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La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
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Suite et fin de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ce mercredi à Bruxelles. Ils ne sont plus que 27, puisque le Premier ministre britannique a quitté la capitale belge ce mardi soir. C'est la conséquence du Brexit. Pour ceux qui restent, l'objectif est de définir un nouveau projet européen, redonner de l'élan à une Union aujourd'hui paralysée, et surtout éviter toute tergiversation. Pour ce faire, les dirigeants européens souhaitent que le cas britannique soit rapidement réglé. Ce mardi, ils ont entendu les explications de David Cameron. Le chef du gouvernement britannique démissionnaire a indiqué qu'il laisserait à son successeur le soin d'activer la 'clause de retrait' prévue par le Traité de Lisbonne. Mais en face, les leaders européens ont fait savoir que la procédure de divorce devait désormais être engagée sans attendre. Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker l'a rappelé dans la soirée, non sans une pointe d'agacement. 'Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui voulaient partir sont totalement incapables de nous dire ce qu'ils veulent. Mais j'espère que la notification du prochain gouvernement britannique arrivera le plus tôt possible.' Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne Les dirigeants européens doivent recevoir dans la journée la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. Il s'agit de discussions informelles, voulues par Mme Sturgeon qui souhaite que la nation écossaise rejoigne l'Union européenne.
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Les Turcs qui espéraient la levée des visas pour la fin du mois du juin vont être déçus. Au préalable, Ankara doit remplir une liste de 72 critères fixés par la Commission européenne. Le commissaire en charge du dossier vient justement de publier un rapport d'évaluation et il reste encore 7 points à respecter. 'La Turquie doit encore remplir plusieurs points de la feuille de route pour envisager une levée rapide des visas pour ses ressortissants', a déclaré Dimitris Avramopoulos, commissaire européen en charge de la Migration. Le pacte migratoire turco-européen a permis de faire chuter le nombre de migrants qui traversent la mer Egée pour rejoindre les îles grecques. Mais les 28 tardent à accueillir leur quota de demandeurs d'asile. 'Jusqu'à présent, seules 7.272 personnes ont été réinstallées sur les 22.504 prévues dans l'accord, et ce depuis la Turquie, la Jordanie et le Liban', déplore le commissaire européen. Selon les autorités turques, 462 personnes ont été renvoyées de Grèce en Turquie depuis l'entrée en vigueur du pacte migratoire en mars de cette année.
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L'Europe a traversé sa pire crise économique et financière des dernières décennies et elle s'en est finalement sortie. Mais les citoyens ont dû payer le prix fort et aujourd'hui, ils ont de moins en moins confiance dans le projet européen. Dans cette édition, nous interrogeons au Forum économique de Bruxelles un personnage-clé dans la gestion de cette crise, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling. Sur la situation de la Grèce, il indique que les évolutions positives ont été interrompues en 2015 quand le pays a inversé des réformes. Il estime par ailleurs qu'un Brexit serait 'une perte considérable pour l'Union européenne'. Enfin, il affirme qu'en 2011 et 2012, la zone euro est passée tout près d'un effondrement. Efi Koutsokosta, euronews : 'Vous dirigez un mécanisme créé au plus fort de la crise dans l'objectif d'accorder des fonds de sauvetage aux pays qui en ont besoin. Vous avez jusqu'à présent déboursé plus de 250 milliards d'euros. D'où vient cet argent ? Je vous pose cette question en lien avec toute cette rhétorique sur les contribuables français et allemands qui paieraient pour les pays en difficulté. Est-ce réellement le cas ?' Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité : 'Oui et non. L'argent que nous accordons à ces pays provient des marchés. Quand nous effectuons un versement à la Grèce ou dans le passé, à l'Irlande ou au Portugal, ce n'est pas de l'argent qui vient des budgets nationaux de nos pays actionnaires. Cependant, l'accord prévoit que les budgets de nos actionnaires assument les risques parce que quand ils garantissent notre opération, ce sont des risques supportés par les budgets nationaux. Si cela tourne mal, ces risques peuvent entraîner des coûts qui sont bien réels.' Biographie: Klaus Regling Klaus Regling est un économiste allemand, il préside le Fonds de sauvetage de la zone euro (FESF, MES) depuis le début de la crise de la dette. Il est le fils de Karl Regling, un menuisier de Lübeck qui a été élu au Bundestag avec les sociaux-démocrates. Le FESF et le MES ont accordé 255 milliards d'euros sur les cinq dernières années à la Grèce, l'Irlande, le Portugal, la République de Chypre et l'Espagne. Il a joué un rôle-clé dans l'élaboration du pacte de stabilité et de croissance dans les années 90 alors qu'il était ministre allemand des Finances. Ce qui lui a valu de passer aux yeux de certains, pour un monétariste intransigeant et un néolibéral. Grèce : 'Les évolutions positives ont été interrompues en 2015' Efi Koutsokosta : 'La Grèce est un cas particulier car c'est le seul pays qui fait encore l'objet d'un plan et d'une supervision du MES. Quelle est sa situation aujourd'hui ? Une réunion de l'Eurogroupe a lieu ce jeudi. Que faut-il en attendre ?' Klaus Regling : 'La Grèce est effectivement un cas particulier. Les quatre autres pays qui sont tous sortis des plans avec succès n'en ont eu besoin que d'un seul. La Grèce en est à son troisième parce que la situation de départ y était la plus difficile, l'écart par rapport aux attentes était plus important et aussi parce qu'il y a eu un retour en arrière dans les réalisations grecques il y a un an. Pendant la première moitié de l'année 2015, elle a tenté une nouvelle approche, elle a inversé certaines réformes et donc, les évolutions positives que nous avions constatées également dans ce pays en 2014 ont été assez sérieusement interrompues.' Efi Koutsokosta : 'Voulez-vous dire que ce troisième plan aurait pu être évité ?' Klaus Regling : 'Je ne sais pas s'il aurait pu être évité complètement, mais il est certain qu'il aurait été beaucoup moins important. Toujours est-il qu'aujourd'hui, il y a ce troisième plan et que la coopération avec le gouvernement grec est à nouveau productive. Lors de la réunion de l'Eurogroupe, je crois qu'il y a de bonnes chances qu'une décision soit prise sur le prochain versement.' Grèce: l'Eurogroupe prêt à accorder un prêt de 10,3 milliards prochainement https://t.co/DlUwfGYsqp- Challenges (@Challenges) 8 