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Un costume de diplomate tout neuf pour une entrée remarquée. Celle du nouveau ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson, qui rencontrait pour la première fois ses homologues européens à Bruxelles, à l'occasion du conseil des Affaires étrangères de l'UE. Fini les provocations, l'ancien maire de Londres qui a été dans le passé correspondant local de presse à Bruxelles a milité pour que le Royaume-Uni reste un moteur de l'Union: 'Le message que je vais faire passer à mes amis au Conseil c'est que nous devons appliquer la volonté du peuple et quitter l'Union Européenne, mais ça ne veut pas dire que nous quittons l'Europe, nous n'abandonnerons en aucun cas notre rôle de meneur dans la coopération européenne ni toutes sortes de participation', a déclaré Boris Johnson à son arrivée. Bruxelles, par la voix de Federica Mogherini, est resté ferme: aucune négociation ne sera entamée avec Londres tant que le Royaume-Uni n'aura pas officialisé sa demande de sortie. Le temps presse, a rappelé le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, qui estimait il y a quelques jours que son homologue britannique avait 'beaucoup menti' pendant la campagne du Brexit: 'Je parlerai toujours avec Boris Johnson avec la plus grande sincérité et la plus grande franchise - je crois que c'est comme ça qu'on doit avancer. Et en ce qui concerne la France, le but c'est d'éviter que l'Europe ne s'installe dans une situation d' incertitude, s'agissant de l' avenir des relations entre la Grande Bretagne et l'Europe, et donc plus tôt les négociations auront commencé, mieux ça sera', a notifié M. Ayrault. Au regard des circonstances, Boris Johnson n'a pas volé la vedette bien longtemps. L'instabilité en Turquie et l'antiterrorisme ont été ajoutés à l'ordre du jour après les événements du week-end. FS: 'We are not going to be in any way abandoning our leading role in European participation and co-operation' #FAChttps://t.co/KGv19pfo0u- Foreign Office (FCO) (@foreignoffice) 18 juillet 2016
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La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
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C'est le premier acte d'un grand ballet diplomatique pour sceller le divorce : les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'UE étaient à Berlin ce samedi. Français, Néerlandais, Italien, Belge et Luxembourgeois, tous pressent Londres de démarrer au plus vite les négociations. 'nous sommes dans une situation où ni l'hystérie ni l'état de choc ne sont admissibles. Nous ne devons pas mener des actions hâtives et faire comme si on avait toutes les réponses. Mais nous ne devons pas non plus, après la décision britannique, tomber dans la dépression et l'inaction', a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. L'Union européenne sait aussi qu'elle va devoir tirer les conclusions de ce référendum, avec le risque que d'autres pays européens, pourquoi pas, emboîtent le pas des électeurs britanniques. 'Je ne pense pas que l'euroscepticisme ou les points de vue sur l'Europe dans mon pays soient très différents, a reconnu le Néerlandais Bert Koenders. Les gens doivent voir les résultats de l'Europe, c'est la clé, mais nous avons besoin de tourner la page. Nous ne voulons pas de vide, il faut que les négociations commencent le plus tôt possible'. Car une chose met en colère les Européens : David Cameron veut laisser le soin au prochain Premier ministre britannique de négocier la sortie de l'UE, après sa démission en octobre. Hors de question pour l'Union d'attendre quatre mois la lettre de divorce.
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L'Union européenne lève ses sanctions contre la Biélorussie. A l'unanimité les ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont décidé de ne pas prolonger les mesures de rétorsion contre 170 personnes, dont le président, et trois entreprises. Le chef de l'État biélorusse, Alexandre Loukachenko, fait parti de cette liste noire depuis les violences qui ont suivi sa réélection en 2010. Pour la chef de la diplomatie européenne il s'agit surtout d'un encouragement. " Nous observons une situation dans le pays qui montre une tendance positive, une tendance que nous devons et que nous voulons encourager ", précise Federica Mogherini. Cette décision confirme en fait la suspension temporaire des sanctions, décidée en octobre par les 28. La libération au mois d'août des derniers prisonniers politiques et la tenue en octobre dernier de l'élection présidentielle sans violence ont marqué une nouvelle étape dans les relations entre l'Union et Minsk. Mais toutes les sanctions ne sont pas pour autant levées. L'embargo sur les armes est maintenu ainsi que des mesures de rétorsion contre quatre personnes liées à la disparition de journalistes et d'hommes politique.
