Alors que Nicolas Sarkozy a récemment critiqué l’intervention militaire française au Mali, le président François Hollande lui a vivement répondu jeudi, sans toutefois le nommer.

Le message a-t-il été assez clair ? Profitant de l’inauguration de la journée internationale des droits de la femme à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette à Paris jeudi, François Hollande a répondu aux attaques de Nicolas Sarkozy à propos de l’envoi de troupes françaises au Mali. "Si certains s’interrogent pour savoir pourquoi la France est au Mali, c’est parce qu’il y avait des femmes qui étaient victimes de l’oppression et de la barbarie", a en effet déclaré le chef de l’Etat tout en prenant soin de ne pas explicitement citer son prédécesseur.

Justifiant l’intervention militaire française dans ce pays par la défense des droits des femmes, la lutte contre le terrorisme et la liberté religieuse, le président de la République a ajouté : "Si certains s’interrogent, c’est qu’il y avait des femmes à qui l’on mettait le voile sans qu’elles ne l’aient elles-mêmes demandé, qu’il y avait des femmes qui n’osaient plus sortir de chez elles, qu’il y avait des femmes qui étaient battues parce qu’elles voulaient être libres".

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"Que fait-on là-bas ?"Dans les colonnes du numéro de Valeurs Actuelles paru jeudi, Nicolas Sarkozy s’est interrogé sur le bien-fondé d’une présence militaire française au Mali. "On ne va pas dans un pays qui n’a pas de gouvernement", a ainsi estimé celui qui a gouverné la France pendant cinq ans. Celui-ci a par ailleurs affirmé : "Que fait-on là-bas ? Sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4.000 hommes". Evitant toujours soigneusement de citer l’auteur de ces critiques, François Hollande a, quant à lui, répliqué jeudi : "Nous voulons lutter contre le terrorisme, contre la barbarie, contre le fondamentalisme" mais également "pour la liberté religieuse parce que ceux qui étaient traités ainsi étaient des musulmans et que nous étions de leur côté".  

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