Vidéos à la une
En déplacement à Londres le président du Parlement européen s'est entretenu avec la Première ministre britannique. Lors de cette rencontre Antonio Tajani a particulièrement insisté sur la question des droits des citoyens. Il presse Theresa May à trouver à un accord dans ce domaine le plus rapidement possible avec les 27. 'Nous voulons renforcer les droits des citoyens, les citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni et les citoyens britanniques qui vivent dans l'Union européenne. C'est le message le plus important', insiste Antonio Tajani. Le président du Parlement européen a aussi salué la décision de Theresa May d'organiser des élections législatives anticipées. Les analystes estiment que ce scrutin apportera en effet une stabilité politique en vue des pourparlers sur le Brexit. En cas de nette victoire électorale Theresa May aurait même davantage de marge de manoeuvre pour négocier. La Première ministre britannique rencontrera mercredi prochain le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cet entretien se déroulera quelques jours avant le sommet européen du 29 avril consacré au Brexit.
Vidéos à la une
Les irrégularités constatées par les observateurs internationaux lors du référendum en Turquie inquiètent la Commission européenne. Son porte-parole demande aux autorités turques de lancer une enquête transparente après le scrutin de dimanche, favorable à un renforcement des pouvoirs du président en Turquie. 'Nous appelons les autorités turques à considérer avec attention les prochaines étapes et à chercher le consensus national le plus large possible dans le suivi du référendum', insiste Margaritis Schinas. Après ce succès électoral le président turc a aussi rapidement évoqué la possibilité de tenir un autre référendum, cette fois sur le rétablissement de la peine de mort. Pour Margaritis Schinas il s'agit d'une 'ligne rouge, mais c'est la plus rouge des lignes'. Sur le continent européen c'est en Belgique que le camp du oui a obtenu son meilleur résultat. 77% des électeurs turcs de Belgique soutiennent le principe d'un renforcement des compétences du président.
Vidéos à la une
Si la Russie monte au créneau, les alliés européens de Washington, eux, applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas. FRANCE François Hollande a estimé vendredi que 'cette opération était une réponse'. 'Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar el Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple', a déclaré, en marge d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'État, qui réunira un Conseil de défense à l'Élysée à 19h00. ALLEMAGNE Bachar al-Assad porte 'l'entière responsabilité' des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français dans un communiqué commun. CONSEIL EUROPÉEN Les frappes américaines en Syrie 'illustrent une détermination nécessaire contre les attaques chimiques barbares', a affirmé vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk. 'L'UE travaillera avec les États-Unis pour mettre fin à la brutalité en Syrie', a ajouté M. Tusk qui préside l'instance réunissant les dirigeants des 28 pays membres de l'Union européenne, dans une courte déclaration sur le réseau social Twitter. COMMISSION EUROPÉENNE Selon un communiqué du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 'les États-Unis ont informé l'UE que leurs frappes en Syrie étaient limitées et visaient à dissuader de nouvelles atrocités liées à des armes chimiques'. M. Juncker 'comprend les efforts pour dissuader de nouvelles attaques', ajoute le communiqué précisant que la Commission estime qu'il faut 'apporter une réponse' à 'l'utilisation répétée de ce types d'armes'. 'Les efforts visant à endiguer la spirale de la violence en Syrie et à lutter pour une paix durable devraient être redoublés', poursuit-il, estimant que 'seule une transition politique peut conduire à un tel résultat'. ROYAUME-UNI Londres a annoncé 'soutenir pleinement l'action des États-Unis'. Ces frappes sont 'une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien', a estimé un porte-parole de Downing Street. ITALIE Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a estimé que les frappes américaines étaient 'une réponse motivée à un crime de guerre' et qu'elles devraient 'non pas empêcher mais au contraire accélérer la recherche d'une solution négociée durable'. DANEMARK Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre du Danemark, a applaudi sans réserves: '*c'est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences (...) La barbarie d'Assad ne peut être impunie !_' a-t-il tweeté. AUTRICHE L'Autriche, pays neutre, a indiqué 'comprendre les motivations américaines', selon son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, tout en souhaitant un recours à l'Onu. POLOGNE Le président polonais Andrzej Duda a exprimé 'son entier soutien à l'opération militaire menée par l'armée américaine en Syrie'. 'Le monde civilisé ne pouvait rester indifférent face à cette attaque insondable et barbare', a-t-il dit. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que 'l'usage d'armes chimiques est un crime inacceptable. Espérons que la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie'. Avec agence (AFP)
Vidéos à la une
Devant les députés européens réunis à Strasbourg, le président allemand a exhorté l'Union européenne à rester unie. Pour son premier discours, en tant que président, hors de son pays, Frank-Walter Steinmeier a vanté la diversité et l'égalité du projet européen. " Nous voulons construire un futur commun en Europe, ensemble avec nos partenaires, grands et petits, avec des droits identiques et des engagements identiques ", explique-t-il. Sharing common vision with #Germany President #Steinmeier on a united EU that tackles challenges together for a better #FutureofEurope pic.twitter.com/QNlv1dhAgN- EP President Tajani (@EP_President) 4 avril 2017 Frank-Walter Steinmeier reconnaît les dangers qui menacent actuellement l'Union européenne. Le président allemand demande aux responsables européens de surmonter leurs divergences. C'est le compromis qui a permis à l'Union européenne de progresser, a-t-il insisté.
Vidéos à la une
Les responsables du Parti populaire européen se sont retrouvés à Malte au lendemain du déclenchement des négociations sur le Brexit. L'avenir de l'Union était évidemment à l'ordre du jour de cette rencontre des dirigeants de la droite européenne. Pour le président de la Commission européenne, la sortie du Royaume-Uni n'est pas la fin du projet européen. Jean-Claude Juncker s'est d'ailleurs permis une pique à l'égard de Washington. " Un président nouvellement élu était enthousiaste par le fait que les Britanniques quittent l'Union européenne et il a même demandé à d'autres pays de faire de même. Si cela continue je vais aussi demander l'indépendance de l'Ohio et le départ du Texas des États-Unis d'Amérique ", a-t-il ironisé. Jean-Claude assure que le Brexit marque en fait un nouveau commencement pour l'Union européenne.
