparer l'Europe à accueillir ces migrants: qui sur le moyen terme sont une bénédiction, car ils augmente les opportunités de croissance de l'économie européenne. Etant donnée la montée de l'euroscepticisme dans un grand nombre de pays de l'UE, est-ce vraiment sensé de vouloir transférer plus de pouvoir vers l'échelon européen? Vous ne pensez pas que cela va d'un certaine manière aviver la flamme eurosceptique? C'est tentant de mettre la faute sur l'Europe, mais c'est important que les défis européens soient accompagnés de réponses européennes. A travers les décennies nous voyons que l'Europe a grandit suite à plusieurs vagues d'intégration. Il y a encore beaucoup de bénéfices à tirer de plus grandes intégrations, de plus grandes innovations, de plus grandes opportunités d'emploi, notamment grâce aux migrants sur le long terme. Cela demande des réponses Européennes et pas nationales. Ou sont les preuves de cela? Si on regarde les résultats des élections dans certains pays, où est la preuve que les populations vont soutenir de telles choses? Ce que montrent les sondages et les votes, c'est que les européens ne sont pas satisfaits du modèle économique qui a produit de la récession et du chômage plus que de la croissance. Nous devons renverser cela. Et montrer que l'Europe peut apporter plus de croissance, plus d'emplois, plus d'aides sociales. Ce fût le cas dans le passé, nous pouvons le faire dans le futur. Et commencer maintenant. Je voudrais revenir sur le sujet de l'union fiscale. Le président de la Bundesbank, M. Jens Weidmann, a critiqué cette idée. Il dit voir d'énormes obstacles à une telle union, et qu'aucun politique ne pourra les supprimer. Que lui répondez-vous? Si vous revenez dans le passé, souvent ce qui a été réalisé était sensé être irréalisable. Laissez-moi citer la monnaie unique, la Banque Centrale Européenne et les instituions européennes. Je crois vraiment que l'Europe doit aller de l'avant, et non reculer. Si on recule, et il y a un risque que cela arrive, alors l'impact sera négatif non seulement sur nos instituons mais aussi sur toute la construction européenne. Nous devons aller de l'avant et chercher le consensus et le soutien politique autour de nos idées. Pouvez-vous expliquer comment le filet de sécurité que l'Italie a créé pour aider son système bancaire va marcher? Il s'agit de 5 milliards d'euros. C'est suffisant? Tout d'abord c'est un effort du secteur privé. Le secteur privé, les banques privées et les compagnies d'assurance italiennes et étrangères ont rassemblé des ressources pour soutenir d'une part les opérations de recapitalisation dans le système bancaire italien. Et pour assurer des ressources afin de relancer le marché des NPL qui est en stagnation dans le pays. NPL... Les créances douteuses?* Oui, les créances douteuses. Le gouvernement a récemment approuvé des mesures visant à réduire le temps nécessaire pour recouvrer des créances douteuses, passé de plusieurs années à quelques mois. C'est un changement important qui va produire des résultats, de plus en plus de résultats au fil du temps. Mais ces 5 milliards de filet de sécurité sont-ils suffisants? Padoan: C'est juste un mécanisme pour commencer. Il y a un effet levier. Et alors que la confiance augmente, le marché va générer des valeurs qui vont rendre ces ressources disponibles. Et bien entendu rien n'empêche le secteur privé de décider de fournir de nouvelles ressources, et de le rendre plus conséquent si besoin. *Et si cette stratégie ne marche pas, quel est le plan B pour sauver les banques italiennes? * Cette stratégie va fonctionner. Et le plan B qui n'est pas un plan B c'est ce qui se passe déjà. Un énorme effort de restructuration. Les banques Popolari, les banques moyennes, les petites banques, ont été profondément restructurées. Nous auront des banques plus fortes, mais aussi moins de banques. Pour qu'elle puisent lever des capitaux sur les marchés et financer l'économie. C'est déjà en train d'avoir lieu. Une dernière question. Votre pays a un gros problème avec le chômage des jeunes. Près de 40% des jeunes n'ont pas de travail. Que dites-vous à ces jeunes qui ne sont pas satisfaits de la situation économique en Italie? Ce que je leur dis c'est de regarder les chiffres. Depuis que nous avons entamé notre réforme du marché du travail, nous avons créé presque 400.000 nouveaux emplois permanents, ce qui veut dire que non-seulement nous avons plus d'emplois, mais nous avons des emplois de meilleure qualité. Il y a des perspectives pour les jeunes. Et oui, le chômage des jeunes est élevé, vous avez raison, mais il commence à baisser. Ce n'était pas arrivé depuis plusieurs années. Nous sommes au début d'une phase dans laquelle les conditions vont s'améliorer. Et les attentes vont s'améliorer, la confiance aussi. Donc les jeunes vont commencer; par exemple, à économiser pour acheter une maison, ce qui est un signe de confiance dans le futur. Pier Carlo Padoan en bref Pier Carlo Padoan, 66 ans, est un économiste, ministre italien des Finances depuis février 2014. Il était précédemment l'économiste en chef de l'OCDE. Il a enseigné au College of Europe, une université qui forme à Bruges et Varsovie les futurs commissaires européens. Padoan a longtemps milité en faveur d'une union politique et fiscale plus profonde dans la zone euro.
