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De nouveaux députés, plus jeunes et surtout beaucoup plus de femmes. L'Assemblée nationale française a changé de visage, une vague violette a déferlé, des insoumis y sont entrés, les socialistes ont réalisé le plus faible score depuis la création du parti à la rose en 1969... Concernant l'âge moyen des députés, il a baissé : de 54 ans en 2012, il passe à 48 ans et 8 mois en 2017. Les députés de la France insoumise sont en moyenne les plus jeunes, 43 ans et 4 mois, devant la République en Marche (45 ans et demi), et le Front national (48 ans et 8 mois). LR, le PS, le PC et l'UDI dépassent tous en moyenne les 52 ans. Et puis, cette Assemblée peut se targuer de compter un nombre record de femmes élues. Elles étaient 155 en 2012, elles sont 223 en 2017. La République en Marche compte la part la plus importante de femmes dans ses rangs avec 47 % d'élues, devant le MoDem (46%) et la France Insoumise (41%). Enfin, concernant les catégories socio-professionnelles, le nombre de cadres grimpe de 134 à 180 députés. 103 députés sont issus de professions libérales, contre 74 dans le dernier hémicycle. Il y a 61 enseignants contre 47 auparavant. 21 employés contres 8 en 2012. 13 agriculteurs contre 9, et 41 chefs d'entreprises contre 19 en 2012. Le nombre de retraités a fondu de plus de moitié, il n'y en a plus que 41 pour 106 en 2012. A noter l'élection d'un étudiant et d'un ouvrier, deux catégories qui n'étaient pas représentées dans la précédente législature. Au total, 75 % de l'Assemblée est renouvelée : sur 577 députés, 424 élus n'ont jamais été députés, un autre record. C'est le cas de tous les députés La France Insoumise, de 91 % des députés La République en marche, de 40 % des députés Les Républicains et de 6 % des députés socialistes. On assiste donc bien à un renouveau de la scène politique.
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La Première ministre britannique Theresa May, affaiblie par son revers aux élections législatives, était toujours à la recherche d'une majorité au Parlement dimanche alors que les discussions se poursuivent avec le parti nord-irlandais DUP en vue d'un accord. Dans une séquence symbolisant le chaos politique dans lequel est plongé le Royaume-Uni depuis jeudi, Downing Street a d'abord annoncé samedi qu'un accord de principe avait été trouvé avec le DUP, petit parti protestant ultra-conservateur devenu indispensable aux conservateurs pour avoir une majorité au Parlement. Avant de rectifier sa position dans la nuit, indiquant que Mme May avait 'discuté avec le DUP pour évoquer la finalisation d'un accord lorsque le parlement reprendra ses travaux la semaine prochaine'. 'Les discussions ont été positives jusque-là. Elles continueront la semaine prochaine pour peaufiner les détails et trouver un accord', a également indiqué le DUP, dont les dix élus permettraient aux Tories (318 députés) d'atteindre les 326 sièges requis pour avoir la majorité absolue. Le nouveau Parlement siégera une première fois mardi, avant d'accorder ou non sa confiance au nouveau gouvernement le lundi 19 juin, le jour prévu pour lancer les négociations sur le Brexit. Après le cuisant revers qu'elle a subi au scrutin anticipé de jeudi, la pression était toujours aussi forte sur Theresa May. Arguant d'un besoin de 'stabilité' face à l'urgence du Brexit, la Première ministre a refusé de démissionner et a reconduit dès vendredi les poids lourds de son gouvernement, Philip Hammond (Finances), Boris Johnson (Affaires étrangères), David Davis (Brexit), Amber Rudd (Intérieur), Michael Fallon (Défense). Samedi, lors d'une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, elle a d'ailleurs 'confirmé son intention de débuter comme prévu les discussions sur le Brexit dans les deux semaines'. Mais la presse britannique indique dimanche que Boris Johnson se prépare à lui contester sa place, appuyé selon le Sunday Times par cinq ministres de premier plan. L'ancien maire de Londres a démenti en assurant qu'il était 'à 100% derrière Theresa May'. Mme May a déjà dû lâcher du lest avec le départ de ses deux chefs de cabinet, Fiona Hill et Nick Timothy, fidèles parmi les fidèles. D'après plusieurs médias britanniques, des poids lourds du parti tory ont réclamé leur tête à la Première ministre si celle-ci ne voulait pas risquer d'être mise elle-même sur la sellette. Les deux chefs de cabinet de Mme May, qui la conseillaient déjà lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur entre 2010 et 2016, étaient accusés d'avoir supervisé une campagne 'catastrophique'. 'Discréditée, humiliée, diminuée. Theresa May a perdu sa crédibilité et son influence dans son parti, dans son pays et en Europe', tranche dimanche l'hebdomadaire The Observer. Le leader travailliste Jeremy Corbyn, dont le parti est arrivé deuxième au nombre de voix jeudi après une forte percée, a déclaré au Sunday Mirror qu'il y avait toujours une chance que ce soit lui le prochain Premier ministre si Mme May échoue à former un gouvernement. Le projet d'alliance entre les conservateurs et le DUP fait lever des sourcils, notamment à cause du conservatisme du parti nord-irlandais, opposé au mariage des homosexuels et à l'avortement. Une pétition dénonçant 'une tentative désespérée et choquante pour rester au pouvoir' a déjà recueilli 600.000 signatures. Quelques centaines de personnes ont aussi manifesté près de Downing Street samedi en scandant 'Raciste, sexiste, anti-gay, le DUP doit partir'. Au sein même du parti tory, Ruth Davidson, à la tête des conservateurs écossais, a posé ses conditions. 'J'ai demandé à Theresa May l'assurance catégorique qu'en cas d'accord avec le DUP les droits de la communauté LGBT continuent à être respectés dans le reste du Royaume-Uni', a prévenu celle qui a prévu de se marier prochainement avec sa compagne irlandaise. La dépendance vis-à-vis du DUP pose également la question de la neutralité du gouvernement britannique en Irlande du Nord, une région toujours soumise à de fortes tensions, vingt ans après la fin des 'Troubles'. Avec agence (AFP)
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En France, les électeurs de Guadeloupe, de Saint-Pierre et Miquelon, de Martinique, de Guyane, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy ont voté samedi pour le premier tour des élections législatives. Ils ont pris le relai des Français de l'étranger et de Polynésie qui ont voté les 3 et 4 juin derniers. Ce dimanche, c'est au tour des métropolitains de se rendre aux urnes pour élire les 577 députés qui les représenteront à l'Assemblée nationale. Les Français de Nouvelle-Calédonie, de La Réunion, de Wallis et Futuna et de Mayotte votent aussi ce dimanche. Au total, plus de 47 millions d'électeurs sont appelés à élire leurs députés parmi 7877 candidats, âgés en moyenne de 48 ans et demi, dont un peu plus de 42% sont des femmes. Les premiers résultats seront connus à partir de 20 heures. En métropole, les bureaux de vote ouvriront dimanche à 08h00 et fermeront à 18h00, une heure plus tôt que lors de la présidentielle, à l'exception des grandes villes où l'on pourra voter jusqu'à 20h00. Comme pour la présidentielle, 50 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dimanche et le 18 juin, pour le second tour, dans le cadre d'un dispositif sécuritaire renforcé sur fond de menace terroriste, selon le ministère de l'Intérieur. Avec agence (AFP)
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Améliorer la recherche et le développement des technologies militaires pour assurer la sécurité de l'Union européenne, voilà l'objectif du Fonds européen de défense présenté par la Commission européenne. La cheffe de la diplomatie des 28 précise cependant que ces propositions n'ont pas pour objectif de créer une alliance militaire entre les pays membres. 'L'enjeu est de maximiser la valeur ajoutée que l'Union européenne peut apporter aux Etats membres en matière de sécurité et de défense', insiste Federica Mogherini. Inefficacité et fragmentation nous coûtent cher. Voilà pourquoi nous proposons un Fonds européen de la #défense https://t.co/rfgoXheQFK pic.twitter.com/ebLar7EFKx- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 7 juin 2017 Le volet recherche de ce fonds prévoit jusqu'en 2019 une enveloppe de 90 millions d'euros. Après 2020 la Commission prévoit un budget de 500 millions d'euros par an. Pour le vice-président de la Commission chargé des Investissements, il s'agit aussi de mutualiser les efforts. 'Nous utiliserons le budget européen pour le financement de prototypes. Il doit y avoir trois entreprises au minimum, de deux pays minimum pour postuler à ces ressources', explique Jyrki Katainen. Le Brexit et les interrogations sur le soutien militaire des Etats-Unis sont perçus comme une opportunité pour faire progresser la politique de défense entre les pays membres.