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La prochaine conférence de donateurs prévue à Londres début février favorisera-t-elle un règlement de la crise en Syrie ? Comment amener la communauté internationale à verser des milliards ? Quelle solution politique envisagée ? On en débat dans cette édition de The Network. Le 4 février prochain est programmée à Londres, une Conférence des donateurs pour la Syrie, pays où une guerre civile fait rage depuis près de cinq ans et pousse des millions de personnes à fuire. Cet effort international peut-il contribuer à résoudre la crise ? Le gouvernement syrien affirme que l'aide alimentaire est saisie par les rebelles qui eux accusent Damas d'affamer la population. Trouvera-t-on plus vite une solution politique grâce à cette mobilisation ? Est-on en droit d'espérer alors que la communauté internationale est divisée et que l'organisation Etat islamique contrôle une bonne partie du pays ? Et comment envisager un soutien à long terme vu que ce conflit semble avoir peu de chance de s'arrêter dans l'immédiat ? Parmi les invités de ce débat, Alyn Smith, membre britannique de la Commission des Affaires étrangères, eurodéputé du Parti national écossais. Il siège au sein du Groupe des Verts / Alliance libre européenne, souligne que la situation en Syrie est 'terrible et la conférence des donateurs est utile et importante. Mais ce qui doit intervenir tout de suite pour éviter que ces personnes ne deviennent des réfugiés, poursuit-il, c'est un cessez-le-feu humanitaire qui soit localisé si besoin : Staffan de Mistura [l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, ndlr] a fait des suggestions très constructives à ce propos et il faut des efforts internationaux concertés pour aboutir à une solution politique de long terme.' 'La grande difficulté, confirme Sara Tesorieri, conseillère de l'organisation Oxfam sur les politiques européennes en matière d'humanitaire et de conflit, autre invitée de ce débat, c'est l'accès aux populations. Les besoins actuels ne sont financés qu'à moins de 60%, ajoute-t-elle, on a besoin de plus d'argent sur la table, mais il nous faut aussi pouvoir acheminer l'aide sur le terrain. Il y a tout un tas de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui ne sont pas encore appliquées, indique-t-elle, elles doivent être appliquées pour que les gens qui ont besoin d'aide sur le terrain puissent avoir accès à cette assistance.' The most vulnerable of #SyrianRefugees deserve our help. With eu_echo support, we reach nearly 50,000 in Turkey. pic.twitter.com/PdorW0dOwo- WFP Europe (WFP_Europe) 26 Janvier 2016 Enfin, Alexandre Polack, porte-parole de la Commission européenne pour l'aide humaintaire, le management de crise, la coopération internationale et le développement, rappelle que la Commission elle-même a débloqué un demi-milliard d'euros de plus pour l'aide humanitaire. Clairement, ce n'est pas assez parce que dans une crise mondiale, il faut que tout le monde participe, mais l'argent qu'on déploie sur le terrain va bien aux personnes qui en ont besoin, assure-t-il avant d'ajouter : On mène de nombreuses missions humanitaires, le Commissaire européen en charge de l'aide humanitaire Christos Stylianides se rend souvent sur place, il revient de la frontière entre la Turquie et la Syrie : nos actions font toute la différence quand il s'agit de sauver des vies sur place.' UN asks for $8bn ahead of key Syria aid conference https://t.co/eoXVZDRVNk pic.twitter.com/uFWfYdL5Ee- Middle East Eye (@MiddleEastEye) 13 Janvier 2016
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont le regard tourné vers Genève pour trouver une issue à la crise syrienne. Les négociations de paix sont sensées commencer lundi prochain. La chef de la diplomatie européenne appelle donc toutes les parties à faire les efforts politiques nécessaires. Federica Mogherini prévient :" nous avons tendance à oublier la dimension humanitaire de cette crise, nous agissons de façon géostratégique, avec les intérêts différents des puissances mondiales et régionales. " Les doutes sur la tenue et le contenu de ces négociations se font de plus en plus fort depuis l'escalade des tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Pour le ministre allemand des Affaires étrangères un conflit entre Téhéran et Riyad menacerait les pourparlers. Mais pour Frank-Walter Steinmeier les signaux restent encourageants puisque " les deux pays veulent continuer à jouer un rôle constructif à propos de la question syrienne. " De son côté la France demande la fin des bombardements contre les civils et l'opposition modérée pour permettre d'engager une transition politique.
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Différents rapports soulignent une offensive en Syrie menée à la fois par la Russie, la Syrie et l'Iran. Téhéran multiplie en effet ses efforts pour retrouver un rôle majeur dans la région. Pour la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, une transition politique en Syrie est d'ailleurs impossible sans la Russie et l'Iran. " Nous devons impliquer les acteurs qui ont une influence, une influence directe ", insiste-t-elle. Pour en savoir plus sur l'implication iranienne nous avons interrogé le ministre adjoint des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Euronews: " Avez-vous des hommes sur le terrain? " Hossein Amir-Abdollahian : " Nous n'avons pas envoyé de forces de combat en Syrie. A la demande du gouvernement syrien, nous avons envoyé un certain nombre de consultants militaires, expérimentés en matière de lutte contre le terrorisme. " Euronews: " Et des armes? " Hossein Amir-Abdollahian : " Ce qui arrive en Syrie et tout ce que nous faisons c'est d'affaiblir les groupes terroristes. " Euronews : " Lors de leur réunion, les ministres des Affaires étrangères de l'Union ont dit qu'il n'y avait pas d'avenir pour la Syrie avec Bachar el-Assad. Quelle place attribuez-vous au dirigeant syrien dans vos négociations avec Federica Mogherini? " Hossein Amir-Abdollahian : " Nous avons parlé de points très importants avec Mme Mogherini, y compris l'urgence de lutter contre le terrorisme, mais je dirai que la décision de maintenir ou non Bachar el-Assad appartient au peuple syrien. Si les groupes rebelles veulent participer à l'avenir politique de la Syrie, ils doivent tout d'abord affirmer clairement leur position vis à vis des autres groupes terroristes. Ensuite ils doivent rejoindre le processus politique. " Euronews : " Comment décrire votre coopération actuelle avec la Russie et comment voyez-vous vos relations avec la Russie pour l'avenir de la Syrie? " Hossein Amir-Abdollahian : " Ce n'est pas l'intention de la Russie de cibler seulement les groupes qui combattent Bachar el-Assad, et nous sommes d'accord. Nous soutenons la décision de Vladimir Poutine d'affaiblir les terroristes en Syrie.' Euronews : " Comment ? " Hossein Amir-Abdollahian : " Nos consultants militaires aident l'armée syrienne et les autorités et si cela est demandé, nous aidons les autorités russes. "
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne demandent à la Russie de mettre un terme à ses attaques sur le territoire syrien. Les 28 affichent ainsi leur unité. Pour l'Europe ces attaques risquent surtout de prolonger le conflit et d'aggraver la situation humanitaire. Les combats ont entraîné le déplacement de plus de 7 millions et demi de personnes en Syrie. Mais pour la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, Moscou peut jouer un rôle. Les autorités russes peuvent faire pression sur leur allié syrien pour entamer un processus politique. Un processus dans lequel l'Union se dit prête à mettre tout son poids. Les 28 sont en revanche plus évasif sur le sort et le rôle du président syrien pour sortir de cette crise. L'Union estime toute paix impossible sous la direction actuelle en Syrie. Les ministres refusent aussi de collaborer avec Bachar el-Assad pour lutter contre le groupe État islamique.
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Les ministres européens des Affaires étrangères accusés d'immobilisme face à la Russie. La nouvelle Commission européenne, soucieuse de faire ses preuves, annonce plus de transparence dans ses rapports avec les lobbies. Et le Parlement européen est divisé sur l'initiative d'une motion de censure contre la Commission Juncker. Tout cela nous en parlons dans cette édition d'Europe weekly, avant une semaine chargée en événements majeurs avec la visite du pape François au Parlement européen et la remise du Prix Sakharov au gynécologue congolais Denis Mukwege.
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Voici le ticket gagnant de l'Union européenne! Lors du sommet européen à Bruxelles, les 28 sont tombés d'accord. L'italienne Federica Mogherini prend la tête de la diplomatie européenne. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s'installe à la présidence du Conseil européen. Critiqué pour son niveau d'anglais, il a joué franc jeu. 'Rien n'est trop bon pour l'Europe et c'est valable pour mon niveau d'anglais', a déclaré Donald Tusk. 'Je vais l'améliorer et je serai fin prêt pour décembre, ne vous inquiétez pas!' Federica Mogherini était raillée pour son manque d'expérience. Lors d'une conférence de presse, elle a balayé ces critiques démontré sa maîtrise du dossier ukrainien. 'On sait tous que la voie militaire n'est pas une solution, en premier lieu pour le bien des ukrainiens', a affirmé Federica Mogherini. 'Et même si on travaille à de nouvelles sanctions, on doit garder la voie diplomatique ouverte. C'est notre travail de jouer sur ces deux outils.' Donald Tusk devient aussi le président des sommets de la zone euro. 'Discipline et croissance sont compatibles', a-t-il déclaré. Un discours de compromis qui cadre bien avec sa nouvelle fonction. 'En choisissant le tandem Mogherini-Tusk, les dirigeants européens ont réuni d'un côté la diplomatie du Sud et de l'Est de l'Europe, et de l'autre l'espoir d'une nouvelle génération ainsi que l'expérience politique', analyse notre correspondante à Bruxelles, Margherita Sforza. 'C'est un signal fort alors que l'Europe doit faire face à la crise ukrainienne à l'Est et à la violence au Moyen-Orient dans le Sud'.
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Les dirigeants européens ont chargé la Commission européenne de proposer de nouvelles sanctions contre la Russie, à cause de son intervention en Ukraine. Herman Von Rompuy a rappelé que les sanctions de niveau trois adoptées fin juillet produisent un effet visible sur l'économie russe. 'Le Conseil européen a dit qu'il se tenait prêt à prendre de nouvelles mesures significatives au vu de l'évolution de la situation sur le terrain. Cela nécessite que la Commission mène de façon urgente des travaux préparatoires et qu'elle présente des propositions à examiner d'ici une semaine' a déclaré Herman Van Rompuy. Il en fallait peut-être plus pour satisfaire le président ukrainien Petro Porochenko qui attendait une riposte européenne à l'entrée de troupes russes dans l'Est de l'Ukraine : 'Je crois que nous sommes tous près du point de non-retour. Le point de non-retour, c'est la guerre totale, qui se déroule déjà sur le territoire contrôlé par les séparatistes - où combattent des troupes régulières russes à la place des séparatistes' a-t-il déclaré. Le président du Conseil a reconnu que les sanctions créaient des tensions entre les états membres, mais que c'était 'le prix à payer'.
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Ce sommet devait être dédié aux nominations aux plus hauts postes européens. Mais le conflit entre la Russie et l'Ukraine s'est invité au menu des discussions. Le président ukrainien Petro Porochenko a été invité à s'exprimer devant les 28 à Bruxelles et la situation est prise très au sérieux. A son arrivée au sommet, le président français, François Hollande s'est montré ferme: 'Ce qui se passe en Ukraine est tellement grave que le Conseil européen sera obligé de réagir en augmentant le niveau des sanctions si les choses devaient en rester là, c'est-à-dire avec la présence avérée d'armes venant de Russie.' L'Ukraine réclame de nouvelles sanctions contre la Russie et un soutien militaire d'envergure. Une demande principalement soutenue par les pays de l'Est. A son arrivée, la présidente lithuanienne, Dalia Grybauskaité, a tenu un langage martial. 'La Russie est en guerre contre l'Europe. Il faut y faire face, nous ne pouvons plus nous dérober. Et on doit soutenir militairement l'Ukraine et y envoyer du matériel militaire'. D'après nos informations, les 28 devraient se contenter de condamner l'attitude de la Russie et de charger la Commission de proposer de nouvelles sanctions contre. Par ailleurs l'embrassade chaleureuse entre les premiers ministres polonais (Donald Tusk) et danois (Helle Thorning-Schmidt) laissait penser qu'un accord serait acquis pour la présidence du conseil. 'La situation en Ukraine pourrait accélérer les nominations aux plus hauts postes européens par les 28 chefs d'Etats et de gouvernement', analyse notre correspondante au sommet, Margherita Sforza. 'Les favoris sont l'italienne Federica Mogherini pour le poste de Haute représentante à la politique étrangère de l'Union alors que le Premier ministre polonais Donald Tusk est en tête pour la présidence du Conseil européen. Mais on n'est jamais à l'abris d'un coup de théâtre. Un outsider pourrait encore émerger.'
