Vidéos à la une
Va-t-on assister à un durcissement de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens ? La question est posée après l'entrée au gouvernement de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, au poste-clé de ministre de la Défense. Ce dernier s'est toutefois empressé de tempérer les inquiétudes, assurant vouloir se concentrer sur la sécurité : 'Nous avons un engagement fort pour la paix, pour l'accord sur le statut final (des Territoires palestiniens), pour l'entente entre nous et nos voisins, et j'espère être très coopératif et efficace dans ce sens.' Mais pour le conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, Israël envoie un très mauvais signe à travers cette nomination : 'Nommer un ministre fasciste qui vit dans une colonie, c'est en fait une illustration du plan de colonisation, souligne Mohammed Shtayyeh. Cela montre que tout ce dont ce gouvernement est intéressé, c'est avoir plus de colons, plus de colonies et qu'il rejette totalement l'effort international pour mettre fin à l'occupation et au conflit.'_ Avigdor Liberman reprochait récemment au gouvernement de ne pas construire dans les grands blocs de colonie en Cisjordanie. Sa nomination est vue aussi d'un très mauvais du côté de Gaza. Pour le porte-parole du Hamas, 'c'est une indication de l'extrémisme et du racisme grandissant de l'occupation israélienne. Nous appelons la communauté internationale à prendre ses responsabilités'_, a déclaré Sami Abu Zuhri. Connu pour ses propos anti-arabes, Avigdor Lieberman concentre les critiques des Palestiniens. Avec lui, 'le gouvernement israélien représente une vraie menace d'instabilité et d'extrémisme dans la région', a déclaré à l'AFP le numéro deux de l'OLP, Saëb Erakat. Qui est Avigdor #Lieberman, l'homme qui va administrer les Territoires occupés ? https://t.co/i5HZUqZ0je #Israel pic.twitter.com/pSglHB8cCl- Le Point (@LePoint) 25 mai 2016
Vidéos à la une
L'ancien ministre des Affaires étrangères, connu pour ses idées extrémistes et la violence de ses déclarations politiques, devrait arriver à la tête du ministère de la Défense, et ce à la faveur de la démission de Moshé Yaalon. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, cherche à étendre sa majorité parlementaire le plus à droite possible... Même s'il s'en défend : 'Le remaniement ministériel ne résulte pas d'une crise de confiance entre nous. Il vient du besoin d'étendre le gouvernement de façon à apporter de la stabilité à l'Etat d'Israël étant donné les grands défis auxquels il fait face. Je reconnais que s'il n'avait pas été demandé à Moshe Yaalon de quitter la Défense pour les Affaires étrangères, ce qu'il appelle une crise de confiance entre nous n'aurait pas eu lieu et il n'aurait pas démissionné'. Moshé Yaalon, très respecté dans la vie politique israélienne, s'en est ensuite pris à ceux qu'il dit animés par 'le cynisme et la soif de pouvoir' et gouvernés par 'les échéances électorales et les sondages' plutôt que les valeurs morales. 'A mon grand regret, a déclaré le ministre sortant de la Défense, je me suis récemment retrouvé dans des situations difficiles de conflits de principes et de professionnalisme avec le Premier ministre, certains membres du gouvernement et certains députés'. Le retour de Liebermann au gouvernement est vu par beaucoup comme de très mauvais augure. Les Palestiniens, en premier lieu, disent qu'il s'agit d'une nouvelle preuve que 'Netanyahu préfère promouvoir l'extrémisme'.
Vidéos à la une
*Dans son dernier livre intitulé 'Un cheval entre dans un bar', David Grossman combine humour et horreur. Cette oeuvre est interprétée par certains comme une métaphore des contradictions qui divisent Israël. David Grossman, auteur de renommé mondiale et fervent militant pour la paix est très attaché à sa patrie, Israël, dont il critique pourtant sévèrement la politique. Il est l'invité de The Global Conversation.* Isabelle Kumar, euronews: Dans votre livre 'Un cheval entre dans un bar', le protagoniste Dovalé est à la fois un personnage très moral, un humaniste, mais qui a aussi une part de grotesque. Il montre un côté laid du monde. Incarne-t-il vos propres sentiments contradictoires envers Israël? David Grossman: 'Tout d'abord, il s'agit d'un personnage de littérature tourmenté par de nombreuses contradictions intérieures. C'est ce qui fait que ce genre de personnages semble vivant. Mais peut-être plus que tout, Dovalé est une personne dont la vie a pris un cours différent que celui qu'elle aurait du prendre, suite à un événement survenu quand il était enfant, quand il avait 14 ans. D'une certaine façon, on peut dire qu'il vit en parallèle de la vie qu'il aurait dû vivre. Peut-être qu'Israël a ce destin là, car nous sommes devenus une sorte de mini-empire. Et je pense qu'à partir d'un certain moment, nous nous sommes dirigés vers un mauvais cours parallèle à notre vie, à notre être.' euronews: Il semble qu'il y ait beaucoup de messages dans ce livre, mais y-en-a-t-il un en particulier que vous vouliez faire passer? David Grossman: 'L'histoire que je raconte est celle d'un enfant, Dovalé, qui devient humoriste. Tout le livre évolue dans l'ambiance d'un night-club miteux. Dovalé, un enfant très sensible, fragile, très créatif et passionné, quitte tout à coup la maison pour la première fois de sa vie. Il a 14 ans. Il est envoyé dans un camp de préparation militaire parascolaire, le genre d'endroit que nous avons tous connu quand nous avions 14-15 ans. Il a jusque-là toujours vécu en symbiose avec ses parents. C'est la première fois qu'il est séparé de son père et de sa mère et il est déchiré loin d'eux. Un jour, alors qu'il est à l'entraînement, une femme soldat l'interpelle et lui demande de rapidement la suivre. Elle lui dit : 'Vous devez être dans quatre heures à l'enterrement à Jérusalem'. Dovalé est alors choqué, personne ne lui a parlé de funérailles quand il a quitté la maison. D'autres soldats emballent ses affaires et il prend la route pour Jérusalem, avec cette question en tête, qu'il n' a pas posée et à laquelle personne n'a encore apporté de réponse: qui est mort? Sa mère ou son père? Et ces quatre longues heures seront alors tellement traumatisantes qu'elles changeront son destin. Et parfois, je pense que la forme la plus mesquine de la cruauté, c'est l'indifférence.' euronews: Dovalé semble être aussi une personne très seule, comme quand il est debout face à son public et qu'un par un les gens finissent par quitter la salle. Il se retrouve alors devant un cercle de personnes vraiment réduit. Et, je sais que vous n'apprécierez peut-être pas cette référence autobiographique, mais cela m'a fait penser à vous. Parce que, certains, en israël, vous considèrent comme un traître pour vos opinions. N'avez-vous jamais l'impression d'être de plus en plus isolé dans votre propre pays? David Grossman: 'Je sens que mes opinions sont de plus en plus isolées et je sens que de plus en plus de personnes ont baissé les bras face à la réalité très compliquée ici. Ils ont choisi la simplicité. De plus en plus d'Israéliens sont tentés par cette façon d'aborder le conflit, à savoir d'abandonner toute tentative pour parvenir à une certaine solution politique rationnelle, et de s'orienter vers le fanatisme et l'intégrisme. Et vous pouvez le constater des deux côtés, en Israël mais aussi en Palestine. Trouver une solution parait donc presque impossible.' euronews: Mais on voit aussi que des voix dissidentes, des voix qui s'opposent à la façon de penser israélienne dominante, sont réduites au silence. Et je veux parler ici du gouvernement israélien qui a dit que, par exemple, des auteurs comme vous, ne recevront pas d'aide financière de l'Etat car vous n'êtes pas considéré comme loyal envers l'Etat d'Israël. Pour vous, que signifie loyauté? David Grossman: 'Vous devriez leur demander à eux ce que cela signifie. Tout d'abord, je pense que je ne devrais pas avoir à justifier ma loyauté. Je suis né ici, c'est chez moi. Je prends une part très active à la vie en Israël, à la culture en Israël. Je ne pense pas que la question de la loyauté devrait déterminer notre manière d'agir. C'est une question fasciste et un signe de la détérioration de la démocratie et de la perception démocratique ici en Israël. Je suis loyal à travers mon art. Ce que j'essaie de faire dans mes livres et mes écrits, c'est montrer, de la façon la plus précise possible, les nuances de la vie en Israël, parce que je pense que cette vie, ici, est aussi fascinante qu' insupportable parfois.' euronews: Cela m'amène à l'un de vos précédents romans intitulé 'Une femme fuyant l'annonce'. L'histoire d'une mère qui va entreprendre un voyage pour fuir ce qu'on appelle ici la notification, la nouvelle de la mort de son fils à l'armée. Maintenant, je sais que vous avez fusionné fiction et réalité en écrivant ce livre, que vous avez reçu cette notification. Mais ce que je voudrais savoir c'est ce que devient une société quand elle vit avec la crainte permanente de voir ses enfants tués? David Grossman: 'Peut-être que ce qui, maintenant, caractérise plus que tout le reste la société israélienne, c'est la peur. La peur pour nos enfants envoyés à l'armée. Mais aussi la peur de marcher dans la rue. Le gouvernement et l'aile droite font un usage cynique de cette peur. Notre Premier ministre est un expert dans l'art d'agiter et de mélanger les dangers réels auxquels Israël est confrontée - nous faisons face à de réels dangers ici au Moyen-Orient - et l'écho des traumatismes du passé. Je pense qu'une société qui est dominée par des craintes est une société en déclin. Elle n'a pas l'énergie et la vitalité nécessaires pour prospérer, s'épanouir et résoudre ses problèmes existentiels. Si vous ne classez les choses que dans les catégories de la peur et du désespoir, vous n'irez pas très loin.' euronews: Nous avons demandé à notre public en ligne