Alors que le président recueille seulement 13 % d’opinions favorables, un professeur de psychiatrie a analysé les ressorts psychologiques qui permettent à François Hollande de ne pas sombrer.

Selon les sondages, François Hollande oscille entre 13 et 16 % d’opinions favorables. Un score historiquement faible pour un président de la République alors que se profilent l’élection présidentielle l’année prochaine et la question de sa candidature à celle-ci.

Alors que le pays semble aller à vau-l’eau, que ses partisans se font de plus en plus rares, et que l’omniprésent Emmanuel Macron lui fait de l’ombre, François Hollande continue de positiver et se considère toujours comme le candidat naturel de la gauche pour 2017. Pour comprendre cet état d’esprit, BFMtv a interrogé Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie et auteur du livre Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore.

La capacité de résilience indispensable pour les métiers soumis à l’opinion

Ainsi, sur l’impopularité du président et sa volonté de continuer à gouverner, le professeur en psychiatrie explique que "tous les métiers confrontés à la popularité, et donc à l’impopularité, imposent de savoir et de pouvoir continuer, même quand on est impopulaire. La capacité de résilience est la condition sine qua non pour exercer un métier où l'on est soumis au jugement quotidien." Pour ce dernier, "les hommes de représentation sont animés par un logiciel qui fait de l’adversité un stimulant. C’est exactement la même chose dans la performance sportive."

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Pourtant, le monde politique serait différent pour Michel Lejoyeux : "Il y a quelque chose dans la fibre politique qui fait que l’on ne cède pas à l’émotion négative. Ensuite, la résistance de chacun s'explique par des voies différentes. Certains affichent une forte croyance dans les objectifs qu'ils veulent atteindre. D'autres ont un optimisme indécrottable. Parfois, c'est le souvenir et l'exemple de traversés du désert arrivées sur des oasis."

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