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Le gouvernement hongrois fait marche arrière : les magasins resteront bien ouverts le dimanche. Depuis plus d'un an, les grands commerces avaient interdiction d'ouvrir. Mais la mesure était impopulaire et l'opposition socialiste en avait fait son cheval de bataille. L'abrogation de la loi sera soumise au parlement hongrois ce mardi.
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Vladimir Poutine recevait ce mercredi à Moscou l'un de ses plus proches alliés européens : le Premier ministre Hongrois Viktor Orban. La coopération économique, notamment énergétique, était au coeur de cette rencontre. Il a également été question de la crise des réfugiés à laquelle Budapest est directement confrontée. Pour le président russe, la solution passe d'abord par la destruction du terrorisme. 'Pour résoudre la crise des migrants en Europe, il faut s'attaquer aux origines du problème. Nous devons rétablir dans les pays, d'où viennent ces réfugiés, un Etat, une économie, une sphère sociale, pour que ces gens puissent vivre dans leur propre pays et y retourner. Nous devons créer toutes les conditions nécessaires, et cela signifie avant tout d'annihiler le terrorisme.' Au centre des discussions également, les sanctions européennes contre la Russie qui ont été systématiquement renouvelées depuis 2014. Pour Viktor Orban, ces sanctions doivent cesser : 'Au milieu de cette année, il ne sera pas possible pour l'Union européenne de renouveler automatiquement ces sanctions. La raison, c'est que de plus en plus de pays pensent qu'il faut avoir un débat ouvert sur ce que nous devons faire de ces sanctions.' Les sanctions réciproques adoptées par Bruxelles et Moscou pèsent lourdement sur l'économie hongroise. En deux ans, ses exportations vers la Russie ont chuté de 50 %. Le président Poutine s'est dit convaincu que les relations avec l'UE 'seraient normalisées, tôt ou tard'.
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Le contrôle des frontières et la crise migratoire sont toujours au coeur des préoccupations de l'Union européenne. Euronews a interrogé le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Sziijártó. Euronews: " La Hongrie a fait la une de l'actualité cette année à cause de la crise migratoire. Beaucoup ont accusé Budapest d'agir de façon inhumaine ce qui affecté l'image du pays. Cela vaut-il la peine de résister à la pression européenne? " Péter Szijjártó: " Je pense que ces prétendues réponses européennes communes sont hypocrites et inefficaces. La Hongrie a toujours voulu proposer de véritables solutions à ce défi majeur. Bien que nous n'ayons pas été très populaire auprès des institutions européennes et de la classe politique européenne, finalement la solution hongroise, le modèle hongrois si vous voulez, s'est révélé efficace. Nous avons fait face à un afflux quotidien de 5 000 jusqu'à 10 000 migrants irréguliers et nous avons pris nos propres décisions. Nous avons construit une barrière le long de la frontière extérieure de Schengen et de l'Union européenne, nous avons changé notre législation, nous avons déployé des milliers de policiers supplémentaires le long de la frontière et désormais l'afflux est nul. " Euronews: " La Hongrie a lancé une procédure auprès de la Cour européenne de justice contre le système obligatoire de relocalisation. Quel est le problème de ce dispositif? " Péter Szijjártó: " Et bien je pense que ce système de quotas obligatoires ne peut pas être mis en oeuvre, il va à l'encontre du bon sens et viole les règles européennes. Ce dispositif ne peut pas être mis en oeuvre car il n'y a pas de hotspots, ces centres d'accueil pour les réfugiés. Or la décision européenne souligne que la procédure de relocalisation n'est possible qu'à partir des hotspots. Personne n'a de réponse non plus à propos de l'immigration secondaire. Si quelqu'un est relocalisé en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie ou en Slovaquie évidemment il va chercher à rejoindre l'Allemagne rapidement et nous ne savons pas comment empêcher cela. " Euronews: " De son côté la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la Hongrie à propos de la loi nationale sur la migration adoptée en septembre. Allez-vous revoir ou non ce texte en fonction des remarques de la Commission? " Péter Szijjártó: " En fait nous sommes certain que cette loi est totalement en ligne avec