Mariage pour tous, réformes, crise à l’UMP… Henri Guaino était l’invité des Indés Radios Metronews et LCI. Il a donné son point de vue sur les questions qui font l’actualité ces jours-ci, et le moins que l’on puisse dire c’est que le député ne mâche pas ses mots. 

Henri Guaino a répondu ce mercredi aux questions des Indés Radios (Metronews et LCI), et a abordé les différents dossiers « chauds » du moment. Mariage pour tous, réformes des retraites et de la politique familiale, crise à l’UMP… L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy n’a pas mâché ses mots pour critiquer l’action du gouvernement. Sur l’adoption du mariage pour tous d’abord, Henri Guaino estime qu’il s’agit d’ « un coup de force législatif ». Pour lui, la voix du référendum « était la seule solution démocratique », mais refuse de s’engager sur une éventuelle abrogation de la loi si la droite revenait au pouvoir.

« Je me battrai par tous les moyens »Sur la question de la GPA, en revanche, Henri Guaino estime que le combat n’est pas fini. Son objectif : empêcher que la société ne développe « une relation de client à fournisseur dans la procréation ». « Je me battrai par tous les moyens, mais je ne ferai pas la révolution, je ne tuerai personne » explique le député, qui estime que François Hollande « négocie et marchande avec tous les groupes de pression, communautés et courants ». François Hollande qu’il qualifie d’ailleurs de « plus mauvais président de la Ve République ». Interrogé sur la primaire UMP pour la désignation d’un candidat dans la course à la mairie de Paris, Henri Guaino a indiqué qu’il n’avait pas voté. Pour lui, « la primaire n'était pas une bonne idée », car « cela enferme les candidats dans leur camp. Regardez Hollande : une primaire nous a donné le plus mauvais président de la Ve République » a-t-il estimé.

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« Nicolas Sarkozy a laissé un grand vide »L’ancien conseiller est également revenu sur la crise qui a déchiré l’UMP fin 2012. Fillon ou Copé, il ne s’est pas prononcé sur son choix lors de l’élection du nouveau président du parti. « J'ai choisi celui qui me paraissait le plus apte à animer le mouvement » a-t-il indiqué. « La vérité, c'est que Nicolas Sarkozy a laissé un grand vide. Et que ce grand vide n'est pas rempli ». Quant aux réformes engagées par le gouvernement, le député des Yvelines a là aussi lourdement critiquées les mesures adoptées. Henri Guaino estime ainsi que la baisse du quotient familial « est une pente extrêmement dangereuse » qui « sort du modèle républicain ».Selon lui, François Hollande a donc failli une nouvelle fois en portant atteinte au principe qui consiste à « mettre tous les Français à égalité ».  

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