Dans un édito rempli de jeux de mots, intitulé "Les tétons contre les Teutons", le député du Gard revient sur la présence des activistes féministes lors du défilé du 1er mai.

Il n’a pas sa langue dans sa poche et le revendique même dans un livre, Dictionnaire de la langue de con, sorti le 15 avril dernier.

L’arrivée impromptue des Femen, ces activistes féministes dénudées, lors du traditionnel défilé parisien du FN, le 1er mai, a donné à Gilbert Collard plein d’idées pour raconter cette scène, de manière plus ou moins graveleuse.

Sur son blog, le truculent député du Gard a ainsi posté dimanche un billet intitulé "Les tétons contre les Teutons", faisant référence à l’attitude dénudée des Femen qui, empruntant un décor à l’imagerie nazie, vilipendaient les militants FN du haut d’un balcon.

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Dans cet édito, celui qui est aussi le secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine (RBM) s’est laissé aller à des jeux de mots dont le champ lexical tournait autour de la poitrine. Le ton est tout de suite donné avec ce préambule : "Il y avait du monde au balcon pour l’épectase médiatique de la boutique mon cul des chaines de télévision."

Les Femen, ces "trois seinglées"

La scène a été pour Gilbert Collard "une mascarade de mamelons" orchestrée par des "i-connes poitrinaires" qui en ont profité pour louer une chambre d’hôtel afin d’y faire une "passe perturbatrice", en exhibant "une partie forcément politique" de leur anatomie, "cul, tétons contestataires".

"Jamais nous n’avons perturbé aucun meeting, nous, pourtant les beaux seins ne manquent pas", a-t-il défendu avant de s’en prendre à Najat Vallaud-Belkacem qui ne condamne pas "les copines, les coquines", autrement qualifiées de "trois seinglées".

Le député du Gard a ensuite proposé aux Femen, qui ont "les neurones dans les mamelles", de "transporter leur poitrail à la mosquée de Lunel où un aimable imam les attend".

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Avant de conclure : "Franchement, il est triste (…) de voir ces pitreries élevées au rang d’évènement par un pouvoir qui manipule là un sex-shop politique avec l’approbation de Nicolas Sarkozy ! (qui avait condamné sur Twitter l'éviction des Femen par le service d'ordre du FN, ndlr)"

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