Vidéos à la une
Ces images bientôt feront peut-être bientôt définitivement partie du passé... L'ETA a annoncé avoir l'intention de se désarmer d'ici au 8 avril et devrait pour cela transmettre rapidement les coordonnées de ses caches d'armes. Un membre de Bizi, une organisation basque, a en effet déclaré au Monde que l'ETA l'avait chargé d'organiser le désarmement. L'information est prise au sérieux par les autorités basques. Iñigo Urkullu est le chef du gouvernement basque : 'Le gouvernement basque accorde une crédibilité à la possibilité d'un désarmement final à court terme. Il demande (...) aux gouvernements espagnol et français de fournir des voies de communication directes', afin 'd'atteindre cet objectif à l'importance historique pour notre société'. 'Nous parlons d'une organisation terroriste, voyons ce qu'ils vont faire et ensuite nous agirons, a réagi prudemment Íñigo Méndez de Vigo, le porte-parole du gouvernement espagnol. Mais j'insiste, notre message est le même depuis 2011 : la seule chance qu'ils ont est de désarmer et de se dissoudre'. Plusieurs centaines de personnes et de nombreux élus participeraient au désarmement d'ETA ce 8 avrilhttps://t.co/PVEVTOLUP0MediabaskInfo pic.twitter.com/RYLQPWUJeo- Euskaria (EuskariaEH) March 17, 2017 L'ETA avait annoncé en octobre 2011 renoncer définitivement à la violence. Après plus de quarante ans de violence au nom de sa lutte pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre. Plusieurs caches d'armes ont été découvertes ces derniers mois et des arrestations ont encore eu lieu en décembre. 350 de ses membres sont toujours détenus en France et en Espagne.
Vidéos à la une
En Espagne, pour la première fois depuis huit mois, Mariano Rajoy va tenter d'obtenir l'investiture de son gouvernement. A part les conservateurs, aucun parti n'a cependant accepté de lui apporter son soutien. Après les précédentes législatives de décembre avaient suivi 200 jours de blocage, sans que les partis ne parviennent à se mettre d'accord sur un gouvernement de coalition, ce qui a entraîné de nouvelles législatives au mois de juin.
Vidéos à la une
L'impasse politique se poursuit en Espagne. Plus de 15 jours après les législatives remportées par son parti, Mariano Rajoy semble bien seul pour former un gouvernement. Le Parti socialiste refuse toujours de lui apporter son soutien. A ce stade, le Premier sortant ne peut compter que sur l'appui des conservateurs, soit 137 élus sur 350.
Vidéos à la une
L'impasse politique va perdurer en Espagne. Le chef du parti socialiste a redit qu'il était opposé à un gouvernement de coalition emmené par Mariano Rajoy, Premier ministre conservateur. Depuis les élections de décembre, aucun nouveau cabinet n'a pu être formé. Pedro Sanchez, dirigeant du PSOE : 'Les Espagnols nous ont placés dans l'alternative, et l'alternative au Parti Populaire, ça ne peut pas être le Parti Populaire. C'est simple, il doit chercher d'autres alliés. Nous nous engageons à unir les représentants du peuple pour apporter le réel changement de politique dont l'Espagne a besoin de la part de l'opposition parlementaire'. Fin juin, de nouvelles élections ont eu lieu, renforçant un peu le Parti Populaire. Mariano Rajoy continue donc de diriger l'Espagne, mais sans pouvoir engager ni réforme ni dépense. Ciudadanos, les Libéraux, et Podemos, la gauche radicale aimeraient eux aussi tirer leur épingle du jeu. Une nouvelle tentative de formation d'un gouvernement devrait avoir lieu en juillet. Si elle échoue, de nouvelles élections pourront être convoquées dans les deux mois...
Vidéos à la une
En Espagne, les derniers meetings de campagne ont été tenus ce vendredi, à J-3 des législatives de dimanche, convoquées par le roi Felipe VI afin de sortir le pays de l'impasse politique, six mois seulement après le dernier scrutin. Au lendemain du vote sur le Brexit au Royaume-Uni, le chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy a posé sa formation, le Parti populaire (PP) - favori dans les sondages - en garant de la stabilité, face à la gauche anti-austérité incarnée par Podemos. Pablo Iglesias, le leader de la coalition Unidos-Podemos, a lui-aussi fait référence au choix des Britanniques: considérant que 'l'Europe des coupes claires en matière sociale, l'Europe qui humilie les réfugiés et ne respecte pas les droits de l'Homme ne sert à rien et ne séduit pas'.. Sa formation talonne le PP dans les enquêtes d'opinion, et pour la première fois elle pourrait battre le parti de la gauche traditionnelle, le PSOE, qui a choisit Séville pour organiser son dernier rassemblement. Le leader du PSOE Pedro Sanchez pourrait jouer un rôle crucial en vue d'une coalition de gouvernement, pour épargner un troisième vote aux Espagnols. Albert Rivera, leader du parti libéral Ciudadanos (C's), allié naturel du PP et quatrième des intentions de vote, a réaffirmé son hostilité à Mariano Rajoy, suite aux récents scandales de corruption qui ont visé le camp du Premier Ministre.