Vidéos à la une
Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
Vidéos à la une
Le Parlement européen a réagi après le lancement officiel du Brexit. Dans une conférence de presse commune, Antonio Tajani le président du Parlement et Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement ont précisé les choses face à cette situation inédite. 'Nous ne voulons pas être ni méchants ni bons, nous voulons défendre les intérêts des citoyens. S'il faut être méchant pour défendre les intérêts des citoyens, nous serons méchants. Mais le but c'est seulement de défendre les intérêts des citoyens. Si on peut le faire sans être méchant, moi je le préfère (...) J'espère qu'on peut le faire avec politesse, avec élégance, en essayant d'etre le plus gentil possible, mais il faut voir', a déclaré Antonio Tajani. Not reaching a deal on the rights of citizens, means not reaching a deal at all #Brexit #Article50 pic.twitter.com/7t7IX6D7l5- EP President Tajani (@EP_President) 29 mars 2017 Les négociations sur les conditions de sortie de l'UE s'annoncent difficiles. Le Parlement veillera à ce que les annonces se traduisent dans la réalité et pourra user de son droit de veto. 'Si l'issue des négociations n'est pas conforme à ce qui a été dit, avec les conditions que nous avons rendues publiques aujourd'hui, oui, nous utiliserons notre droit de veto, c'est sûr', a déclaré Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement européen. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) 29 mars 2017
Vidéos à la une
Alors que Theresa May donnait le coup d'envoi officiel du Brexit mercredi, des manifestants faisaient entendre leurs voix devant le Parlement. On pouvait y voir une Première ministre en papier ou des citoyens muselés et attachés avec des laisses pour chiens. Certains de ces manifestants sont membres du groupe Avaaz. Ils contre un Brexit dur et demandent au gouvernement d'écouter le peuple pendant les deux années de négociations à venir.
Vidéos à la une
Le coeur en fête, ces pro-Brexit célèbrent dans un pub le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Le coup d'envoi a été donné mercredi, neuf mois après le réferendum sur la sortie de l'Europe. La première ministre britannique Theresa May a transmis la lettre officielle de départ à Donald Tusk le président du Conseil européen. 'Margaret Thatcher avait raison. Elle nous avait averti sur les dangers de cette union politique'. Mais la voix des anti-Brexit ne s'est pas éteinte pour autant. Quelques manifestations ont été organisées devant le Parlement à Westminster. Ils sont les 48% qui ne voulaient pas quitter l'Europe et ils comptent bien continuer à le faire savoir. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, qui d'ores et déjà s'annoncent difficiles. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) March 29, 2017
Vidéos à la une
Une lettre aux conséquences historiques a été remise ce mercredi au président du conseil européen Donald Tusk. Signée par Theresa May, elle lance officiellement le Brexit. La Première ministre britannique y affirme vouloir construire un 'nouveau partenariat étroit et spécial entre Londres et les 27'. Voici donc Londres et Bruxelles partis pour une ère de négociations complexes qui pourrait durer deux ans, selon le délai prévu par l'article 50 du traité de Lisbonne. Le Brexit sera " incroyablement complexe et désordonné " https://t.co/KOf9zUNiMs pic.twitter.com/kZbLgTuJqd- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 Parmi les milliers de questions à soulever, il y a le solde des comptes. Les Britanniques pourraient avoir à payer des sommes colossales pour les engagements pris dans le cadre du budget européen. 'Des frais de sortie qui sont demandés par l'UE, de près de 50 milliards de livres ?' demandait ce mercredi le journaliste de la BBC Andrew Neil à la cheffe de l'exécutif. A quoi Theresa May rétorque : 'Il y a beaucoup de spéculations mais il n'y a pas eu de demande formelle, les négociations n'ont pas encore commencé'. Elle poursuit : 'Je suis très claire quand je parle des attentes du peuple britannique, mais je suis aussi très claire sur le fait que nous sommes une nation respectueuse de la loi et que nous nous plierons à nos obligations'. Sur le commerce, elle déclare : 'Ce sur quoi nous allons travailler, et ce que je pense que nous obtiendrons, c'est un accord complet de libre-échange. Nous souhaitons un libre-échange harmonieux, sans frais de douanes aux frontières'. Depuis son arrivée au pouvoir, Theresa May est accusée d'avoir des intentions trop floues concernant le Brexit. Entre d'une part son souhait de protéger les échanges commerciaux avec l'UE et sa volonté de mener à bien un 'Brexit dur' en matière de circulation des personnes : des frontières fermées et un contrôle de l'immigration. Citoyenneté après le Brexit : le casse-tête administratif ne fait que commencer https://t.co/4EjTsBPbT9 pic.twitter.com/3dSgi4NGB3- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 A ces critiques, la Première ministre a toujours répondu qu'elle ne dévoilerait sa stratégie qu'après le lancement de la procédure officielle de divorce. Nous y voilà.
Vidéos à la une
'Le problème doit être réglé en priorité et la solution réciproque', c'est comme ça que Bruxelles et le gouvernement britannique considèrent le statut des trois millions de citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et des 1,3 million de citoyens britanniques établis dans l'Union européenne. Car l'un des objectifs du Brexit est de couper court à la libre-circulation des personnes, européennes ou non, vers le Royaume-Uni. En Allemagne, 100 000 Britanniques sont installés. Avec l'Espagne, l'Irlande et la France, c'est là qu'ils sont le plus nombreux. Dans ce quartier berlinois de Kreuzberg, depuis 1996, se trouve une épicerie très 'British'. Sa propriétaire s'inquiète des éventuelles barrières douanières qui vont faire augmenter les prix des importations. Mais surtout, en tant que citoyenne britannique, Dale Carr cherche à obtenir un passeport allemand : 'Je serais beaucoup plus heureuse si nous l'obtenions parce qu'ici, je constate mes droits de citoyenne européenne. Je serai donc ainsi encore citoyenne européenne. Je trouve ça incroyablement important, pour mes enfants aussi.' Elizabeth Wood et son conjoint se sont installés à Berlin il y a 8 ans avec leurs filles. Elle se prépare à passer son examen de citoyenneté pour acquérir la nationalité allemande le 29 avril. La liste d'attente était de trois mois : 'J'ai décidé de faire comme ce que je faisais pour les examens à l'école et j'ai écrit les 300 questions, bon j'en suis à la moitié, des questions qui portent sur la Constitution et plus générales, on doit avoir un certain pourcentage de réussite, j'essaie juste de les apprendre par coeur !' Il faut résider depuis au moins 8 ans en Allemagne, passer un test d'allemand, démontrer qu'on ne dépend pas des aides sociales, jurer sur la Constitution, ne pas avoir de casier judiciaire, et donc potasser dur pour obtenir un passeport Allemand et ainsi conserver la citoyenneté européenne. Allemand, Dieter Wolke, l'est, mais lui habite au Royaume-Uni depuis 28 ans. Professeur de psychologie, il a une compagne britannique et des enfants. Mais il envisage de repartir en Allemagne plutôt que de continuer à se battre