les valeurs européennes et les règles européennes. Je ne vois donc pas pourquoi nous devrions changer notre texte. Nous comprenons qu'il y a comme une sorte de revanche de la part des institutions européennes parce que nous avons lancé une procédure en justice à propos de ce système de quotas obligatoires et maintenant soudainement il y a une procédure en infraction contre nous. Nous comprenons cela mais nous estimons qu'il n'y a aucune justification légale à cette procédure lancée par la Commission. " Euronews: " Désormais la Commission européenne propose de créer un corps de gardes-frontières européen qui aurait de nouvelles responsabilités. Par exemple ce corps pourrait intervenir si un État membre n'est pas capable de protéger ses propres frontières. Vous soutenez ce principe? " Péter Szijjártó, Hungarian Foreign Minister: " Je ne crois pas que cela soit vraiment pertinent d'avoir une nouvelle législation qui imposerait, contre la volonté d'un État membre, des mesures qui toucheraient à la surveillance de ses frontières. Cela fait partiede la souveraineté nationale. Mais afin d'améliorer cette compétence nationale, vous devez pouvoir demander de l'aide, ce qui est le cas actuellement. "
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La Hongrie vient d'adopter tout un nouvel ensemble de mesures législatives pour rendre plus hermétiques ses frontières extérieures à l'Union européenne. L'armée a été déployée dans ce sens alors que ce mardi les lois entrent en vigueur. Outre la protection du mur, les militaires auront aussi la tâche d'enregistrer les réfugiés. Les nouveaux textes rendent passible de trois ans de prison l'entrée illégale en Hongrie, punissent ceux qui chercheront à escalader la clôture. Ils prévoient également des peines très sévères pour les passeurs où ceux qui chercheront à pénétrer armer dans le pays. Les demandeurs d'asile devront entrer de manière légale, et donc se faire enregistrer depuis l'étranger, en l'occurrence en Serbie, actuelle porte d'entrée des réfugiés vers la Hongrie. Les textes de loi disent également qu'un migrant pourra se faire refouler vers la Serbie considérée comme un pays sûr : en fait tout ceux dont la vie n'est pas en danger ne seront pas considérés comme des réfugiés. La procédure est de dix jours, avec la possibilité de faire appel. Zoltán Kovács, porte-parole du gouvernement hongrois : 'Tout d'abord et avant tout nous devons gérer une question fondamentale. L'Union européenne devrait être capable de gérer ses propres frontières, elle devrait être capable d'empêcher les gens d'entrer par ses frontières terrestre et ses frontières naturelles de manière à pousser les gens vers les frontières officielles où elles peuvent faire des demandes d'asile.' Le code pénal a aussi été modifié. Plus question de fournir d'interprête traducteurs. Les mineurs ne bénéficieront pas non plus d'une procédure spéciale. Sur de nombreux points la nouvelle législation est très confuse. Critiques, les ONG qui déféndent les réfugiés attaquent de front.
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L'armée hongroise a entamé ce lundi la construction d'une clôture le long de sa frontière avec la Serbie. Ce ''mur'' très controversé, voulu par le Premier ministre Victor Orban, et approuvé à une large majorité par les députés hongrois, vise à endiguer l'afflux de migrants, qui cherchent à se rendre dans les pays de l'Europe de l'Ouest. Cette clôture, haute de quatre mètres, s'étendra sur les 175 kilomètres que le pays dispose avec la Serbie. Une frontière traversée en moyenne, chaque jour, par environ un millier de migrants clandestins, originaires pour la plupart d'Irak, d'Afghanistan de Syrie et du Kosovo. Une fois arrivés en Hongrie, beaucoup d'entre eux tentent de se rendre en Allemagne ou en Autriche. Sur les quelque, 70.000 migrants illégaux répertoriés cette année par les autorités hongroises, presque la plupart arrivaient du territoire serbe. Avec AFP et Reuters