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En Italie, le référendum sur les plateformes pétrolières offshore est un échec. Il fallait une participation d'au moins 50 % mais seulement un tiers des électeurs s'est rendu aux urnes. Une nouvelle loi autorise les sociétés pétrolifères à exploiter les gisements jusqu'à leur épuisement. Une victoire du oui au référendum aurait abrogé la loi et les aurait contraint à une exploitation limitée.
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Il avait participé à la création du deuxième parti politique italien. Gianroberto Casaleggio, co-fondateur du Mouvement 5 Étoiles avec l'humoriste Beppe Grillo est décédé à l'âge de 61 ans à Milan. Homme de l'ombre fuyant les journalistes, Casaleggio avait été surnommé le 'gourou' du Mouvement 5 Étoiles. Informaticien, passionné par internet, il défendait le concept de démocratie directe via le web. 'Je pense que la différence entre Beppe Grillo et moi, c'est surtout une différence de caractère', expliquait-il dans une interview à la télévision italienne. 'Nous n'avons pas le même tempérament. Et nous ne faisons pas le même métier. Lui, c'est un artiste et moi, au fond, je suis surtout un homme d'affaires, un chef d'entreprise. Ce sont deux cultures très différentes'. Ce sont les réseaux sociaux qui ont fait le succès du Mouvement 5 Étoiles. Ce sont donc les réseaux sociaux qui rendent hommage à Gianroberto Casaleggio. Sur son compte Twitter et son blog, Beppe Grillo se souvient d' un 'visionnaire'. Le prix Nobel de littérature Dario Fo parle quant à lui d'une 'perte gigantesque'.
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Rome ne veut pas manquer les opportunités d'échanges avec l'Iran. Matteo Renzi est en visite à Téhéran depuis ce mardi, et ce pour deux jours. Le Premier ministre italien, accompagné d'une large délégation, veut renouer les liens avec la République Islamique, dont il était le premier partenaire commercial européen avant la mise en place des sanctions économiques levées l'été dernier. Ces échanges commerciaux, qui ont pesé jusqu'à sept milliards d'euros dans la balance commerciale italienne, avaient été divisés par quatre au cours de la dernière décennie, avant l'accord sur le nucléaire iranien. Le chef du gouvernement italien a rencontré Hassan Rohani, qui s'était rendu dans la capitale italienne trois mois plus tôt. Le Président iranien avait alors signé des contrats à hauteur de vingt milliards de dollars avec son partenaire européen dans les secteurs pétrolier et naval, et dans celui des transports. Renzi arriva in Iran per visita ufficiale: stretta di mano con Rohani https://t.co/641fUHkDuV- la Repubblica (@repubblicait) 12 avril 2016
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Des dizaines de milliers d'opposants à l'union civile pour des couples de même sexe se sont rassemblés samedi à Rome, au Circo Massimo, l'ancien stade romain situé en plein centre de la capitale italienne, alors que le Sénat débat depuis jeudi d'une proposition de loi prévoyant d'instaurer une telle union entre homosexuels. Des représentants du mouvement français La manif pour tous étaient présents. Les manifestants contestent être homophobes. 'Je pense que les droits des enfants doivent compter avant toute chose, avant donc ceux des adultes, qui sont bien sûr libres de vivre comme ils l'entendent, commente ainsi cette jeune femme. Et il est un fait qu'un bébé naît d'un homme et d'une femme.' L'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne reconnaître aucun statut aux couples de même sexe. Et le chemin politique est encore long avant que ceux-ci en bénéficient, la majorité sur laquelle compte le Premier ministre Matteo Renzi étant divisée, non sur l'union civile elle-même mais surtout sur la question de l'adoption.