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La lutte contre le changement climatique et les questions commerciales étaient à l'ordre du jour du sommet annuel entre l'Union européenne et la Chine. Réunis à Bruxelles, les deux partenaires ont aussi évoqué les grands dossiers de politique internationale. Le Premier ministre chinois est ainsi revenu sur la situation en Corée du Nord. 'La position de la Chine est constante, nous sommes fermement engagés pour la dénucléarisation de la péninsule', a affirmé Li Keqiang. Le président du Conseil européen a de son côté exprimé sa déception de voir les États-Unis quitter l'accord de Paris sur le climat. 'La Chine et l'Europe ont montré leur solidarité avec les générations futures et leur responsabilité envers la planète entière. Nous sommes convaincus que la décision américaine de quitter l'accord de Paris est une grave erreur', précise Donald Tusk. With Premier Li Keqiang for this year's #EUChinaSummit. pic.twitter.com/7yvdsqRjOv- Donald Tusk (@eucopresident) 1 juin 2017 La question de l'acier reste en revanche un dossier difficile.'J'ai évoqué une nouvelle fois le problème de la surcapacité de la production d'acier. Nous pouvons rapprocher nos positions mais nous n'y sommes pas encore', explique le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Ce sommet permet ainsi à l'Union européenne et à la Chine d'affirmer leur volonté de peser sur les grands dossiers internationaux.
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L'attentat de Manchester a fourni une nouvelle illustration d'une violence aveugle, qui vise les plus vulnérables, en prenant pour cible des enfants et des adolescents. Il a souligné, une fois de plus, les défis majeurs auxquels doivent faire face les services de sécurité qui tentent de prévenir la radicalisation en Europe, avant qu'elle ne mène à des attaques d'ampleur. Isabelle Kumar a rencontré le commissaire européen à la sécurité Julian King avant l'attentat de Manchester, alors qu'il participait au sommet européen des affaires à Bruxelles, afin d'aborder le thème de la cybersécurité. Elle a aussi évoqué avec lui le terrorisme islamiste, la radicalisation et les conséquences du Brexit sur la sécurité européenne. Ses déclarations trouvent une résonance particulière, au vu de la dernière attaque terroriste. Julian King, commissaire européen à la sécurité - C'est très difficile. Il faut être clair. Nous avons fait différentes choses au cours des douze derniers mois pour réduire le champ d'action des terroristes et d'autres personnes qui voudraient nous causer du mal mais aussi pour renforcer notre résistance pour être plus difficiles à cibler. Ce travail va se poursuivre, mais il y aura toujours un certain niveau de risque. Il faut être franc. Il ne peut pas y avoir de risque zéro. Quand on voit que des gens se sont radicalisés tous seuls, il faut mener un travail pour combattre cette radicalisation, essayer d'atteindre des gens qui seraient tentés de sombrer dans la violence et les freiner sur cette voie. Isabelle Kumar, Euronews - La radicalisation s'effectue souvent via les réseaux sociaux; la coopération que vous menez avec ces sites en question est-elle à la hauteur de vos attentes ? Julian King, commissaire européen à la sécurité - Il faut encore l'améliorer, mais maintenant nous avons une bonne coopération à travers un réseau de plateformes, plus d'une cinquantaine d'entre elles travaillent aujourd'hui avec nous. Il ne faut pas oublier un autre élément : c'est de travailler sur nos propres communautés. Il y a malheureusement des gens qui veulent inciter des individus vulnérables à sombrer dans la violence. Là, nous devons compter sur nos réseaux de proximité, souvent des acteurs de la société civile, des gens qui connaissent leur communauté. Nous travaillons avec eux pour essayer d'atteindre les personnes vulnérables, qu'elles soient jeunes, scolarisées ou pas, des personnes qui ont commis des petits délits ou qui sont sorties de prison... Et nous nous appuyons sur des citoyens sur le terrain dans toute l'Union européenne pour comparer les méthodes, partager les meilleures pratiques ou simplement se soutenir, car c'est parfois un combat très solitaire dans certaines communautés. Quelle est votre méthode d'évaluation de ce travail ? C'est difficile d'évaluer les résultats. Nous avons bien travaillé avec les fournisseurs d'accès. Quand on détecte un contenu anormal ou qu'il est signalé, dans huit ou neuf cas sur dix, il sera retiré. Je suis fier de cela, et ce sont des dizaines de milliers de contenus que nous avons fait retirer. Le problème, c'est que nous parlons de centaines et de milliers de contenus que nous devrions tenter de supprimer, c'est donc un défi énorme à grande échelle. Dans les communautés, on doit parler à ceux qui sont en première ligne. Si on parle à certains maires ou à certains responsables de ces programmes citoyens avec lesquels on travaille, ils vous diront que même quand une, deux ou trois personnes ont été détournées d'un chemin qui mène à la violence, cela vaut le coup de faire des efforts. Et les contrôles aux frontières ? En faut-il davantage ? Doit-on tirer un trait sur Schengen ? Comme vous le savez, ce n'est pas le but de la commission. Son objectif est de revenir à une application totale des accords de Schengen, mais pour cela nous avons besoin de contrôles efficaces à nos frontières extérieures, et récemment nous avons accompli des progrès considérables en ce sens. Mais n'est-ce pas incroyable de parler encore de cela aujourd'hui ? J'ai l'impression qu'on en parle depuis des années, quand il s'agit de ces relations transfrontalières, et de ne pas laisser les criminels franchir les frontières pour échapper aux forces de police ?... C'est parfois un travail difficile, mais nous avons fait de gros progrès. Si on prend la question du partage des informations, il y a encore des problèmes ponctuels. Ils sont en général le fruit d'un terrible concours de circonstances. Mais l'an dernier, le Système d'Information Schengen, notre principal système transfrontalier d'échange d'informations en matière répressive, a été utilisé à quatre milliards de reprises. La somme d'informations mises en commun dans ce fichier par les états membres a augmenté de 40 % en une seule année, donc l'engagement des états membres pour coopérer efficacement, y compris à travers l'échange de renseignements, est tout à fait significatif et en augmentation. La cyberattaque qui a fait trembler le web du monde entier ce mois-ci a montré à quel point nous étions exposés. N'est-ce pas qu'une question de temps, avant que cela ne devienne une nouvelle arme des terroristes ? J'espère que cela aura au moins été une prise de