La mobilisation des salariés de Florange ne faiblit pas. Ils en appellent maintenant à François Hollande pour s’assurer que l’accord conclu entre le patron d’ArcelorMittal et le gouvernement sera bien appliqué, à l’heure où Mittal vient de se retirer d’un projet décisif pour la survie du site.

Après une rencontre plutôt tendue mercredi entre Jean-Marc Ayrault et l’intersyndicale de Florange, dont les représentants des salariés sont ressortis en se disant « trahis », ils en appellent maintenant au chef de l’Etat. Ils veulent la garantie que l’accord signé en fin de semaine dernière sera respecté et appliqué dans son ensemble. François Hollande s’est donc montré rassurant hier, en marge d’un déplacement à Emmaüs. Le président de la République a déclaré que « ces engagements seront tenus et j’en serai, avec le gouvernement, le garant ». Les représentants syndicaux, eux, demandent maintenant un engagement écrit de la part du chef de l’Etat, pour graver dans le marbre le respect du contrat.

Mais ce qui soulève désormais l’inquiétude des salariés, c’est le projet Ulcos. La Commission européenne a en effet annoncé hier qu’ArcelorMittal avait retiré une première version d’un appel d’offres visant à obtenir un financement européen. Décisif pour l’avenir du site de Florange, le projet Ulcos devrait permettre de mettre en place de nouvelles méthodes de captation et de stockage du CO², beaucoup moins polluantes, faisait ainsi de Florange un site d’avant-garde dans le domaine de la production d’acier. L’indien Mittal avait toutefois fait preuve de prudence, indiquant seulement qu’il continuerait « à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique ».

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« On est tous écoeurés, on a été trahis », a répété Edouard Martin, représentant CFDT, après l’annonce de la Commission. Les salariés ont, en attendant, décidé de reprendre les actions sur le terrain. 

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