À moins de six mois de la prochaine élection présidentielle, la menace de la destitution plane sur le chef de l'État. L'Assemblée nationale se penche ce mercredi sur cet acte encore jamais vu en France.

Une proposition a été enregistrée par l'Assemblée nationale le 10 novembre dernier. Proposée par le parti Les Républicains, elle avait pour objectif de "réunir le Parlement en Haute Cour, en vue d'engager la procédure de destitution à l'encontre du Président de la République", rapporte 20 minutes.

Le texte, d'abord signé par 78 députés des Républicains, a été présenté à Claude Bartolone et aux présidents des partis dans l'hémicycle. Ils l'ont ensuite transmis au bureau de l'Assemblée nationale, convoqué ce mercredi pour déterminer si la proposition est recevable. Si c'est le cas, il faudra encore que la commission des Lois la valide.

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Le "manquement" de François Hollande approuvé par Les Républicains

À ce jour, indique 20 minutes, déjà 152 députés LR ont apposé leur signature sur le texte, dont François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Éric Ciotti et Laurent Wauquiez. Ils ont suivi la demande du député Pierre Lelouche, membre lui aussi du parti, qui a demandé la destitution de François Hollande le 19 octobre dernier.

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Il accusait le président d'avoir transmis des secrets d'État aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs du livre Un président ne devrait pas dire ça. Sa "divulgation d'opérations aériennes", ses confessions sur "l'exécution décidée par le chef de l'État lui-même, de chefs djihadistes" et son indiscrétion par rapport à "des chefs d'État étrangers" constituaient pour lui un "manquement manifestement incompatible avec l'exercice de ses fonctions".

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