Vidéos à la une
Le chômage aura été un des principaux enjeux de la campagne électorale espagnole pour les législatives du 26 juin. Les conservateurs sortants se targuent de l'avoir fait baisser à 20,1% sous les 4 millions de chômeurs, en favorisant la création de 500.000 emplois par an. Leurs adversaires avancent diverses solutions pour faire mieux. Mais elles pourraient se heurter aux exigences budgétaires. 'Le nouveau gouvernement aura beaucoup de problèmes à régler,' explique Pablo Simon, de sciences politiques à l'université Carlos III. 'Certes, l'économie est en croissance, mais elle reste confrontée à de nombreux défis. Le taux de chômage reste supérieur à 20%. Et il nous faudra encore tailler dans le budget sous la pression de l'Union européenne.' Ciudadanos, l'opposition libérale, propose un contrat de travail unique.Les gauches, parti socialiste et Podemos, veulent annuler la réforme du travail controversée de 2012 qui a facilité les licenciements sans indemnité. La cause, selon eux, de la précarisation exacerbée de l'emploi dans tous les secteurs d'activité. 90% des contrats signés cette année temporaires et la classe moyenne voit ses salaires baisser.
Vidéos à la une
Le parti anti-austérité Podemos de Pablo Iglesias risque fort dimanche de dépasser le vieux parti socialiste espagnol du PSOE. Le jeune leader de 37 ans, que les électeurs surnomment 'queue de cheval' (el coletas), s'est allié aux anciens communistes et les sondages donnent son parti en deuxième place des élections législatives de dimanche. 'Nous sommes à deux doigts de passer devant le Parti populaire aux élections' dit il. 'Et ils sont très inquiets de ce que cela implique.' Comme aux dernières élections de décembre, le parti populaire est emmené par le Premier ministre sortant Mariano Rajoy. Cette fois encore le PP devrait sortir en première place et sans majorité absolue. À quelques jours du scrutin, Mariano Rojoy regrette que les socialistes excluent par principe de gouverner avec le PP. 'Le refus de négocier est la preuve de la faiblesse de celui qui n'ose parler et trouver un accord celui qui lui fait face et qui est différent' critique Mariano Rojoy. À la tête du parti socialiste, Pedro Sanchez non seulement refuse une alliance de gouvernement avec le PP mais ne veut pas non plus soutenir Podemos à qui il reproche d'avoir promis aux Catalans un referedum d'autodétermination. Et de leur côté, les libéraux de Ciudadanos se voient déjà faiseurs de roi et le leader du parti, Albert Rivera, n'exclut pas une alliance avec les uns où les autres, faisant valoir que son parti en a déjà l'expérience au niveau local. C'est faute d'un accord pour former une majorité à l'issue des législatives du 15 décembre dernier que les élections ont lieu ce dimanche. En six mois, le rapport de force a changé et, pour la première fois depuis la mort de Franco, les socialistes espagnols pourraient être relégué à la troisième place de l'échiquier politique du pays.
Vidéos à la une
Alors qu'en France le mouvement des Nuit Debout paraît s'essoufler, dimanche à Madrid, par milliers, les Indignés espagnols sont redescendus dans la rue. Inspirateurs des Nuit Debout, ils ont célébré l'anniversaire il y a cinq ans de leur mouvement. Une vague de contestation citoyenne sans précédent contre la classe politique espagnole accusée de corruption et d'avoir ruiné le pays. Nuit debout ne fait plus rêver https://t.co/g4wQZZNfxU- Alexis Dussol (@DussolAlexis) 16 mai 2016 Cinq ans plus tard, les Indignés sont désormais aux portes du pouvoir en Espagne au détriment des grands partis traditionnels à qui ils ont grignoté des millions de voix. Au point d'en paralyser le pays. Le 26 juin les Espagnols vont devoir retourner aux urnes pour tenter de dégager une majorité stable. Avec AFP et Reuters
Vidéos à la une
Le roi Felipe VI a officiellement dissout le Parlement espagnol et convoqué de nouvelles élections législatives pour le 26 juin prochain. Après le scrutin du 20 décembre dernier, les diffférentes formations politiques n'ont pas réussi à s'entendre pour former un gouvernement. 'C'est la première fois qu'en démocratie, nous n'avons pas su remplir le mandat que les citoyens nous ont confié en parvenant à un accord pour une majorité suffisante pour former un gouvernement', a déploré le président du Congrès espagnol, Patxi Lopez. 'J'espère que nous tirerons les leçons de ces quatre derniers mois', a t-il conclu. Bien qu'arrivé en tête des élections, le Parti Populaire du Premier ministre sortant Mariano Rajoy a essuyé un cuisant revers dans les urnes. En seconde position, les socialistes n'ont pas réussi à nouer d'alliance pour accéder au pouvoir. Les deux grands partis traditionnels ont été fortement ébranlés par deux nouveaux venus. D'une part Podemos, un parti de la gauche radicale, et d'autre part, au centre, par la formation libérale Ciudadanos. Jusqu'à présent les sondages prédisent pour juin un résultat équivalent aux élections de décembre. Les futurs nouveaux députés doivent se réunir le 19 juillet prochain. Débutera alors une nouvelle période de consultations avec une issue incertaine.