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Il y a d'abord la campagne du gouvernement avec 1 000 pancartes dans tout le pays où Viktor Orban, le Premier ministre conservateur exige 'le respect de la culture hongroise et défend la 'préférence nationale pour les emplois'. Une campagne qui a choqué notamment le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés. Le HCR contre-attaque avec sa propre campagne qui met en avant les réfugiés qui ont réussi en Hongrie : 'ce qui est inhabituel en Hongrie, contrairement à de nombreux pays où la xénophobie est attisée par des partis extrémistes, c'est de voir des partis de droite, certains mouvements proches et surtout le gouvernement essayer d'attiser la xénophobie. Mais ce qui est aussi vraiment encourageant, c'est de voir des gens réagir, s'y opposer et aider les réfugiés', explique Kitty McKinsey, porte-parole du HCR pour l'Europe Centrale. Selon un sondage commandé par l'opposition hongroise, 98 % des personnes interrogées dénoncent la campagne du gouvernement. Son porte-parole se défend : 'plus de 50 000 personnes sont déjà entrées en Hongrie de manière illégale. Nous comprenons l'approche de l'ONU envers les migrants et il est possible de montrer de nombreuses réussites, mais quand on regarde les chiffres, la réalité est totalement différente', estime Zoltán Kovács, porte-parole du gouvernement hongrois. Parmi les réussites retenues par le HCR dans sa campagne, il y a notamment l'intégration par le sport de nombreux réfugiés afghans et pakistanais et leur participation active dans l'équipe nationale hongroise de cricket
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Des milliers de personnes ont défilé hier dans une cinquantaine de villes du pays pour réclamer des comptes sur la gestion des fonds de développements alloués par l'Union européenne à Budapest. Le Premier ministre Viktor Orban et sa majorité sont montrés du doigt, mais ils accusent leurs prédécesseurs socialistes. 'Si j'écoutais mon coeur, je les renverrai tous. Il faut une nouvelle élection. D'autres qui feront mieux, mieux que tous ceux-là. Ce sont des menteurs, des menteurs', dénonce cette femme. 'Il faut qu'ils arrêtent de voler moins et qu'ils construisent plus notamment des pistes cyclables. Ils doivent gouverner de manière équilibrée', insiste cet homme. L'Union européenne a suspendu le versement de 2,3 milliards d'euros prévu en avril sur les fonds de développements après avoir constaté des irrégularités sur la période budgétaire 2007-2013. 'Ces derniers mois, il y a déjà eu de nombreuses manifestations contre la corruption et la politique du gouvernement Orban. Cette manifestation intervient sur fond de désaccords entre l'Union européenne et le pouvoir hongrois. D'autres manifestations sont déjà annoncées dans un proche avenir', explique notre correspondant à Budapest, Attilla Magyar.
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Il est montré du doigt après l'arrestation du PDG de la société de courtage Quaestor. Très proche du ministre hongrois des Affaires étrangères, Csaba Tarsoly a été interpellé avec deux autres dirigeants suite à la faillite de cette entreprise. Problème, la chute du dirigeant a provoqué un chaos financier dont certains ont réussi à s'extraire et en particulier des proches du pouvoir conservateur. Il y a deux jours, le tout-puissant Premier ministre Viktor Orban avait demandé le retrait de tous les fonds publics de cette maison de courtage pour éviter dit-il 'un effet-domino et prémunir l'argent de l'État'. L'opposition socialiste dénonce l'attitude du Premier ministre conservateur et appelle à la démission du gouvernement : 'le gouvernement a mis l'argent de ses alliés et de ses proches à l'abri, mais il a laissé les citoyens dans la difficulté. M. Orban a outrepassé ses prérogatives et il n'est plus habilité à rester le Premier ministre de la Hongrie. Il devrait démissionner', affirme József Tóbiás, le leader de l'opposition socialiste. Dans les rues de Budapest, c'est la consternation et la colère qui prédominent à l'image de ce représentant des victimes de la faillite : 'jusqu'à présent, nous ne voyons pas clairement qui sont vraiment les responsables de tout cela, nous voyons seulement que la liste des victimes s'allonge chaque jour. Avec l'aide d'experts juridiques, nous allons surveiller tout cela de très près dans les prochains jours pour savoir qui nous allons poursuivre', explique István Kálmán-Pikó. L'équivalent de 500 millions d'euros serait en jeu pour les épargnants. 'Alors que le scandale atteint le plus haut niveau de la classe politique, les victimes n'ont toujours pas accès à certaines informations, elles ne savent pas non plus si elles reverront un jour tout ou partie de l'argent qu'elles ont déjà investi', précise Attila Magyar, le correspondant d'Euronews à Budapest.
