Epinglée par la Cour des comptes pour des dépenses en communication et en vêtements de luxe, l’ancien garde des Sceaux réplique et attaque son camp politique.

L’hebdomadaire Le Point révélait mercredi dernier que la Cour des comptes avait invalidé des factures de Rachida Dati quand elle était ministre de la Justice, sous Nicolas Sarkozy, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Plus exactement, près de 9 000 euros en vêtements de luxe, et 180 000 euros de dépenses de communication, de frais de bouche, de journaux…

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Le maire du VIIe arrondissement de Paris a décidé de répliquer hier sur i-Télé, en se disant victime d’une "cabale politique" ourdie dans son propre camp. "J'en ai parlé à Nicolas Sarkozy, je sais que son entourage… Rappelez-vous en 2010, ils ont failli me faire tomber, ils n'ont pas réussi parce que la justice était de mon côté", a-t-elle remarqué. Celle-ci fait référence à l’époque où elle était soupçonnée par des proches de Nicolas Sarkozy de diffuser des rumeurs sur la vie privée de l'actuel président de l'UMP.

"Voleuse de poule, arabe, beurette..."

Rachida Dati est allée plus loin, mettant en cause la volonté de "certains, dans l'entourage de Nicolas Sarkozy [...] qui veulent me qualifier de voleuse de poule, d'arabe, de beurette, certains me traitent de zoubida. Maintenant stop."

Elle a annoncé vouloir porter plainte contre l’hebdomadaire Le Point. "Je ne laisserai pas faire. Si on veut me ramener sur le fric, sur le bling-bling, ça va, mais ce n'est pas le cas.", a fustigé Rachida Dati.

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Dans un communiqué diffusé mercredi soir, son avocat affirmait que les dépenses concernées étaient "des cadeaux faits aux délégations judiciaires étrangères en visite en France", une "pratique parfaitement habituelle".

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