de nous envoyer des questions pour cette interview. J'aimerais vous en poser quelques unes. Georges Miller demande : 'Comment pouvons-nous sortir de cette spirale grandissante de la haine et de la rage?' Et nous pourrions ajouter de la peur. David Grossman: 'La société s'exprime par ses craintes maintenant. La société israélienne, comme la société palestinienne. Et les gens sentent vraiment qu'ils sont condamnés à vivre comme ça, pour toujours. L'air est si lourd de désespoir que les gens n'ont pas suffisamment d'énergie mentale pour ne serait-ce qu'imaginer à quoi pourrait ressembler leur vie s'il y avait la paix. Donc, nous avons besoin de dirigeants et de politiciens, mais aussi d'intellectuels et d'écrivains, pour énoncer l'option de la paix, pour insister sur la relance de cette option de la paix qui est aujourd'hui inexistante.' euronews: Pensez-vous que la paix sera instaurée de votre vivant? Voire du vivant de vos enfants? David Grossman: 'Je l'espère vraiment. Mon combat pour la paix n'est pas seulement pour les Palestiniens, pour qu'ils aient une maison, une patrie et leur dignité et qu'ils ne vivent plus dans l'ombre de l'occupation. Je ne veux jeter une ombre sur personne car si je le fais, ma vie est assombrie. Mon combat c'est aussi pour Israël. Etre un Israélien et un Juif. J'aspire à un Israël florissant, à des conditions de paix, pour voir ce que cela ferait, pour la première fois de notre histoire, qu'elle soit ancienne ou récente, de vivre sans crainte.' euronews: Nous parlons beaucoup de la solution à deux Etats, une solution qui ne semble plus l'être. David Grossman: Non! non! Non! Ne la tuez pas si vite, elle n'est pas morte. C'est la seule option possible. euronews: Et la solution d'un Etat unique. Pensez-vous que les Israéliens seraient en mesure d'envisager cela? David Grossman: 'Croyez-vous que ces deux peuples, israélien et palestinien, qui n'ont pas été seulement marqués par un siècle de violence, mais réellement déformés, pensez-vous vraiment qu'ils sont assez mûrs pour collaborer de façon efficace et de manière positive dans une entité politique? Cela n'arrivera pas.' euronews: Cela m'amène à une question de Robin Wilson. 'Comment les progressistes peuvent-il gagner avec l'argument d'un Etat d'Israël pour les juifs, les arabes et les autres, plutôt qu'un Etat juif?' David Grossman: 'Je ne veux pas qu'il y ait seulement un Etat juif. Je pense qu'il est important qu'il y ait toujours d'autres communautés et d'autres minorités ici en Israël. Des personnes qui se sentiront et seront totalement égales à la majorité juive et des gens qui ensemble vont interagir Juifs, Arabes,Druzes,Chrétiens et créer un Israël riche et prospère.' euronews: Comme nous le voyons, ce n'est pas l'amour fou entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et vous. Vous avez récemment dit qu'il gouvernait avec les yeux grands fermés. Qu'entendez-vous par là? David Grossman: 'Je n'arrive pas à comprendre comment une personne aussi intelligente, avec une telle connaissance de l'histoire, peut ignorer la réalité comme il le fait. Il ne tient pas compte du fait que si Israël ne se repose que sur sa puissance, au final, Israël - à Dieu ne plaise, et c'est le seul contexte dans lequel je ferai référence a Dieu - Israël sera vaincu. Il y aura une puissance plus forte que nous, plus rusée et plus courageuse, une puissance plus sophistiquée qui vaincra Israël.' euronews: Une autre question postée sur nos réseaux sociaux. Une question que, je pense, de nombreuses personnes se posent. Hernan Pena demande: 'je considère Benjamin Netanyahu comme un criminel de guerre, Et vous?' David Grossman: 'Non, je dirais qu'il est un criminel de la paix parce que, depuis des années il évite toutes chances de paix. Il refuse toujours de rendre crédible l'option de la négociation et de la paix entre les Palestiniens et nous et c'est dangereux. En faisant cela, il met Israël en danger parce que, vous savez, cette croyance qui dit que si nous frappons les Palestiniens avec un bâton de plus en plus gros ils vont commencer à nous aimer et à négocier avec nous, est une conception très primitive. Il y a ce refus profond vraiment, chez tous les dirigeants israéliens, depuis des années, de regarder la situation du point de vue des Palestiniens. Et en tant qu'écrivain, je peux peut-être contribuer au débat. Nous devons permettre à l'histoire palestinienne d'entrer dans nos consciences. Nous devons comprendre ce qui les rend si enragés, si odieux, pourquoi ils courent dans la rue et nous poignardent si massivement et depuis tant d'années maintenant. C'est seulement si nous reconnaissons cela que peut-être nous ne serons plus en guerre avec eux.' euronews: Nous voyons que Benjamin Netanyahu, je voudrais revenir à lui, a comparé l'Etat islamique au Hamas et vice-versa. Pensez-vous que cette comparaison soit juste? David Grossman: 'Vous savez, le Hamas n'est pas ma frange préférée de la société palestinienne parce que ce sont des fanatiques, des fondamentalistes qui dans leur Charte, souhaitent ouvertement l'éradication d'Israël et la construction d'un Etat islamique sur les ruines de celui-ci. Pourtant, le Hamas, de par sa structure et la situation géopolitique, a aussi des intérêts politiques, contrairement à Daesh. Par exemple, vous trouverez au sein du Hamas, des gens qui sont pour une 'houdnah'. Houdnah est le terme arabe pour désigner une longue trève, mais qu'ils pourraient briser quand ils veulent. Mais je prends du recul et je dis, Ok, peut-être qu'une Houdnah entre Israël et les Palestiniens à Gaza, le Hamas, pendant 10, 20 ou 25 ans, ferait changer les choses.' euronews: Israël est de plus en plus considérée comme un Etat paria à l'étranger. Vous voyagez beaucoup. N'avez-vous jamais honte d'être Israélien? David Grossman: 'J'ai honte de ce que mon gouvernement est en train de faire, mais pas d'être Israélien. Je pense toujours que ce pays est un endroit extraordinaire. Vous savez que nous avons parfois tendance à un peu, vous savez, totalement critiquer Israël et à oublier la façon dont ce pays a vu le jour, trois ans après l'Holocauste, après la Shoah, et le fait qu'il s'est vraiment construit à partir de cendres pour posséder aujourd'hui une grande culture, une belle agriculture, de nouvelles technologies, des industries et de nombreuses choses de la vie tout à fait uniques. Et, comme je l'ai dit, je ne veux pas vivre ailleurs.' euronews: Laissez-moi vous donner un exemple précis, pour voir ce que vous en pensez. L'Union européenne à commencé l'étiquetage des produits provenant des colonies israéliennes. Vous êtes contre la politique de colonisation. Alors qu'en pensez-vous? David Grossman: 'Je pense que l'Union européenne a le droit de le faire et je suis réellement heureux parce que cela signifie qu'elle accepte l'idée des deux Etats. Elle accepte la totale légitimité d'Israël au sein de la ligne verte. Elle a le droit d'indiquer à ses consommateurs que ces produits proviennent d'un endroit contestable. C'est un prix à payer qu'Israël s'est imposé elle-même.' euronews: Vous êtes un passionné de la paix, vous venez de le confirmer durant cet entretien. J'ai reçu cette question de Mahmoud Dido Kilosho, qui vous demande: 'que faites vous pour les Palestiniens traumatisés?' David Grossman: 'Tout d'abord, je pense à ce que les Palestiniens devraient faire pour les Palestiniens traumatisés, pour la Palestine traumatisée. Ce que j'ai toujours essayé de faire depuis que j'ai commencé à regarder la réalité ici, c'est d'écrire sur la complexité de ce conflit et de décrire la vie des Palestiniens et l'occupation, dans trois livres : un roman et deux livres documentaires.' euronews: Est-ce que c'est un sentiment libérateur pour vous? David Grossman: 'Une libération? Vous savez, je prends très au sérieux la réalité et l'alternative est soit le désespoir soit le cynisme de la situation et je ne veux ni l'un ni l'autre. Regardez-nous maintenant, la plus grande superpuissance dans la région, et nous sommes encore victimes de nos peurs, de nos cauchemars, parfois de nos voisins et de nos ennemis. Nous ne prenons pas notre destin en main.' euronews: Vous devez prendre un grand plaisir à écrire et cela doit vous emmener bien loin de cette réalité. Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur le plaisir que vous procure l'écriture de fiction? David Grossman: 'Oui! C'est beaucoup plus agréable que d'écrire sur notre réalité. Je pense qu'être écrivain vous met en contact avec d'infinies options, pour chaque situation humaine. A chaque fois il y a un arsenal d'options, du potentiel, des passions, des énergies. Parfois, il est si difficile, quand j'ai terminé ma journée, après 6, 7 ou 8 heures de travail, de revenir à la réalité, en particulier à cette terrible réalité. C'est vraiment très dur.' euronews: Pour terminer, je voudrais revenir à votre dernier livre, 'Un cheval entre dans un bar', il est riche de blagues. Il y'en a tout le long du livre et je me demandais s'il y avait une blague en particulier que vous aimeriez nous raconter? David Grossman: 'Il y a beaucoup de blagues dans ce livre et j'ai vraiment aimé l'écrire notamment pour ce flot de blagues. Je suis quelqu'un qui s'en souvient rarement et maintenant j'en ai au moins 30 à raconter. Mais je vous en raconte une qui n'est pas dans le livre. Elle est en lien avec le titre, 'Un cheval entre dans un bar'. Un cheval entre dans un bar et demande un verre de vodka. Le barman le regarde stupéfait, lui verse un verre, que le cheval boit avant de demander la note. Le barman répond, 50 dollars. Le cheval paie et s'en va. Le barman lui court après et lui dit: 'excusez-moi, Monsieur le cheval, j'en ai pour une seconde. C'est incroyable, je n'ai jamais rien vu de tel. Un cheval qui parle.' Le cheval se retourne et lui répond: 'Vu vos prix, vous ne le reverrez plus jamais.'