conscience, mais en fait, nous aurions dû être alertés beaucoup plus tôt par ces questions. La cybercriminalité est un secteur en plein essor. Si vous faites une étude auprès des entreprises nous sommes ici au sommet européen des affaires plus de la moitié d'entre elles disent avoir été touchées par une cyberattaque d'une manière ou d'une autre en Europe. Et en France, ce chiffre monte à 80 %. Les entreprises sont donc conscientes depuis longtemps qu'il faut combattre la cybercriminalité. Et qu'en est-il des états membres de l'Union Européenne ? Parce qu'ils semblent plutôt récalcitrants quand il s'agit d'échanger des données en matière de renseignement. On dirait que c'est une chose qu'ils veulent plutôt garder pour eux. Sur certaines questions, cela peut être vrai, bien que je pense que nous ayons réalisé des progrès. Mais pour ce qui est de la cybercriminalité, nous avons déjà un réseau très développé au sein de l'Union. Nous avons un réseau de coopération formidable, qui s'appuie sur Europol pour combattre le cybercrime et la cybercriminalité. Et il bénéficie d'une reconnaissance internationale dans ce domaine; il y a donc déjà de la coopération, mais nous devons la renforcer. Le Royaume-Uni est l'un des contributeurs les plus importants pour le partage de renseignement en Europe. Aujourd'hui, avec le Brexit, il y a une forte probabilité pour que, vu la façon dont cela fonctionne, de nombreuses informations ne soient plus accessibles... Dans le domaine de la sécurité, je pense que nous savons tous, côté européen mais aussi côté britannique, quand vous écoutez le Premier ministre Teresa May, que nous combattons mieux ces menaces ensemble, que ce soit pour le terrorisme, la cybercriminalité ou le crime organisé. Mais cela a été utilisé comme un objet de marchandage... Non, cela n'a pas été utilisé comme un objet de marchandage. Si les Britanniques disent, comme ils l'ont fait dans le passé, qu'ils veulent poursuivre la coopération dans ce domaine, dans le domaine répressif et du contre-terrorisme, alors, côté européen, nous serons prêts à y répondre. Si on regarde la situation du Brexit dans l'ensemble, et s'il n'y a pas d'accord de trouvé, ce qui est possible, quel impact cela aura-t-il sur la sécurité ? Dans le domaine de la sécurité, ce serait mieux si nous parvenions à un moyen de poursuivre notre travail en commun, et je pense que cela est connu de part et d'autre. Nous acceptons que cela fasse inévitablement partie de nos vies. Comme vous le disiez précédemment, il faut vivre avec le terrorisme ? Actuellement, cela fait partie de nos vies. Je ne suis pas sûr que nous parvenions un jour à éliminer complètement la cybercriminalité, parce que c'est une composante de notre société moderne. Nous avons tellement d'interactions avec la technologie... Et à côté de tous les avantages liés à une connectivité toujours plus importante, on doit faire face à une part de risque, car d'autres personnes, qui nous veulent du mal, essaient de l'utiliser contre nous.
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C'est une image que l'on connaît bien de la crise en Grèce : des centaines de retraités ont défilé ce matin dans les rues d'Athènes. Ce soir en effet le parlement devrait à nouveau voter la mise en place de mesures d'austérité. Cette fois, le projet de loi comprend pour 4,9 milliards d'euros de nouvelles hausses d'impôts et baisses de pensions de retraites. Les créanciers de la Grèce, la Commission européenne et le FMI, ont réclamé ce nouveau tour de vis budgétaire en échange du déblocage d'une nouvelle tranche de sept milliards d'euros, tout ça dans le cadre du plan d'aide 2015-2018. Mercredi, au moins 18.000 personnes ont manifesté à Athènes et à Thessalonique et une grève générale a été observée, à l'appel des syndicats du public et du privé. Le plan devrait, ce soir, être adopté, mais à une très faible majorité car seuls Syriza, le parti d'Alexis Tsipras, et la droite souverainiste ont prévu de voter pour.
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Le président du Parlement européen a signé le règlement qui prévoit une exemption de visa pour les ressortissants ukrainiens qui se rendent dans l'Union européenne. Cette mesure ne concerne cependant que les courts séjours. Mais pour le président de l'Ukraine c'est une page de l'histoire de son pays qui se tourne. 'L'Ukraine retourne dans la famille européenne. L'Ukraine dit un dernier au revoir à l'empire soviétique et russe', se félicite Petro Poroshenko. Congratulations to #Ukraine people for their efforts for #visafree travel to EU. We need to work together for peace&stability in the region pic.twitter.com/lWAG4aP6Mh- EP President Tajani (@EP_President) 17 mai 2017 Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, lui a répondu qu'avec 'cette décision positive les relations entre votre pays et l'Union européenne seront plus simples'. Cette exemption de visa ne concerne cependant que les séjours de 90 jours maximum et il faudra posséder un passeport biométrique.
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Le Parlement européen dénonce la dégradation de l'état de droit en Hongrie. Les députés ont adopté une résolution qui ouvre la voie au déclenchement de l'article 7 du traité de Lisbonne. Cette procédure évalue le risque de violation des valeurs de l'Union européenne. Mené à son terme, ce processus peut entraîner une suspension du droit de vote au Conseil, l'institution qui représente les États membres. Pour l'eurodéputée de centre droit,'Viviane Reding':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/1185/VIVIANE_REDING_home.html, il est temps d'agir. 'De plus en plus de personnes en ont assez, ce n'est pas l'une ou l'autre décision mais c'est une violation systématique des valeurs qui forment le socle non seulement de l'Union européenne mais aussi et surtout de notre parti commun', explique l'ancienne Commissaire européenne. Droits fondamentaux en Hongrie : le Parlement demande que les fonds de l'UE soient placés sous surveillance https://t.co/iRCX7uoxnY pic.twitter.com/a3HRvT9H8p- Parlement européen (@Europarl_FR) 17 mai 2017 Pour les partisans du Premier ministre hongrois au Parlement cette résolution a pour objectif de perturber les élections législatives, prévues l'année prochaine en Hongrie. 'Notre position est claire: nous dénonçons cette résolution basée sur des mensonges et des informations déformées', rétorque le parlementaire hongrois pro-gouvernemental Tamás Deutsch. Budapest a déjà mené plusieurs batailles politiques avec les institutions européennes. Mais cette résolution pourrait être un tournant. Pour la première fois les alliés du Premier ministre hongrois au Parlement européen ne cachent plus leur agacement.