contre le ministère de l'Intérieur pour obtenir son statut de résident permanent : 'Soudainement, on vous dit en fait que vous êtes un citoyen de seconde zone, on vous traite comme quelqu'un dont on ne veut pas, vous n'avez plus le même statut.' Depuis 1989, Monica Obiols habite au Royaume-Uni. Espagnole, elle est mariée à un Hollandais, Jan-Diant Schreuder. Ensemble, ils ont eu deux enfants qui sont nés au Royaume-Uni. Pour eux, les démarches administratives britanniques ont été catastrophiques : 'Le formulaire est un cauchemar complet, c'était très compliqué et je l'ai eu finalement, mais malheureusement je n'ai pas donné assez d'information sur les enfants et donc leur droit de résidence permanente a été rejeté.' Depuis le référendum sur le Brexit, les demandes de résidence permanente au Royaume-Uni se sont multipliées par six. Sur les trois derniers mois de 2016, un tiers d'entre elles ont été rejetées ou déclarées nulles. Our letter sent to theresa_may about the #Article50. We cannot face another 2 years of uncertainty/anxiety, we're #EUcitizen and #UKisHome pic.twitter.com/zIszyu8uui- the3million (The3Million) 29 mars 2017
Vidéos à la une
Le système européen de relocalisation des réfugiés pourrait bien connaître un nouveau revers. L'Autriche compte demander à l'Union européenne de prolonger l'exemption dont elle bénéficie. Vienne estime en effet avoir déjà rempli sa part du marché en matière d'accueil des demandeurs d'asile. C'est en tout cas l'argument du chancelier autrichien. " Si l'on regarde les récents développements, il est évident que l'Autriche a fait plus que la moyenne ", explique Christian Kern. L'Autriche a accueilli en 2015 près de 90 000 réfugiés. Vienne n'a eu alors de cesse d'appeler ses partenaires à prendre leurs responsabilités. De son côté, la Commission européenne voit d'un mauvais oeil la demande autrichienne. " L'Autriche doit remplir ses obligations légales relatives aux décisions du Conseil en acceptant les relocalisations. Aucun pays ne peut s'exempter d'une décision du Conseil juridiquement contraignante, il faudrait alors agir hors des règles ", rétorque Natasha Bertaud, porte-parole de l'institution. L'Union européenne s'est engagée à relocaliser 160 000 demandeurs d'asile en deux ans. Mais jusqu'à maintenant un peu plus de 10 000 réfugiés arrivés en Grèce et plus de 4 000 arrivés en Italie ont bénéficié de ce dispositif, qui doit prendre fin au mois de septembre. En matière de politique migratoire la Commission européenne est aussi inquiète à propos de la situation en Hongrie. Une loi qui autorise la détention systématique des demandeurs d'asile vient d'entrer en vigueur.
Vidéos à la une
C'est une Europe en pleine crise identitaire et de confiance qui s'apprête à fêter les 60 ans du traité fondateur de Rome ce week-end. Ils avaient commencé à six. 60 ans plus tard, ils seront 28, moins 1. Après le Brexit, l'idée même de la construction européenne est mise à mal. C'est dans ce contexte qu'ont surgi les tensions entre Bruxelles et Varsovie, qui a menacé de gâcher la fête. Pour signer la déclaration finale, ce samedi, la Première ministre polonaise Beata Szydlo défendra ses positions : 'L'Europe doit être aujourd'hui unie, indivisible et forte grâce à la force de toutes ses nations souveraines, les Etats-membres. Créer des divisions artificielles dans notre cercle, parler d'Europe à plusieurs vitesses ne produira pas les résultats attendus. Cela ne peut que conduire à rompre notre coopération, au lieu de l'approfondir'. Plaider l'indivisibilité de l'Europe et critiquer les divisions après avoir été le seul pays à s'opposer à la réélection de Donald Tusk, pourtant lui-même Polonais, à la tête du Conseil européen, et aller jusqu'à refuser de signer les conclusions du conseil des chefs d'Etat : la Pologne est passée maître dans l'art du paradoxe. Après ce coup d'éclat le 10 mars dernier, Varsovie a continué de défier Bruxelles et la chef du gouvernement n'a adouci ses propos que ce vendredi après-midi, laissant penser que la Pologne signera bien la déclaration finale du Traité de Rome. Et elle n'est pas la seule à plaider l'unité de l'Europe, le groupe de Visegrad, la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque, s'opposent aussi aux propositions des grandes capitales d'une Europe à plusieurs vitesses. Pour Varsovie, il s'agit avant tout de ne pas risquer de perdre la manne financière européenne qui a tiré le pays vers le haut et en a fait un champion de la croissance européenne. Entre 2007 et 2013, la Pologne a bénéficié de 81,5 milliards d'euros. Avec 82,5 milliards entre 2014 et 2020, elle devient le premier pays percepteur de fonds européens devant l'Espagne et la France, avec un montant qui dépasse le budget annuel de l'Etat (80,2 milliards d'euros en 2014). Résultat : le PIB a doublé entre 2004 et 2013 (de 234,5 milliards d'euros à 486.6 milliards). La croissance est de 3,5 %. Le chômage est en dessous de 10 %. Des avantages certains. Reste qu'une partie de la population, soutenue par les institutions européennes, s'opposent à la dérive autoritaire du pouvoir qui se traduit notamment par une mainmise sur les médias et la justice. Et à ce titre, le parti populiste au pouvoir a plutôt intérêt à s'éloigner du radar de Bruxelles. Quoiqu'il en soit, les risques encourus par la Pologne si elle est exclue du groupe de tête d'une Europe à plusieurs vitesses sont nombreux et réels pour cet analyste, Jacek Kucharczyk, président de l'Institut des affaires publiques : 'Le risque géopolitique ou sécuritaire est que nous nous retrouvions à nouveau membre de cette zone grise de l'Europe centrale, entre 'la vraie Europe' et 'l'Empire russe', et que nous nous retrouvions alors encore une fois dans une position que nous avons essayé de fuir durant les 25 dernières années, depuis la chute du communisme.' Ces derniers jours, la France continuait de défendre cette idée d'une Europe à plusieurs vitesses, 'différenciée', qui fait si peur à la Pologne, arguant que 'l'unité' européenne ne signifie pas nécessairement 'l'uniformité'. Les Polonais déclarent leur amour à l'Europe #KochamCieEuropo https://t.co/Wx6jjtFmDK- Ewa Dwernicki (@Ewa_Dwernicki) 24 mars 2017
Vidéos à la une
Et bien non, le chef de l'Eurogroupe, la réunion mensuelle informelle des ministres des Finances de la zone Euro, ne s'excusera pas après ses propos controversés. Dans une interview publiée en Allemagne le néerlandais Jeroen Dijsselbloem après avoir rappelé la solidarité des pays du nord de l'Europe pour le sud avait ajouté 'celui qui la réclame a aussi des devoirs. Je ne peux pas dépenser tout mon argent pour le schnaps et les femmes et ensuite réclamer leur soutien.' Autant dire que le Sud de l'Europe n'a pas apprécié... Augusto Santos Silva, ministre des Affaire étrangères du Portugal : 'De nombreuses personnes ont compris que le président de l'Eurogroupe n'est pas en position de rester à ce poste et le gouvernement portugais partage cette opinion. Les commentaires de Jeroen Dijsselbloem sont absolument inacceptables.' Même son de cloche en Espagne où le ministre de l'Economie exige des excuses. Alors qu'en Italie on demande simplement sa démission dès que possible au moins pour sauver la crédibilité des institutions européennes. M. Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.
