Alors qu'un an après l'éclatement du Penelope Gate, beaucoup se demandent où en est l'enquête, un volet de l'affaire attire moins l'attention. Explications. 

Le Penelope Gate ne se limite pas aux suspicions d’emplois fictifs, concernant l’épouse de François Fillon. Outre être mis en examen de détournement de fonds publics –entre autres -, l’ancien candidat à la présidentielle est soupçonné de conflit d’intérêt. Comme le raconte BFM TV, les autorités qui enquêtent sur l’affaire Penelope Fillon s’intéressent aussi de très près à son ancienne société, 2F Conseil. 

François Fillon a créé cette société en 2012 juste après la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy pendant lequel il a été Premier ministre, et juste avant de redevenir député. Hors parmi les contrats qu’a exécuté cette entreprise : des prestations à 200 000 euros pour AXA. Il se trouve qu’un ami de François Fillon, Henri de Castries, a pendant un temps été le PDG de l’assureur perquisitionné par ailleurs pendant l’été. 2F Conseil aurait également passé des contrats avec la société de Marc Ladreit de Lacharrière, le même homme soupçonnée d’avoir rémunéré Penelope Fillon pas moins de 100 000 euros bruts de pour quelques notes de lecture…

  

Une société qui n’existe plus aujourd’hui

Bien avant le Penelope Gate, 2F Conseil, qui aurait permis à François Fillon d’engranger 750 000 euros, suscitait déjà des interrogations. En novembre 2016, Le Canard Enchainé s’intéressait à cette structure. A l’époque, ce qui est en cause, c’est notamment l’opacité autour des clients de la société. On soupçonne alors François Fillon d’avoir travaillé avec des Etats ou des sociétés étrangères, dont la Russie, ce qui sera formellement démenti par son camp. "S’il intervient dans de grandes conférences internationales, c’est au titre d’expert, comme le sont d’autres grands noms tels Védrine, Attali, Kissinger…", avait notamment déclaré Anne Méaux sa conseillère en communication au Monde.

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Depuis, François Fillon a liquidé 2F Conseil, à la fin du mois dernier précisément. L’ancien candidat est actuellement mis en examen pour "détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et sous le sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée"

Vidéo sur le même thème : Patrick Stefanini, l’ex-stratège de Fillon, dévoile dans un livre les coulisses de sa campagne 

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