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Comment protéger les apatrides des détentions arbitraires ? A l'exil pour fuir les guerres ou la pauvreté, s'ajoute pour certains migrants la souffrance de l'apatridie. Aucun Etat ne les reconnaît comme ressortissant. 10 millions de personnes seraient apatrides dans le monde. Des sans-papiers souvent emprisonnés. 'Le Réseau Européen des Apatrides lance aujourd'hui un agenda, explique Chris Nash son directeur, pour appeler les Etats européens à réformer leurs systèmes d'immigration et de détention, afin d'identifier les apatrides, mettre fin à leur détention en appliquer les lois internationales.' Mazen Beshtawe est d'origine palestinienne, il vivait en Syrie, qu'il a quitté. Il espère obtenir la nationalité chypriote, après son calvaire : 'On était dans un bateau avec 345 personnes, en route pour l'Allemagne via l'Italie. Mais le bateau était trop plein et coulait presque. Heureusement un bateau de tourisme est arrivé et nous a secouru, et emmené à Chypre.' Les apatrides sont souvent emprisonnés des mois, voire des années. L'apatridie, ce sont 600 000 personnes qui vivent comme des ombres, au sein de l'Union européenne.
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Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit a présenté son mandat pour les discussions à venir. Michel Barnier a indiqué trois lignes directrices. Sa priorité portera sur la protection des droits des citoyens. 'Qui voulons nous protéger? Pas seulement celles et ceux qui résident ou travaillent aujourd'hui au Royaume-Uni, mais aussi les personnes qui y ont résidé ou travaillé dans le passé, celles qui résideront ou travailleront avant la date de sortie du Royaume-Uni. Et ce que je viens de dire évidemment vaut également pour les citoyens britanniques'. Le règlement financier du Brexit pourrait s'avérer comme le dossier le plus délicat des négociations. 'Il ne s'agit pas d'une punition, ni d'une taxe de sortie', explique Michel Barnier. Londres a en effet adopté en 2013 le budget pluriannuel de l'Union européenne. Ce cadre financier couvre la période 2014-2020. L'enjeu est de régler la question de ces sommes engagées par le Royaume-Uni.
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En déplacement à Londres le président du Parlement européen s'est entretenu avec la Première ministre britannique. Lors de cette rencontre Antonio Tajani a particulièrement insisté sur la question des droits des citoyens. Il presse Theresa May à trouver à un accord dans ce domaine le plus rapidement possible avec les 27. 'Nous voulons renforcer les droits des citoyens, les citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni et les citoyens britanniques qui vivent dans l'Union européenne. C'est le message le plus important', insiste Antonio Tajani. Le président du Parlement européen a aussi salué la décision de Theresa May d'organiser des élections législatives anticipées. Les analystes estiment que ce scrutin apportera en effet une stabilité politique en vue des pourparlers sur le Brexit. En cas de nette victoire électorale Theresa May aurait même davantage de marge de manoeuvre pour négocier. La Première ministre britannique rencontrera mercredi prochain le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cet entretien se déroulera quelques jours avant le sommet européen du 29 avril consacré au Brexit.
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Les irrégularités constatées par les observateurs internationaux lors du référendum en Turquie inquiètent la Commission européenne. Son porte-parole demande aux autorités turques de lancer une enquête transparente après le scrutin de dimanche, favorable à un renforcement des pouvoirs du président en Turquie. 'Nous appelons les autorités turques à considérer avec attention les prochaines étapes et à chercher le consensus national le plus large possible dans le suivi du référendum', insiste Margaritis Schinas. Après ce succès électoral le président turc a aussi rapidement évoqué la possibilité de tenir un autre référendum, cette fois sur le rétablissement de la peine de mort. Pour Margaritis Schinas il s'agit d'une 'ligne rouge, mais c'est la plus rouge des lignes'. Sur le continent européen c'est en Belgique que le camp du oui a obtenu son meilleur résultat. 77% des électeurs turcs de Belgique soutiennent le principe d'un renforcement des compétences du président.
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Si la Russie monte au créneau, les alliés européens de Washington, eux, applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas. FRANCE François Hollande a estimé vendredi que 'cette opération était une réponse'. 'Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar el Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple', a déclaré, en marge d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'État, qui réunira un Conseil de défense à l'Élysée à 19h00. ALLEMAGNE Bachar al-Assad porte 'l'entière responsabilité' des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français dans un communiqué commun. CONSEIL EUROPÉEN Les frappes américaines en Syrie 'illustrent une détermination nécessaire contre les attaques chimiques barbares', a affirmé vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk. 'L'UE travaillera avec les États-Unis pour mettre fin à la brutalité en Syrie', a ajouté M. Tusk qui préside l'instance réunissant les dirigeants des 28 pays membres de l'Union européenne, dans une courte déclaration sur le réseau social Twitter. COMMISSION EUROPÉENNE Selon un communiqué du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 'les États-Unis ont informé l'UE que leurs frappes en Syrie étaient limitées et visaient à dissuader de nouvelles atrocités liées à des armes chimiques'. M. Juncker 'comprend les efforts pour dissuader de nouvelles attaques', ajoute le communiqué précisant que la Commission estime qu'il faut 'apporter une réponse' à 'l'utilisation répétée de ce types d'armes'. 'Les efforts visant à endiguer la spirale de la violence en Syrie et à lutter pour une paix durable devraient être redoublés', poursuit-il, estimant que 'seule une transition politique peut conduire à un tel résultat'. ROYAUME-UNI Londres a annoncé 'soutenir pleinement l'action des États-Unis'. Ces frappes sont 'une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien', a estimé un porte-parole de Downing Street. ITALIE Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a estimé que les frappes américaines étaient 'une réponse motivée à un crime de guerre' et qu'elles devraient 'non pas empêcher mais au contraire accélérer la recherche d'une solution négociée durable'. DANEMARK Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre du Danemark, a applaudi sans réserves: '*c'est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences (...) La barbarie d'Assad ne peut être impunie !_' a-t-il tweeté. AUTRICHE L'Autriche, pays neutre, a indiqué 'comprendre les motivations américaines', selon son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, tout en souhaitant un recours à l'Onu. POLOGNE Le président polonais Andrzej Duda a exprimé 'son entier soutien à l'opération militaire menée par l'armée américaine en Syrie'. 'Le monde civilisé ne pouvait rester indifférent face à cette attaque insondable et barbare', a-t-il dit. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que 'l'usage d'armes chimiques est un crime inacceptable. Espérons que la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie'. Avec agence (AFP)
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Devant les députés européens réunis à Strasbourg, le président allemand a exhorté l'Union européenne à rester unie. Pour son premier discours, en tant que président, hors de son pays, Frank-Walter Steinmeier a vanté la diversité et l'égalité du projet européen. " Nous voulons construire un futur commun en Europe, ensemble avec nos partenaires, grands et petits, avec des droits identiques et des engagements identiques ", explique-t-il. Sharing common vision with #Germany President #Steinmeier on a united EU that tackles challenges together for a better #FutureofEurope pic.twitter.com/QNlv1dhAgN- EP President Tajani (@EP_President) 4 avril 2017 Frank-Walter Steinmeier reconnaît les dangers qui menacent actuellement l'Union européenne. Le président allemand demande aux responsables européens de surmonter leurs divergences. C'est le compromis qui a permis à l'Union européenne de progresser, a-t-il insisté.
