La ministre de l’Ecologie a convoqué les représentants de la grande distribution jeudi pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Une convocation qui n’a pas plu à Michel-Edouard Leclerc.

Alors que Ségolène Royal a récemment interpellé les grandes surfaces concernant le gaspillage alimentaire et les a convoquées jeudi, Michel-Edouard Leclerc, le président des magasins Leclerc, a accusé cette dernière de faire "sa rentrée sur le dos de la grande distribution". "C'est la maîtresse d'école qui convoque la rentrée et à 63 ans, je n'ai plus l'âge", a-t-il critiqué sur Europe 1, avant d’ajouter ne pas contester "à la ministre le droit de faire son cinéma" (voir la vidéo ci-dessus).

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Visiblement agacé, Michel-Edouard Leclerc a affirmé que "la grande distribution est déjà assez exemplaire dans sa lutte contre le gaspillage alimentaire". Ainsi, il a expliqué donner "26 000 tonnes de denrées" aux associations, soit "20% des dons aux banques alimentaires".

S’il considère cette convocation comme un coup de com’ de la part de la ministre de l’Ecologie, il faudrait, d’après lui, donner plus de moyens aux associations. "Il faut que l'Etat s'engage. (...) Il faut doter ces associations. (...) Il manque des frigos, des camions, des bénévoles, probablement un peu de soutien salarial et organisationnel, a-t-il expliqué. Donnez les moyens aux collectivités locales d'obtenir le tri dans les écoles, dans les cantines, dans les lieux où l'Etat donne de l'alimentation."

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Le président du groupe Leclerc a également ajouté que la réglementation concernant les dates limites de consommation avait pu être modifiée grâce à l’action des patrons de la grande distribution, et non grâce à l’Etat. "Que l'État fasse le job, nous faisons le nôtre", a-t-il finalement conclu.