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Alors que les attentats de Paris apportent de l'eau au moulin des mouvements xénophobes, le Premier ministre populiste hongrois a surfé sur la vague dès son retour de la marche républicaine dimanche. Viktor Orbán a appelé l'Union européenne à fermer ses frontières aux migrants, à l'exception des demandeurs d'asile. ' L'immigration économique est mauvaise pour l'Europe. Nous ne devrions pas la considérer comme utile, parce qu'elle est uniquement source de troubles et de danger pour les Européens. Elle devrait être stoppée, c'est l'opinion de la Hongrie. (...) Nous ne voulons pas intégrer de minorité dont la culture serait différente de la nôtre. Nous voulons que la Hongrie reste la Hongrie, ' a-t-il lancé. Selon l'OCDE, les étrangers représentent moins de 2% des 10 millions d'habitants que compte la Hongrie. Mais les préjugés sur les immigrés ont la vie dure, alors que l'extrême-droite les accuse de gonfler les chiffres du chômage et de la criminalité. Pourtant selon le Hungarian Helsinki Committee, une ONG spécialisée dans la défense des droits de l'Homme, la réalité est tout autre. ' Ce qui est vrai, parmi les immigrés d'origine hongroise, venant de Roumanie, de Serbie, mais aussi parmi ceux qui viennent de pays lointains, c'est qu'ils sont plus actifs sur le marché du travail que les Hongrois. Ils sont plus nombreux à avoir un travail, donc ils paient aussi plus d'impôts, ' précise même sa co-présidente, Márta Pardavi. Un sondage réalisé il y quelques années avait donné la mesure de la posture des Hongrois face à l'immigration. Les sondés s'opposaient fermement à l'accueil de ressortissants Pirez - un peuple qui n'existe pas ! Au quotidien pourtant, les étrangers de Budapest disent ne pas se sentir stigmatisés. C'est le cas de Edmond Sylvio, d'origine africaine. ' Je ne me sens pas rejeté par la société, donc ce n'est pas un problème. Je travaille ici, j'ai de bons amis, je peux vivre ici comme mes collègues, je n'ai pas vraiment de problèmes en vivant ici. ' L'appel de Viktor Orbàn a été froidement accueilli à Bruxelles. Certes, tous les Etats-membres s'accordent à dire que les attentats de Paris méritent une réponse ferme. Mais pas n'importe laquelle a prévenu le président du parlement européen, Martin Schulz. ' J'appelle chacun d'entre nous à ne pas répondre par des sanctions, à ne pas répondre par la colère. Répondons par une approche rationnelle. Et l'approche rationnelle, ce n'est pas l'arrêt des migrations, c'est plus de coopération entre les organes de sécurité, entre les polices, entre les services secrets et les services judiciaires,' a-t-il martelé. Le Fidesz de Viktor Orbàn a perdu un million de sympathisants au cours des derniers mois, certains au profit du parti d'extrême-droite, le Jobbik. A Budapest, notre correspondante Andrea Hajagos explique que la déclaration de Viktor Orbán a aussi surpris parce que l'immigration de travail est marginale en Hongrie, tandis que de nombreux Hongrois quittent le pays pour des raisons économiques. Selon les analystes, les motivations de Viktor Orbán relèvent de la politique intérieure. Peut-être essaie-t-il d'enrayer ainsi la chute de popularité de son parti.
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Des Hongrois maintiennent la pression sur le gouvernement de Viktor Orban en ce début d'année. Ils étaient plusieurs milliers à manifester vendredi soir devant l'Opéra, à Budapest, trois ans jour pour jour après une manifestation massive contre la nouvelle constitution hongroise controversée. Ils réclamaient la démission du Premier ministre. Leur slogan : 'nous construisons un nouveau pays'. Les manifestants ont exprimé leur inquiétude concernant une politique qui, à leurs yeux, les éloigne de l'Occident et renforce les liens avec la Russie. L'élite politique qui dirige le pays depuis la chute du communisme, il y a 25 ans, a été vivement critiquée par l'un des organisateurs de ce rassemblement, Zsolt Várady. 'Nous condamnons les partis des 25 dernières années. (...) On ne peut pas attendre de l'État qu'il pense à notre place'. Les organisateurs ont appelé à une autre manifestation le 1er février à la veille de la visite de la chancelière allemande.