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne sont à Bruxelles aujourd'hui pour, entre autres, discuter des derniers développements dans le conflit ukrainien. Mais plusieurs voix se sont élevées au sein des 28 pour dire que la riposte russe aux sanctions européennes leur fait beaucoup de mal. Surtout que Moscou s'est attaqué au secteur agroalimentaire, en suspendant ses importations. Un problème largement évoqué hier lors de la rencontre des ministres de l'Agriculture de l'UE. Ainsi, le Premier ministre hongrois Victor Orban ne décolère pas : 'Je suis d'accord avec le Premier ministre slovaque monsieur Fico sur le fait que les sanctions européennes et les contre-sanctions russes nous font plus de mal qu'à eux. En langage politique, nous nous sommes tirés une balle dans le pied.' Victor Orban et Robert Fico espèrent pouvoir rapidement convaincre Bruxelles de réviser sa politique de sanctions. Les deux hommes ont déjà le soutien des Tchèques. Un conseil exceptionnel des ministres de l'Agriculture aura lieu début septembre. Victor Orban préférerait la tenue d'un vrai sommet européen.
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Bruxelles a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi qu'elle imposait un gel des avoirs à un certain nombre de hauts responsables russes. En premier lieu, Alexandre Bortnikov, le chef du FSB. Mikhaïl Fradkov, chef des services de renseignements extérieurs russes est également visé. Au total, 15 personnalités russes ou ukrainiennes et 18 entreprises et autres organisations sont citées dans la liste des cibles des dernières sanctions européennes en date. Les suites du crash de l'avion malaisien abattu par un missile en zone rebelle avec 298 personnes à bord ont encore durci les relations entre Kiev et Moscou et entre Moscou et Bruxelles. Pour le Premier ministre néerlandais Mark Rutte : 'il y a de fortes indications que les Russes continuent à armer les rebelles. L'une des questions est de savoir comment la Russie peut éviter les sanctions. C'est très simple, elle doit prendre des distances avec les séparatistes et cesser de les armer.' Alors que l'enquête sur la catastrophe piétine, le gouvernement hollandais a envoyé 23 enquêteurs et 40 policiers non armés sur le site de la tragédie. Et c'est dans ce contexte tendu que la Commission européenne a annoncé que les Vingt-Huit étaient prêts à prendre dès la semaine prochaine des sanctions économiques contre Moscou pour son implication dans la crise en Ukraine.
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Voici à peu près tout ce qu'il reste du boeing MH17: des débris et les effets personnels des quelques 300 passagers abattus par un missile sol-air. Selon Pavlo Klimkin, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, ce crash a modifié l'attitude de l'Union européenne face à la Russie. C'est ce qu'il a déclaré en exclusivité à Euronews à la suite d'une réunion ministérielle sur le partenariat oriental. 'La situation politique a changé, les perceptions ont changé. Ils ont franchi le Rubicon. Désormais, l'Union européenne parle d'une seule voix et tient le même discours. L'Europe parle de pressions politiques cohérentes et de sanctions.' A Bruxelles, le ministre ukrainien est venu demander de classer les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk comme organisations terroristes. S'il obtient satisfaction, il devriendra difficile pour quiconque de reconnaître l'indépendance de ces territoires. 'Ce qui est en train de se produire, ce qui est arrivé, c'était clairement un acte terroriste', affirme Pavlo Klimkin, 'Un geste qui sort du champs de la politique et de la morale'. L'Union européenne étudie la demande. De son côté, la Commission proposera bientôt des sanctions ciblées dans plusieurs secteurs stratégiques de l'économie russe.
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Voici à peu près tout ce qu'il reste du boeing MH17: des débris et les effets personnels des quelques 300 passagers abattus par un missile sol-air. Selon Pavlo Klimkin, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, ce crash a modifié l'attitude de l'Union européenne face à la Russie. C'est ce qu'il a déclaré en exclusivité à Euronews à la suite d'une réunion ministérielle sur le partenariat oriental. 'La situation politique a changé, les perceptions ont changé. Ils ont franchi le Rubicon. Désormais, l'Union européenne parle d'une seule voix et tient le même discours. L'Europe parle de pressions politiques cohérentes et de sanctions.' A Bruxelles, le ministre ukrainien est venu demander de classer les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk comme organisations terroristes. S'il obtient satisfaction, il devriendra difficile pour quiconque de reconnaître l'indépendance de ces territoires. 'Ce qui est en train de se produire, ce qui est arrivé, c'était clairement un acte terroriste', affirme Pavlo Klimkin, 'Un geste qui sort du champs de la politique et de la morale'. L'Union européenne étudie la demande. De son côté, la Commission proposera bientôt des sanctions ciblées dans plusieurs secteurs stratégiques de l'économie russe.
