Le président de la République était l'invité ce matin de France Inter. Voici en cinq points ce qu'il faut retenir de son intervention.

François Hollande est bien dans un processus de reconquête. En témoigne ce matin son passage sur France Inter au cours duquel il a dû répondre aux questions des journalistes et des auditeurs. Comme avait prévenu son entourage, aucune grande annonce n’a été faite par le président de la République qui a préféré s’épancher longuement sur l’action de son gouvernement, notamment sur la loi Macron. Voici donc ce qu’il faut retenir de son exercice radiophonique.

1. Chômage : "il y a une responsabilité, celle que j’assume"

Invité dans un contexte particulièrement tendu dans le secteur de l’emploi, François Hollande ne pouvait pas esquiver une question portant sur le chômage notamment suite à la diffusion par France Inter de nombreux témoignages de chômeurs. Ce faisant, le locataire de l’Elysée dit "assumer" ces mauvais chiffres et a déclaré : "je suis président de la République, je ne vais pas dire: c'est la faute de l'étranger, de la conjoncture, de la crise".

En outre, François Hollande a expliqué que la baisse du chômage ne pourra se faire sans l’arrivée de la croissance répétant vouloir "tout faire pour avoir plus de croissance que 1%".

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2. "La loi Macron, ce n’est pas la loi du siècle"

Souhaitant rassurer sa majorité en relativisant le côté droitier de la loi Macron, le chef de l’État a quelque peu pédalé dans la semoule. "La loi Macron, c'est tout ce qui peut stimuler l'activité" a-t-il expliqué mettant par exemple en avant la libéralisation du secteur des autocars qui répond selon lui aux "besoins" des régions. Questionné sur la frilosité d’une partie des députés PS, François Hollande a indiqué que ce texte "ce n'est pas la loi du siècle" avant de se reprendre expliquant qu’il s’agit d’une "loi pour le pour le siècle prochain" conscient du sens négatif véhiculé par sa formule.

En outre, les mots "liberté" et "progrès" ont été abondamment répétés pour qualifier cette loi qui fera son entrée à l’Assemblée à la fin du mois. À ce propos, le chef de l’État s’est dit "confiant" quant à son adoption.

3. Notre-Dame-des-Landes

Peut-être est-ce la seule annonce concrète issue de cet entretien. Interrogé sur le très polémique aéroport de Notre-Dame-des-Landes, François Hollande a assuré que ce projet sera bien "lancé" et ce, "quand les recours seront épuisés". "Ce projet est contesté, il y a des recours. Tant que les recours ne sont pas épuisés, le projet ne peut pas être lancé. Quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé" a-t-il expliqué regrettant les tensions qui en émanent. "Comme si cela réduisait la politique écologique du pays" a-t-il ironisé.

4. "Ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015"

Concernant la fiscalité, François Hollande est revenu sur son engagement "de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015" tout en soulignant que cela ne signifiait un baisse des contributions. Ce faisant, le chef de l’Etat a promis que si la croissance était supérieure à 1% en 2015, et que cette tendance "se confirmait en 2016 ou en 2017 (…) nous verrions ce que nous pourrions faire en termes de baisse de prélèvements".

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5. La taxe sur les transactions financières sera "mise au service du climat"

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C’était l’un des engagements du candidat qui désignait le monde de la finance comme "adversaire" en 2012. La mise en place d’une taxe sur les transactions financières qui, actuellement, ne paraît pas être à l’ordre du jour. Cette fois, le président de la République a annoncé que ce sera mis en place au niveau européen "pour 2016" voire "2017".

De surcroît, il a indiqué qu’il défendra l’instauration de cette taxe afin de la mettre "au service du climat" et "de la lutte contre le réchauffement climatique.

Vidéo : la rentrée médiatique de François Hollande

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