Vidéos à la une
Un tribunal de Jérusalem a reconnu les mauvais traitements infligés par les Netanyahu à leur ancien majordome. Dans son verdict, la juge évoque des 'insultes, des humiliations et des explosions de colère'. Elle a ordonné ce mercredi le versement de dommages et intérêts à cet ex-employé de la résidence officielle du Premier ministre israélien. Meni Naftali avait dénoncé ses conditions de travail en 2011 et 2012, évoquant l'attitude 'méprisante' et les 'dérapages verbaux non contrôlés' de Mme Netanyahu. 'Je suis une personne ordinaire, qu'ils ont maltraité au travail de la façon la plus cruelle', a t-il dénoncé. Les dommages, équivalents à 39 000 euros, devront être versés par l'Etat, le majordome ayant été employé par le cabinet du Premier ministre. D'autres témoignages sont venus conforter les accusations que le couple réfutait.
Vidéos à la une
En France, la communauté juive se sent menacée après une série d'attaques antisémites commises par des militants islamistes. Un contexte que nous abordons avec l'Ambassadrice d'Israël en France, Aliza Bin-Noun. La tuerie commise par Mohamed Merah dans une école juive de Toulouse en 2012, l'attentat perpétré par Amedy Coulibaly dans un supermarché juif à Paris en janvier 2015 ou encore l'agression d'un enseignant juif à la machette à Marseille il y a quelques semaines a bien sûr douloureusement marqué les esprits au sein de la communauté. Répondant à l'appel à l'Alya lancé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, des milliers de Juifs français sont partis s'installer en Israël l'an dernier. Lesley Alexander, euronews : 'Vous êtes en poste à Paris depuis cinq-six mois. Comment vivez-vous le fait de représenter la plus haute autorité diplomatique d'Israël dans un pays où des soldats sont postés devant les synagogues et où des personnes sont agressées, voire tuées simplement parce qu'elles sont juives ?' Aliza Bin-Noun, ambassadrice d'Israël en France : 'Tout d'abord, je suis très heureuse d'être en France en tant qu'ambassadrice - en étant la première femme à occuper cette fonction -. Pour moi, c'est vraiment un rêve qui devient réalité. Bien sûr, je suis touchée quand je vois des militaires partout et des gens qui sont très inquiets et se sentent en insécurité. Mais pour nous, en tant qu'Israéliens, ce n'est pas quelque chose de nouveau. Malheureusement, on y est habitué. Sur les évènements récents, évidemment, c'est très triste que deux-trois mois après ma prise de fonction, tout à coup, on assiste en France, à ces attaques terroristes horribles.' euronews : 'A Paris, 130 personnes ont été tuées. Votre mari a échappé de peu à ces attentats, non ?' Aliza Bin-Noun : 'Oui, il était sur le trajet pour le stade et heureusement, ses plans ont changé à la dernière minute. Mais j'ai été vraiment choquée parce que j'étais à la maison et je regardais un épisode de 'Homeland' et quand l'information est sortie, au début, je ne savais pas si j'étais encore en train de regarder la série ou si c'était la réalité. Malheureusement, c'est un évènement bien réel et très triste.' Aliza Bin-Noun, première femme ambassadrice d'Israël à Paris https://t.co/x34SM7eJ29 via LesEchos pic.twitter.com/WpLubPjAq2- Ambassade d'Israël (IsraelenFrance) 6 Janvier 2016 'Aucun Juif ne devrait partir vivre en Israël parce qu'il a peur' euronews : 'Il y a ce débat au sein de la communauté juive depuis l'agression d'un enseignant juif à la machette. Aujourd'hui, les Juifs français se demandent tant d'années après l'Holocauste s'ils doivent masquer leur foi en public et cesser de porter la kippa pour leur propre sécurité. Comment voyez-vous les choses ?' Aliza Bin-Noun : 'C'est une décision très personnelle évidemment et je crois qu'il revient à chacun de savoir s'il veut ou non porter la kippa. Mais je pense que de toutes façons, c'est très triste que les Juifs aient besoin de se préoccuper de cette question, de réfléchir s'ils doivent ou non prendre le risque de la porter. Le gouvernement français fait tout ce qu'il peut pour assurer la sécurité de la communauté juive. Des policiers et des soldats sont déployés dans les écoles, les maternelles, près des synagogues. Donc je crois qu'on apprécie vraiment les efforts du gouvernement français à cet égard.' euronews : 'Dans ce contexte, l'offre formulée par votre Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d'accueillir les Juifs français à bras ouverts n'a jamais eu autant d'écho. Ils sont plusieurs milliers à avoir rejoint Israël. Est-ce que vous encouragez d'autres à le faire ?' Aliza Bin-Noun : 'Encore une fois, faire son Alya, c'est une décision très personnelle. Il revient à chaque Juif de décider où il veut vivre. Israël bien sûr est un Etat juif. Israël accueille tous les Juifs qui veulent venir vivre sur son territoire parce que c'est le seul pays juif du monde. Mais, le fait que les Juifs veuillent partir en Israël parce qu'ils ne se sentent pas en sécurité et parce qu'ils ont peur, ça ne va pas. Ce ne devrait pas être la raison.' euronews : 'Vous avez été ambassadrice d'Israël en Hongrie et l'antisémitisme est un problème sur place. Cette affectation a eu une résonnance toute particulière pour vous, n'est-ce pas ?' Aliza Bin-Noun : 'Oui parce que je suis d'origine hongroise et que mes grands-parents ont été exécutés pendant l'Holocauste. Mon père a survécu et il s'agissait en fait du pays où mes grands-parents ont été raflés puis déportés à Auschwitz et ça a été une expérience personnelle très difficile pour moi. Donc, je crois que c'est très important de faire tout ce qu'on peut pour lutter contre l'antisémitisme et encourager l'éducation de ce point de vue.' 'Faire plus pour le dialogue interreligieux' euronews : 'Il faut rappeler que la France compte les plus fortes communautés aussi bien juive que musulmane d'Europe. Dans le pays, l'an dernier, on a enregistré 800 actes antisémites. Les actes islamophobes ont eux triplé pour atteindre le nombre de 400 environ. Pensez-vous que les deux communautés en fassent assez pour se rassembler et se montrer unis face à tant de haine ?' Aliza Bin-Noun : 'Je pense qu'elles font beaucoup. Le dialogue interreligieux existe ici comme ailleurs. Je crois qu'il faudrait peut-être faire plus. C'est très important dans chaque société d'apprendre à se connaître, de vivre ensemble et de coopérer dans la lutte contre les menaces, la haine, l'antisémitisme, l'islamophobie, contre les gens qui combattent véritablement les démocraties et les droits de l'Homme.' euronews : 'Israël dénonce la décision de l'Union européenne d'étiquetter spécifiquement les produits provenant des colonies israéliennes. Mais vu que la plupart des pays du monde jugent cette expansion illégale, pourquoi les consommateurs européens ne pourraient-ils pas connaître l'origine des produits qu'ils achètent ?' Aliza Bin-Noun : 'Parce que ce n'est pas équitable de discriminer Israël à cet égard. Il y a plus de 200 différends territoriaux dans le monde et l'Union européenne a décidé de se concentrer sur Israël et la Cisjordanie. Le conflit que nous avons avec les Palestiniens est connu et la seule manière d'essayer de le résoudre, c'est de s'assoir autour d'une table pour négocier et discuter. Le fait que les Palestiniens refusent de venir négocier - et notre Premier ministre les a invités à le faire à plusieurs reprises ces derniers mois - montre qu'il n'y a pas de réelle volonté politique en ce sens. Et le fait est que Mahmoud Abbas a pris une décision stratégique il y a deux ou trois ans quand il a choisi d'exercer via la communauté internationale une pression sur Israël en espérant que le gouvernement israélien serait poussé à faire des concessions. Malheureusement pour lui, les Israéliens ne cèdent pas à la pression et nous l'avons montré dans le passé. Quand on a été prêt à faire des concessions territoriales avec l'Egypte et la Jordanie, c'était parce que la population israélienne se rendait compte que l'autre partie était de bonne foi, mais quand l'autre partie n'est pas vue comme étant de bonne foi, alors les chances de concessions sont vraiment minces.' euronews : 'Evidemment, c'est une manière de voir les choses du point de vue israélien et les Palestiniens auraient une toute autre vision et diraient que c'est à cause de l'inflexibilité israélienne que les négociations de paix ne progressent pas.' Aliza Bin-Noun : 'Bien sûr, je représente le gouvernement israélien...' Une enquête internationale ? 'Une insulte' euronews : 'Je sais que les relations entre Israël et la Suède sont difficiles puisque la Suède a reconnu l'Etat palestinien. Aujourd'hui, la ministre suédoise des Affaires étrangères réclame une enquête indépendante sur la mort de plus de 150 Palestiniens tués par les forces israéliennes dans un contexte d'attaques récurrentes visant les Israéliens. Qu'y a-t-il de mal à cela ? Pourquoi ne pourrait-on pas déterminer si les forces israéliennes ont ou non manqué de retenue ?' Aliza Bin-Noun : 'Parce que je pense que c'est offensant. Ce désir de venir et d'interférer dans les affaires internes - quelque chose qui ne se passe pas en Europe -, c'est offensant.' euronews : 'Peu importe ce qui se passe en Israël, la communauté internationale n'a pas le droit de... ' Aliza Bin-Noun : 'Tout le monde a le droit de tout faire, mais il y a une limite à ne pas franchir quand on s'en prend à Israël qui est un pays démocratique et qui est vraiment en train de se battre pour ses valeurs démocratiques. Il est le seul pays démocratique au Moyen-Orient. Le contexte dans lequel il faut voir les choses est très, très préoccupant. La situation au Moyen-Orient est en train de se détériorer. Israël est entouré d'ennemis et arriver comme ça en réclamant qu'Israël soit ouvert à une enquête internationale parce qu'on n'a pas ou pas assez confiance dans notre système démocratique, je crois que c'est une insulte. C'est vraiment une insulte.' Not everyone is happy to see Iran's president in Europe https://t.co/eMyi2k7GHB pic.twitter.com/AYjfsCj5Rk- euronews (@euronews) 29 Janvier 2016