Vidéos à la une
Antonio Tajani est le nouveau président du Parlement européen et il a pris ses fonctions sans doute à un des pires moments pour l'Europe. A-t-il les ressources nécessaires pour sortir l'Union européenne de la plus violente tempête de son histoire et surtout la guider vers un nouvel avenir ? Pour Euronews, Antonio Tajani répond aux questions d'Isabelle Kumar. - Isabelle Kumar : Très bientôt les leaders européens vont se réunir à Rome pour les célébrations du 60e anniversaire du traité de Rome. Certains évoquent l'image des musiciens qui jouaient sur le Titanic lorsqu'il était en train de couler. Est-ce que vous vous sentez comme le capitaine d'un navire qui est en train de s'échouer ? - Antonio Tajani : Absolument pas. Je me sens comme un marin qui travaille pour sortir de la tempête. Je suis convaincu que nous allons arriver au port victorieux de la tempête. Pourquoi ? Parce que les Européens ont déjà démontré qu'ils étaient capables de résoudre les problèmes quand ils sont en difficulté. Nous avons gagné le défi après la deuxième guerre mondiale. Grâce à l'Europe, nous avons vécu 70 ans de paix, de liberté... - Isabelle Kumar : Mais nous sommes dans un contexte très différent maintenant... - Antonio Tajani : Il y a trois grands problèmes. Le chômage - surtout le chômage des jeunes, c'est-à-dire l'avenir de l'Union européenne -, l'immigration illégale et le terrorisme. Nous n'avons pas encore gagné le défi contre Daesh. - Isabelle Kumar : Ce sont vos priorités pour l'avenir, sur lesquelles l'Union européenne va se focaliser ? - Antonio Tajani : Exact. Il y a aussi le problème du Brexit. Pour la première fois, un pays demande de sortir de l'Union. Nous devons travailler tous ensemble, ce n'est pas le bon moment pour susciter des polémiques entre les institutions européennes. Il faut que le Parlement, que j'ai l'honneur de guider, la Commission européenne, le Conseil et les Etats membres travaillent tous ensemble, pour nos citoyens. Il faut travailler dans l'unique but de fournir des réponses à nos concitoyens. - Isabelle Kumar : La Commission européenne a fait cinq propositions en vue d'une future Union européenne. Celle qui semble être avoir sa préférence est l'Europe à géométrie variable. - Antonio Tajani : Une géométrie variable avec deux, trois, ou quatre pays à l'avant-garde, ce n'est pas négatif. Prenons par exemple, la politique européenne de la défense : si la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie décident d'aller de l'avant pour ouvrir une nouvelle route, pour renforcer la politique étrangère de l'Union européenne, mais sans exclure les autres et en essayant d'aller de l'avant pour préparer le terrain pour les autres, ce n'est pas un message négatif, c'est un message positif. - Isabelle Kumar : Qu'est-ce que vous faites pour les pays qui ne veulent pas adhérer à cette vision. Est-ce qu'ils vont être cantonnés, mis à l'écart du projet européen ? - Antonio Tajani : Absolument pas, il faut aller de l'avant tous ensemble. Si la géométrie variable signifie quelqu'un qui essaie d'être à l'avant-garde, c'est bien. Si au contraire ceux qui sont à l'avant-garde essaient de pousser les autres dans un coin, c'est une faute. - Isabelle Kumar : La Pologne a clairement dit qu'elle voudrait travailler à l'encontre des ambitions européennes. Qu'allez vous faire avec un partenaire comme la Pologne ? - Antonio Tajani : Il y a un toujours un débat politique. Dans une Union est très grande, il existe des approches différentes. C'est une union de différents États membres. Chaque État membre essaie de défendre sa ligne politique à l'intérieur d'une stratégie. Nous avons eu l'élection du président du Conseil européen, Monsieur Tusk. La Pologne a voté contre, les autres ont voté pour. C'est la démocratie. - Isabelle Kumar : Si l'Allemagne joue un rôle encore plus important dans la future Union européenne, cela renforcera les arguments des populistes qui disent que l'Allemagne décide de tout... - Antonio Tajani : Il faut comprendre les raisons des citoyens qui votent pour ces partis. S'il y a un malaise, ils décident évidement d'envoyer un message politique, aux autres partis. Voilà pourquoi il faut travailler sur ce problème et non pas sur les partis populistes. Vous avez vu qu'aux Pays-Bas, ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses aux citoyens. - Isabelle Kumar : L'échéance de l'élection présidentielle française approche. Est-ce que vous avez une stratégie au cas où le Front National arrive au pouvoir ? - Antonio Tajani : Je pense que le match est ouvert et je ne suis pas sûr que le Front National puisse gagner l'élection. La position de mon parti est claire. La position du Parlement n'est pas une position populiste. Il y a une seule stratégie : répondre aux citoyens. Donner des réponses. Résoudre les problèmes du chômage, de l'immigration, du terrorisme et résoudre le problème du Brexit. La première chose à faire est résoudre le problème divorce. Après le problème divorce, on va décider quelle est la façon de régler les relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. - Isabelle Kumar : La Grande-Bretagne évoque la possibilité d'abandonner les négociations sans avoir obtenu un accord. Londres dirait même que ce serait même pire pour l'Union s'il n'y avait pas d'accord. Qu'est-ce que vous en prensez ? - Antonio Tajani : Je pense que ce serait pire pour eux et qu'il ne faut pas se fâcher face à ce type de déclarations. Les Britanniques sont tout à fait en mesure de conclure un accord. Il faut donc rester sur nos gardes, défendre nos intérêts et, en même temps, ne pas oublier qu'après le divorce la Grand Bretagne sera toujours un interlocuteur de l'Union européenne. Le Royaume-Uni sort de l'UE, mais il reste un pays européen. - Isabelle Kumar : Un des autres problèmes de l'Union européenne est l'immigration. Vous avez évoqué la possibilité de camps de réfugiés dans un pays comme la Libye. Cela serait il envisageable dans l'avenir? - Antonio Tajani : Il faut permettre aux réfugiés d'être accueillis dans des situations positives, c'est-à-dire avec des médecins, des médicaments, avec quelqu'un qui défend leur droit à la vie... Il faut bien sûr s'engager dans ce domaine avec l'ONU. Il faut avoir des organisations capables d'accueillir... - Isabelle Kumar : Mais comment cela serait-il possible en Libye, un est pays hors de contrôle ? - Antonio Tajani : Il faut commencer par le sud, commencer dans les pays de l'Afrique subsaharienne. Après, quand la Libye aura trouver de solutions, on pourra y faire la même chose. Il faut empêcher que la Méditerranée devienne un cimetière. La solution est compliquée. Cela ne suffit pas d'avoir des camps, il faut faire des investissements plus importants en Afrique. - Isabelle Kumar : Dans cette crise la Turquie est un de vos alliés les plus puissants. Les relations avec la Turquie sont en même temps de plus en plus explosives. Est-ce que la Turquie peut demeurer un partenaire dans cette solution de la crise migratoire ? - Antonio Tajani : La Turquie est toujours un partenaire. Je pense qu'après la campagne électorale pour le référendum (en Turquie), Ankara va faire en sorte de calmer la polémique. Je pense qu'il faut aller de l'avant, continuer avec nos accords. Bien sûr, nous défendons le droits (de l'homme) et personne ne peut dire qu'un pays européen est un pays nazi, c'est à nos yeux inacceptable. Nous sommes le coeur de la liberté, de la démocratie, de la défense des droits de l'homme. On peut toujours écouter des conseils, mais nous ne pouvons pas accepter quelqu'un qui prétend que nous sommes nazis. - Isabelle Kumar : Que faudrait-il pour révoquer la candidature de la Turquie à l'UE ? - Antonio Tajani : Pourquoi révoquer ? S'il y a des moments difficiles, il faut essayer de les résoudre niveau diplomatique. Nous devons comprendre les problèmes des Turcs, mais nous défendons toujours nos valeurs : la liberté d'expression, la démocratie, les droits de l'Homme. - Isabelle Kumar : Parlons maintenant de vous... Votre prédécesseur Martin Schulz était très proche du président de la Commission Juncker, qui quittera son rôle à la fin de son mandat. On parle parfois de la solitude du pouvoir. Est-ce que vous éprouvez cela ? - Antonio Tajani : Jamais, je n'ai jamais souffert de solitude. Je parle avec les collègues, je mange avec mes collègues... Je suis élu, soit en Italie soit ici, avec le soutien des citoyens et des députés. Je n'ai aucune problème de solitude.
