François Hollande a reçu lundi à New York le prix de "l'homme d'Etat mondial de l'année". Pourtant, une malédiction semble poursuivre la plupart de ceux qui l'ont obtenu avant lui.

En début de semaine, le président de la République s'est rendu à New York pour recevoir le prix de l'"homme politique de l'année" des mains du rabbin Artur Schneier. Ce dernier est le fondateur de l'association "Appeal of conscience qui promeut "la paix, la tolérence, et la résolution des conflits ethniques".

L'organisme avait désigné le président français "homme d'Etat mondial de l'année" en mai dernier, saluant ainsi "son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d'attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et à la sécurité mondiales".

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Sur les 10 derniers lauréats... 9 ne sont pas restés au pouvoir

Seulement, une malédiction semble être attaché à ce prix. En effet, la plupart des anciens lauréats ne sont pas restés très longtemps au pouvoir, comme l'a repéré Le Lab. L'année dernière, David Cameron, alors Premier ministre britannique, avait remporté ce même prix. Sauf qu'un an plus tard, le chef du gouvernement a démissionné à la suite de la victoire du "Brexit". Il est arrivé la même chose à un autre locataire du 10 Downing Street, Gordon Brown, qui avait reçu le prix en 2009 : l'année suivante, il perdait son poste à la suite d'élections législatives.

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En 2003, c'était au tour de José Maria Aznar, le Premier ministre espagnol, balayé aux élections générales de 2004. En 2008, Nicolas Sarkozy, lauréat, avait échoué à se faire réélire en 2012. 

De manière générale, sur les 10 derniers lauréats avant François Hollande, 9 ont quitté le pouvoir lors de l'élection générale qui a suivi, indique Le Lab.

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