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Les responsables du Parti populaire européen se sont retrouvés à Malte au lendemain du déclenchement des négociations sur le Brexit. L'avenir de l'Union était évidemment à l'ordre du jour de cette rencontre des dirigeants de la droite européenne. Pour le président de la Commission européenne, la sortie du Royaume-Uni n'est pas la fin du projet européen. Jean-Claude Juncker s'est d'ailleurs permis une pique à l'égard de Washington. " Un président nouvellement élu était enthousiaste par le fait que les Britanniques quittent l'Union européenne et il a même demandé à d'autres pays de faire de même. Si cela continue je vais aussi demander l'indépendance de l'Ohio et le départ du Texas des États-Unis d'Amérique ", a-t-il ironisé. Jean-Claude assure que le Brexit marque en fait un nouveau commencement pour l'Union européenne.
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Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
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Le Parlement européen a réagi après le lancement officiel du Brexit. Dans une conférence de presse commune, Antonio Tajani le président du Parlement et Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement ont précisé les choses face à cette situation inédite. 'Nous ne voulons pas être ni méchants ni bons, nous voulons défendre les intérêts des citoyens. S'il faut être méchant pour défendre les intérêts des citoyens, nous serons méchants. Mais le but c'est seulement de défendre les intérêts des citoyens. Si on peut le faire sans être méchant, moi je le préfère (...) J'espère qu'on peut le faire avec politesse, avec élégance, en essayant d'etre le plus gentil possible, mais il faut voir', a déclaré Antonio Tajani. Not reaching a deal on the rights of citizens, means not reaching a deal at all #Brexit #Article50 pic.twitter.com/7t7IX6D7l5- EP President Tajani (@EP_President) 29 mars 2017 Les négociations sur les conditions de sortie de l'UE s'annoncent difficiles. Le Parlement veillera à ce que les annonces se traduisent dans la réalité et pourra user de son droit de veto. 'Si l'issue des négociations n'est pas conforme à ce qui a été dit, avec les conditions que nous avons rendues publiques aujourd'hui, oui, nous utiliserons notre droit de veto, c'est sûr', a déclaré Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement européen. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) 29 mars 2017
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Alors que Theresa May donnait le coup d'envoi officiel du Brexit mercredi, des manifestants faisaient entendre leurs voix devant le Parlement. On pouvait y voir une Première ministre en papier ou des citoyens muselés et attachés avec des laisses pour chiens. Certains de ces manifestants sont membres du groupe Avaaz. Ils contre un Brexit dur et demandent au gouvernement d'écouter le peuple pendant les deux années de négociations à venir.
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Le coeur en fête, ces pro-Brexit célèbrent dans un pub le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Le coup d'envoi a été donné mercredi, neuf mois après le réferendum sur la sortie de l'Europe. La première ministre britannique Theresa May a transmis la lettre officielle de départ à Donald Tusk le président du Conseil européen. 'Margaret Thatcher avait raison. Elle nous avait averti sur les dangers de cette union politique'. Mais la voix des anti-Brexit ne s'est pas éteinte pour autant. Quelques manifestations ont été organisées devant le Parlement à Westminster. Ils sont les 48% qui ne voulaient pas quitter l'Europe et ils comptent bien continuer à le faire savoir. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, qui d'ores et déjà s'annoncent difficiles. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) March 29, 2017
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Une lettre aux conséquences historiques a été remise ce mercredi au président du conseil européen Donald Tusk. Signée par Theresa May, elle lance officiellement le Brexit. La Première ministre britannique y affirme vouloir construire un 'nouveau partenariat étroit et spécial entre Londres et les 27'. Voici donc Londres et Bruxelles partis pour une ère de négociations complexes qui pourrait durer deux ans, selon le délai prévu par l'article 50 du traité de Lisbonne. Le Brexit sera " incroyablement complexe et désordonné " https://t.co/KOf9zUNiMs pic.twitter.com/kZbLgTuJqd- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 Parmi les milliers de questions à soulever, il y a le solde des comptes. Les Britanniques pourraient avoir à payer des sommes colossales pour les engagements pris dans le cadre du budget européen. 'Des frais de sortie qui sont demandés par l'UE, de près de 50 milliards de livres ?' demandait ce mercredi le journaliste de la BBC Andrew Neil à la cheffe de l'exécutif. A quoi Theresa May rétorque : 'Il y a beaucoup de spéculations mais il n'y a pas eu de demande formelle, les négociations n'ont pas encore commencé'. Elle poursuit : 'Je suis très claire quand je parle des attentes du peuple britannique, mais je suis aussi très claire sur le fait que nous sommes une nation respectueuse de la loi et que nous nous plierons à nos obligations'. Sur le commerce, elle déclare : 'Ce sur quoi nous allons travailler, et ce que je pense que nous obtiendrons, c'est un accord complet de libre-échange. Nous souhaitons un libre-échange harmonieux, sans frais de douanes aux frontières'. Depuis son arrivée au pouvoir, Theresa May est accusée d'avoir des intentions trop floues concernant le Brexit. Entre d'une part son souhait de protéger les échanges commerciaux avec l'UE et sa volonté de mener à bien un 'Brexit dur' en matière de circulation des personnes : des frontières fermées et un contrôle de l'immigration. Citoyenneté après le Brexit : le casse-tête administratif ne fait que commencer https://t.co/4EjTsBPbT9 pic.twitter.com/3dSgi4NGB3- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 A ces critiques, la Première ministre a toujours répondu qu'elle ne dévoilerait sa stratégie qu'après le lancement de la procédure officielle de divorce. Nous y voilà.
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'Le problème doit être réglé en priorité et la solution réciproque', c'est comme ça que Bruxelles et le gouvernement britannique considèrent le statut des trois millions de citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et des 1,3 million de citoyens britanniques établis dans l'Union européenne. Car l'un des objectifs du Brexit est de couper court à la libre-circulation des personnes, européennes ou non, vers le Royaume-Uni. En Allemagne, 100 000 Britanniques sont installés. Avec l'Espagne, l'Irlande et la France, c'est là qu'ils sont le plus nombreux. Dans ce quartier berlinois de Kreuzberg, depuis 1996, se trouve une épicerie très 'British'. Sa propriétaire s'inquiète des éventuelles barrières douanières qui vont faire augmenter les prix des importations. Mais surtout, en tant que citoyenne britannique, Dale Carr cherche à obtenir un passeport allemand : 'Je serais beaucoup plus heureuse si nous l'obtenions parce qu'ici, je constate mes droits de citoyenne européenne. Je serai donc ainsi encore citoyenne européenne. Je trouve ça incroyablement important, pour mes enfants aussi.' Elizabeth Wood et son conjoint se sont installés à Berlin il y a 8 ans avec leurs filles. Elle se prépare à passer son examen de citoyenneté pour acquérir la nationalité allemande le 29 avril. La liste d'attente était de trois mois : 'J'ai décidé de faire comme ce que je faisais pour les examens à l'école et j'ai écrit les 300 questions, bon j'en suis à la moitié, des questions qui portent sur la Constitution et plus générales, on doit avoir un certain pourcentage de réussite, j'essaie juste de les apprendre par coeur !' Il faut résider depuis au moins 8 ans en Allemagne, passer un test d'allemand, démontrer qu'on ne dépend pas des aides sociales, jurer sur la Constitution, ne pas avoir de casier judiciaire, et donc potasser dur pour obtenir un passeport Allemand et ainsi conserver la citoyenneté européenne. Allemand, Dieter Wolke, l'est, mais lui habite au Royaume-Uni depuis 28 ans. Professeur de psychologie, il a une compagne britannique et des enfants. Mais il envisage de repartir en Allemagne plutôt que de continuer à se battre contre le ministère de l'Intérieur pour obtenir son statut de résident permanent : 'Soudainement, on vous dit en fait que vous êtes un citoyen de seconde zone, on vous traite comme quelqu'un dont on ne veut pas, vous n'avez plus le même statut.' Depuis 1989, Monica Obiols habite au Royaume-Uni. Espagnole, elle est mariée à un Hollandais, Jan-Diant Schreuder. Ensemble, ils ont eu deux enfants qui sont nés au Royaume-Uni. Pour eux, les démarches administratives britanniques ont été catastrophiques : 'Le formulaire est un cauchemar complet, c'était très compliqué et je l'ai eu finalement, mais malheureusement je n'ai pas donné assez d'information sur les enfants et donc leur droit de résidence permanente a été rejeté.' Depuis le référendum sur le Brexit, les demandes de résidence permanente au Royaume-Uni se sont multipliées par six. Sur les trois derniers mois de 2016, un tiers d'entre elles ont été rejetées ou déclarées nulles. Our letter sent to theresa_may about the #Article50. We cannot face another 2 years of uncertainty/anxiety, we're #EUcitizen and #UKisHome pic.twitter.com/zIszyu8uui- the3million (The3Million) 29 mars 2017
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Le système européen de relocalisation des réfugiés pourrait bien connaître un nouveau revers. L'Autriche compte demander à l'Union européenne de prolonger l'exemption dont elle bénéficie. Vienne estime en effet avoir déjà rempli sa part du marché en matière d'accueil des demandeurs d'asile. C'est en tout cas l'argument du chancelier autrichien. " Si l'on regarde les récents développements, il est évident que l'Autriche a fait plus que la moyenne ", explique Christian Kern. L'Autriche a accueilli en 2015 près de 90 000 réfugiés. Vienne n'a eu alors de cesse d'appeler ses partenaires à prendre leurs responsabilités. De son côté, la Commission européenne voit d'un mauvais oeil la demande autrichienne. " L'Autriche doit remplir ses obligations légales relatives aux décisions du Conseil en acceptant les relocalisations. Aucun pays ne peut s'exempter d'une décision du Conseil juridiquement contraignante, il faudrait alors agir hors des règles ", rétorque Natasha Bertaud, porte-parole de l'institution. L'Union européenne s'est engagée à relocaliser 160 000 demandeurs d'asile en deux ans. Mais jusqu'à maintenant un peu plus de 10 000 réfugiés arrivés en Grèce et plus de 4 000 arrivés en Italie ont bénéficié de ce dispositif, qui doit prendre fin au mois de septembre. En matière de politique migratoire la Commission européenne est aussi inquiète à propos de la situation en Hongrie. Une loi qui autorise la détention systématique des demandeurs d'asile vient d'entrer en vigueur.
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C'est une Europe en pleine crise identitaire et de confiance qui s'apprête à fêter les 60 ans du traité fondateur de Rome ce week-end. Ils avaient commencé à six. 60 ans plus tard, ils seront 28, moins 1. Après le Brexit, l'idée même de la construction européenne est mise à mal. C'est dans ce contexte qu'ont surgi les tensions entre Bruxelles et Varsovie, qui a menacé de gâcher la fête. Pour signer la déclaration finale, ce samedi, la Première ministre polonaise Beata Szydlo défendra ses positions : 'L'Europe doit être aujourd'hui unie, indivisible et forte grâce à la force de toutes ses nations souveraines, les Etats-membres. Créer des divisions artificielles dans notre cercle, parler d'Europe à plusieurs vitesses ne produira pas les résultats attendus. Cela ne peut que conduire à rompre notre coopération, au lieu de l'approfondir'. Plaider l'indivisibilité de l'Europe et critiquer les divisions après avoir été le seul pays à s'opposer à la réélection de Donald Tusk, pourtant lui-même Polonais, à la tête du Conseil européen, et aller jusqu'à refuser de signer les conclusions du conseil des chefs d'Etat : la Pologne est passée maître dans l'art du paradoxe. Après ce coup d'éclat le 10 mars dernier, Varsovie a continué de défier Bruxelles et la chef du gouvernement n'a adouci ses propos que ce vendredi après-midi, laissant penser que la Pologne signera bien la déclaration finale du Traité de Rome. Et elle n'est pas la seule à plaider l'unité de l'Europe, le groupe de Visegrad, la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque, s'opposent aussi aux propositions des grandes capitales d'une Europe à plusieurs vitesses. Pour Varsovie, il s'agit avant tout de ne pas risquer de perdre la manne financière européenne qui a tiré le pays vers le haut et en a fait un champion de la croissance européenne. Entre 2007 et 2013, la Pologne a bénéficié de 81,5 milliards d'euros. Avec 82,5 milliards entre 2014 et 2020, elle devient le premier pays percepteur de fonds européens devant l'Espagne et la France, avec un montant qui dépasse le budget annuel de l'Etat (80,2 milliards d'euros en 2014). Résultat : le PIB a doublé entre 2004 et 2013 (de 234,5 milliards d'euros à 486.6 milliards). La croissance est de 3,5 %. Le chômage est en dessous de 10 %. Des avantages certains. Reste qu'une partie de la population, soutenue par les institutions européennes, s'opposent à la dérive autoritaire du pouvoir qui se traduit notamment par une mainmise sur les médias et la justice. Et à ce titre, le parti populiste au pouvoir a plutôt intérêt à s'éloigner du radar de Bruxelles. Quoiqu'il en soit, les risques encourus par la Pologne si elle est exclue du groupe de tête d'une Europe à plusieurs vitesses sont nombreux et réels pour cet analyste, Jacek Kucharczyk, président de l'Institut des affaires publiques : 'Le risque géopolitique ou sécuritaire est que nous nous retrouvions à nouveau membre de cette zone grise de l'Europe centrale, entre 'la vraie Europe' et 'l'Empire russe', et que nous nous retrouvions alors encore une fois dans une position que nous avons essayé de fuir durant les 25 dernières années, depuis la chute du communisme.' Ces derniers jours, la France continuait de défendre cette idée d'une Europe à plusieurs vitesses, 'différenciée', qui fait si peur à la Pologne, arguant que 'l'unité' européenne ne signifie pas nécessairement 'l'uniformité'. Les Polonais déclarent leur amour à l'Europe #KochamCieEuropo https://t.co/Wx6jjtFmDK- Ewa Dwernicki (@Ewa_Dwernicki) 24 mars 2017
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Et bien non, le chef de l'Eurogroupe, la réunion mensuelle informelle des ministres des Finances de la zone Euro, ne s'excusera pas après ses propos controversés. Dans une interview publiée en Allemagne le néerlandais Jeroen Dijsselbloem après avoir rappelé la solidarité des pays du nord de l'Europe pour le sud avait ajouté 'celui qui la réclame a aussi des devoirs. Je ne peux pas dépenser tout mon argent pour le schnaps et les femmes et ensuite réclamer leur soutien.' Autant dire que le Sud de l'Europe n'a pas apprécié... Augusto Santos Silva, ministre des Affaire étrangères du Portugal : 'De nombreuses personnes ont compris que le président de l'Eurogroupe n'est pas en position de rester à ce poste et le gouvernement portugais partage cette opinion. Les commentaires de Jeroen Dijsselbloem sont absolument inacceptables.' Même son de cloche en Espagne où le ministre de l'Economie exige des excuses. Alors qu'en Italie on demande simplement sa démission dès que possible au moins pour sauver la crédibilité des institutions européennes. M. Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.
