Avant d'avancer son argumentaire, mieux vaut bien vérifier ce que l'on a pu dire ou faire par le passé. Pas très vigilant, Jean-Marie Le Pen s'est encore une fois fait contredire sur sa version de l'interprétation qu'il donne de la polémique sur "la fournée".

AFP

Depuis la polémique qu’il a lancé, le président d’honneur du FN le martèle, l’utilisation du terme "fournée" n’a rien d’antisémite. Invité hier sur le plateau de Ruth Elkrief, Jean-Marie Le Pen a encore répété cet argument. "Je vous mets au défi de trouver une seule fois où ce mot de ‘fournée’ soit associé à un concept antisémite" a-t-il lancé à la journaliste.

Lire aussi : Marine Le Pen répond sèchement à son père

Problème, Ruth Elkrief a préparé cette référence repérée par le journaliste Guy Birembaum spécialiste de l’extrême droite. Ainsi, la journaliste cite Léon Degrelle qui, dans un courrier adressé au Pape, demandait au chef de l’Eglise d’adhérer à ses thèses négationnistes  en l’interrogeant sur la "fournée de 3000 juifs d’un seul coup".

Face à cette résurgence du passé, la défense de Jean-Marie Le Pen est simple : "je ne connais pas bien Léon Degrelle". Or, comme le montre un article duHuffington Post qui exhume une vidéo de l’Ina, le président d’honneur du Front National semble avoir la mémoire courte.

Publicité
"Nous sommes de vieux copains depuis toujours" disait cette figure du fascisme européen à TF1 en 1992 à propos de Jean-Marie Le Pen. Pour mémoire, le belge Léon Degrelle combattait au sein de la 28ème division SS Wallonie et s’était reconverti après la guerre à l’écriture de thèses négationnistes. Ce n'est pas la première fois que le fondateur fait mine d'oublier son passé. Au départ de la polémique, il avait indiqué ne pas savoir que Patrick Bruel était juif. Une version rapidement contredite par une vidéo datant de 1995...

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité