"S'il n'y a pas de baisse du chômage, vous savez quelles conclusions j'en tirerai". C'est par ces mots que le chef de l'Etat a expliqué qu'il ne se représentera pas si la courbe du chômage n'est pas inversée.

Le président de la République a déclaré vendredi soir sur France Inter qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle s'il n'y avait "pas de baisse du chômage". 

"Je me suis engagé personnellement. J'ai dit que je serai jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas. Je n'ai de ce point de vue-là qu'une seule parole. J'ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu'il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage. Et s'il n'y a pas de baisse du chômage, vous savez quelles conclusions j'en tirerai", a-t-il assuré. Avant de préciser : "Je peux ne pas être candidat, je peux être candidat".

Un nouveau 21 avril possible 

Le chef de l'Etat a également estimé qu'un nouveau 21 avril 2002 était possible en 2017. Une élection qui avait vu la gauche éliminée au premier tour de l'élection présidentielle, avec un second tour entre droite et extrême droite. "Chacun doit y réfléchir", a-t-il estimé, assurant qu'au regard du niveau de l'extrême droite en France, "les conditions" d'un tel scénario étaient "réunies", précise l'AFP.

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La question d'une primaire à gauche a quant à elle été balayée. "Je ne suis pas dans cette situation. Nous sommes à 14 mois d'une élection, et je vais entrer dans ce type de réflexion, d'organisation ? Mais qu'est-ce qu'on penserait de moi ? Je ne suis pas à la tête d'un parti, je suis à la tête du pays", a-t-il expliqué. 

En vidéo sur le même thème - Remaniement : un calcul politique avant la présidentielle de 2017 ? 

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