Marine Le Pen a dit vouloir faire une cure médiatique cette année pour privilégier du terrain, tandis que Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé sortent un livre sous forme de mea culpa.

Au début du mois, Marine Le Pen a fait une révélation fracassante. "Vous me verrez peu cette année, nous aurons peu l’occasion de nous rencontrer directement", a-t-elle déclaré lors de ses vœux à la presse avant de joindre la parole à l’acte devant des journalistes médusés.

Avant de partir, la présidente du Front national a indiqué qu’elle allait "passer 2016 dans la plus grande proximité avec notre peuple", pour "l’écouter encore davantage", avec "le besoin de dialoguer avec toutes ses composantes, ses forces vives, tous ses métiers et avec les habitants de tous les territoires", comme le rapporte L’Opinion. La fille de Jean-Marie Le Pen a dit vouloir prendre ses distances avec "l’univers du buzz, des petites phrases, de la petite politique politicienne parisienne, du futile" qui, ajoute-t-elle, "ne correspondent pas à l’idée que je me fais de cette grande rencontre qu’est l’élection présidentielle, entre une personne et le peuple français".

Pour cette année de pré-campagne présidentielle, Marine Le Pen a donc une stratégie : le terrain, rien que le terrain. Elle a d’ailleurs un modèle dans le genre : "La campagne de Jacques Chirac en 1995, où il a joué à fond la carte de la proximité", indique le nouveau venu au FN, Sébastien Chenu au Parisien.

Jean-François Copé veut revenir avec le mot "bienveillance"

A droite, la contrition est de mise. Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé publient en effet chacun un livre dans lesquels ils évoquent leurs erreurs, ainsi que des explications sur ce qui n’a pas été lors de leur présidence, l’un à l’Elysée, l’autre à l’UMP. Deux livres (La France pour la vie et Le sursaut français) qui doivent permettre de les relancer avant la primaire chez les Républicains, au cours de laquelle ils risquent de s’affronter en novembre.

Ce mercredi, sur RTL, Jean-François Copé est apparu calme, la voix suave, disant revenir en politique "avec des mots différents. Je pense en particulier à un mot que j’ai retenu de mes entretiens avec beaucoup de Français que j’ai rencontrés un peu partout, c’est le mot « bienveillance »".

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Quant à Nicolas Sarkozy, il a expliqué mardi sur son compte Facebook que "le moment était venu de la clarté". "J'ai voulu faire cet effort d’aller chercher, au fond de moi, ma vérité sur mes erreurs comme sur mes réussites", a-t-il expliqué. Je connais la terrible crise de confiance que suscitent la politique et les politiques, a repris l’ancien locataire de l’Elysée. Je ne veux en aucun cas m’exonérer de ma part de responsabilité personnelle dans cette situation. Mais peut-être verra-t-on dans cet exercice d’écriture une exigence d’authenticité pour rétablir la confiance."

Oui, 2016 sera bien l’année de la contrition, du mea culpa et de la proximité avec les Français pour les hommes politiques en campagne.

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