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Le maire de la capitale italienne a décidé de s'accrocher à son poste. Après avoir annoncé son départ, il y a une vingtaine de jours, Ignazio Marino défie son Parti démocrate qui l'a pourtant lâché et demande sa démission. 'Je retiens une chose, celle que ce lieu est sacré pour la démocratie, c'est la salle du conseil, comme il y a le parlement. Je suis absolument prêt à me confronter à ma majorité dans ce lieu de la démocratie'. Une véritable question de confiance alors que le premier magistrat de la Ville éternelle est lâché de toutes parts, à commencer par Matteo Renzi, le président du Conseil avec lequel il a de mauvaises relations. Ancien professeur de chirurgie à l'université de Pittsburgh aux Etats-Unis, Ignazio Marino a réussi à devenir l'un des hommes politiques les plus impopulaires d'Italie depuis son élection au Capitole en 2013. Il a multiplié les bourdes et nombres d'affaires émaillé son début de mandat, la dernière étant celle de notes de frais injustifiées alors que les Italiens se débattent dans une crise aigue. Le maire de Rome, Ignazio Marino, retire sa démission https://t.co/yJZKqf7VvP #AFP pic.twitter.com/hsBypqxfTI- Agence France-Presse (@afpfr) 29 Octobre 2015
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Cette fois, le maire de Rome a cédé sous la pression. Ignazio Marino a démissionné ce jeudi soir, coupable d'avoir dépensé 20.000 euros de notes de restaurant avec l'argent de la ville. Il s'est aussi engagé à rembourser la somme, même s'il assure qu'il ne s'agissait que de repas professionnels. Son parti, le parti démocrate, l'avait lâché, et ces derniers jours de nombreux journalistes se sont amusés à décortiquer centime par centime toutes ses notes de frais, à la recherche du moindre écart. Des élections municipales devraient avoir lieu au printemps prochain. Depuis son accession à la mairie de Rome en 2013, Ignazio Marino a été largement critiqué pour son inaction face aux infiltrations mafieuses dans la municipalité. Mais il a échappé aux nombreuses arrestations en décembre dernier. Les funérailles grandioses et pleines de défi d'un parrain de la mafia locale, dont paraît-il, le cortège funéraire a été ouvert par des policiers municipaux, ont fait dire à beaucoup de Romains que trop, c'était trop et que les habitudes devaient changer dans la capitale italienne.
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Journée d'élections régionales et municipales en Italie. 22 millions d'électeurs sont invités à un scrutin aux allures de test pour le chef du gouvernement. Matteo Renzi va mesurer sa popularité alors que son prédécesseur Silvio Berlusconi joue sa survie politique. Cette bataille est la première d'importance depuis les élections européennes remportées haut la main il y a un an par le Parti Démocrate de Matteo Renzi avec plus de 40% des voix. Le scrutin a lieu dans 750 communes et 7 régions sur 20. Le parti au pouvoir devrait remporter la Toscane, l'Ombrie et les Marches, ainsi que les Pouilles. La Ligue du Nord conservera probablement la Vénétie. Les principales batailles électorales auront donc certainement lieu en Ligurie, où le Parti Démocrate est confronté à une candidature dissidente à gauche, et en Campanie.