Vidéos à la une
Après des mois de négociations vaines, les partis espagnols vont repartir en campagne électorale. Ils avaient jusqu'au 2 mai pour trouver un coalition viable après les législatives de décembre dernier. Le Parti populaire du chef du gouvernement sortant s'est trouvé isolé, son image ternie par des affaires de corruption. 'Ce qui s'est passé ces quatre derniers mois ne doit pas se répéter' a prévenu Mariano Rajoy, 'les vétos sont mauvais pour la démocratie et on a mis un véto sur notre parti. Donc j'espère que chacun essaiera d'agir désormais avec un peu de bon sens'. Les conservateurs étaient arrivés en tête du scrutin devant les socialistes de Pedro Sanchez. Mais deux nouvelles formations sont venues jouer les trouble-fêtes. A gauche, Podemos, une des émanations politiques du mouvement des Indignés, emmenée par Pablo Iglesias, un parti prêt à s'allier aux anciens communistes d'Izquierda Unida; d'autre part, au centre, le parti libéral, Ciudadanos dirigé par Albert Rivera. Mais ni l'un, ni l'autre ne sont parvenus à s'entendre avec les partis traditionnels et notamment les socialistes. Toutes les cartes vont donc être rebattues. Et l'issue de ce nouveau scrutin, prévu le 26 juin, s'annonce bien incertaine. Le parti populaire espère, malgré son isolement, pouvoir tirer profit des divisions de l'électorat de gauche.
Vidéos à la une
L'Espagne est condamnée à de nouvelles élections. Aucun des leaders des quatre principaux partis n'est en mesure de former un gouvernement . Les nouveaux entretiens entre les dirigeants politiques et le roi n'ont pas abouti: aucun candidat ne dispose d'appuis suffisants pour obtenir la confiance de la chambre des députés. Les élections du 20 décembre dernier ont débouché sur un Parlement tellement fragmenté qu'aucune majorité n'a pu émerger. Le bipartisme PP/PSOE, conservateurs -socialistes a volé en éclat avec l'arrivée de deux nouveaux partis, Podemos et Ciudadanos, rendant très difficile l'investiture d'un candidat au poste de chef du gouvernement. Mariano Rajoy, vainqueur des législatives, n'a même pas présenté sa candidature, fait inédit dans l'histoire récente du parlement espagnol. Et quand le roi charge le leader socialiste Pedro Sánchez, de le faire, il n'a pas eu les soutiens suffisants. Le PP et Podemos le bloquent aux deux séances d'investiture. Seuls les députés de Ciudadanos, le nouveau parti libéral, le soutiennent. Au préalable Sánchez et Rivera avaient signé un pacte de 200 mesures auquel Podemos, troisième force au Parlement, n'a pas voulu se joindre. Depuis quatre mois, le pays est dirigé par un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes. Les Espagnols font preuve de patience en espérant un accord de dernière minute entre les partis pour éviter un nouveau scrutin. Pour Enrique Serbeto, journaliste au quotidien ABC, c'est le constat d'un échec dont les conséquences sont imprévisibles : 'Les citoyens ont raison d'être préoccupés, inquiets et en colère contre la situation, parce qu'ils ont fait ce qu'ils avaient à faire, c'est-à-dire voter. Ce qui n'a pas fonctionné, c'est le reste. C'est un échec pour les partis et le système politique lui-même. Nous allons voir comment va réagir l'électorat. La seule certitude, c'est qu'il y aura une plus faible participation.' Nul ne peut prédire si le prochain Parlement aura une composition substantiellement différente à celle issue des législatives de décembre 2015 et qui aura bloqué politiquement l'Espagne pendant six mois.