juin 2016 Efi Koutsokosta : 'Il y a aussi ce grand débat sur l'allègement de la dette, la restructuration de la dette grecque. Lors de sa dernière réunion, l'Eurogroupe a évoqué le fait qu'un mécanisme pourrait être mis en place après le plan, si nécessaire. Qu'est-ce que ça veut dire 'si nécessaire' ? La dette est-elle soutenable ou non ?' Klaus Regling : 'Vu que ce plan est mis en oeuvre selon une perspective à très long terme, il s'achèvera à un moment donné, mais les prêts eux ne seront remboursés qu'à une échéance de 30 ou 32 ans. Nous voulons être sûrs que pendant cette période, la Grèce puisse de nouveau se tenir debout, on doit gérer les aléas qui peuvent survenir sur un laps de temps si long. Nous savons tous que les prévisions sont toujours hasardeuses, il y a une part d'incertitude même pour ce qui concerne l'année prochaine et comme nous nous inscrivons dans une période de trente ans, cela va de soi que l'incertitude est beaucoup, beaucoup plus grande. Donc, ce qu'ont dit les partenaires de l'Eurogroupe est plutôt approprié, à savoir qu'ils se tiennent prêts à aider la Grèce si elle mène des réformes de son côté. Je pense que c'est une très bonne chose parce que si on prenait toutes les décisions maintenant, elles seraient peut-être trop limitées ou insuffisantes et si ce n'est pas suffisant, la Grèce en souffrira ou si au contraire, ces décisions s'avèrent trop vastes, alors les pays membres de la zone euro ne seront pas très contents.' 'Une perte considérable pour l'Union si le Royaume-Uni la quitte' Efi Koutsokosta : 'Dans moins de dix jours, les Britanniques décideront s'ils veulent rester ou non dans l'Union européenne. S'ils se prononcent pour un Brexit, quelles conséquences pour l'Europe ? De quoi avez-vous le plus peur ?' Klaus Regling : 'Politiquement, ce sera une perte considérable pour l'Union si le Royaume-Uni la quitte et c'est pour ça que tous les gouvernements européens veulent son maintien. Je pense que d'un point de vue économique, cela aura un coût comme de nombreuses études l'ont établi. Le coût précis n'est pas clair parce qu'il dépendra beaucoup de ce qui se passera dans les années d'après et du genre d'accords que le Royaume-Uni pourrait passer avec l'Union. Il y aura des échanges bien entendu, il y aura du commerce, des relations, mais à quoi cela ressemblera-t-il exactement ? On ne le sait pas. On ne sait pas combien de temps cela prendra pour aboutir à un tel accord. Et donc, il est très difficile de prévoir exactement ce qui va se passer. Il est aussi possible que les marchés soient très volatiles.' Efi Koutsokosta : 'Cela pourrait-il générer une nouvelle crise dans la zone euro ou dans l'Union ?' Klaus Regling : 'Je ne sais pas parce que la volatilité sur les marchés ne signifie pas toujours qu'il y a immédiatement une crise. Mais la volatilité sur les marchés peut nuire aux évolutions économiques. En tout cas, je ne m'attends pas à ce qu'une crise se déclenche de ce fait.' La crainte du Brexit perturbe les marchés en Europe https://t.co/C9X83crehM pic.twitter.com/kWIB1w2bvc- Les Echos (@LesEchos) 13 juin 2016 Un pacte de stabilité plus flexible ? 'Une bonne chose dans une certaine mesure' Efi Koutsokosta : 'Comme vous êtes l'un des architectes du pacte de stabilité et de croissance tel que nous le connaissons aujourd'hui, Jean-Claude Juncker - le président de la Commission européenne - a été critiqué pour avoir donné une nouvelle fois de la latitude, du temps à la France pour atteindre l'objectif des 3% de déficit public. La France est-elle un cas à part ?' Klaus Regling : 'Je pense qu'il est important d'avoir des règles fiscales claires dans l'Union monétaire. Parce qu'au sein de l'Union monétaire européenne, il y a ces conditions inédites où la politique monétaire est totalement centralisée, il y a un seul taux d'intérêt, un seul taux de change. Les autres politiques comme la politique fiscale et les réformes structurelles sont mises en oeuvre dans les différents pays de manière décentralisée et il y a d'ailleurs, toujours eu des gens qui depuis des décennies, jugent que ça ne peut pas marcher ainsi. Nous avons toujours répondu en disant que ça peut marcher, mais qu'il faut agir en bonne coordination. Ces dernières années, nous avons aussi rendu le pacte de stabilité plus flexible pour s'adapter à différentes situations économiques et je pense que c'est une bonne chose dans une certaine mesure.' Efi Koutsokosta : 'Faudrait-il donner plus de temps à la France pour s'adapter ?' Klaus Regling : 'Tout dépend comment on analyse les choses et c'est la Commission qui le fait. Comme je l'ai dit, davantage de facteurs sont aujourd'hui pris en compte dans la décision d'accorder de la flexibilité, mais globalement, il faut une égalité de traitement entre les différents pays.' Sapin: l'objectif de ramener le déficit sous les 3% en 2017 est 'intangible' >> https://t.co/fGHWaKoPad pic.twitter.com/tP4CXbFNvW- LCP (@LCP) 6 juin 2016 Zone euro : 'Nous pouvons être fiers du résultat que nous avons atteint' Efi Koutsokosta : 'Vous êtes-vous dit un jour que la zone euro pouvait s'effondrer ?' Klaus Regling : 'Je pense que nous l'avons évité de justesse en 2011 et 2012. Mais avec toutes ces différentes initiatives de la part de la Banque centrale européenne, du Fonds européen de stabilité financière (FESF) / MES, mais aussi l'Union bancaire, l'ajustement dans les pays concernés, la situation était déjà en voie d'amélioration, donc aujourd'hui, a posteriori, il est très facile de comprendre pourquoi au final, cela ne s'est pas produit. Nous l'avons évité de justesse et je pense aussi que sans la création du FESF par exemple, certains pays auraient été probablement forcés de quitter la zone euro et je suis heureux que nous n'en soyons pas arrivés là. Donc nous avons traversé des périodes particulièrement à risque ces dernières années, mais je crois que nous pouvons être assez fiers du résultat que nous avons atteint.' Efi Koutsokosta : 'Ce qui veut dire qu'aucun pays ne risque de devoir quitter la zone euro à l'heure actuelle.' Klaus Regling : 'Non, pas du tout.'
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A quelques semaines de la présidence slovaque de l'Union européenne, le Premier ministre était en déplacement à Bruxelles. La visite de Robert Fico s'est déroulée sur fond de tension entre Bratislava et les institutions à propos de la crise des réfugiés. Le Premier ministre ne cache pas ses divergences avec ses partenaires et estime qu'il " sera difficile de parvenir à un accord ". Bratislava est l'une des voix les plus virulentes en Europe dans ce dossier depuis l'été dernier et l'intensification de la crise des migrants. Robert Fico déclarait récemment que " l'islam n'a pas sa place en Slovaquie ". Le pays conteste aussi ouvertement le système de répartition des réfugiés au sein de l'Union européenne.
