Marion Maréchal-Le Pen demande des excuses au PS après s’être fait traiter de "conne" et de "salope" sur Twitter. Dans une lettre adressée à Harlem Désir, elle demande une sanction pour l’auteur du tweet.

© AFP

La députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, compare l’affaire du "caquetage" de l’Assemblée aux tweets injurieux qui lui sont destinés. Elle a vu "deux poids deux mesures" face aux insultes sexistes faites aux femmes politiques.

"Entre se faire traiter de poule et de salope, semble-t-il l'un est moins grave que l'autre. Enfin ça dépend de la personne", explique Marion Maréchal-Le Pen. "Le PS met un point particulier à défendre l'image de la femme et lutter contre la misogynie, j'aimerais qu'il mette ses actes en cohérence avec ses paroles", déclare la jeune députée FN.

Une lettre de protestation au PS

Mardi, la petite-fille du fondateur du FN, Marion Maréchal-Le Pen, a alors adressé une lettre de protestation au Premier secrétaire du PS, Harlem Désir. Dans cette lettre elle rapporte les propos tenus par Jean Bourdeau, assistant parlementaire du sénateur Jean-Pierre Michel, qui la traite de "conne" et de "salope" dans un tweet publié dimanche soir.

Ce tweet insultant envers la plus jeune députée fait référence à Guy Bedos. Ce dernier avait qualifié Nadine Morano de "conne" et de "salope" lors d’un de ses spectacles.

Le collaborateur Jean Bourdeau s’est alors justifié en parlant de liberté d’expression. Il affirme également qu’il s’agit d’"humour". "Quand je l'ai vue à la télé arriver à Brignoles, avec les vieux de l'Algérie française et les crânes rasés du service d'ordre, j'ai été obligé de faire le parallèle avec l'affaire Morano-Bedos, ça a été plus fort que moi" explique-t-il.

"Je vous saurais gré de mettre vos actes en cohérence avec vos paroles"

Dans sa lettre, Marion Maréchal-Le Pen écrit : "Connaissant l'attention particulière que vous portez à la condition de la femme et à la lutte contre la misogynie, comme cela a été relevé lors de l'incident fort regrettable du caquetage à l'Assemblée nationale, je vous saurais gré de mettre vos actes en cohérence avec vos paroles et de sanctionner ce type de propos indignes du débat public". Elle estime que c'est "un pas de franchi dans l'attaque sexiste".

Publicité
La jeune députée de 23 ans ajoute également : "Je ne doute pas que vous prendrez les dispositions nécessaires afin de faire respecter l'image de la femme au sein de votre parti, notamment lorsqu'il s'agit d'une élue du peuple".

Anne Hidalgo, candidate aux municipales de Paris, a de son côté déclaré sur i-Télé : "Elle n'a pas à se faire insulter mais de là à aller jusqu'à des excuses, non".

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité