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Deux mois après les législatives, les deux ennemis jurés de la politique irlandaise se sont résolus à sceller un pacte. Le Fine Gael du Premier ministre sortant Enda Kenny pourra former un gouvernement minoritaire avec le soutien Fianna Fail de Micheal Martin. Cet accord devrait permettre au conservateur Enda Kenny d'être à nouveau investi Premier ministre après trois tentatives infructueuses. Les centristes, arrivés deuxièmes aux élections, s'abstiendront sur les votes-clés pour laisser passer les grandes mesures du gouvernement. Un pacte annoncé pour durer jusqu'en octobre 2018. Les deux partis devraient donner leur aval très rapidement pour qu'Enda Kenny puisse obtenir l'investiture dès mercredi prochain. Le Fianna Fail a notamment exigé la suspension de la très impopulaire taxe sur l'eau pendant un an au moins. Reste à voir si cet arrangement résistera à l'épreuve du temps et aux pressions des deux formations. Statement from Fine Gael: https://t.co/XOjKXrbfZf- Fine Gael (@FineGael) April 9, 2016
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Les législatives irlandaises ont été marquées par une poussée du Sinn Fein, le parti nationaliste de gauche, qui deviendrait la troisième force politique du pays, selon des résultats provisoires. Globalement, les électeurs ont sanctionné la politique d'austérité de la coalition sortante, incapable à ce stade de former un gouvernement majoritaire. Si bien que des experts osent envisager une alliance improbable entre les deux frères ennemis de centre-droit : le Fine Gael du Premier ministre Enda Kenny et le Fianna Fail de Micheal Martin. Après des années de crise économique, l'Irlande a retrouvé le chemin de la croissance, au prix d'une cure de rigueur dastique. Mais pour l'heure, les Irlandais ressentent peu les effets de la reprise : 'Il y a eu peu de changements, dit cette femme. Il y a eu certes quelque progrès, mais pour moi ce n'est pas suffisant. Beaucoup de personnes sont sans-abri. S'il y avait suffisamment de travail, on ne serait pas confronté à ce genre de crise.' 'Beaucoup de personnes ne voient pas la reprise, dit cet Irlandais. Tout ce qu'elles voient, ce sont des taxes supplémentaires, une taxe sur l'eau. Cette taxe est l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement a été sanctionné.'' La coalition sortante composé du Fine Gael et du Labour n'obtiendrait qu'une soixantaine de sièges de députés, soit bien loin de la majorité absolue. Il lui faudra le soutien d'autres partis pour continuer à gouverner. De notre correspondant à Dublin, Giacomo Segantini : '80, c'est le nombre de sièges nécessaires pour avoir la majorité absolue au Parlement irlandais. En attendant les résultats définitifs, plusieurs scénarios sont déjà envisagés, y compris celui d'une nouvelle élection. D'intenses tractions vont débuter sur la scène politique irlandaise.
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Des milliers de personnes dans les rues de Dublin. L'Irlande s'apprête à couper le robinet de l'eau gratuite, une contrepartie au programme de sauvetage du pays en 2010. 'Pas question, nous ne paierons pas' scandent les manifestants. Les premières factures doivent tomber début 2015. Le gouvernement ne fera pas de concession : 'Rien ne va changer par rapport aux redevances de l'eau dit le ministre de l'Environnement Allan Kelly. Je veux être très clair. Le package mis en place est le meilleur disponible. Il a été soigneusement pensé. C'est un ensemble complet.' Après six ans d'austérité budgétaire, l'Irlande renoue avec la croissance, le pays rembourse même en avance l'aide de la troïka mais beaucoup ne voit pas les effets de la reprise. Le collectif irlandais Right 2Water soutient que les citoyens paient déjà pour l'eau de manière indirecte, par leurs impôts. Il craint que ce service public ne finisse par être privatisé, ce qui pourrait se traduire par une hausse de prix.
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