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L'extrême droite et les mouvements nationalistes ne cessent de gagner du terrain depuis plusieurs années en Europe. Pour le politologue de la VUB (Université libre néerlandophone de Bruxelles) Dave Sinardet une partie de l'opinion publique dans plusieurs pays européens est " assez favorable aux thèses des partis de droite radicale, notamment en ce qui concerne la sécurité, l'immigration ". Le retour de ces questions dans l'actualité explique les succès électoraux. Selon Pascal Delwit, politologue à l'ULB (Université libre de Bruxelles) il faut aussi prendre en compte l'anxiété qui traverse l'Union européenne depuis la crise financière de 2008. C'est un sentiment utilisé par l'extrême droite et les nationalistes. Pour Pascal Delwit cette peur touche désormais " des segments beaucoup plus larges de la population ".
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La libéralisation des visas pour les Turcs qui voyagent dans l'espace Schengen, c'était LA grande promesse de l'Union européenne en échange d'un meilleur contrôle des flux migratoires. L'accord n'est pas encore en vigueur et pourtant, aujourd'hui à Bruxelles, les 28 ont adopté un mécanisme pour suspendre cette exemption de visas en cas de non respect des règles. 'La libéralisation des visas a beaucoup d'avantages pour l'Union européenne et les pays partenaires', a précisé le ministre néerlandais des migrations, Kaas Dijkhoff. 'Mais nous devons aussi surveiller que cette exemption de visas pour les touristes et les hommes d'affaire ne conduise pas à des abus'. Cette clause de sauvegarde, c'était le voeu du couple franco-allemand. Elle sera déclenchée si trop de voyageurs restent dans l'Union après la durée autorisée ou si le pays partenaire refuse de récupérer les migrants irréguliers qui sont passés par son territoire pour entrer dans l'espace Schengen. Une mise en garde à peine voilée à la Turquie.
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Pour cette dernière édition de Perspectives, deux reportages de nos collègues suisses et français sur le destin de réfugiés : entre se heurter au mur hongrois et à sa sévère législation, et 'choisir' la traversée à la nage... Tout cela pour échapper à la guerre. RTS Cette semaine, en Europe, cinq pays de l'espace Schengen ont rétabli les contrôles aux frontières, dont la Hongrie, fermement déterminée à résoudre le problème des migrants à sa manière, la manière forte. La radio télévision suisse romande a enquêté à la frontière. France 2 Qu'importe les clôtures ou le danger. Lorsque les migrants veulent partir, ils vont jusqu'au bout. C'est le cas de ce jeune homme, un Syrien de 21 ans, qui a fait preuve d'une incroyable volonté pour rejoindre l'Europe. C'était le grand reportage de France 2, cette semaine.
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C'est dans une salle à côté de la chapelle Sixtine au Vatican que le pape François a reçu le Prix Charlemagne. Cette distinction récompense une personnalité ou une institution qui s'est investie en faveur de l'unification européenne. Devant de nombreux responsables européens, le souverain pontife a appelé les dirigeants de l'Union à revoir leur modèle économique. Le pape évoque des systèmes " plus inclusifs, plus équitables, qui ne sont pas destinés à servir certains, mais au bénéfice des gens ordinaires et de la société dans son ensemble ". Le souverain pontife a aussi saisi cette occasion pour revenir sur la crise migratoire qui ébranle la construction européenne. " Je rêve d'une Europe qui prend soin des enfants, qui offre une aide fraternelle aux pauvres et aux nouveaux arrivants qui cherchent l'accueil parce qu'ils ont tout perdu et ont besoin d'un abri. Je rêve d'une Europe où être un migrant n'est pas un délit ", a souligné le pape.
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Le pape François a reçu au Vatican le prix Charlemagne, qui récompense chaque année, depuis 1950, une contribution exceptionnelle à l'unification européenne. La cérémonie se déroulait en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles le roi d'Espagne Felipe VI, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre italien Matteo Renzi, ou encore les dirigeants des institutions de l'Union européenne qui ont prononcé des discours d'éloge. Dans son discours, le pape a appelé au rassemblement et à l'unité, alors que les pays européens semblent de plus en plus divisés, dans un contexte de crise migratoire et de difficultés économiques. 'Cet ardent désir de construire l'unité paraît de plus en plus éteint', a notamment déclaré le Pape, qui dit ''rêver d'un nouvel humanisme européen.'
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Le très controversé Uber s'entoure de conseillers en politique publique. Parmi eux : Neelie Kroes, ex-vice-présidente de la Commission européennes où elle a été en charge de la concurrence et des nouvelles technologies. Le service américain de réservation de voitures avec chauffeurs a également débauché l'ancien secrétaire américain aux Transports, Ray Lahood, mais aussi un ex-premier ministre péruvien, une princesse saoudienne et l'ex-président de l'Autorité de la concurrence australienne. Leur mission : aider Uber à surmonter les réticences nationales à son modèle de développement. Non cotée, la start-up à l'ascension fulgurante est valorisée à plus de 60 milliards de dollars. Son implantation déchaîne souvent la colère des taxis traditionnels qui l'accusent de concurrence déloyale. Le service a d'ailleurs été interdit dans plusieurs pays.
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La proposition de Bruxelles d'autoriser les Turcs à voyager en Europe sans visa soulève les critiques des réfugiés bloqués dans le camp d'Idomeni, au nord de la Grèce. Alors qu'Ankara s'est félicité de la recommandation de la Commission européenne, les migrants, eux, estiment que la Turquie est la seule à tirer profit de la situation. 'Nous sommes bloqués entre deux feux' dit ainsi Ibrahim Moussa, un jeune homme qui vient de Syrie. 'Nous avons fui la guerre et maintenant les Turcs vont aller en Europe, il seront libre de s'y promener et nous, on reste bloqués ici.' 'Les Européens ont payé pour qu'ils ferment les frontières, alors ils vont respecter accord, mais ils vont aussi permettre les trafics' dit Mohammed, un autre Syrien. 'L'Europe ne gagne rien à tout cela, alors que la Turquie oui.' L'éventuelle exemption des visas pour les Turcs est une condition posée par Ankara dans le cadre de l'accord des politiques migratoires conclu en mars avec Bruxelles. Cet accord prévoit le renvoi en Turquie des nouveaux migrants arrivant sur les îles grecques.
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C'était il y a une dizaine de jours, un grand sourire de satisfaction affiché, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen Donald Tusk, et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu célébraient l'application de l'accord UE-Turquie sur les réfugiés en visitant le camp de Nizip et en inaugurant le centre de protection de l'enfance de Gaziantep... Le message était clair : en se rendant sur place pour constater que la Turquie respectait les conditions d'accueil des migrants, ils décourageaient les réfugiés d'aller plus loin. L'Union européenne a promis 6 milliards d'euros à la Turquie, délivrés en deux temps, pour aider Ankara à accueillir 'dignement', assure-t-elle, les réfugiés Syriens. .@eucopresident, TimmermansEU & Merkel in Turkey tomrrow. Will they take abuse of #refugees seriously? #Dealbreaker pic.twitter.com/BsgHdtQuG8- Amnesty EU (AmnestyEU) 22 avril 2016 L'accord, dont la légalité et la moralité ont été contestées par les Nations unies et les ONG internationales, avait été signé le 18 mars dernier : 'Nous sommes tombés d'accord sur le fait que tout migrant en situation irrégulière arrivant de Turquie sur les îles grecques après le 20 mars sera renvoyé en Turquie. La mise en oeuvre de cet accord sera graduelle, et elle est basée sur le principe du 'un pour un', déclarait alors le président du Conseil européen. Le jour même, la Turquie prouvait qu'elle était en mesure d'intercepter les candidats à la traversée de la mer Egée, comme ce groupe de Syriens à Dikili, et 300 autres personnes dans le même secteur. Le principe du 'un pour un' est le suivant : pour chaque Syrien renvoyé des îles grecques en Turquie, un autre doit être réinstallé de la Turquie dans l'Union européenne, dans la limite de 72 000 places. Les premières déportations de migrants, Syriens inclus, ont commencé le 4 avril depuis l'île grecque de Lesbos vers Dikili. Il s'agissait en majorité de Pakistanais et d'Afghans. Symboliquement, le même jour, 16 réfugiés syriens étaient accueillis, en Allemagne, près d'Hanovre. Depuis, 350 Syriens ont été accueillis en Allemagne, en Autriche et au Danemark, 300 doivent arriver en France, cette semaine. Selon cet accord, pour continuer d'accueillir les migrants, toucher les 6 milliards d'euros d'aide et obtenir l'exemption de visa pour ses citoyens vers l'espace Schengen, la Turquie doit satisfaire 72 critères, comme la sécurité des documents d'identité, la protection des droits fondamentaux, l'élargissement de l'accès au marché du travail pour les réfugiés non Syriens. Mais elle serait encore loin de les remplir, même si 'elle a fait beaucoup d'efforts', selon la Commission européenne qui rendra son rapport ce mercredi 4 mai. Selon l'hebdomadaire allemand, 'Der Spiegel', sous couvert de l'anonymat, un membre du gouvernement allemand a déclaré que la Turquie remplissait environ 60 critères sur les 72 demandés. Si tel est le cas, les Turcs devraient donc pouvoir se rendre dans l'espace Schengen, sans visa, pour de courts séjours, une fois l'aval de la Commission, du Parlement européen et des 28 Etats membres obtenus. 'La Turquie a plusieurs fois prévenu qu'elle romprait l'accord avec l'UE si l'exemption de visas n'était pas accordée à ses citoyens': http://www.spiegel.de/international/europe/europe-at-pains-over-visa-fre.... Those who bash #refugees are setting a dangerous precedent. RT if you reject bigotry & fear! https://t.co/jIhNglZ4He pic.twitter.com/w87ZUAGwwG- AmnestyInternational (@amnesty) 27 avril 2016
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L'accord migratoire entre l'Union européenne et la Turquie est au centre de nombreuses controverses. L'une d'elles concerne le respect des droits de l'Homme et des conventions internationales dans l'accueil des réfugiés. Le compromis prévoit le renvoi vers le territoire turc de tous les migrants arrivés illégalement en Grèce. Pour chaque Syrien ainsi renvoyé, l'Union européenne doit accueillir un réfugié syrien déjà en Turquie. Euronews a interrogé le Vice-secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson. Euronews: " Cet accord entre l'Union et la Turquie est-il pertinent au regard des droits de l'Homme ? " Jan Eliasson: " La question des droits de l'homme c'est aussi de fournir des conditions de vie décentes aux migrants et aux réfugiés qui arrivent en Europe en ce moment. Et je pense que l'accord vise à fournir un meilleur processus d'accueil aux migrants et aux réfugiés. " Euronews: " La question du renvoi des migrants vers la Turquie est fortement critiquée. Quel est votre avis sur ce point précis de l'accord? " Jan Eliasson: " Bien évidemment ce qui est important c'est d'avoir toujours une évaluation individuelle et que vous soyez sûr que les personnes qui retournent en Turquie ne sont pas envoyés ensuite en Syrie. Nous enquêtons sur ce point et nous n'avons pas trouvé de preuve jusqu'à maintenant. Il y a des rumeurs mais je pense qu'il est important de respecter la convention des réfugiés de 1951. " Euronews: " Il faut aussi évoquer les causes profondes de cette pression migratoire. Pensez-vous qu'une solution pérenne pour mettre un terme à la guerre en Syrie est possible prochainement? " Jan Eliasson: " La semaine dernière nous avons vu malheureusement des développements négatifs. Nous avons vu une intensification des combats autour d'Alep, de Damas et d'Idleb. Et c'est très très inquiétant. Nous espérons que les acteurs sur le terrain et que les puissances qui peuvent influencer ces acteurs pourront les convaincre de faire preuve de retenue. Nous ne devons pas manquer cette occasion de lancer les négociations. Nous avons eu plusieurs semaines de dialogue, nous allons maintenant entrer dans la phase la plus importante des pourparlers et nous espérons beaucoup pouvoir trouver ce chemin vers une solution politique. Un retour de la guerre serait un véritable désastre. Je me suis demandé si la situation pouvait être pire que celle-ci. C'est possible et nous devons arrêter cette tendance négative. "
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Marianne DONY, professeur de droit européen, Université Libre de Bruxelles On peut se poser la question d'un impact d'autres crises qu'on connait actuellement sur la réforme et l'approfondissement de l'union économique et monétaire pour moi cet impact, il n'est pas simplement potentiel, il est déjà bien réel actuellement. D'ailleurs, quand on va voir le site de la Commission européenne consacré à cette question de l'approfondissement de l'union économique et monétaire, on voit que pratiquement tout s'arrête avec le rapport des cinq présidents, sauf quelques initiatives extrêmement ponctuelles. Je crois que pour le moment, l'attention est focalisée sur d'autres questions. Et notamment la crise des réfugiés, la lutte contre le terrorisme, qui ont monopolisé l'attention des dirigeants politiques depuis l'été passé. Et puis, par ailleurs, je crois aussi que tous ces documents, toutes ces réflexions se situaient dans un contexte de crise assez aigüe avec le problème de la Grèce et que, malheureusement, on a un peu l'impression maintenant que l'attention est un peu retombée et que donc, ce n'est plus aussi urgent. Mais l'agenda qui avait été déposé, prévoyait un certain nombre de réformes d'ici 2017. 2017, c'est dans quelques mois seulement. (...) Et il y a évidemment la question du Brexit, la question du Brexit... on a eu très peur parce que dans les revendications du Royaume Uni, il y avait une volonté très marquée du Royaume Uni d'avoir un droit de regard des Etats non membre de la zone euro sur ce que faisait, en matière d'union bancaire, en matière d'un plus grand renforcement des politiques économiques les Etats membres de la zone euro. En fait, il n'a absolument pas obtenu ce qu'il souhaitait, et ce qui a été " lâché " par les autres Etats membres, ce qui a été concédé par les autres Etats membres, je suis désolé de devoir le dire ainsi, mais c'est quand même essentiellement un espèce de contrôle politique dont on sait qu'il ne fonctionnera jamais, parce que ces mécanismes dits de Ioannina, pour reprendre la première fois où on les a introduits, c'est à dire cette possibilité de reporter une décision pour tenir compte des intérêts vitaux des Etats membres, depuis 20 ans que ce types de mesures a été introduites, elles n'ont jamais été véritablement mises en oeuvre. Mais évidemment, ça permet à Cameron de sauver la face au plan purement national.
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Avec le printemps, les migrants ont repris leur voyage vers l'Europe. Plus de 2000 personnes ont été secourues dans le canal de Sicile pour la seule journée de mardi. L'Europe est plus que jamais divisée entre élans de générosité et nouveaux murs qui sont en train d'être érigés. En Autriche, reportage de la télévision italienne Rai 3. Les migrants de ce camp sont tous arrivés à Lesbos en Grèce après l'entrée en vigueur de l'accord entre l'Union européenne et Ankara, qui prévoit leur renvoi vers la Turquie. Ce reportage de la télévision suisse francophone se penche sur la solidarité de certaines familles en Suisse prêtes à accueillir des migrants. La Grèce a accusé lundi l'ex- République yougoslave de Macédoine d'avoir fait un 'usage excessif de la force' contre des migrants à Idomeni. Skopje de son côté reproche à la police grecque sa passivité. Des associations en Russie viennent en aide aux refugiés, souvent dans des conditiosn difficiles. C'est un reportage de la TVE, la télévision publique espagnole. Que faire des talents et des compétences des refugiés arrivés en Europe? L'Allemagne organise des cours pour ceux qui ont déjà un diplôme pour qu'ils deviennent professeurs. A Berne, la télévision suisse allemande a suivi le concert d'un orchestre très particulier : tous les musiciens sont des réfugiés.
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Rome ne veut pas manquer les opportunités d'échanges avec l'Iran. Matteo Renzi est en visite à Téhéran depuis ce mardi, et ce pour deux jours. Le Premier ministre italien, accompagné d'une large délégation, veut renouer les liens avec la République Islamique, dont il était le premier partenaire commercial européen avant la mise en place des sanctions économiques levées l'été dernier. Ces échanges commerciaux, qui ont pesé jusqu'à sept milliards d'euros dans la balance commerciale italienne, avaient été divisés par quatre au cours de la dernière décennie, avant l'accord sur le nucléaire iranien. Le chef du gouvernement italien a rencontré Hassan Rohani, qui s'était rendu dans la capitale italienne trois mois plus tôt. Le Président iranien avait alors signé des contrats à hauteur de vingt milliards de dollars avec son partenaire européen dans les secteurs pétrolier et naval, et dans celui des transports. Renzi arriva in Iran per visita ufficiale: stretta di mano con Rohani https://t.co/641fUHkDuV- la Repubblica (@repubblicait) 12 avril 2016
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Que deviennent les migrants renvoyés de Grèce vers la Turquie ? La plupart sont désormais placés en centre de rétention fermé en attendant une probable expulsion vers leur pays d'origine. Vendredi, quelque 325 personnes ont été 'évacuées': http://fr.euronews.com/2016/04/08/un-deuxieme-convoi-de-migrants-renvoye... depuis la côte turque vers le nord ouest du pays. Destination : Pehlivanköy, un camp à proximité de la frontière bulgare. C'est ce camp que souhaite inspecter le Haut commissairait aux réfugiés des Nations unies. L'UNHCR veut notamment vérifier la légalité des procédures contre tous ces migrants qui commencent à être refoulés depuis la Grèce. Vendredi, à Lesbos, deux ferries ont quitté la territoire européen avec à leur bord une majorité de Pakistanais...mais aucun Syrien. Ce refoulement, qui démarre timidement, est le résultat de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie. Un accord dénoncé par les ONG et de nombreux députés européens qui prévoit l'expulsion de tout migrant arrivé en Grèce à partir du 20 mars et n'ayant pas fait de demande d'asile ou dont la demande a été rejetée. En contrepartie, les Européens se sont engagés à 'réinstaller' dans l'UE quelque 72 000 Syriens se trouvant en Turquie. Ces derniers seront sélectionnés par l'UNHCR. La Grèce gère actuellement quelque 46.000 migrants qui stagnent sur son territoire - dont près de 12 000 dans le camp d'Idomeni à la frontière avec l'Ancienne république yougoslave de Macédoine - depuis la fermeture des frontières. 6.500 personnes sont par ailleurs arrivées depuis le 20 mars.
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L'affaire des Panama Papers a mis une nouvelle fois en lumière l'ampleur de la fraude fiscale à l'échelle mondiale. Pour le Commissaire européen en charge des Affaires économiques et de la Fiscalité ces révélations sont choquantes " par les montants concernés, par les juridictions concernées, par les personnes concernées ". Mais pour Pierre Moscovici elles peuvent servir d'électrochoc et aider " ceux qui pensent depuis un certain temps que trop c'est trop ". Cette affaire devrait appuyer sa proposition faite en juin dernier d'établir une liste noire paneuropéenne des paradis fiscaux. Le Commissaire espère désormais voir ce projet prendre forme d'ici six mois. Le scandale des Panama Papers devrait être au coeur de la réunion du G20 la semaine prochaine et du Conseil des 28 ministres des Finances le 22 avril.
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Une quinzaine de sociaux-démocrates européens se sont retrouvés à Paris, à l'invitation de François Hollande. Parmi eux, des chefs de gouvernement comme l'Italien Matteo Renzi ou l'Autrichien Werner Faymann, mais aussi le vice-chancelier allemand Siegmar Gabriel ou encore le président du Parlement européen Martin Schulz. A l'agenda, une réflexion notamment sur un nouveau modèle de croissance, mais la question des migrants était incontournable. 'Il faut qu'il y ait la protection des frontières extérieures, a déclaré le président français. Et c'est ce que doit faire l'Europe toute entière. S'il y a la protection des frontières extérieures, nous éviterons le rétablissement des frontières intérieures, nationales, ce qui d'ailleurs a été mis en place par certains pays de manière unilatérale.' Invité en tant qu'observateur, le Premier ministre grec - issu de la gauche radicale - a rappelé que son pays était en première ligne et lancé un nouveau cri d'alarme. 'Nous devons revenir à nos valeurs fondamentales : la solidarité, la démocratie, la cohésion sociale, a insisté Alexis Tsipras. Et les forces progressistes doivent être unies pour faire face à ces grands défis. Les politiques d'extrême-droite et les forces qui érigent des barrières créent un très mauvais climat.' L'objectif de cette réunion était aussi de préparer le sommet européen de la semaine prochaine. Les 28 devront alors finaliser leur accord avec la Turquie sur le contrôle des flux migratoires. La plupart des migrants arrivent des côtes turques et entrent dans l'Union via la Grèce.
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Le programme MEDIA de l'Union européenne célèbre cette année son 25ème anniversaire. Le programme a été conçu pour aider la production cinématographique européenne. Depuis 2014 MEDIA est devenu un sous programme de 'Europe Créative' qui est dédié aux acteurs des secteurs culturels et créatifs européens. Il est dirigé par Lucía Recalde : 'Nous soutenons des projets qui sont en phase de production, de développement et nous soutenons aussi des projets en phase de post production afin qu'ils puissent circuler et voyager au travers de l'Union européenne. Media fournit une plate-forme, une plate-forme structurée pour des producteurs de films, des distributeurs de films pour réellement faciliter, pas seulement la création et la production mais aussi la distribution dans les cinémas européens.' Parmi les projets soutenu par MEDIA celui des 'Shooting stars'. Il s'agit là d'encourager les jeunes talents du cinéma européen, il y a aussi les Talents de la Berlinale où là ce sont plutôt les réalisateurs qui sont aidés, sans oublier le Cartoon Movie qui est devenu la plate-forme de coproduction la plus importante en Europe en terme de cinéma d'animation. Tout ceci dans le cadre d'un marché audiovisuel qui a muté ces dernières années. Lucía Recalde : 'Un des défis du programme MEDIA c'est vraiment de soutenir, au travers de nouvelles promotions, au travers de nouveaux canaux de distributions, de profiter des moyens numériques pour que ces oeuvres soient plus connues pas seulement en Europe mais aussi au delà. L'industrie de l'audiovisuel a besoin de trouver de nouvelles façons de rencontrer son public, des publics plus jeunes qui regardent beaucoup du contenu européen mais de façon très différente, par le biais de tablettes et c'est un défi important : comment entrer en contact avec ces publics d'une façon différente.'
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Beaucoup estiment que jamais depuis près de soixante ans, l'Union européenne n'avait traversé de crise aussi profonde. Peut-elle survivre à la menace d'un Brexit et à un risque grandissant de Grexit ? La crise des migrants et le terrorisme mettent sous pression les frontières ouvertes au sein de l'espace Schengen et les Etats membres se divisent sur des valeurs démocratiques et sociales. A cela s'ajoute une reprise molle avec un chômage élevé. Les mouvements populistes en tirent profit, les électeurs doutant de l'efficacité des partis traditionnels. Les Européens ont-ils trop tendance à prendre les réalisations de l'Union pour acquises ? Ou leur situation serait-elle meilleure si on rendait une totale souveraineté aux Etats ? Parmi les invitées de ce débat, Sophie in't Veld, eurodéputée néerlandaise membre de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe, ne veut pas croire à l'implosion de l'Union : 'Je suis optimiste parce que quand on voit d'où l'on vient, le fait qu'on ait décidé après deux guerres dévastatrices et après quarante-cinq ans de dictature communiste, de nous tendre la main les uns les autres et de nous choisir un destin commun, cela montre que nous les Européens, nous sommes capables de faire cela ; donc si on a pu le faire à l'époque, on peut le faire aujourd'hui,' assure-t-elle. Great to hear Sophie in 't Veld MEP from D66 talking about the strengths of the EU #ldconf pic.twitter.com/OZK3TgNuA7- Ryan Lailvaux (@RyanLailvaux) 20. September 2015 Autre participant de notre émission, William Dartmouth)+DARTMOUTH_home.html, eurodéputé et nouveau vice-président du Parti eurosceptique britannique Ukip, estime qu'au contraire, l'Union est mal en point : 'L'establishment de l'Union a cherché à imposer un super-Etat fédéral européen sur les populations et les nations européennes sans consentement populaire. Cela se manifeste de deux manières, poursuit-il, l'euro a été imposé aux Etats et la Grèce ne peut pas se trouver dans la même zone monétaire que l'Allemagne.' Sur les grands défis mondiaux que doit relever l'Union : l'économie, les conflits en Syrie, en Libye, au Moyen-Orient, le changement climatique, les réfugiés, le terrorisme, l'eurodéputé assure qu''on peut certainement répondre à ces défis par le biais des Nations-Unies, du G8, du G20 et de nombreuses autres organisations internationales sans avoir un super-Etat européen.' Life after #Brexit will be bright, speech from William Dartmouth. #UKIPSpring pic.twitter.com/iTu337jeaZ- Paul Chapman (@Paul_J_Chapman) 27 Février 2016 Enfin, Birgit Sippel, eurodéputée allemande issue des Socialistes et Démocrates et membre de la Commission parlementaire 'Libertés civiles, justice et affaires intérieures' voit d'un mauvais oeil, un déchirement de l'Union : 'Cela entraînera de la compétition entre les Etats membres dans le mauvais sens du terme et cela remettra en cause les règles minimales que nous avons.' Par ailleurs, elle souligne le besoin d'Europe : 'Dans le village mondial dans lequel nous sommes, il nous faut des réponses mondiales. Un Etat membre ne peut relever tous ces défis tout seul, dit-elle. Il nous faut des réponses européennes et il n'y a que si on trouve des réponses européennes, qu'on pourra demander aux autres d'assumer leurs responsabilités,' conclut-elle. We must act now To save lives, To save #Schengen, To save Europe.https://t.co/VP7koh324s #EUWakeUp pic.twitter.com/a0IefPRnM8- S&D Group (@TheProgressives) 7 Mars 2016
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En déplacement dans les Balkans le président du Conseil européen appelle au respect des règles de Schengen. Donald Tusk reconnaît que l'application du règlement de l'espace de libre circulation ne résoudra pas à elle seule la crise migratoire. Mais ce serait le premier pas vers une réponse européenne. Lors de son étape en Croatie, le Premier ministre croate a insisté auprès du président du Conseil européen pour plus de soutien de l'Union à l'égard de tous les pays touchés par l'arrivée massive de réfugiés et en particulier la Macédoine. Donald Tusk se rendra justement à Skopje avant de poursuivre son déplacement en Grèce puis en Turquie. Cette dernière étape doit permettre de préparer le sommet de lundi prochain entre Européens et Turcs sur la question migratoire.