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C'était l'une des promesses de campagne de Matteo Renzi, le président du Conseil italien : la réforme de la loi électorale a été définitivement approuvée par les députés italiens ce lundi. La plupart des élus de l'opposition n'ont pas participé au scrutin en signe de protestation. Le nouveau système électoral est censé apporter plus de stabilité politique au pays. Maria Elena Boschi est la ministre des Réformes institutionnelles : 'Mission accomplie. Le gouvernement a rempli la tâche qu'il avait promise aux citoyens, faire de l'Italie un pays où, le lendemain des élections, on sait qui a gagné. Cette loi électorale est le symbole d'un gouvernement qui ne fait pas qu'annoncer des réformes mais les met en place. Nous avons réalisé ce que nous avons promis'. Impegno mantenuto, promessa rispettata. L'Italia ha bisogno di chi non dice sempre no. Avanti, con umiltà e coraggio. È #lavoltabuona- Matteo Renzi (@matteorenzi) May 4, 2015 Depuis 2010, l'Italie a déjà connu quatre gouvernements différents. C'est pour mettre fin à cette instabilité qu'un scrutin à deux tours sera donc mis en place pour les législatives. Le gouvernement, à couteaux tirés avec l'opposition, a engagé trois fois sa responsabilité pour faire passer le texte.
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Face à un scandale de corruption touchant un de ses amis, le ministre italien des Transports et des Infrastructures a annoncé sa démission devant les députés ce vendredi. Maurizio Lupi a indiqué qu'il quittait le gouvernement 'la tête haute'. Deux jours auparavant, des députés de l'opposition réclamaient sa démission, tout en l'appelant 'le ministre Rolex'. L'ami de Lupi est soupçonné d'avoir offert une montre de cette marque au fils du ministre. Maurizio Lupi, qui n'est pas visé par l'enquête, a indiqué en substance que sa famille était sa priorité avant son poste de ministre et qu'il n'avait rien fait de répréhensible sur le plan pénal'. L'entrepreneur Stefano Perotti n'aurait pas seulement offert une Rolex de plusieurs milliers d'euros au fils du ministre, mais il aurait également favorisé son embauche dans une société, selon des médias. Outre Perotti, trois autres personnes ont été arrêtées. Tous sont soupçonnés d'avoir truqué des appels d'offres sur de très nombreux chantiers publics.
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Des milliers de manifestants, arrivés par trains et bus spéciaux à Rome, membres de plusieurs formations, ont répondu à l'appel de la Ligue du Nord. Avec un discours anti-euro et anti-immigrés, son secrétaire fédéral se pose en leader de l'opposition, peut-être la naissance d'un front politique. 'Je veux changer l'Italie et remettre à l'économie italienne sur les rails, ce qui est impossible avec Bruxelles et les folles politiques européennes' a déclaré Matteo Salvini. La Ligue du Nord s'inspire du Front National français, avec lequel il veut créer un groupe au Parlement européen. 'Nous sommes en Italie et nous pensons qu'une immigration limitée et contrôlée est une valeur positive. Mais au contraire, l'immigration permise par l'opération Mare Nostrum est un désastre' dénonce le secrétaire fédéral de la Ligue du Nord. Des mouvements de gauche ont aussi organisé une contre-manifestation, soutenue par des acteurs et des écrivains. Elles dénoncent aussi la politique du gouvernement Renzi. 4 000 policiers ont été déployés pour empêcher que les deux marches se rencontrent. Ce vendredi, des manifestants anti-Ligue du Nord ont affronté la police.