Vidéos à la une
Il a pris la direction de Jericho, cornaqué de journalistes. Alors qu'Israël est en passe de s'approprier plus de 150 hectares de terres agricoles non loin de cette ville palestinienne de la vallée du Jourdain, Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), s'est rendu, carte en main, sur le lieu de ce projet d'annexion en Cisjordanie occupée. Il a accusé l'Etat hébreu de vol, mais pas seulement : 'La communauté internationale a demandé à Mr Netanyahu de geler la colonisation, sa réponse est d'augmenter l'offre de colonies et la confiscation des terres. La communauté internationale lui demande d'accepter la solution à deux Etats de 1967. Sa réponse : "dans mon dictionnaire, dans mon champ de vision, il n'y a pas d'Etat palestinien, il y a un Etat, et deux systèmes. L'apartheid.'' Les Etats-Unis comme l'Europe ont exprimé leur opposition à tout projet d'annexion israélien. Depuis le forum économique de Davos, le Premier ministre Benyamin Netanyahou se défend d'avoir finalisé le projet : 'On sonde le terrain, on le fait souvent, c'est une procédure de routine et je pense que ce n'est pas le problème. Il n'y a eu aucune décision au sujet de cette terre, en revanche, il y a une décision, que j'ai prise, sur le fait de négocier la paix avec les autorités palestiniennes si elles le souhaitent.' La Cisjordanie est occupée par Israël depuis 1967. 400 000 colons israéliens y cohabitent difficilement avec 2,5 millions de Palestiniens. Ce projet d'annexion est révélé dans un contexte de violence entre les deux peuples. Avec AFP
Vidéos à la une
Ce sont des funérailles dignes de héros, de résistants. Et c'est bien dans cet esprit que 14 Palestiniens ont été enterrés ce samedi à Hébron, en Cisjordanie, au milieu d'une foule impressionnante. Hébron, plus grande ville du territoire et symbole du conflit entre Israéliens et Palestiniens. La foule a bravé le froid pour accompagner les cercueils en scandant la profession de foi musulmane 'Il n'y a de Dieu que Dieu'. Certaines dépouilles ont été portées à bout de bras. L'armée israélienne a restitué ce vendredi 23 corps de Palestiniens qui auraient été tués lors des violences de ces trois derniers mois. Il y a une semaine tout juste, de nombreux Palestiniens avaient manifesté à Jérusalem, près de la Vieille ville, pour réclamer la restitution de ces dépouilles. Depuis qu'a éclaté la nouvelle spirale de violences le 1er octobre dernier, Israël refusait, par mesure de rétorsion, de rendre les corps. Cette manifestation du 26 décembre avait été dispersée par la police israélienne à coup de tirs de sommation.
Vidéos à la une
En Israël, le ministre de l'Intérieur a été poussé à la démission à cause de soupçons de harcèlement sexuel. Les médias parlent d'entre six et onze accusations de harcèlement sexuel de la part d'anciennes employées du député du Likoud. Certains faits remontent à plus de dix ans. La classe politique israélienne n'en est pas à la première affaire de ce type.
Vidéos à la une
A Hébron ce matin, la tension est forte. Les jeunes Palestiniens affrontent les forces israéliennes. Un peu plus tôt, un adolescent a été abattu à un checkpoint, après qu'il a blessé un soldat israélien. Un professeur témoin du drame jure que le jeune n'était pas armé. Un autre Palestinien sera tué dans la matinée. Ce sont les énièmes incidents de ce type depuis quatre semaines, les violences ont fait 63 morts côté palestinien, la majorité des assaillants, et neuf côté israélien. Richard Lakin, 76 ans, est l'une de ces victimes israéliennes. Ce juif américain a succombé à ses blessures, deux semaines après l'attaque d'un bus à Jérusalem. Face à cette spirale de violence, Mahmoud Abbas, en tournée en Europe, a réclamé un mécanisme de protection internationale : 'Nous voulons votre protection. Nous voulons la protection du monde. Nous ne pouvons plus supporter toutes ces punitions et ces attaques menées par les colons israéliens et l'armée israélienne.' Le président Abbas était le deuxième président à intervenir lors de cette réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'Homme à Genève, après la présidente du Chili en 2007.
Vidéos à la une
La Cisjordanie toujours sous très haute tension ce mercredi. A Béthléem, Ramallah ou Hébron, des affrontements à nouveau très violents ont opposé toute la journée jeunes Palestiniens et soldats israéliens. A Béthléem, un jeune Palestinien a été grièvement blessé par des tirs de colons israéliens. Au point de passage de Bet El, près de Ramallah, lors d'un de ces face à face, des hommes apparemment membres d'une unité israélienne infiltrée qui lançaient d'abord des pierres avec les manifestants se sont ensuite retournés contre eux et ont ouvert le feu, en blessant trois. L'un d'eux a été passé à tabac puis emmené, inconscient. Et puis dans Israël même, d'autres violences ont été signalées, avec plusieurs attaques de citoyens israéliens à l'arme blanche, à Tel Aviv et Kiryat Gat notamment. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annulé un voyage en Allemagne à cause de cette flambée de violence. Il a appelé ses compatriotes à être en 'état d'alerte maximale' et à faire preuve de 'sang-froid'.
Vidéos à la une
Pour évoquer la vive tension qui règne à Jérusalem et en Cisjordanie, nous avons sollicité l'analyste politique Hasni Abidi à Washington, afin qu'il nous apporte son éclairage. Rappels des faits et du contexte Jets de pierres contre grenades assourdissantes. Des images que l'on connaît bien. Elles sont récurrentes et rappellent bien sûr les deux intifadas de 1987 et 2000. La première avait duré six ans, la seconde cinq ans, et elles avaient fait des milliers de morts. Et une fois de plus, l'esplanade des Mosquées, sacrée pour les deux religions, catalyse les tensions. Cette fois-ci, c'est le meurtre de quatre Israéliens abattus de sang-froid par des Palestiniens en Cisjordanie et dans la vieille ville de Jérusalem, qui a fait basculer la situation. Les tensions étaient palpables depuis des mois, mais elles sont montées en puissance il y a trois semaines avec le début des grandes fêtes juives. La Mosquée d'al Aqsa a été fermée au moins à deux reprises dans la violence par Israël. Les attaques se succèdent désormais côté palestinien et israélien. Chaque jour qui passe durant lequel l'esplanade des Mosquées et la vieille ville restent fermées aux Palestiniens, sur ordre du Premier ministre israélien, est un danger potentiel. Le contexte n'est pas étranger à cette situation explosive : des années de frustrations des Palestiniens qui attendent toujours leur Etat et la reprise du processus de paix. Mahmoud Abbas aux Nations Unies la semaine dernière en est même arrivé à menacer de ne plus honorer les accords d'Oslo : 'Israël ne nous laisse pas d'autres choix, nous insistons, nous ne resterons pas les seuls engagés dans l'application de ces accords, alors qu'Israël les violent continuellement. Nous déclarons dès lors que nous ne pouvons continuer à être engagés par ces accords et qu'Israël doit assumer toutes ses responsabilités comme puissance occupante'. Déclaration symbolique ou acte réfléchi ? Difficile de savoir jusqu'ou ira Abbas. A Ramallah, le Président de l'Autorité palestinienne, qui avait en outre levé le drapeau palestinien à l'Onu, a été reçu en héros. Mais peut-il contenir son peuple en cas de dérapage ? Le veut-il ? Qu'en est-il de Gaza et du Hamas ? Et jusqu'où ira Israël ? 'Nous menons une lutte implacable contre le terrorisme palestinien', déclarait hier Benjmain Netanyahou. Que ce soit sur le terrain ou dans les discours, aucun signe d'apaisement donc, bien au contraire. Observateurs et analystes craignent aujourd'hui que ce nouvel embrasement soit bien le début d'un troisième soulèvement populaire meurtrier.