Vidéos à la une
Qui pour succèder à Donald Tusk le président du Conseil euopéen ? La question est à l'agenda du sommet des vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui se tient en ce moment à Bruxelles. Son propre pays, la Pologne est opposé à sa reconduction alors que la plupart des pays, dont la France, y sont favorables comme l'a confirmé François Hollande : 'pour une question de continuité, de cohérence et de stabilité. Je considère que c'est la candidat qui s'impose pour rester le président du Conseil européen et je ne vois pas comment un pays pourrait s'opposer à cette solution.' L'autre grande question porte sur l'avenir de l'Europe, laquelle célèbre le soixantième anniversaire de son traité fondateur. Angela Merkel mais aussi les dirigeants français, espagnols et italiens plaident pour une Europe à plusieurs vitesses. - Quand la Pologne s'oppose à la candidature d'un Polonais à la présidence du Conseil européen
Vidéos à la une
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent ce jeudi à Bruxelles pour un sommet principalement consacré à l'avenir du projet européen. Les dirigeants se pencheront en particulier sur la déclaration du 60e anniversaire du traité de Rome, le 25 mars. Ce texte fondateur indique les bases du fonctionnement de l'Union. L'objectif pour les États membres est désormais de fixer le prochain cap de la construction européenne. En début de semaine la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont défendu le principe d'une intégration différenciée ou d'une Europe à plusieurs vitesses. Pour ces quatre pays il s'agit de donner à l'Union les moyens de rebondir après le Brexit et de répondre aux défis internationaux. Si la question de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, le sujet sera tout de même dans tous les esprits. La Première ministre britannique s'est engagée à lancer d'ici la fin du mois de mars les négociations sur le Brexit. Mais Theresa May vient de connaître un nouveau revers. La Chambre des Lords a voté un amendement pour permettre aux parlementaires de se prononcer sur l'accord définitif avec les institutions européennes. Une étape qui pourrait affecter le calendrier politique du gouvernement britannique. Finalement les chefs d'État et de gouvernement devraient aussi lors de ce sommet renouveler le mandat du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Malgré l'opposition de la Pologne, l'ancien Premier ministre peut compter sur le soutien d'une très large majorité de pays membres.
Vidéos à la une
La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
Vidéos à la une
Suite et fin de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ce mercredi à Bruxelles. Ils ne sont plus que 27, puisque le Premier ministre britannique a quitté la capitale belge ce mardi soir. C'est la conséquence du Brexit. Pour ceux qui restent, l'objectif est de définir un nouveau projet européen, redonner de l'élan à une Union aujourd'hui paralysée, et surtout éviter toute tergiversation. Pour ce faire, les dirigeants européens souhaitent que le cas britannique soit rapidement réglé. Ce mardi, ils ont entendu les explications de David Cameron. Le chef du gouvernement britannique démissionnaire a indiqué qu'il laisserait à son successeur le soin d'activer la 'clause de retrait' prévue par le Traité de Lisbonne. Mais en face, les leaders européens ont fait savoir que la procédure de divorce devait désormais être engagée sans attendre. Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker l'a rappelé dans la soirée, non sans une pointe d'agacement. 'Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui voulaient partir sont totalement incapables de nous dire ce qu'ils veulent. Mais j'espère que la notification du prochain gouvernement britannique arrivera le plus tôt possible.' Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne Les dirigeants européens doivent recevoir dans la journée la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. Il s'agit de discussions informelles, voulues par Mme Sturgeon qui souhaite que la nation écossaise rejoigne l'Union européenne.
Vidéos à la une
Les Turcs qui espéraient la levée des visas pour la fin du mois du juin vont être déçus. Au préalable, Ankara doit remplir une liste de 72 critères fixés par la Commission européenne. Le commissaire en charge du dossier vient justement de publier un rapport d'évaluation et il reste encore 7 points à respecter. 'La Turquie doit encore remplir plusieurs points de la feuille de route pour envisager une levée rapide des visas pour ses ressortissants', a déclaré Dimitris Avramopoulos, commissaire européen en charge de la Migration. Le pacte migratoire turco-européen a permis de faire chuter le nombre de migrants qui traversent la mer Egée pour rejoindre les îles grecques. Mais les 28 tardent à accueillir leur quota de demandeurs d'asile. 'Jusqu'à présent, seules 7.272 personnes ont été réinstallées sur les 22.504 prévues dans l'accord, et ce depuis la Turquie, la Jordanie et le Liban', déplore le commissaire européen. Selon les autorités turques, 462 personnes ont été renvoyées de Grèce en Turquie depuis l'entrée en vigueur du pacte migratoire en mars de cette année.
Vidéos à la une
L'Europe a traversé sa pire crise économique et financière des dernières décennies et elle s'en est finalement sortie. Mais les citoyens ont dû payer le prix fort et aujourd'hui, ils ont de moins en moins confiance dans le projet européen. Dans cette édition, nous interrogeons au Forum économique de Bruxelles un personnage-clé dans la gestion de cette crise, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling. Sur la situation de la Grèce, il indique que les évolutions positives ont été interrompues en 2015 quand le pays a inversé des réformes. Il estime par ailleurs qu'un Brexit serait 'une perte considérable pour l'Union européenne'. Enfin, il affirme qu'en 2011 et 2012, la zone euro est passée tout près d'un effondrement. Efi Koutsokosta, euronews : 'Vous dirigez un mécanisme créé au plus fort de la crise dans l'objectif d'accorder des fonds de sauvetage aux pays qui en ont besoin. Vous avez jusqu'à présent déboursé plus de 250 milliards d'euros. D'où vient cet argent ? Je vous pose cette question en lien avec toute cette rhétorique sur les contribuables français et allemands qui paieraient pour les pays en difficulté. Est-ce réellement le cas ?' Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité : 'Oui et non. L'argent que nous accordons à ces pays provient des marchés. Quand nous effectuons un versement à la Grèce ou dans le passé, à l'Irlande ou au Portugal, ce n'est pas de l'argent qui vient des budgets nationaux de nos pays actionnaires. Cependant, l'accord prévoit que les budgets de nos actionnaires assument les risques parce que quand ils garantissent notre opération, ce sont des risques supportés par les budgets nationaux. Si cela tourne mal, ces risques peuvent entraîner des coûts qui sont bien réels.' Biographie: Klaus Regling Klaus Regling est un économiste allemand, il préside le Fonds de sauvetage de la zone euro (FESF, MES) depuis le début de la crise de la dette. Il est le fils de Karl Regling, un menuisier de Lübeck qui a été élu au Bundestag avec les sociaux-démocrates. Le FESF et le MES ont accordé 255 milliards d'euros sur les cinq dernières années à la Grèce, l'Irlande, le Portugal, la République de Chypre et l'Espagne. Il a joué un rôle-clé dans l'élaboration du pacte de stabilité et de croissance dans les années 90 alors qu'il était ministre allemand des Finances. Ce qui lui a valu de passer aux yeux de certains, pour un monétariste intransigeant et un néolibéral. Grèce : 'Les évolutions positives ont été interrompues en 2015' Efi Koutsokosta : 'La Grèce est un cas particulier car c'est le seul pays qui fait encore l'objet d'un plan et d'une supervision du MES. Quelle est sa situation aujourd'hui ? Une réunion de l'Eurogroupe a lieu ce jeudi. Que faut-il en attendre ?' Klaus Regling : 'La Grèce est effectivement un cas particulier. Les quatre autres pays qui sont tous sortis des plans avec succès n'en ont eu besoin que d'un seul. La Grèce en est à son troisième parce que la situation de départ y était la plus difficile, l'écart par rapport aux attentes était plus important et aussi parce qu'il y a eu un retour en arrière dans les réalisations grecques il y a un an. Pendant la première moitié de l'année 2015, elle a tenté une nouvelle approche, elle a inversé certaines réformes et donc, les évolutions positives que nous avions constatées également dans ce pays en 2014 ont été assez sérieusement interrompues.' Efi Koutsokosta : 'Voulez-vous dire que ce troisième plan aurait pu être évité ?' Klaus Regling : 'Je ne sais pas s'il aurait pu être évité complètement, mais il est certain qu'il aurait été beaucoup moins important. Toujours est-il qu'aujourd'hui, il y a ce troisième plan et que la coopération avec le gouvernement grec est à nouveau productive. Lors de la réunion de l'Eurogroupe, je crois qu'il y a de bonnes chances qu'une décision soit prise sur le prochain versement.' Grèce: l'Eurogroupe prêt à accorder un prêt de 10,3 milliards prochainement https://t.co/DlUwfGYsqp- Challenges (@Challenges) 8 juin 2016 Efi Koutsokosta : 'Il y a aussi ce grand débat sur l'allègement de la dette, la restructuration de la dette grecque. Lors de sa dernière réunion, l'Eurogroupe a évoqué le fait qu'un mécanisme pourrait être mis en place après le plan, si nécessaire. Qu'est-ce que ça veut dire 'si nécessaire' ? La dette est-elle soutenable ou non ?' Klaus Regling : 'Vu que ce plan est mis en oeuvre selon une perspective à très long terme, il s'achèvera à un moment donné, mais les prêts eux ne seront remboursés qu'à une échéance de 30 ou 32 ans. Nous voulons être sûrs que pendant cette période, la Grèce puisse de nouveau se tenir debout, on doit gérer les aléas qui peuvent survenir sur un laps de temps si long. Nous savons tous que les prévisions sont toujours hasardeuses, il y a une part d'incertitude même pour ce qui concerne l'année prochaine et comme nous nous inscrivons dans une période de trente ans, cela va de soi que l'incertitude est beaucoup, beaucoup plus grande. Donc, ce qu'ont dit les partenaires de l'Eurogroupe est plutôt approprié, à savoir qu'ils se tiennent prêts à aider la Grèce si elle mène des réformes de son côté. Je pense que c'est une très bonne chose parce que si on prenait toutes les décisions maintenant, elles seraient peut-être trop limitées ou insuffisantes et si ce n'est pas suffisant, la Grèce en souffrira ou si au contraire, ces décisions s'avèrent trop vastes, alors les pays membres de la zone euro ne seront pas très contents.' 'Une perte considérable pour l'Union si le Royaume-Uni la quitte' Efi Koutsokosta : 'Dans moins de dix jours, les Britanniques décideront s'ils veulent rester ou non dans l'Union européenne. S'ils se prononcent pour un Brexit, quelles conséquences pour l'Europe ? De quoi avez-vous le plus peur ?' Klaus Regling : 'Politiquement, ce sera une perte considérable pour l'Union si le Royaume-Uni la quitte et c'est pour ça que tous les gouvernements européens veulent son maintien. Je pense que d'un point de vue économique, cela aura un coût comme de nombreuses études l'ont établi. Le coût précis n'est pas clair parce qu'il dépendra beaucoup de ce qui se passera dans les années d'après et du genre d'accords que le Royaume-Uni pourrait passer avec l'Union. Il y aura des échanges bien entendu, il y aura du commerce, des relations, mais à quoi cela ressemblera-t-il exactement ? On ne le sait pas. On ne sait pas combien de temps cela prendra pour aboutir à un tel accord. Et donc, il est très difficile de prévoir exactement ce qui va se passer. Il est aussi possible que les marchés soient très volatiles.' Efi Koutsokosta : 'Cela pourrait-il générer une nouvelle crise dans la zone euro ou dans l'Union ?' Klaus Regling : 'Je ne sais pas parce que la volatilité sur les marchés ne signifie pas toujours qu'il y a immédiatement une crise. Mais la volatilité sur les marchés peut nuire aux évolutions économiques. En tout cas, je ne m'attends pas à ce qu'une crise se déclenche de ce fait.' La crainte du Brexit perturbe les marchés en Europe https://t.co/C9X83crehM pic.twitter.com/kWIB1w2bvc- Les Echos (@LesEchos) 13 juin 2016 Un pacte de stabilité plus flexible ? 