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Sergio Mattarella, 73 ans, est depuis samedi le nouveau président de la République italienne. Juge de la Cour constitutionnelle, chrétien-démocrate de gauche, catholique pratiquant et austère, l'homme à la carrière politique discrète, l'est resté lors de sa première déclaration : 'Mes pensées vont avant tout aux difficultés et aux espoirs de nos concitoyens.' Après trois tours de vote à la majorité des deux tiers, c'est au quatrième tour avec une majorité simple de 665 voix sur 1009 des grands électeurs, que le successeur de Giorgio Napolitano est élu. A 89 ans, celui-ci avait démissionné sans achever son deuxième mandat de 7 ans. Le président de la République italienne n'a que des pouvoirs restreints, mais joue un rôle important d'arbitre en cas de crise politique. L'élection de Mattarella est une grande victoire pour le premier ministre, Matteo Renzi, qui l'avait proposé unilatéralement et par surprise. En gagnant son pari, il renforce sa position et celle de son parti, le Parti Démocrate. Elle est surtout un coup dur pour Silvio Berlusconi : une trentaine des grands électeurs de Forza Italia n'ont pas suivi sa consigne de voter blanc. Car le Cavaliere n'oublie pas que Sergio Mattarella avait démissionné du gouvernement de Giulio Andreotti en 1990, pour protester contre la loi octroyant trois chaines de TV à Mediaset, son empire médiatique. Plusieurs fois ministre, ce juriste né à Palerme en 1941 est destiné à être professeur de droit. Il entre en politique suite à l'assassinat de son frère ainé par la mafia alors qu'il est président de la Sicile en 1980. Mattarella est aussi l'un des rares démocrates-chrétiens à avoir survécu au 'Tangentopoli', le mégascandale de corruption des années 1990. En 2001, il est ministre de la Défense alors que le service militaire est aboli. Retiré de la vie politique en 2008, Matterella revient au plus haut de l'échelle. Eclairage Massimo Franco, analyste politique du quotidien Corriere della Sera a répondu aux questions de notre journaliste italien Alfredo Ranavolo. A.R. : L'Italie a été habituée ces dernières années à l'interventionnisme de Georgio Napolitano à cause d'une situation politique complexe. Avec Mattarella, allons-nous vers un changement de direction ? M.F 'Ca dépendra du climat politique. Habituellement, les présidents de la République ont un rôle plus ou moins actif, tout dépendra. Je pense que si les partis et le parlement fonctionnent bien, Mattarella interviendra le moins possible.' A.R.: L'élection de Mattarella est sans aucun doute le résultat de la stratégie de Matteo Renzi. Il l'a choisi, l'a fait élire au quatrième tour, comme il l'avait prévu. A quel point cette opération va-t-elle le renforcer ? F.M: 'Sans aucun doute, cette opération le renforce beaucoup. D'abord parce qu'il est parvenu par dessus-tout à conserver l'unité de son parti, le parti démocratique qui, rappelons-le, n'a pas été tendre avec son prédécesseur. Et puis il a démontré qu'il avait pu trouver la personnalité qui représente le meilleur compromis possible dans cette phase politique. Donc je pense qu'il a un double mérite, il faut le reconnaître.' A.R: Renzi voulait un président au caractère et au style différent de lui-même. Quelle relation peut naître entre les deux, plus généralement entre la sobriété de Mattarella et une politique au ton souvent excessif? F.M: 'Ce trait de sobriété et de discrétion est net, quand un chef d'Etat commence par se montrer au volant d'une panda, une si petite voiture, ça fait penser d'une certaine manière à une version laïque du pape François.' A.R: Sergio Mattarella vient de la Cour constitutionnelle, donc il a été un arbitre des lois, et il devient maintenant celui qui doit les promulguer... F.M: 'Je crois que Mattarella est un grand connaisseur non seulement de la Constitution mais aussi de la machine d'Etat. Donc ce choix était très bon et il balaie toute spéculation sur le fait qu'on aurait pu mettre quelqu'un au Quirinale qui n'a aucune connaissance politique.' A.R.: C'est aussi la première fois qu'un président est si proche d'une tragédie liée à la mafia, avec le meurtre de son frère Piersanti. Cela a-t-il une importance symbolique ou réellement tangible? F.M.: 'Mattarella est un Sicilien qui combat la mafia. Cela a une importance tangible parce que je pense que cet épisode tragique a marqué profondément la vie de Sergio Mattarella. Au bout du compte, c'est cet épidode qui l'a poussé à entrer en politique, remplaçant ainsi son frère.'