Vidéos à la une
En Israël, l'ancien Premier ministre Ehud Olmert a été condamné ce lundi à 8 mois de prison ferme pour corruption aggravée. Les juges l'ont reconnu coupable d'avoir touché des pots de vin de la part d'un homme d'affaire américain. Les faits remontent au début des années 2000. A l'époque, Ehud Olmert était ministre du Commerce et de l'Industrie. Ses avocats ont aussitôt annoncé qu'ils faisaient appel de ce jugement. L'affaire sera maintenant étudiée par la Cour suprême. Dans l'immédiat, Ehud Olmert échappe à la prison. En tout cas, l'étau judiciaire se resserre autour de lui. A 69 ans, il est déjà sous le coup d'une peine de 6 ans de prison ferme, dans une autre affaire de corruption. Là aussi, Ehud Olmert a fait appel du verdict et l'affaire est donc également entre les mains de la Cour suprême.
Vidéos à la une
En Israël, Benjamin Netanyahou obtient de justesse la confiance de la Knesset pour son quatrième gouvernement qui fait la part belle aux nationalistes, aux ultra-orthodoxes, et aux adversaires de la création d'un Etat palestinien. Trois députés arabes israéliens s'en sont pris verbalement au Premier ministre. Ils ont été expulsés de la cérémonie. Disposant d'une majorité d'un seul siège au Parlement, Benjamin Netanyahou risque d'être à la merci de ses alliés les plus radicaux pour pouvoir gouverner. Parmi eux, la nouvelle ministre de la Justice, Ayaled Shaked, du parti d'extrême-droite Israel Beitenou. Ses détracteurs l'accusent de vouloir affaiblir le rôle de la cour suprême. Afin de contenter le plus de monde possible au sein de sa coalition, Benjamin Netanyahou a fait voter in extremis la veille un texte lui permettant de nommer davantage de ministres. Pendant ce temps à Bethléem, en Cisjordanie, des heurts ont éclaté entre des manifestants palestiniens et des soldats israéliens, à la veille de la Nakba, jour de la catastrophe, qui commémore l'exode du peuple palestinien pendant la guerre israélo-arabe de 1948.
Vidéos à la une
A Jérusalem ou Tel Aviv, les journaux titrent sur la coalition arrachée in extrèmis par Benjamin Netanyahu hier soir. Mais elle est fragile et déjà contestée. Car c'est avec le parti nationaliste religieux Foyer Juif de Naftali Bennett, que le Premier ministre sortant a réussi à s'entendre juste avant l'échéance fixée à minuit, pour former une majorité minimale de 61 sièges sur les 120 de la Knesset. Deux hommes, qui de plus, se détestent cordialement. Le 17 mars, Netanyahu gagnait de justesse les législatives devant l'Union sioniste d'Isaac Herzog. 40 jours de tractations auront été nécessaires pour cette alliance très à droite, dont le ton était donné pendant la campagne 'Il y aura une initiative internationale pour un retour aux frontières de 1967 et la division de Jérusalem, c'est un fait, disait-il alors. Et nous aurons donc besoin d'un gouvernement fort, d'une coalition nationale dirigée par le Likoud, pour repousser ces pressions'. Les pressions ne manqueront pas de s'exercer sur ce gouvernement qui ne tient qu'à un député, à un moment critique pour Israel. Les négociations avec l'Iran, et la détérioration des liens avec le grand allié américain pèseront sans doute. Peu d'espoirs avec ce cabinet, de voir avancer le processus de paix. Les Palestiniens n'ont pas attendu pour faire entendre leurs inquiétudes : Nabil Abu Rdainah, porte-parole du président Abbas: 'C'est un gouvernement de droite qui croit en la colonisation, rejette la solution à deux Etats, et poursuit la paralysie politique à long terme. Cela aura un impact sur la région : c'est dangereux non seulement pour la question palestinienne, mais pour toute l'atmosphère politique de la région.' Comme une confirmation que rien n'est appelé à changer dans ce processus, Israël vient de donner son feu vert à la construction de 900 logements de colons à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville, ils doivent être construits dans la colonie de Ramat Shlomo, hautement controversée.
Vidéos à la une
Les supporters du Likoud ont explosé de joie quand ils ont appris la réélection de leur chef. Alors que les sondages et les premiers résultats donnaient Benjamin Netanyahou et la liste de centre-gauche d'Herzog au coude-à-coude, c'est finalement 'Bibi' qui l'a emporté. Il rempile donc pour un quatrième mandat, le troisième consécutif. C'est inédit dans l'histoire d'Israël. C'est donc le choix de la continuité, mais dans la douleur, car du côté palestinien comme à l'international, les relations se sont dégradées. Est-il donc le seul qui bénéficie de la confiance du peuple israélien ? Le voit-il comme le seul capable de le protéger ? Netanyahou a en effet largement basé sa campagne sur l'argument sécuritaire. La question, maintenant, est de savoir dans quelles conditions il va gouverner. 'Ce gouvernement va compter beaucoup de membres et chacun va tirer dans sa direction, et le gérer sera beaucoup plus complexe pour Netanyahou que ne peuvent le laisser penser les célébrations d'aujourd'hui' estime l'analyste politique Amotz Asael. Quelle coalition va-t-il bâtir ? Tentera-t-il de faciliter la diplomatie en ralliant les travaillistes, ou choisira-t-il de s'allier avec Moshe Kahlon ? Ce transfuge du Likoud a déjà fait savoir qu'il était prêt à entrer au gouvernement. Une union avec les partis religieux et le très à droite Avigdor Lieberman est aussi un scénario probable. En tout cas, côté palestinien, cette réélection est une déception. Certes, ils avaient peu d'illusion, mais désormais, ils sont déterminés à aller jusqu'au bout pour traduire les dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. 'La vieille politique va continuer. Netanyahou était très clair pendant les derniers jours de la campagne. Il n'acceptera jamais un état palestinien, il ne se retirera pas d'un centimètre des territoires palestiniens occupés, Jérusalem restera la capitale unifiée d'Israël et cela signifie qu'il ne pourra pas y avoir de négociations de paix' tranche Abdullah Abdullah, membre de l'Autorité palestinienne. Benjamin Netanyahou sera aussi jugé par l'histoire sur le dossier palestinien. Sa stratégie de faire monter les enchères sur les questions sécuritaires a finalement payé. Mais il doit relever un autre défi. Les attentes économiques des Israéliens, très présentes pendant la campagne, devraient vite ressurgir sur le devant de la scène. Nous avons sollicité Uri Dromi, fondateur et président du Jerusalem Press Club et un ancien porte-parole des gouvernements de Shimon Peres et Yitzhak Rabin dans les années 1990, pour qu'il nous livre son analyse sur ces résultats. Alasdair Sandford, euronews : 'Avez-vous été surpris par la victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud ?' Uri Dromi : 'Bien sûr, je l'ai été. Tous les sondages prédisaient une courte victoire des travaillistes, et quand on a annoncé qu'ils étaient au coude-à-coude avec le Likoud, j'étais toujours un peu surpris, mais j'envisageais la possibilité pour les travaillistes de former une coalition, et puis le matin, j'étais comme la plupart des Israéliens et des gens à l'étranger, vraiment très surpris par les résultats. euronews : 'Benjamin Netyahou a beaucoup insisté sur la sécurité, les menaces qui pèsent sur Israël. Au final, est-ce que ce message a payé ?' Uri Dromi : 'Je pense que Netanyahou a brillamment réussi à jouer sur deux tableaux. D'un côté il est perçu comme celui le plus à même de relever les défis sécuritaires, et en même temps, en incluant Kahlon et en faisant de lui un ministre d'Etat dans son futur cabinet, il signifie aux Israéliens qu'il n'est pas indifférent à leurs doléances' euronews : 'Prenant cela en compte, selon vous, quel type de gouvernement devrait se former dans les prochaines semaines ?' Uri Dromi : 'Nous allons avoir un gouvernement de centre-droit, tendant vers la droite, un gouvernement 'faucon', mais aussi plutôt socialiste sur les questions sociales et économiques' euronews : 'Netanyahou a dit 'non' à un état palestinien, et 'oui' à plus de colonies dans les territoires occupés. Quelles seront les conséquences d'après vous ?' Uri Dromi : 'Tout d'abord pour les Palestiniens, c'est un signe qu'il n'y a pas de partenaire israélien. D'ailleurs, le sentiment des Israéliens de façon générale est qu'il n'y a pas de partenaire palestinien. Donc de toutes façons, il y a un blocage, une impasse, et au Moyen-Orient, particulièrement dans notre région, et en ce qui concerne nos relations avec les Palestiniens, il n'y a pas de place pour le statu quo, s'il n'y a pas de progrès quelque chose doit se passer, soit une autre intifada ou une pression accrue à travers l'ONU, ou même l'effondrement de l'Autorité Palestinienne, et Abu Mazen ou qui que soit son successeur peut dire 'OK assez de tout ça ! Vous voulez UN état, donc n'ayons qu'un état dans lequel les Arabes représenteront peut-être 40 % ou 45 % de la population et c'est la fin d'Israël comme état juif et démocratique'. Donc c'est un domaine dans lequel il n'y a pas de place pour le vide, c'est pourquoi je vois difficilement Netanyahou ne rien faire'
Vidéos à la une
Après que des millions d'électeurs se sont rendus aux urnes en Israël, ce numéro de Business Line se penche sur l'économie du pays. Après son impressionnante performance l'an dernier, nous reviendrons sur les chiffres du PIB israélien et les protestations sur le pouvoir d'achat dans le pays qui avaient débuté par une photo sur Facebook. Nous irons aussi en Chine pour constater le niveau des ambitions militaires chinoises en termes d'exportation après une forte hausse des exportations de Pékin dans le secteur. Mais également en Andorre une principauté coincée dans les montagnes entre la France et l'Espagne. Enfin dans notre segment consacré aux technologies de l'information nous verrons comment Nintendo va raviver la flamme de sa vedette Mario en le proposant bientôt sur smartphone.