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Première réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne depuis le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines. Les 28 doivent déterminer la position à adopter face à la Russie. Ils accusent Moscou de soutenir les rebels séparatistes en Ukraine. Ils soupçonnent aussi les Russes de fournir du matériel militaire comme celui utilisé pour abattre l'avion de la Malaysia airlines. 'On ne peut plus faire du 'business as usual'!', a déclaré le ministre des Affaires étrangères néerlandaism Frans Timmermans, à son arrivée au Conseil. 'Il n'est plus seulement question d'économie et de commerce. Il s'agit de sécurité et de la position géostratégique de l'Europe. Et il s'agit aussi de justice pour les quelques 200 passagers néerlandais tués de manière cruelle'. Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie européenne, a annoncé que la réunion ne déboucherait pas sur de nouvelles sanctions. Par ailleurs, certains ministres réclamaient de frapper des secteurs stratégiques de l'économie russe. Mais ce type de mesures plus larges, la fameuse phase 3 sur l'échelle des sanctions, n'est pas de leur compétence. 'Ce sera aux dirigeants européens de décider s'ils imposent de nouvelles sanctions à la Russie', explique notre correspondant à Bruxelles, James Franey. 'Mais à moins d'un sommet extraordinaire, ils ne devraient plus se rencontrer avant le 30 août. Il faudra obtenir un consensus des 28 ce qui ne sera pas simple car la France semble déterminée à poursuivre la vente de deux navires Mistral à Moscou'.
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Le ministre allemand des Affaires étrangères a appelé ce matin à un durcissement des sanctions contre la Russie, avant une réunion à Bruxelles des chefs de la diplomatie de l'Union européenne sur fond notamment de crise ukrainienne. Selon des sources, les ministres ne devraient pas aller au-delà du durcissement déjà prévu lors du sommet du 16 juillet. 'Nous invitons la Russie à apporter sa contribution et à s'assurer que les séparatistes s'engagent vraiment vis-à-vis des observateurs qui essayent d'enquêter sur les lieux en ce moment', a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Par ailleurs, la décision de Paris de poursuivre ses livraisons de porte-hélicoptères Mistral à la Russie, fait grincer des dents, notamment en Grande-Bretagne. Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé l'UE à adopter des sanctions économiques d'envergure contre la Russie et à cesser toute vente d'armes à ce pays. Avec AFP et Reuters
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C'est la énième mise en garde de l'Union européenne à la Russie. Réunis à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères ont appelé Moscou a accepter la main tendue de l'Ukraine, faute de quoi, répètent-ils, des sanctions économiques seront prises. ' D'ici vendredi, nous verrons comment la Russie répond au plan de paix proposé, comment les réunions des prochains jours se déroulent, mais la Russie ne doit pas douter, le président Poutine ne doit pas douter que l'Union européenne est prête à prendre ces mesures ', a affirmé le Britannique William Hague à son arrivée pour la réunion. Jusqu'ici, les Européens s'en sont tenus aux sanctions ciblées. Elle visent 61 personnalités russes ou pro-russes et deux sociétés basées en Crimée. ' Du côté russe, même si le cessez-le-feu ukrainien a été bien accueilli, on continue de mener une guerre de propagande à plein régime, regrette le ministre suédois Carl Bildt. Et il n'y a aucun signe de fermeture de la frontière. Je ne sais pas si les citoyens russes sont normalement équipés de chars T64, mais des T64 traversent la frontière et ils ne devraient pas passer inaperçus au contrôle. ' Le plan de paix, qui inclut la création d'une zone tampon le long de la frontière, promet l'amnistie aux séparatistes qui rendraient les armes. Les appels de Moscou à accepter le plan de paix du gouvernement ukrainien semblent plutôt relever du voeu pieux. Le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov a déjà qualifié ce plan d'ultimatum. Il veut qu'il y ait des négociations avec les séparatistes, ce que le président ukrainien, Petro Porochenko, exclut catégoriquement.
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Le tout premier débat présidentiel européen télévisé a eu lieu entre quatre des cinq candidats à la présidence de la Commission européenne. À moins de quatre semaines des élections...
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