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Sergio Mattarella est le nouveau président de la République italienne. C'est un Sicilien 73 ans, un ancien démocrate-chrétien passé au centre-gauche. Il a plusieurs fois été ministre et a siégé 25 ans au parlement avant d'être élu Président de l'Italie. 'Mes pensées vont avant tout à nos concitoyens qui sont dans la difficulté et ont des espérances' a déclaré le nouveau Président italien élu à l'issue du quatrième tour de scrutin par la majorité des grands électeurs des deux chambres du Parlement. Il remplace l'ancien Président Giorgio Napolitano, qui a démissionné le 14 janvier quelques mois avant son 90e anniversaire. Sergio Mattarella était le candidat du chef du gouvernement italien Matteo Renzi, qui l'a félicité via son compte tweeter en écrivant 'Bon travail Président Mattarella! Vive l'Italie !' Sergio Mattarella habite jusqu'à présent à deux pas du Quirinale, le palais présidentiel, où il devrait s'installer dans les prochains jours.
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L'Italie a donc un nouveau Président, il s'appelle Sergio Mattarella et son parcours à lui seul symbolise la lutte contre la mafia. C'est ce qu'explique à Euronews Paolo Mazzanti, le rédacteur en chef de l'agence de presse italienne Ask@News. 'Sa carrière politique a commencé tardivement, après que la Mafia a tué son frère Piersanti qui était président de la région autonome de Sicile' rappelle M Mazzanti. 'Tout le monde espère qu'un personnage comme lui va permettre de renforcer la lutte contre la mafia et le crime organisé.' Sergio Mattarella était le candidat du chef du gouvernement, Matteo Renzi qui enregistre avec cette élection une victoire politique. 'Ici, Renzi était vraiment à la manoeuvre' analyse M Mazzanti. 'C'est pour lui un succès, pas en tant que chef du gouvernement, mais plutôt en tant que secrétaire du Parti démocrate, le premier parti de notre Parlement.' Propos recueillis pas Alfredo Ravanolo.
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Il y a un mois, le gouvernement italien annonçait la culture du cannabis à des fins médicales. Nous voici près de Venise, dans la ferme expérimentale où se déroulent les recherches. Une plante que désormais il ne sera plus nécessaire d'aller acheter cher, à l'étranger. De 15 euros le gramme importé, on passera à moitié moins. Selon le chercheur Gianpaolo Grassi, 'L'utilisation médicale présente des avantages importants parce qu'une consommation de juste quelques milligrammes dissous dans une boisson est efficace pour produire un effet positif.' La production locale permettra à près d'un million de personnes de bénéficier dès 2015 de la marijuana, déjà utilisée par des milliers de patients dans le traitement de maladie comme la sclérose en plaque. Et ce sera l'armée qui la cultivera dans une ferme ultra-protégée près de Florence.
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Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, qui ne cache pas sa foi catholique, a choisi un grand rassemblement de 35 000 scouts à San Rossore, près de Pise, pour s'adresser directement à la nouvelle génération. Des jeunes qui se sont montrés réceptifs. 'Il nous a félicités d'être capables de nous écouter les uns les autres et a dit pour plaisanter que les ministres du gouvernement n'ont pas cette capacité, et qu'ils préfèrent parler' rapporte une jeune femme. 'Il a dit qu'il aimerait investir l'équivalent du budget militaire dans l'éducation. D'après lui, la meilleure défense, c'est l'éducation' témoigne un autre scout. Sa femme Agnese a confié que son mari, âgé de 39 ans, était un ancien chef scout et qu'il était entré très jeune dans le mouvement. Il en aurait conservé, selon elle, la ténacité et la capacité d'atteindre ses objectifs. 'Si quelqu'un en Italie pense que vous êtes l'avenir, il a tort, vous êtes le présent de notre pays, s'est-il enflammé. Restez en Italie, n'allez pas à l'étranger, donnez un coup de pied à l'impossible, rendez ce pays plus beau et donnez de l'importance au verbe être plutôt qu'avoir. Bonne route à tous !' Matteo Renzi a estimé qu'en six mois, il a déjà pris des mesures importantes pour lutter contre le chômage des jeunes. Mais il s'est engagé à faire beaucoup plus. Promesse de scout. 19 'Il nous a remerciés de savoir s'écouter les uns les autres et a dit pour plaisanter qu
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