L’information est encore officieuse : François Hollande a l’intention de revoir à la baisse les avantages des anciens présidents de la République, à commencer par les siens. Plus de détails sur cette mesure qui promet de faire du bruit. 

La rumeur circulait depuis plusieurs jours. Franceinfo en est désormais sûr et certain : François Hollande va réduire les avantages des anciens présidents de la République. En 2014, la Cour des comptes lui avait en effet remis un rapport dans lequel elle préconisait de faire des économies sur ce poste de dépense qui incombe à l’Etat. Tenu secret pendant deux ans, le document n’avait donné lieu à aucune mesure. Récemment, et alors que Mediapart en a révélé l’existence, le bruit a couru que le locataire de l’Elysée allait suivre ces recommandations. Quant à savoir à quel moment, les chuchotements laissaient entendre qu’il pourrait attendre d’avoir annoncé sa candidature à la prochaine course à l’Elysée, en profitant ainsi pour envoyer un message à ses électeurs.

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"La décision ne sera pas rétroactive"

"François Hollande doit se décider en début de semaine prochaine. Mais d’après les informations recueillies par Franceinfo, la messe est dite, écrit le site. Le chef de l’Etat s’apprête à publier le décret préparé par la Cour des comptes et le Conseil d’Ertat, qui prévoit de réduire les avantages des anciens présidents de la République". Une mesure qui aurait de quoi faire rager Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les trois anciens présidents qui bénéficient actuellement de ses avantages pour un montant total de 10,3 millions d’euros annuels. Mais "la décision ne sera pas rétroactive", précise Franceinfo qui ajoute : "elle ne s’appliquera qu’à François Hollande lui-même, ainsi qu’à ses successeurs, sans toucher aux privilèges de ses prédécesseurs".

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Un dernier point reste cependant à clarifier : la manière d’annoncer cette décision. François Hollande hésiterait à le faire lors du discours sur les institutions et la démocratie prévu jeudi prochain, notamment en raison de l’état de santé de Jacques Chirac.

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