'Une bonne chose dans une certaine mesure' Efi Koutsokosta : 'Comme vous êtes l'un des architectes du pacte de stabilité et de croissance tel que nous le connaissons aujourd'hui, Jean-Claude Juncker - le président de la Commission européenne - a été critiqué pour avoir donné une nouvelle fois de la latitude, du temps à la France pour atteindre l'objectif des 3% de déficit public. La France est-elle un cas à part ?' Klaus Regling : 'Je pense qu'il est important d'avoir des règles fiscales claires dans l'Union monétaire. Parce qu'au sein de l'Union monétaire européenne, il y a ces conditions inédites où la politique monétaire est totalement centralisée, il y a un seul taux d'intérêt, un seul taux de change. Les autres politiques comme la politique fiscale et les réformes structurelles sont mises en oeuvre dans les différents pays de manière décentralisée et il y a d'ailleurs, toujours eu des gens qui depuis des décennies, jugent que ça ne peut pas marcher ainsi. Nous avons toujours répondu en disant que ça peut marcher, mais qu'il faut agir en bonne coordination. Ces dernières années, nous avons aussi rendu le pacte de stabilité plus flexible pour s'adapter à différentes situations économiques et je pense que c'est une bonne chose dans une certaine mesure.' Efi Koutsokosta : 'Faudrait-il donner plus de temps à la France pour s'adapter ?' Klaus Regling : 'Tout dépend comment on analyse les choses et c'est la Commission qui le fait. Comme je l'ai dit, davantage de facteurs sont aujourd'hui pris en compte dans la décision d'accorder de la flexibilité, mais globalement, il faut une égalité de traitement entre les différents pays.' Sapin: l'objectif de ramener le déficit sous les 3% en 2017 est 'intangible' >> https://t.co/fGHWaKoPad pic.twitter.com/tP4CXbFNvW- LCP (@LCP) 6 juin 2016 Zone euro : 'Nous pouvons être fiers du résultat que nous avons atteint' Efi Koutsokosta : 'Vous êtes-vous dit un jour que la zone euro pouvait s'effondrer ?' Klaus Regling : 'Je pense que nous l'avons évité de justesse en 2011 et 2012. Mais avec toutes ces différentes initiatives de la part de la Banque centrale européenne, du Fonds européen de stabilité financière (FESF) / MES, mais aussi l'Union bancaire, l'ajustement dans les pays concernés, la situation était déjà en voie d'amélioration, donc aujourd'hui, a posteriori, il est très facile de comprendre pourquoi au final, cela ne s'est pas produit. Nous l'avons évité de justesse et je pense aussi que sans la création du FESF par exemple, certains pays auraient été probablement forcés de quitter la zone euro et je suis heureux que nous n'en soyons pas arrivés là. Donc nous avons traversé des périodes particulièrement à risque ces dernières années, mais je crois que nous pouvons être assez fiers du résultat que nous avons atteint.' Efi Koutsokosta : 'Ce qui veut dire qu'aucun pays ne risque de devoir quitter la zone euro à l'heure actuelle.' Klaus Regling : 'Non, pas du tout.'
Vidéos à la une
A quelques semaines de la présidence slovaque de l'Union européenne, le Premier ministre était en déplacement à Bruxelles. La visite de Robert Fico s'est déroulée sur fond de tension entre Bratislava et les institutions à propos de la crise des réfugiés. Le Premier ministre ne cache pas ses divergences avec ses partenaires et estime qu'il " sera difficile de parvenir à un accord ". Bratislava est l'une des voix les plus virulentes en Europe dans ce dossier depuis l'été dernier et l'intensification de la crise des migrants. Robert Fico déclarait récemment que " l'islam n'a pas sa place en Slovaquie ". Le pays conteste aussi ouvertement le système de répartition des réfugiés au sein de l'Union européenne.
Vidéos à la une
L'extrême droite et les mouvements nationalistes ne cessent de gagner du terrain depuis plusieurs années en Europe. Pour le politologue de la VUB (Université libre néerlandophone de Bruxelles) Dave Sinardet une partie de l'opinion publique dans plusieurs pays européens est " assez favorable aux thèses des partis de droite radicale, notamment en ce qui concerne la sécurité, l'immigration ". Le retour de ces questions dans l'actualité explique les succès électoraux. Selon Pascal Delwit, politologue à l'ULB (Université libre de Bruxelles) il faut aussi prendre en compte l'anxiété qui traverse l'Union européenne depuis la crise financière de 2008. C'est un sentiment utilisé par l'extrême droite et les nationalistes. Pour Pascal Delwit cette peur touche désormais " des segments beaucoup plus larges de la population ".
Vidéos à la une
La libéralisation des visas pour les Turcs qui voyagent dans l'espace Schengen, c'était LA grande promesse de l'Union européenne en échange d'un meilleur contrôle des flux migratoires. L'accord n'est pas encore en vigueur et pourtant, aujourd'hui à Bruxelles, les 28 ont adopté un mécanisme pour suspendre cette exemption de visas en cas de non respect des règles. 'La libéralisation des visas a beaucoup d'avantages pour l'Union européenne et les pays partenaires', a précisé le ministre néerlandais des migrations, Kaas Dijkhoff. 'Mais nous devons aussi surveiller que cette exemption de visas pour les touristes et les hommes d'affaire ne conduise pas à des abus'. Cette clause de sauvegarde, c'était le voeu du couple franco-allemand. Elle sera déclenchée si trop de voyageurs restent dans l'Union après la durée autorisée ou si le pays partenaire refuse de récupérer les migrants irréguliers qui sont passés par son territoire pour entrer dans l'espace Schengen. Une mise en garde à peine voilée à la Turquie.
Vidéos à la une
Pour cette dernière édition de Perspectives, deux reportages de nos collègues suisses et français sur le destin de réfugiés : entre se heurter au mur hongrois et à sa sévère législation, et 'choisir' la traversée à la nage... Tout cela pour échapper à la guerre. RTS Cette semaine, en Europe, cinq pays de l'espace Schengen ont rétabli les contrôles aux frontières, dont la Hongrie, fermement déterminée à résoudre le problème des migrants à sa manière, la manière forte. La radio télévision suisse romande a enquêté à la frontière. France 2 Qu'importe les clôtures ou le danger. Lorsque les migrants veulent partir, ils vont jusqu'au bout. C'est le cas de ce jeune homme, un Syrien de 21 ans, qui a fait preuve d'une incroyable volonté pour rejoindre l'Europe. C'était le grand reportage de France 2, cette semaine.