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Cette semaine dans business weekly, gros plan sur les produits alimentaires. Nous pourrions bientôt payer plus chers certains de nos produits préférés comme l'huile d'olive. Des hausses de prix dues à des conditions météorologiques inhabituelles en Europe et aux invasions d'insectes. Et les consommateurs ne seraient pas les seuls touchés. La pénurie d'huile d'olive pourrait signifier un nouveau coup dur pour les économies du sud de l'Europe déjà en difficulté . Si le prix de l'huile d'olive risque d'augmenter, le chocolat lui pourrait tout bonnement disparaître Nous consommons trop vite et la production de cacao ne suit plus. En Hongrie, les citoyens pourraient eux ne plus acheter ni huile ni chocolat. En cause, une loi débattu au Parlement et qui vise la grande distribution.
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En face du Parlement à Budapest, ils étaient des dizaines de milliers réunis contre la politique du Premier ministre Viktor Orban. C'est la cinquième grande manifestation organisée dans le pays depuis trois semaines. Au début, la mobilisation visait un projet de taxe sur les téléchargements sur internet, puis la corruption, après que plusieurs fonctionnaires se voient refuser l'entrée aux Etats-Unis, pour des faits présumés de malversation. 'La corruption s'est répandue en Hongrie, et c'est impossible d'avoir un niveau de vie correct. Ces dernières années - comme on l'a entendu dans les discours - beaucoup de choses terribles se sont déroulées et le pays a emprunté une mauvaise voie' dit une manifestante. 'J'ai travaillé 42 ans, je ne savais pas ce qu'était le chômage. Mais maintenant je le vois partout et mes petits-enfants me disent qu'ils n'ont pas de travail. Donc il faut manifester, il faut bien que les pauvres gagnent leur vie' estime un retraité. Après les énormes manifestations d'octobre, le gouvernement a abandonné son projet de taxe internet. Mais la directrice du fisc, accusée de corruption n'a pas démissionné. A l'issue du rassemblement d'hier, quelques échauffourées ont eu lieu avec la police. 'Au même moment où se déroulait cette manifestation à Budapest, d'autres ont eu lieu à travers tout le pays ainsi que dans des capitales européennes, à l'initiative d'expatriés hongrois' précise Andrea Hajagos, notre correspondante à Budapest.
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Cette semaine en Europe a été marquée par cette taxe sans précédent dans l'utilisation d'internet inscrite au budget 2015 de la Hongrie. Après plusieurs jours d'une immense mobilisation populaire, le Premier ministre Viktor Orban suspend la mesure jugée liberticide par ses opposants. A Ypres en Belgique, les plus hauts dirigeants se sont à nouveau retrouvés pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale. Hommage aux milliers de victimes de l'une des batailles les plus sanglantes du 20ème siècle.Invitée d'honneur : Angela Merkel. Le futur commissaire européen à l'aide humanitaire va commencer son mandat par une visite dans les pays d'Afrique touchés par le virus Ebola. Mais avant de partir, le Chypriote, qui est aussi le nouveau coordinateur européen contre l'épidémie, a donné des détails sur son plan d'action. La Commission Barroso, dans ses dernières heures de mandat, a voulu peser de tout son poids pour régler le conflit gazier entre l'Ukraine et la Russie. Un accord est intervenu, il signifie un hiver au chaud pour l'Ukraine mais aussi pour de nombreux pays de l'Union européenne. José Manuel Barroso quitte le Berlaymont et comme ses prédécesseurs, sa photo est exposée dans la galerie des dirigeants de l'exécutif européen. Une décennie en tant que président de la Commission européenne signifie des hauts et des bas dans les relations avec les chefs d'Etat et de gouvernement. Mais au cours des derniers jours de son mandat, il a dû faire face à un Premier ministre britannique particulièrement furieux.