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Antonio Tajani est le nouveau président du Parlement européen et il a pris ses fonctions sans doute à un des pires moments pour l'Europe. A-t-il les ressources nécessaires pour sortir l'Union européenne de la plus violente tempête de son histoire et surtout la guider vers un nouvel avenir ? Pour Euronews, Antonio Tajani répond aux questions d'Isabelle Kumar. - Isabelle Kumar : Très bientôt les leaders européens vont se réunir à Rome pour les célébrations du 60e anniversaire du traité de Rome. Certains évoquent l'image des musiciens qui jouaient sur le Titanic lorsqu'il était en train de couler. Est-ce que vous vous sentez comme le capitaine d'un navire qui est en train de s'échouer ? - Antonio Tajani : Absolument pas. Je me sens comme un marin qui travaille pour sortir de la tempête. Je suis convaincu que nous allons arriver au port victorieux de la tempête. Pourquoi ? Parce que les Européens ont déjà démontré qu'ils étaient capables de résoudre les problèmes quand ils sont en difficulté. Nous avons gagné le défi après la deuxième guerre mondiale. Grâce à l'Europe, nous avons vécu 70 ans de paix, de liberté... - Isabelle Kumar : Mais nous sommes dans un contexte très différent maintenant... - Antonio Tajani : Il y a trois grands problèmes. Le chômage - surtout le chômage des jeunes, c'est-à-dire l'avenir de l'Union européenne -, l'immigration illégale et le terrorisme. Nous n'avons pas encore gagné le défi contre Daesh. - Isabelle Kumar : Ce sont vos priorités pour l'avenir, sur lesquelles l'Union européenne va se focaliser ? - Antonio Tajani : Exact. Il y a aussi le problème du Brexit. Pour la première fois, un pays demande de sortir de l'Union. Nous devons travailler tous ensemble, ce n'est pas le bon moment pour susciter des polémiques entre les institutions européennes. Il faut que le Parlement, que j'ai l'honneur de guider, la Commission européenne, le Conseil et les Etats membres travaillent tous ensemble, pour nos citoyens. Il faut travailler dans l'unique but de fournir des réponses à nos concitoyens. - Isabelle Kumar : La Commission européenne a fait cinq propositions en vue d'une future Union européenne. Celle qui semble être avoir sa préférence est l'Europe à géométrie variable. - Antonio Tajani : Une géométrie variable avec deux, trois, ou quatre pays à l'avant-garde, ce n'est pas négatif. Prenons par exemple, la politique européenne de la défense : si la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie décident d'aller de l'avant pour ouvrir une nouvelle route, pour renforcer la politique étrangère de l'Union européenne, mais sans exclure les autres et en essayant d'aller de l'avant pour préparer le terrain pour les autres, ce n'est pas un message négatif, c'est un message positif. - Isabelle Kumar : Qu'est-ce que vous faites pour les pays qui ne veulent pas adhérer à cette vision. Est-ce qu'ils vont être cantonnés, mis à l'écart du projet européen ? - Antonio Tajani : Absolument pas, il faut aller de l'avant tous ensemble. Si la géométrie variable signifie quelqu'un qui essaie d'être à l'avant-garde, c'est bien. Si au contraire ceux qui sont à l'avant-garde essaient de pousser les autres dans un coin, c'est une faute. - Isabelle Kumar : La Pologne a clairement dit qu'elle voudrait travailler à l'encontre des ambitions européennes. Qu'allez vous faire avec un partenaire comme la Pologne ? - Antonio Tajani : Il y a un toujours un débat politique. Dans une Union est très grande, il existe des approches différentes. C'est une union de différents États membres. Chaque État membre essaie de défendre sa ligne politique à l'intérieur d'une stratégie. Nous avons eu l'élection du président du Conseil européen, Monsieur Tusk. La Pologne a voté contre, les autres ont voté pour. C'est la démocratie. - Isabelle Kumar : Si l'Allemagne joue un rôle encore plus important dans la future Union européenne, cela renforcera les arguments des populistes qui disent que l'Allemagne décide de tout... - Antonio Tajani : Il faut comprendre les raisons des citoyens qui votent pour ces partis. S'il y a un malaise, ils décident évidement d'envoyer un message politique, aux autres partis. Voilà pourquoi il faut travailler sur ce problème et non pas sur les partis populistes. Vous avez vu qu'aux Pays-Bas, ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses aux citoyens. - Isabelle Kumar : L'échéance de l'élection présidentielle française approche. Est-ce que vous avez une stratégie au cas où le Front National arrive au pouvoir ? - Antonio Tajani : Je pense que le match est ouvert et je ne suis pas sûr que le Front National puisse gagner l'élection. La position de mon parti est claire. La position du Parlement n'est pas une position populiste. Il y a une seule stratégie : répondre aux citoyens. Donner des réponses. Résoudre les problèmes du chômage, de l'immigration, du terrorisme et résoudre le problème du Brexit. La première chose à faire est résoudre le problème divorce. Après le problème divorce, on va décider quelle est la façon de régler les relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. - Isabelle Kumar : La Grande-Bretagne évoque la possibilité d'abandonner les négociations sans avoir obtenu un accord. Londres dirait même que ce serait même pire pour l'Union s'il n'y avait pas d'accord. Qu'est-ce que vous en prensez ? - Antonio Tajani : Je pense que ce serait pire pour eux et qu'il ne faut pas se fâcher face à ce type de déclarations. Les Britanniques sont tout à fait en mesure de conclure un accord. Il faut donc rester sur nos gardes, défendre nos intérêts et, en même temps, ne pas oublier qu'après le divorce la Grand Bretagne sera toujours un interlocuteur de l'Union européenne. Le Royaume-Uni sort de l'UE, mais il reste un pays européen. - Isabelle Kumar : Un des autres problèmes de l'Union européenne est l'immigration. Vous avez évoqué la possibilité de camps de réfugiés dans un pays comme la Libye. Cela serait il envisageable dans l'avenir? - Antonio Tajani : Il faut permettre aux réfugiés d'être accueillis dans des situations positives, c'est-à-dire avec des médecins, des médicaments, avec quelqu'un qui défend leur droit à la vie... Il faut bien sûr s'engager dans ce domaine avec l'ONU. Il faut avoir des organisations capables d'accueillir... - Isabelle Kumar : Mais comment cela serait-il possible en Libye, un est pays hors de