Vidéos à la une
Alors que les sondages le donnaient perdant, le Likoud du Premier ministre sortant obtiendrait 27 des 120 sièges de la Knesset, ex-aequo avec son rival travailliste Isaac Herzog selon sondages de sortie des urnes. Malgré cette égalité, Benjamin Netanyahu a plus de chance de former une coalition avec ses alliés de droite, les nationalistes et les ultras. 'Je suis fier du peuple d'Israël qui, à ce moment de vérité, a été capable de faire la différence entre l'essentiel et le superficiel. Capable de donner la priorité à ce qui est important pour nous, à savoir la sécurité, une économie responsable et la protection sociale à laquelle nous aspirons', se félicite le chef de file du Likoud. Le score de l'Union sioniste, qui rassemble la centriste Tsipi Livni et le travailliste Isaac Herzog, pourrait s'avérer insuffisant lors des négociations pour une éventuelle coalition. 'Ce qu'il est important de dire, c'est que nous n'aurions pas pu arriver à ce résultat sans cette magnifique alliance entre moi et Tsipi Livni. Ce score nous permettra de revenir au pouvoir, mais attendons le résultat final', conclut Isaac Herzog. L'Union sioniste est soutenue par la formation des Arabes israéliens, devenue la troisième force politique du pays avec une douzaine d'élus. Un soutien embarrassant lorsqu'il s'agit de trouver de nouveaux alliés à la Knesset.
Vidéos à la une
Deux ans après les dernières législatives, la classe politique israélienne était de nouveau en campagne ces dernières semaines. Les 5,8 millions d'électeurs sont rappelés aux urnes suite à la chute du gouvernement Nétanyahou en décembre. Le Premier ministre avait limogé deux de ses ministres qui avaient vertement critiqué son projet de loi destiné à donner à Israël le statut d'Etat-Nation du peuple juif. Ses opposants dénonçaient un projet anti-démocratique qui allait aliéner la minorité arabe, environ 20% de la population israélienne. A en croire les derniers sondages, le Likoud de Benjamin Nétanyahou n'a plus l'avantage. Face à lui, une coalition de centre-gauche, l'Union sioniste, dirigée par la centriste Tzipi Livni et le travailliste Isaac Herzog. Pour eux, Nétanyahou a laissé la situation socio-économique du pays se déteriorer. Tous deux disent aussi vouloir reprendre le dialogue avec les Palestiniens et ne pas miser que sur le tout-sécuritaire. Premier ministre par trois fois, Benjamin Nétenyahou occupe le devant du paysage politique israélien depuis une bonne vingtaine d'années. Mais le 3 mars dernier, il est peut-être allé trop loin. Il s'est adressé aux membres du congrès américain sans être passé par la Maison Blanche et a mis en garde très fermement contre un accord sur le nucléaire iranien. La question qu'il semble avoir éclipsée est de savoir si les Israéliens sont plus inquiets de la potentielle menace nucléaire iranienne ou du glissement économique et sociale dans leur pays. Pour évoquer les enjeux de ces élections israéliennes, euronews a interrogé Tal Schneider, journaliste politique et bloggeuse israélienne. euronews : ' Tal Schneider, cela fait à peine plus de deux ans que les Israéliens ont été appelés aux urnes. Que pensent-ils de ces élections aussi rapprochées ? ' Tal Schneider : ' En Israël, nous sommes habitués à ce que les élections ne collent pas au calendrier, ce n'est pas nouveau. Mais il est vrai que 24 mois, c'est peu. Les gouvernements devraient être plus stables et l'opinion publique est fatiguée qu'ils ne le soient pas et que l'on doive retourner aux urnes aussi vite. ' euronews : ' Il y a donc de la frustration vis-à-vis de la classe politique. Quelle est la plus grande préoccupation des électeurs ? ' Tal Schneider : ' Nous avons connu une forte hausse des prix des biens et de l'immobiliser ces cinq, six dernières années, et les gens ne parlent que de cela. Ils ne parlent pas de la terreur, ils ne parlent pas de l'Iran, étrangement d'ailleurs. On parle un peu de terrorisme, et évidemment, huit mois après une guerre dévastatrice, les gens parlent de sécurité, mais ils parlent à peine du dossier iranien qui est pourtant un des thèmes de campagne du Premier ministre sortant mais ce n'est pas vraiment ce que les gens ont à l'esprit. ' euronews : ' Et est-ce que ces questions économiques expliquent la perte de popularité de Benyamin Nétanyahou ? ' Tal Schneider : ' Nétanyahou renvoie depuis ces deux dernières années l'image d'une personne distante du public. L'air de dire : les questions économiques ne m'intéressent pas, je m'intéresse surtout à l'Iran. L'Iran est une grande menace bien sûr mais pas pour le quotidien des gens. Donc en fin de campagne, il s'est vraiment détaché des questions qui préoccupent les Israéliens, l'alimentation, l'éducation, la santé, comme dans tout autre pays occidental. ' euronews : ' Que pouvez-vous nous dire des défis auxquels font face les challengers de Nétanyahou, Isaac Herzog et Tzipi Livni, les leaders de l'union sioniste. Ont-ils dit qu'ils allaient changer d'approche à l'égard des Palestiniens ? ' Tal Schneider : ' Nétanyahou arrive au terme de six années durant lesquelles il n'a pas pris la moindre initiative. Même après la guerre à Gaza, à l'issue de laquelle d'après tous les experts on aurait pu tenter un accord régional, il n'a rien fait. D'un autre côté, Herzog n'a pas d'expérience au sein du cabinet de sécurité. Il a seulement été ministre des Affaires sociales. Il n'a pas eu affaire aux questions de sécurité. Et l'on sait que ces dernières années, il a rencontré Abu Mazen et il s'est rendu à Ramallah à plusieurs reprises. Son parti est en contact avec le Fatah, maintient ce contact et élabore des projets économiques. Mais évidemment, c'est quelque chose de central dans leur programme et c'est central pour leurs électeurs. Une des choses que Herzog devrait résoudre immédiatement, c'est la relation des Israéliens avec la Maison blanche. Le premier coup de fil mardi ou mercredi sera très certainement pour la Maison Blanche pour tenter de remédier à la déterioration des relations ces derniers mois qui a été dévastatrice vue de l'extérieur. '
Vidéos à la une
Quelle probabilité y a-t-il que survienne un changement politique en Israël ? A en croire les derniers sondages, le candidat de centre-gauche, Isaac Herzog devance le premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou. Lui cherche a briguer un quatrième mandat, le troisième consécutif, se présentant comme le seul rempart contre l'islam radical. Le travailliste Isaac Herzog, et la centriste Tzipi Livni se présentent ensemble à la tête d'une coalition, l'Union Sioniste. A en croire les sondages, elle semble répondre au désir de changement des élécteurs, considérablement lassés par le discours tout sécuritaire de Benjamin Netanyahou. En effet, la politique libérale du Premier ministre sortant a beau montrer de bons indicateurs macro-économiques, elle n'a pas réussi a juguler la flambée des prix de l'immobilier. Ils ont augmenté de 55 % entre 2008 et 2013, selon un rapport publié en pleine campagne électorale, au grand dam du gouvernement sortant. 'Bien sûr qu'en Israël, les gens sont préoccupés par leur sécurité, mais ils le sont aussi par le fait qu'ils ne peuvent pas louer une maison, ou aider leurs enfants comme ils pouvaient le faire il y a une génération' affirme Neta Ziv, professeure de droit à l'université de Tel Aviv. Yair Lapid, lui, se veut le héraut des classes moyennes. L'ancien ministre des Finances, limogé par Netanyahou n'était pas parvenu à faire baisser les prix des logements, pourtant la cote de popularité du chef du parti Yesh Atid se porte bien. Les sondages le créditent de treize sièges, qu'il pourrait apporter à l'Union Sioniste. Il pourrait être le faiseur de rois, tout comme Moshé Kahlon, un transfuge du Likoud, car jamais en Israël un parti n'a pu se passer de coalition pour gouverner. Moshe Kahlon avait quitté le parti de Netnyahou après la mouvement social de 2011. Il a fait exclusivement campagne sur le thème du logement, en accord avec les préoccupations des Israéliens. Tout reste possible, même une coalition menée par Netanyahou et le Likud. Car il y a plus de partis de droite et d'extême-droite que de gauche, et ce n'est pas le parti obtenant le plus de voix qui tiendra les rênes du gouvernement, mais celui qui sera capable de réunir 61 sièges sur 120 à la Knesset.