Vidéos à la une
C'est dans une salle à côté de la chapelle Sixtine au Vatican que le pape François a reçu le Prix Charlemagne. Cette distinction récompense une personnalité ou une institution qui s'est investie en faveur de l'unification européenne. Devant de nombreux responsables européens, le souverain pontife a appelé les dirigeants de l'Union à revoir leur modèle économique. Le pape évoque des systèmes " plus inclusifs, plus équitables, qui ne sont pas destinés à servir certains, mais au bénéfice des gens ordinaires et de la société dans son ensemble ". Le souverain pontife a aussi saisi cette occasion pour revenir sur la crise migratoire qui ébranle la construction européenne. " Je rêve d'une Europe qui prend soin des enfants, qui offre une aide fraternelle aux pauvres et aux nouveaux arrivants qui cherchent l'accueil parce qu'ils ont tout perdu et ont besoin d'un abri. Je rêve d'une Europe où être un migrant n'est pas un délit ", a souligné le pape.
Vidéos à la une
Le pape François a reçu au Vatican le prix Charlemagne, qui récompense chaque année, depuis 1950, une contribution exceptionnelle à l'unification européenne. La cérémonie se déroulait en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles le roi d'Espagne Felipe VI, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre italien Matteo Renzi, ou encore les dirigeants des institutions de l'Union européenne qui ont prononcé des discours d'éloge. Dans son discours, le pape a appelé au rassemblement et à l'unité, alors que les pays européens semblent de plus en plus divisés, dans un contexte de crise migratoire et de difficultés économiques. 'Cet ardent désir de construire l'unité paraît de plus en plus éteint', a notamment déclaré le Pape, qui dit ''rêver d'un nouvel humanisme européen.'
Vidéos Argent/Bourse
Le très controversé Uber s'entoure de conseillers en politique publique. Parmi eux : Neelie Kroes, ex-vice-présidente de la Commission européennes où elle a été en charge de la concurrence et des nouvelles technologies. Le service américain de réservation de voitures avec chauffeurs a également débauché l'ancien secrétaire américain aux Transports, Ray Lahood, mais aussi un ex-premier ministre péruvien, une princesse saoudienne et l'ex-président de l'Autorité de la concurrence australienne. Leur mission : aider Uber à surmonter les réticences nationales à son modèle de développement. Non cotée, la start-up à l'ascension fulgurante est valorisée à plus de 60 milliards de dollars. Son implantation déchaîne souvent la colère des taxis traditionnels qui l'accusent de concurrence déloyale. Le service a d'ailleurs été interdit dans plusieurs pays.
Vidéos à la une
La proposition de Bruxelles d'autoriser les Turcs à voyager en Europe sans visa soulève les critiques des réfugiés bloqués dans le camp d'Idomeni, au nord de la Grèce. Alors qu'Ankara s'est félicité de la recommandation de la Commission européenne, les migrants, eux, estiment que la Turquie est la seule à tirer profit de la situation. 'Nous sommes bloqués entre deux feux' dit ainsi Ibrahim Moussa, un jeune homme qui vient de Syrie. 'Nous avons fui la guerre et maintenant les Turcs vont aller en Europe, il seront libre de s'y promener et nous, on reste bloqués ici.' 'Les Européens ont payé pour qu'ils ferment les frontières, alors ils vont respecter accord, mais ils vont aussi permettre les trafics' dit Mohammed, un autre Syrien. 'L'Europe ne gagne rien à tout cela, alors que la Turquie oui.' L'éventuelle exemption des visas pour les Turcs est une condition posée par Ankara dans le cadre de l'accord des politiques migratoires conclu en mars avec Bruxelles. Cet accord prévoit le renvoi en Turquie des nouveaux migrants arrivant sur les îles grecques.
Vidéos à la une
C'était il y a une dizaine de jours, un grand sourire de satisfaction affiché, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen Donald Tusk, et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu célébraient l'application de l'accord UE-Turquie sur les réfugiés en visitant le camp de Nizip et en inaugurant le centre de protection de l'enfance de Gaziantep... Le message était clair : en se rendant sur place pour constater que la Turquie respectait les conditions d'accueil des migrants, ils décourageaient les réfugiés d'aller plus loin. L'Union européenne a promis 6 milliards d'euros à la Turquie, délivrés en deux temps, pour aider Ankara à accueillir 'dignement', assure-t-elle, les réfugiés Syriens. .@eucopresident, TimmermansEU & Merkel in Turkey tomrrow. Will they take abuse of #refugees seriously? #Dealbreaker pic.twitter.com/BsgHdtQuG8- Amnesty EU (AmnestyEU) 22 avril 2016 L'accord, dont la légalité et la moralité ont été contestées par les Nations unies et les ONG internationales, avait été signé le 18 mars dernier : 'Nous sommes tombés d'accord sur le fait que tout migrant en situation irrégulière arrivant de Turquie sur les îles grecques après le 20 mars sera renvoyé en Turquie. La mise en oeuvre de cet accord sera graduelle, et elle est basée sur le principe du 'un pour un', déclarait alors le président du Conseil européen. Le jour même, la Turquie prouvait qu'elle était en mesure d'intercepter les candidats à la traversée de la mer Egée, comme ce groupe de Syriens à Dikili, et 300 autres personnes dans le même secteur. Le principe du 'un pour un' est le suivant : pour chaque Syrien renvoyé des îles grecques en Turquie, un autre doit être réinstallé de la Turquie dans l'Union européenne, dans la limite de 72 000 places. Les premières déportations de migrants, Syriens inclus, ont commencé le 4 avril depuis l'île grecque de Lesbos vers Dikili. Il s'agissait en majorité de Pakistanais et d'Afghans. Symboliquement, le même jour, 16 réfugiés syriens étaient accueillis, en Allemagne, près d'Hanovre. Depuis, 350 Syriens ont été accueillis en Allemagne, en Autriche et au Danemark, 300 doivent arriver en France, cette semaine. Selon cet accord, pour continuer d'accueillir les migrants, toucher les 6 milliards d'euros d'aide et obtenir l'exemption de visa pour ses citoyens vers l'espace Schengen, la Turquie doit satisfaire 72 critères, comme la sécurité des documents d'identité, la protection des droits fondamentaux, l'élargissement de l'accès au marché du travail pour les réfugiés non Syriens. Mais elle serait encore loin de les remplir, même si 'elle a fait beaucoup d'efforts', selon la Commission européenne qui rendra son rapport ce mercredi 4 mai. Selon l'hebdomadaire allemand, 'Der Spiegel', sous couvert de l'anonymat, un membre du gouvernement allemand a déclaré que la Turquie remplissait environ 60 critères sur les 72 demandés. Si tel est le cas, les Turcs devraient donc pouvoir se rendre dans l'espace Schengen, sans visa, pour de courts séjours, une fois l'aval de la Commission, du Parlement européen et des 28 Etats membres obtenus. 'La Turquie a plusieurs fois prévenu qu'elle romprait l'accord avec l'UE si l'exemption de visas n'était pas accordée à ses citoyens': http://www.spiegel.de/international/europe/europe-at-pains-over-visa-fre.... Those who bash #refugees are setting a dangerous precedent. RT if you reject bigotry & fear! https://t.co/jIhNglZ4He pic.twitter.com/w87ZUAGwwG- AmnestyInternational (@amnesty) 27 avril 2016

Pages

Publicité