Interrogé jeudi soir sur France 2, le chef de l’Etat a soutenu à tort que la mosquée de Brest, "lieu de haine", avait été fermée et que l’imam était sous le coup d’une procédure judiciaire. 

Sur le plateau de France 2 délocalisé au Musée de l’Homme à Paris jeudi soir, François Hollande était interrogé par un trio de journalistes sur son bilan à la tête du pays.

Au cours de l’interview, est arrivée une question sur les propos de l’imam de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, qui avait déclaré auprès d’enfants en bas âge dans sa mosquée que "la musique est la créature du diable".

"C’est vrai que quand on entend ces prêches-là, on ne peut pas les accepter. C’est la raison pour laquelle nous avons expulsé environ 80 prêcheurs de haine" a indiqué le président. Puis, François Hollande est allé plus loin en déclarant que la mosquée Sunna à Brest avait été fermée. "Ce lieu de haine a été fermé. Il (l’imam) est dans une procédure judiciaire. Donc nous devons lutter contre ces prêcheurs, ces partisans de la haine qui induisent la radicalisation."

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Une simple perquisition en novembre 2015

Or, comme le rapportent plusieurs médias, la mosquée en question n’a jamais été fermée. Le site du Centre culturel et islamique de Brest est d’ailleurs toujours actif, de même que l’imam sur sa page Facebook. En réalité, la mosquée a seulement fait l’objet d’une perquisition le 20 novembre 2015 réalisée dans le cadre de l’état d’urgence après les attentats de Paris.

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Sur la page Facebook du centre culturel et islamique de Brest, relayée sur celle de l’imam, l’organisation cultuelle a publié un communiqué dans lequel elle s’insurge du traitement réservé à l’imam sur France 2. Surtout, elle indique que "l’imam n’est dans aucune procédure judiciaire" et que "les propos de l’imam de Brest n’ont donné lieu à aucune plainte ou condamnation".

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