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Un démantèlement qui devait prendre un mois ou plus, mais qui sera finalement sans doute bouclé d'ici trois semaines. La préfecture du Pas-de-Calais accuse les militants radicaux de l'association 'No Border' d'inciter les migrants à la violence, comme ici, hier soir, lorsqu'une centaine de personnes a attaqué des véhicules en partance pour l'Angleterre. 'Jungle' de Calais : 'de la désinformation des No Border' https://t.co/EmJEZgmV8Z pic.twitter.com/mwrEgmA95k- Europe 1 (@Europe1) 29 février 2016 Plus tôt dans la journée, c'est l'incendie, a priori accidentel, d'une cabane qui a mis le feu aux poudres. Trois personnes ont été arrêtées, dont deux activistes No Border. Gaz lacrymos, jets de pierres : début d'évacuation tendu de la "jungle" de #Calais https://t.co/jCE1vdMIYw pic.twitter.com/YtLdeTGRkr- Libération (@libe) 29 février 2016 Des activistes qui avaient déjà tenté plus tôt d'empêcher les migrants de monter volontairement dans ces bus en direction de centres d'accueil situés en dehors de la jungle. L'État s'est engagé à mettre à disposition un millier de places pour les réfugiés évacués, dont 200 dans ces centres d'accueil provisoires, des conteneurs chauffés et disposant de l'eau courante selon le ministère du Logement.
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Le Premier ministre britannique a obtenu l'assentiment de ses 27 partenaires sur certaines réformes de l'Union européenne. Ce compromis est jugé suffisant par David Cameron pour soutenir le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union. Dans ce débat la crise des réfugiés pourrait avoir un impact considérable lors du référendum du 23 juin. Nous avons interrogé le président du Parlement européen, Martin Schulz. Euronews : " Ces négociations sur l'avenir du Royaume-Uni ont duré près de 30 heures. Est-ce qu'il fallait ces négociations marathon, alors que la crise migratoire frappe l'Union européenne? " Martin Schulz : " Je comprends très très bien cette question, surtout en voyant le désastre autour de toutes ces questions à propos des réfugiés. Mais, si un État membre de l'Union européenne qui est en même temps un membre du G7, membre avec un droit permanent de veto du Conseil de sécurité de l'ONU, dit - on veut en cas de non-accord éventuellement sortir de l'Union européenne - ce n'est pas rien. C'est une décision qui touche au noyau dur de la cohésion européenne, donc il faut prendre un peu de temps. Honnêtement, j'étais surpris que cela prenne seulement 30 heures! " Euronews : " La réponse est maintenant dans les mains des citoyens britanniques. Que va-t-il se passer si les électeurs britanniques votent non. Est-ce qu'on peut envisager une re-négociation de cet accord? " Martin Schulz : " Certainement pas. Cela est exclu, c'est exclu parce qu'il y a quelques États membres qui à la fin des négociations ont clairement dit que c'est une négociation pour la Grande-Bretagne. Si la Grande-Bretagne dit oui, c'est très bien et dans notre intérêt. Mais si la Grande-Bretagne vote non, il n'y a aucune re-négociation. C'est la décision de sortie. " Euronews : " La crise migratoire, l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, est-ce que vous avez déjà rencontré une situation aussi difficile et dangereuse pour l'Europe? " Martin Schulz : " Jamais ! Je le répète et je l'ai dit à plusieurs reprises: l'Union européenne est profondément menacée. Jamais dans ma vie politique je n'ai vu une combinaison de problèmes si grave. Cela a créé vraiment un amalgame, même explosif et, encore une fois, c'est la raison pour laquelle il faut se rappeler que dans les moments de très grande tension, il ne faut pas devenir hystérique. Il faut rester calme et essayer de travailler un dossier après l'autre. "
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L'Europe est le premier donateur mondial pour l'aide au développement : elle lui consacre plus de 50 milliards d'euros par an. Dans ce cas, pourquoi tant de migrants quittent-ils les pays qui la reçoivent ? On en débat dans cette édition de The Network. On parle d'utiliser une partie du budget européen consacré au développement pour faire face à la crise des migrants, le flux pouvant d'ailleurs être plus important avec la météo plus clémente du printemps. Pour les ONG, ce n'est pas la solution car réduire l'aide pourrait signifier davantage de migrants économiques qui sont déjà plus nombreux que les réfugiés syriens. Comment l'Union peut-elle répondre à ces deux crises : en Europe et dans les pays en développement ? Et comment disposer des fonds nécessaires dans un contexte de budgets nationaux et européens resserrés ? Parmi les participants à ce débat, Henrique Banze, Sous-secrétaire général chargé du département Financement du développement au sein du Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), il ne faut pas se contenter de parler budget : il s'agit de promouvoir la création d'emplois qui est 'un aspect important en particulier quand on regarde la situation des femmes et des jeunes qui représentent la plus large part des migrants arrivant en Europe aujourd'hui. Mais l'aide au développement doit aussi s'attaquer aux facteurs fondamentaux qui sont essentiels à une transformation économique,' dit-il. Quant à la crise des migrants, il souligne que les 'migrations représentent un phénomène immense à voir aussi sous l'angle des conflits et c'est davantage à ce niveau que nous pouvons agir et résoudre cette crise.' Autre invité, Nirj Deva, Vice-président de la Commission du développement au Parlement européen et eurodéputé britannique du Groupe des Conservateurs et Réformistes européens, réagit pour sa part à cette idée de consacrer une partie de l'aide à la crise des migrants : 'C'est une énorme erreur, mais comme nous sommes presque en faillite, où trouver l'argent nécessaire ? lance-t-il. En fait, poursuit-il, on devrait aborder la crise des migrants en aidant les personnes qui se trouvent dans des camps et non pas celles qui ont la capacité physique et financière suffisante pour traverser l'Europe à pied et arriver en Grande-Bretagne ou ailleurs.' Enfin, Eugenio Ambrosi, directeur régional pour l'Union européenne de l'Organisation internationale pour les migrations ou OIM, insiste pour dire que 'la réponse est beaucoup plus complexe. Je ne suis pas d'accord pour dire que c'est une crise majeure, ajoute-t-il. Cette augmentation de la pression migratoire sur l'Europe pourrait facilement être gérée par les 28 s'ils agissaient de manière coordonnée,' assure-t-il.