Vidéos à la une
Benjamin Netanyahu et son Likoud sont-ils en passe de perdre les élections ? Oui, si l'on en croit les derniers sondages d'opinion autorisés à deux jours du scrutin législatif. L'opposition de centre-gauche surfe sur le 'Tout sauf Netanyahu' et semble pouvoir compter sur les partis arabes. Pourtant, quand il a convoqué ce scrutin anticipé en décembre, le Premier ministre semblait en position de force. Ce n'est plus le cas comme le dit ce résident de Tel Aviv : 'Je pense que Bibi est dépassé, on a besoin d'une révolution, d'un changement durable'. Récemment interviewé, Benjamin Netanyahu essayait de convaincre les indécis de voter pour son camp, l'écart est serré et il a vu le danger : 'Je suis certainement inquiet, je pense que quiconque constate ce fossé, comprend que nous n'avons plus beaucoup de temps pour le combler, ou sinon le nouveau Premier ministre d'Israël sera Tzipi ou Herzog, avec le soutien des Arabes.' Netanyahu a centré sa campagne électorale sur les questions de sécurité, la menace nucléaire iranienne, mais les priorités des électeurs sont économiques : flambée des prix des logements, augmentation du coût de la vie... Le conflit avec les Palestiniens a été peu abordé. Les électeurs en ont assez du va-t-en guerre Bibi et lui préférerait Isaac Herzog, surnommé 'Bougie' : 'Nous travaillons pour le changement, nous poussons en faveur du changement, il y a encore du chemin à faire mais nous espérons gagner'. Si le Likoud de Netanyahu obtient bien moins de sièges que les travaillistes à la Knesset, ensuite tout reposera sur le jeu des Alliances. La Liste commune des quatre partis arabes, les centristes et les socialistes soutiendraient l'Union sioniste d'Isaac Herzog et de Tzipi Livni. Est-ce-que ce sera suffisant pour 'déboulonner' Netanyahu ? Cela reste à voir.
Vidéos à la une
Ils font bloc contre Netanyahu, Isaac Herzog, le travailliste à l'allure d'enfant sage, Tzipi Livni, la centriste réputée pour sa fermeté, forment une drôle d'alliance. Une alliance qui porte le nom d''union sioniste', revendique le patriotisme, un 'Etat juif et démocratique', et veut incarner l'alternance politique. Et à quelques jours des élections législatives, prévues le 17 mars, Isaac Herzopg est au coude-à-coude avec le poids lourd de la politique que représente Benjamin Netanyahu. Pourtant, Isaac Herzog n'a que peu d'expérience comparé au Premier ministre sortant et encore moins son charisme. Mais il mise sur le 'tout sauf Netanyahu' : 'nous avons besoin d'assembler nos forces, nous avons besoin d'unité, nous avons besoin de travailler ensemble pour l'emporter, car c'est soit nous soit lui.' Agé de 54 ans, cet avocat de formation et fils de l'ancien président israélien Chaim Herzog est entré en politique à 28 ans. Elu député 15 ans plus tard, il occupera notamment les postes de ministre de la construction sous le gouvernement Sharon, puis ministre du tourisme sous Olmert et Netanyahu. En 2013, il prend la tête du parti travailliste, et pour l'emporter face au Likoud, c'est avec Kadima, parti créé par Ariel Sharon et Hatnuah, qui signifie 'le mouvement', le nouveau parti de Tipi Livni, qu'il forme un bloc de centre-gauche. Elle, est un peu la dame de fer israélienne. Egalement diplômée en droit, c'est comme agent secret qu'elle débute sa carrière, au sein du Mossad. Elue députée en 1999, elle deviendra rapidement la protégée d'Ariel Sharon, qui la repère et la prend sous son aile. Il lui confiera divers ministères dont celui de l'agriculture, de la justice, et des affaires étrangères. En 2006, elle entre au gouvernement Olmert sous les couleurs de Kadima. Elle est à nouveau ministre des Affaires étrangères et vice Premier-ministre. Tantôt colombe tantôt faucon, Livni soutient l'opération 'Plomb Durci' à Gaza en 2008, estimant qu'il n'y a pas d'autre option que l'option militaire. Pour autant, la même année, elle propose à Mahmoud Abbas un plan de paix fondé sur la création d'un Etat palestinien. Elle frôle de près la fonction suprême en 2009, mais c'est le chef du Likoud qui l'emporte. Ministre de la Justice dans le gouvernement de Netanyahu, elle est limogée en décembre dernier. Le binôme Herzog/Livni, qui prévoit de se relayer sur le fauteuil de Premier ministre en cas de victoire, a axé son programme sur la justice sociale, proposant la baisse du coût de la vie et du prix des logements, sans pour autant négliger la question sécuritaire. Par ailleurs, ils ont fait campagne en faveur de la reprise du processus de paix israélo-palestinien. Reste à voir, si l'Union sioniste l'emporte, si elle saura maîtriser aussi bien que son adversaire l'art de former une coalition.
Vidéos à la une
A quoi pense Benjamin Netanyahu lorsqu'il va prier au Mur des Lamentations à quelques jours des élections législatives ? Le prochain scrutin, prévu le 17 mars, s'annonce serré pour celui qui bat des records de longévité à la tête du gouvernement israélien. Soucieux d'éviter la défaite, 'Bibi', comme le surnomment affectueusement les Israéliens, a tout misé sur l'argument sécuritaire. Il s'agit d'un défi de taillle pour le futur Premier ministre, qui devra aussi préserver la vitalité économique d'Israël tout en s'attaquant à ses énormes disparités sociales. Agé de 65 ans, l'ancien diplomate n'était pas destiné à devenir le plus célèbre des Netanyahu. Entre un père fameux historien et un frère héros de guerre, le benjamin de la famille, devenu un orateur charismatique, se démarquera sans peine. Entré au parti nationaliste Likoud à la fin des années 80, il y fait une ascension fulgurante. En 1996, Benjamin Netanyahu a 47 ans et devient le plus jeune chef de gouvernement en battant le travailliste Shimon Peres, l'artisan des accords d'Oslo, dont Netanyahu est un adversaire. Il rassemble toutefois les sceptique de cet accord de paix. Il sera même, sous l'impulsion des Etats-Unis, et contre l'avis de son propre camp, le signataire des accords de Wye Plantation avec l'autorité palestinienne, en 1998. Ce plan, qui prévoit l'évacuation de 13% du territoire de la Cisjordanie, ne sera jamais appliqué. En 1999, contre toute attente, il est battu aux élections par son rival travailliste Ehoud Barak. Il démissionne alors de la présidence du Likoud et s'offre une retraite politique de 3 ans. De retour dans l'arène politique en 2002, il est ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement d'Ariel Sharon. Il reprend la direction du Likoud en 2005 et le mène à la victoire en 2009. Le chef du gouvernement israélien n'a pas changé ses positions concernant la question palestinienne : poursuite de la colonisation, opposition aux avancées des pourparlers de paix au motif du risque sécuritaire. Il incarne la ligne dure du Likoud. Le blocage se durcit avec l'autorité palestinienne. Soufflant le chaud et le froid, il prononcera toutefois un discours en faveur d'une solution à deux Etats, perçu comme un acte de trahison guidé par Washington, pour de nombreux partisans du Likoud : 'Si nous obtenons cette garantie de la démilitarisation et les ajustements de sécurité nécessaires pour Israël, et si les Palestiniens reconnaissent Israël comme l'Etat du peuple juif, nous serons prêts pour un véritable accord de paix, visant à aboutir à une solution pour un Etat palestinien démilitarisé aux côtés de l'Etat juif.' Avec l'allié américain, il joue le jeu, cherche à ne pas froisser, jusqu'à cet épisode récent et inédit : celle d'un chef de gouvernement israélien venant critiquer la politique étrangère américaine au sein même du Congrès. Ovationné par les républicains alors qu'il dénonce les négociations avec l'Iran, Benjamin Netanyahu s'attire les foudres de Barack Obama, alors que les relations entre les deux hommes étaient déjà tendues. Peut-être s'agit-il là d'un faux pas, qui pourrait lui coûter quelques voix? Le chef du Likoud a lui même admis que le risque de perdre était 'réel'. Les derniers sondages accordent une courte avance à la liste de centre-gauche.