contrôle ? - Antonio Tajani : Il faut commencer par le sud, commencer dans les pays de l'Afrique subsaharienne. Après, quand la Libye aura trouver de solutions, on pourra y faire la même chose. Il faut empêcher que la Méditerranée devienne un cimetière. La solution est compliquée. Cela ne suffit pas d'avoir des camps, il faut faire des investissements plus importants en Afrique. - Isabelle Kumar : Dans cette crise la Turquie est un de vos alliés les plus puissants. Les relations avec la Turquie sont en même temps de plus en plus explosives. Est-ce que la Turquie peut demeurer un partenaire dans cette solution de la crise migratoire ? - Antonio Tajani : La Turquie est toujours un partenaire. Je pense qu'après la campagne électorale pour le référendum (en Turquie), Ankara va faire en sorte de calmer la polémique. Je pense qu'il faut aller de l'avant, continuer avec nos accords. Bien sûr, nous défendons le droits (de l'homme) et personne ne peut dire qu'un pays européen est un pays nazi, c'est à nos yeux inacceptable. Nous sommes le coeur de la liberté, de la démocratie, de la défense des droits de l'homme. On peut toujours écouter des conseils, mais nous ne pouvons pas accepter quelqu'un qui prétend que nous sommes nazis. - Isabelle Kumar : Que faudrait-il pour révoquer la candidature de la Turquie à l'UE ? - Antonio Tajani : Pourquoi révoquer ? S'il y a des moments difficiles, il faut essayer de les résoudre niveau diplomatique. Nous devons comprendre les problèmes des Turcs, mais nous défendons toujours nos valeurs : la liberté d'expression, la démocratie, les droits de l'Homme. - Isabelle Kumar : Parlons maintenant de vous... Votre prédécesseur Martin Schulz était très proche du président de la Commission Juncker, qui quittera son rôle à la fin de son mandat. On parle parfois de la solitude du pouvoir. Est-ce que vous éprouvez cela ? - Antonio Tajani : Jamais, je n'ai jamais souffert de solitude. Je parle avec les collègues, je mange avec mes collègues... Je suis élu, soit en Italie soit ici, avec le soutien des citoyens et des députés. Je n'ai aucune problème de solitude.
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Qui pour succèder à Donald Tusk le président du Conseil euopéen ? La question est à l'agenda du sommet des vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui se tient en ce moment à Bruxelles. Son propre pays, la Pologne est opposé à sa reconduction alors que la plupart des pays, dont la France, y sont favorables comme l'a confirmé François Hollande : 'pour une question de continuité, de cohérence et de stabilité. Je considère que c'est la candidat qui s'impose pour rester le président du Conseil européen et je ne vois pas comment un pays pourrait s'opposer à cette solution.' L'autre grande question porte sur l'avenir de l'Europe, laquelle célèbre le soixantième anniversaire de son traité fondateur. Angela Merkel mais aussi les dirigeants français, espagnols et italiens plaident pour une Europe à plusieurs vitesses. - Quand la Pologne s'oppose à la candidature d'un Polonais à la présidence du Conseil européen
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Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent ce jeudi à Bruxelles pour un sommet principalement consacré à l'avenir du projet européen. Les dirigeants se pencheront en particulier sur la déclaration du 60e anniversaire du traité de Rome, le 25 mars. Ce texte fondateur indique les bases du fonctionnement de l'Union. L'objectif pour les États membres est désormais de fixer le prochain cap de la construction européenne. En début de semaine la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont défendu le principe d'une intégration différenciée ou d'une Europe à plusieurs vitesses. Pour ces quatre pays il s'agit de donner à l'Union les moyens de rebondir après le Brexit et de répondre aux défis internationaux. Si la question de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, le sujet sera tout de même dans tous les esprits. La Première ministre britannique s'est engagée à lancer d'ici la fin du mois de mars les négociations sur le Brexit. Mais Theresa May vient de connaître un nouveau revers. La Chambre des Lords a voté un amendement pour permettre aux parlementaires de se prononcer sur l'accord définitif avec les institutions européennes. Une étape qui pourrait affecter le calendrier politique du gouvernement britannique. Finalement les chefs d'État et de gouvernement devraient aussi lors de ce sommet renouveler le mandat du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Malgré l'opposition de la Pologne, l'ancien Premier ministre peut compter sur le soutien d'une très large majorité de pays membres.
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La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
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Suite et fin de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ce mercredi à Bruxelles. Ils ne sont plus que 27, puisque le Premier ministre britannique a quitté la capitale belge ce mardi soir. C'est la conséquence du Brexit. Pour ceux qui restent, l'objectif est de définir un nouveau projet européen, redonner de l'élan à une Union aujourd'hui paralysée, et surtout éviter toute tergiversation. Pour ce faire, les dirigeants européens souhaitent que le cas britannique soit rapidement réglé. Ce mardi, ils ont entendu les explications de David Cameron. Le chef du gouvernement britannique démissionnaire a indiqué qu'il laisserait à son successeur le soin d'activer la 'clause de retrait' prévue par le Traité de Lisbonne. Mais en face, les leaders européens ont fait savoir que la procédure de divorce devait désormais être engagée sans attendre. Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker l'a rappelé dans la soirée, non sans une pointe d'agacement. 'Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui voulaient partir sont totalement incapables de nous dire ce qu'ils veulent. Mais j'espère que la notification du prochain gouvernement britannique arrivera le plus tôt possible.' Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne Les dirigeants européens doivent recevoir dans la journée la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. Il s'agit de discussions informelles, voulues par Mme Sturgeon qui souhaite que la nation écossaise rejoigne l'Union européenne.

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