Dans un livre, Anne Pingeot, l’ancienne maîtresse du président de la République disparu en 1996, laisse entendre qu’un médecin lui a donné une injection "pour terminer les choses".

Philip Short, un journaliste de la BBC, a publié une biographie de l’ancien président de la République, François Mitterrand, portrait d’un ambigu, dans sa version française (sortie initiale outre-Manche fin 2013).

Pour réaliser ce livre, le journaliste a réussi à faire parler pour la première fois Anne Pingeot, maîtresse du président et mère de Mazarine Pingeot. "J'avais attendu 5 ans avant de faire une première approche d'Anne Pingeot parce que c'est une femme très discrète qui n'aime pas étaler sa vie en public," explique l'auteur sur France Info.

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Dans l’ouvrage dont l’Express a publié les bonnes feuilles, celle-ci se confie sur ses 32 ans passés auprès de François Mitterrand. Un point a particulièrement retenu l’attention : lorsqu’elle parle des derniers instants du président.

"Tarot a dû lui donner une injection"

Ainsi, François Mitterrand, au soir de sa vie, lui avait demandé : "Quand mon cerveau sera atteint, vous me liquidez, je ne veux pas être dans cet état." Et l’ancienne compagne du président de raconter : "Dans la nuit [le docteur Tarot] a dû lui donner une injection pour terminer les choses."

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"Elle pense, et c'est fort possible que ce soit vrai parce que Mitterrand ne voulait pas être un légume sur la fin de sa vie, explique Philip Short à France Info. Mais la question reste entière parce qu'Anne Pingeot était bien seule avec lui lors des 6-7 dernières heures de sa vie. En même temps, il avait un cancer du cerveau et on sait que, dans ces cas-là, la mort peut arriver extrêmement vite. On ne sait donc pas s'il a été bien aidé à mourir ou s'il est mort naturellement."

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