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Le 'statut spécial' obtenu vendredi par le Premier ministre britannique David Cameron suffira-t-il à convaincre assez d'électeurs de basculer du camp du non à celui du oui ? Les mesures arrachées à ses 27 partenaires européens, en particulier en matière économique et d'immigration, inverseront-elles la tendance alors que les partisans d'une sortie sont à 53% majoritaires selon un sondage datant de janvier ? Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a en tout cas précisé que la décision des 28 dirigeants des Etats membres était 'juridiquement contraignante et irréversible' et qu'elle satisfaisait 'toutes les préoccupations du Premier ministre Cameron sans remettre en cause les valeurs fondamentales de l'Union européenne'. La chancelière allemande Angela Merkel a parlé d'un 'compromis équitable, qui n'a pas été facile' à trouver. Tandis que le président du Conseil italien Matteo Renzi s'est inquiété du 'risque qu'on perde de vue le rêve européen originel'.
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Comment est perçu le renforcement du 'statut spécial' de la Grande-Bretagne au sein de l'UE à Londres? La presse, tout d'abord est plutôt sceptique. Si The Guardian, europhile, invite les électeurs à 'examiner très sérieusement les réformes', The Daily Telegraph affiche la déception en évoquant de 'Maigres gains', tandis que The Time titre : 'les rivaux de l'UE font monter la pression sur Cameron'. Quant au Britanniques, ils restent divisés : 'Je suis en grande partie pour rester dans l'Europe. Je pense juste que les deux dernières semaines, avec Cameron, les ministres et les premiers ministres de l'Europe, il y a eu une sorte de poudre aux yeux. Ils essaient de nous dire qu'ils ont changé quelque chose, mais je ne suis pas sûr qu'ils aient changé quoi que ce soit', estime un homme dans les rues de Londres. 'Sans l'Europe, je ne suis pas sûr que le Royaume-Uni survive en tant que pays et beaucoup d'entreprises, en particulier des centres financiers seront perdants, notre économie dépend en partie de l'Europe', renchérit un autre. Selon les récents sondages, les Britanniques en faveur d'une sortie de l'UE restent majoritaires. Certains estiment que le flux de travailleurs étrangers vers le Roayume-Uni n'est pas rassurant. 'Je n'aime pas le fait que des décisions au sujet de notre pays soient prises par d'autres. Je pense que nous avons perdu nos contrôles aux frontières. ça ne me dérange pas d'avoir des Européens de l'Est ici mais à condition qu'ils respectent nos règles', explique une femme. 'Trop de gens viennent ici pour profiter des aides de l'Etat, ils ne font rien, ce n'est pas bien', déplore un homme. Ce samedi, amorçant sa campagne en faveur du maintien dans l'Europe, David Cameron a estimé que la quitter serait 'un plongeon dans l'incertitude' et menacerait l'économie et la sécurité du pays. La partie s'annonce délicate. Avec AFP
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Le 1er ministre britannique David Cameron a annoncé samedi matin à Londres que le référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE) se tiendrait le 23 juin. Il a précisé qu'il mènerait campagne en faveur du oui car, a-t-il commenté, 'l'accord spécial' obtenu vendredi de ses homologues ferait du Royaume-Uni un pays 'plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d'une Union européenne réformée'. 'Je n'aime pas Bruxelles, j'aime la Grande-Bretagne, a-t-il détaillé. Je suis le premier à dire que l'Europe doit se réformer, s'améliorer sur de nombreux aspects, et que la tâche ne s'arrête pas avec l'accord d'hier. Nous ne rejoindrons jamais l'euro, nous ne participerons jamais à un sauvetage de la zone euro, nous n'appartiendrons jamais à un espace sans frontières où l'on pourra circuler sans passeport, nous ne ferons pas partie d'une armée européenne, ni d'un super Etat européen.' David Cameron a aussi reconnu des divergences au sein de son gouvernement et déclaré que chacun serait libre de faire campagne pour ou contre le maintien. Cinq ministres, dont ceux de la Justice et du Travail, ont en effet exprimé leur intention d'appeler à voter non. En janvier, un sondage donnait 53% de partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE, 47% étant pour le maintien.
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Le Premier ministre britannique estime avoir obtenu gain de cause pour soutenir le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. David Cameron exigeait des reformes dans quatre domaines. Il souhaitait supprimer certaines allocations aux travailleurs issus des différents États membres. Une clause de sauvegarde permettra de restreindre pendant sept ans les aides destinées aux nouveaux migrants. C'est le point qui a posé le plus de problème. Les pays d'Europe central et de l'Est jugeaient cette disposition discriminatoire pour leurs nombreux ressortissants qui travaillent au Royaume-Uni. David Cameron s'est aussi battu pour défendre la place financière de Londres face à la zone euro. L'accord reconnaît finalement l'existence de plusieurs monnaie en Europe. Mais la France et la Commission européenne insistent sur un point : le Royaume-Uni n'a pas de droit de veto dans les décisions politiques de la monnaie unique. Londres s'opposait aussi au principe d'une 'Union toujours plus étroite'. Là-dessus les 28 se sont entendu pour inscrire dans les traités européens l'exception britannique. Le Premier ministre belge a oeuvré afin de maintenir cette clause fondamentale de la construction européenne, pour ne pas créer de précédent et tenter ainsi d'autres États membres à renégocier leur adhésion. Enfin David Cameron s'est attaché à préserver la souveraineté du Royaume-Uni par un système de carton rouge. Ce mécanisme permet de rejeter une proposition législative européenne à la condition d'obtenir l'approbation de 55% des parlements nationaux. Si ce document fait officiellement l'unanimité ces négociations ont aussi exposé les profondes divergences entre les 28. Mais la mise en oeuvre de cet accord dépend désormais des citoyens britanniques. Un vote négatif le 23 juin lors du référendum sur l'avenir européen du Royaume-Uni annulerait de fait ce compromis.

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