Vidéos à la une
Au Likoud, le grand parti de la droite nationaliste au pouvoir, Benyamin Netanyahu partait archifavori aux primaires internes afin de mener ensuite la bataille électorale qu'il a lui-même avancée avec un scrutin prévu le 17 mars prochain. Son seul rival, est Danny Danon, un dur du parti en faveur d'une colonisation à tout va dans les Territoires palestiniens occupés. 'Je vous rappelle que le Likoud est presque le seul parti à avoir des élections internes démocratiques. Et finalement, le plus important, c'est d'avoir le plus grand Likoud possible face à toute la gauche pour conduire l'État d'Israël en toute sécurité', affirme le Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu a convoqué ces élections anticipées après un virage à droite toute début décembre lors duquel il a limogé ses deux ministres centristes Tzipi Livni et Yaïr Lapid. Dans le même temps, le président du parti séfarade ultra-orthodoxe Shas, Aryeh Deri a présenté hier soir sa démission officielle de la Knesset sur fond de divisions partisanes.
Vidéos à la une
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a rejeté une résolution palestinienne sur un accord de paix avec Israël. Washington avait exprimé son opposition bien avant le vote. La résolution n'a recueilli que 8 voix pour sur les 9 nécessaires. Les Etats-Unis et l'Australie ont voté contre, et les Américains n'ont pas eu besoin d'utiliser leur veto. 'Cette résolution encourage les divisions et non un compromis. Elle pourrait être utilisée pour attiser le conflit qu'elle cherche justement à résoudre. Depuis des décennies, les Etats-Unis s'efforcent de parvenir à une fin définitive du conflit israélo-palestinien et nous restons impliqués pour parvenir à la paix que méritent les Palestiniens et les Israéliens. Deux Etats pour deux peuples avec une Palestine indépendante, souveraine et viable vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec un Israël juif et démocratique' a déclaré Samantha Power, l'ambassadrice américaine à l'ONU. Le texte prévoyait notamment un accord de paix d'ici un an et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. 'Le résultat du vote d'aujourd'hui prouve que le Conseil de Sécurité dans son ensemble n'est clairement pas prêt à prendre ses responsabilités et à adopter une résolution globale qui nous permettrait d'aboutir à la paix et à une solution juste et pérenne basée sur le droit international' estime Riyad Mansour, l'ambassadeur palestinien à l'ONU. Un premier projet de résolution avait été présenté au Conseil il y a moins de deux semaines. Les Palestiniens l'ont amendé dans la précipitation pour échapper à un veto américain.
Vidéos à la une
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé ce mardi de limoger deux ministres et a annoncé son intention de dissoudre la Knesset et de convoquer des élections anticipées. Des élections qui pourraient amener au pouvoir un gouvernement encore plus à droite, au vu des sondages. Le dirigeant a démis de leurs fonctions deux centristes opposés à une partie de sa politique : Yaïr Lapid, une figure du centre-droit et la ministre de la Justice Tzipi Livni, qui incarne le centre-gauche. 'Ils s'en sont pris durement au gouvernement que je dirige. Je ne tolérerais plus d'opposition au sein du gouvernement', a indiqué Netanyahu. Parmi les pommes de discorde, les désaccords sur le budget 2015. Les adversaires du Premier ministre l'accusent d'avoir prémédité la crise pour se débarrasser des Centristes.
Vidéos à la une
Le cessez-le-feu actuellement en vigueur entre Israël et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza ne calme pas tous les esprits. Ainsi des manifestants à Tel Aviv souhaitent que l'Etat hébreu fasse davantage pour protéger les civils des tirs de roquettes dans le sud du pays. 'Nous sommes venus, en fait, pour dire que nous avons des enfants de 12 ans, 14 ans ou plus jeunes encore, dit un homme. Tous les jours, ces roquettes. Et ils n'ont que quinze secondes, quinze incroyables secondes pour trouver un abri. Et ces enfants, ils ont peur. Ils ne vont pas aux toilettes. Ils ne dorment pas.' La colère également dans la bande de Gaza, ravagée par l'offensive israélienne. Les frappes ont aggravé les problèmes liés à l'eau potable et au tout à l'égout. Des centaines de milliers de Palestiniens sont privés d'eau courante. 'Nous achetons de l'eau, nous n'avons ni eau ni électricité. L'eau qu'on achète, on ne la boit pas, c'est pour se laver et faire notre lessive', témoigne un habitant de Khan Younès, alors que les autorités locales estiment à environ 26 millions d'euros le coût de remise en état des infrastructures.
Vidéos à la une
Un accord a été conclu in extremis entre Palestiniens et Israéliens sous l'égide de l'Egypte lors de négociations marathon au Caire. Une nouvelle trêve de cinq jours après celle de 72 heures entamée dimanche. Un accord malgré des violences, ces dernières heures. Trois roquettes ont été lancées mardi soir depuis Gaza contre le sud d'Israël. Le Hamas a immédiatement nié tout tir de roquettes en direction d'Israël. Parallèlement, Tsahal a lancé ses drones dans la bande de Gaza. Des explosions ont été entendues dans le nord et confirmées par des témoins sur place. On a également appris qu'un adolescent a été tué et deux autres enfants, son frère et sa soeur ont été blessés par la chute d'une roquette au sud de Rafah selon des sources médicales égyptiennes.
Vidéos à la une
Plus de 1700 morts, c'est le terrible bilan de l'opération israélienne contre la bande de Gaza. Les environs de Rafah ont subi un déluge de feu après la disparition, vendredi matin, d'un soldat israélien. Tsahal a annoncé cette nuit qu'il avait été tué au combat il y a deux jours. Hier la majorité des 110 Palestiniens tués l'ont été à Rafah. Pour les autres, il faut survivre, entre les frappes, et le manque de tout. 'On est venu en courant de l'école. On n'a pas de pain, alors on est venu en acheter à la boulangerie et on fait la queue, dit un homme. On a pas d'électricité pour le cuire nous même. Nos enfants ont faim, ils n'ont pas de pain, rien.' Ici à Khan Younès, le raid aérien a fait des blessés, mais aussi quatre morts. Selon le Centre palestinien des droits humains, 520.000 personnes ont été déplacées par les combats, soit plus d'un quart de la population gazaouie.
Vidéos à la une
Pas d'espoir d'une fin prochaine des hostilités. Israël et le Hamas sont déterminés à poursuivre le combat dans la bande de Gaza. L'armée israélienne avait pourtant donné dans l'après-midi des premiers signes d'une fin de ses opérations dans certains secteurs. Tsahal avait aussi annoncé que les civils pouvaient 'rentrer en toute sécurité' dans deux villes. Mais Benjamin Netanyahu a déclaré que l'opération continuait, pour détruire les tunnels. 'Ce qui se passe en ce moment est clair, a déclaré Benjamin Netanyahu. Le Hamas s'intéresse aux souffrances et aux blessures du peuple de Gaza pour que le monde accuse Israël de cette souffrance. Le terrorisme n'a pas de frontières. Aujourd'hui c'est Israël mais demain ce sera vos pays.' Après les tunnels, l'armée se préparera à d'autres opérations, a dit le premier ministre, sans préciser. Ici à Jérusalem, cette guerre pour certains est trop longue, décourageante : 'quand j'ai entendu les infos hier, j'avais juste envie de pleurer, dit Harriet. Je n'arrive plus à croire qu'il y a un moyen de sortir de tout ça.' Hier, 84 roquettes ont encore été tirées contre Israël. Depuis le 8 juillet, 64 soldats israéliens sont morts, et trois civils.
Vidéos à la une
Il y a les mots, et il y a le terrain. La trêve officieuse décrétée dimanche soir dans la bande de Gaza a bien entraîné une accalmie, mais des violences sporadiques sont toujours signalées ce lundi. C'est donc un calme très précaire qui règne dans l'enclave palestinienne. L'armée israélienne poursuit la guerre psychologique avec, par exemple, ces tracts diffusés par milliers. Y figurent les noms des combattants du Hamas et du Djihad islamique que Tsahal affirme avoir abattus ainsi que le lieu où ils ont été enterrés. Des tracts qui ne semblent susciter que colère et indifférence. 'Ça n'a pas de sens. Ils essaient de faire peur aux gens, mais ça ne marche pas. C'est pitoyable, je trouve, et ça n'a pas de sens pour les gens. Ça ne fait peur à personne, pas même aux enfants. Ils n'ont qu'à faire ce qu'ils veulent.' Depuis le début de l'offensive israélienne baptisée 'Bordure protectrice', il y a trois semaines, plus de mille Palestiniens sont morts. Des civils pour l'essentiel, parmi lesquels beaucoup d'enfants. Le bilan côté israélien s'élève à 43 soldats et trois civils tués.

Pages

Publicité