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En Hongrie, la mobilisation populaire semblent avoir payé : le gouvernement a décidé de retirer son projet de 'taxe internet'. Initialement, il était question de taxer les téléchargements à hauteur de 50 centimes d'euros par gigaoctets. Cela a suscité un tollé, les protestataires estimant que cela constituait une violation de la liberté (voir ici). Le gouvernement a bien tenté d'assouplir ce projet. Mais cela n'a pas apaisé les manifestants qui, par milliers, se sont rassemblés dimanche puis mardi. Le Premier ministre conservateur Viktor Orban a donc décidé de faire marche arrière. 'En l'état, ce texte de loi doit être retiré, a-t-il déclaré ce vendredi matin à la radio. Et d'annoncer le lancement en janvier, d'une consultation nationale sur la régulation d'internet. C'est la première fois que ce gouvernement revoit sa copie. D'ordinaire, Viktor Orban a plutôt tendance à ne pas s'embarrasser des critiques... 'Une grande manifestation est prévue ici ce vendredi soir, annonce notre correspondante à Budapest, Andrea Hajagos. Il s'agit, pour les organisateurs, de fêter une victoire. Mais disent-ils : il faut rester mobilisés jusqu'à l'annulation définitive du projet de loi. Ils craignent que le gouvernement ne trouve un moyen détourné pour faire payer les utilisateurs d'internet.'
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Le 19 août 1989, le point de passage de Sopronpuszta entre l'Autriche et la Hongrie allait marquer l'histoire. C'est là que fut organisé un 'pique-nique pan-européen'. L'idée émanait du Mouvement paneuropéen du fils de l'ancien Empereur d'Autriche-Hongrie, Otto von Habsbourg, et du ministre d'Etat hongrois Imre Pozsgay. Des tracts avaient été distribués dans des campings de Budapest, où s'étaient massés les milliers de citoyens de la République démocratique allemande (RDA). La frontière avait été ouverte pour quelques heures. Des centaines d'Allemands de l'Est avaient afflué et en avaient profité pour passer à l'Ouest. 'Ces événements ont rapproché l'Allemagne et la Hongrie, commente l'envoyé spécial d'euronews à Sopronpuszta, Attila Magyar. Cela a marqué le début de la chute du rideau de fer en Europe. Aujourd'hui, les relations entre Berlin et Budapest sont moins chaleureuses, mais les Allemands n'oublieront jamais ce qui s'est passé ici.' Pour commémorer cet événement, des centaines de personnes se sont retrouvées ce mardi. Le Premier ministre hongrois avait fait le déplacement, tout comme de nombreux témoins de l'époque. 'Ce sont les seuls Hongrois qui méritent tout notre respect, estime un Berlinois qui avait profité du fameux pique-nique de 1989 pour passer à l'Ouest. Ce lieu est chargé d'histoire. C'est vraiment un lieu historique'. Ce 19 août 1989, les gardes-frontière hongrois auraient pu empêcher la fuite vers l'Ouest des Allemands de l'est. Ils ne l'ont pas fait, permettant ainsi le premier exode massif depuis la construction du Mur de Berlin en 1961. Avec AFP
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Une taxe sur la publicité dans les médias en Hongrie. 'La liberté de la presse est menacée' affirme Neelie Kroes, vent debout contre cette nouvelle législation. La commissaire européenne en charge de la société numérique estime qu'il s'agit d'une chasse aux sorcières déguisée. Sous couvert de recettes supplémentaires, cette taxe dit-elle est une menace contre le pluralisme contraire aux règles et aux valeurs européennes. Elle affecterait le groupe luxembourgeois RTL en augmentant sa charge fiscale d'environ 15 millions d'euros par an. Pour Neelie Kroes, il est évident que Budapest cherche à chasser RTL du pays, le gouvernement dit-elle ne veut pas d'un radiodiffuseur dont le propriétaire est étranger. Depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orban cherche à contrôler la presse de son pays. Le mois dernier, des milliers de personnes avaient défilé à Budapest pour la liberté de la presse.
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Un drapeau européen en guise de cadeau d'investiture pour Viktor Orban : l'opposition a le sens du symbole en Hongrie. Par ce geste, la députée de gauche Tímea Szabó demandait ainsi au Premier...
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Il y a dix ans, les Hongrois fêtaient l'adhésion de leur pays à l'Union européenne. Et s'ils n'ont pas trouvé la terre promise dont ils rêvaient, rejoindre la famille européenne leur a...
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Des milliers de personnes réunies Budapest, 70 ans apr s la déportation de pr s d'un demi-million de Juifs de Hongrie. Depuis 12 ans, la Marche de Vivants rend hommage aux victimes du camp...
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