Vidéos à la une
Son nom apparaissait parmi tant d'autres dans les 'Panama Papers'. Le ministre espagnol de l'Industrie Jose Manuel Soria a annoncé sa démission, après les révélations des médias concernant l'existence de sociétés offshore, auxquelles il aurait été lié. Sur un document, publié par El Mundo, on y voit sa signature. La preuve pour le quotidien que le ministre était l'administrateur, jusqu'en 2002, d'une société offshore basée sur l'île britannique de Jersey, alors qu'il était maire de Las Palmas. De précédentes révélations indiquaient qu'il avait été brièvement l'administrateur d'une entité identique Bahamas dans les années 1990. Allégations qu'il avait niées en bloc devant le Congrès. Sous pression, Jose Manuel Soria a donc annoncé son retrait de la vie politique, compte tenu, dit-il, du 'tort évident que cette situation cause au gouvernement et au Parti populaire', dans un contexte politique délicat.
Vidéos à la une
C'est une institution en Espagne : et pourtant, voilà la sieste menacée de disparition, sacrifiée sur l'autel de la raison économique. Le conservateur Mariano Rajoy, chef du gouvernement en exercice a lancé sa croisade anti-sieste le week-end dernier à Séville, lors d'une conférence de son Parti populaire. 'La rationalisation des heures de travail dans les entreprises et les institutions espagnoles est primordiale,' a-t-il martelé. 'Nous trouverons un consensus pour que la journée de travail se termine à 18h tous les jours.' Il prône aussi le retour à l'heure de Greenwich, pour s'aligner sur Lisbonne et Londres. C'est à Franco que l'Espagne doit d'être passé à l'heure allemande en 1942, par solidarité avec le régime hitlérien. Les Espagnols travaillent 40 heures par semaine, mais font une pause de deux à trois heures en milieu de journée. Ils reprennent le travail à 17 heures, quand les bureaux ferment dans les autres pays d' Europe.
Vidéos à la une
L'Espagne n'a toujours pas de gouvernement. Le Parlement a refusé mercredi d'investir le socialiste Pedro Sanchez comme Premier ministre. Après neuf heures de débats, le secrétaire général du PSOE, obtient 130 voix grâce aux députés socialistes et centristes de Ciudadanos. Mais comme prévu, la droite, la gauche radicale et les indépendantistes lui ont barré la route avec 219 voix contre. Los 130 votos a favor de PSOE y C's se topan con un muro de más de 200 votos en contra https://t.co/eZ5sgDOFOf pic.twitter.com/P2zBS5clwa- RTVE (@rtve) 2 mars 2016 Resumen de la jornada de hoy en el debate de investidura. #SesiónDeInvestidurahttps://t.co/0xmpimLTcq- PSOE (@PSOE) 2 mars 2016 Le Premier ministre sortant Mariano Rajoy qualifie sa démarche de 'fraude' : 'Je prends la parole pour annoncer au nom du Parti populaire, nous avons voté contre la candidature de M. Sanchez (...) vous n'avez pas bougé le petit doigt pour former un gouvernement et vous pensez probablement qu'aujourd'hui quelqu'un va vous le donner comme un cadeau.' Rajoy a Pedro Sánchez: Usted no le interesa a España #SánchezesunBluf https://t.co/SXjSiZbQF1- Partido Popular (@PPopular) 2 mars 2016 Somos el Grupo Parlamentario con mayor respaldo de los españoles, les representamos con orgullo. iGracias! pic.twitter.com/EBckEYRJGv- Mariano Rajoy Brey (@marianorajoy) 2 mars 2016 Et Pedro Sanchez lui a répondu : 'Monsieur. Rajoy, vous auriez dû être à ma place aujourd'hui si vous aviez eu le courage, le courage politique. Vous auriez dû être ici à cette tribune pour parler et non pas assis là, à écouter.' Pedro Sanchez appelle au changement après quatre ans de politiques d'austérité de la droite. Mais sans l'appui de Podemos, il n'a aucune chance d'obtenir la confiance du Parlement. 'Aujourd'hui, encore une fois, je vous tends la main M. Sanchez lui dit Pablo Iglesias, pour vous demander, de négocier avec nous. Pour la fraternité et l'intérêt du peuple espagnol, négociez avec nous pour un programme et un gouvernement d'un réel changement.' Ya he ejercido mi voto en la #SesiónDeInvestidura #NacimosParaElCambio pic.twitter.com/eS8MVuTae0- Pablo Iglesias (@Pablo_Iglesias_) 2 mars 2016 Après cet échec, Pedro Sanchez a droit à une seconde chance. Il soumettra uen nouvelle fois sa candidature au Parlement vendredi soir.
Vidéos à la une
Une sortie de prison sous les acclamations pour Arnaldo Otegi. Après six ans et demi passés sous les verrous, cet ancien membre actif de l'ETA plaide pour la consolidation de la paix au Pays basque. Il a été l'un des premiers à réclamer l'abandon de la lutte armée. Instigateur du processus de paix, le chef nationaliste basque ArnaldoOtegi libéré après 6 ans de prison #FreeOtegi pic.twitter.com/4Y5fx9HuP9- Antton Rouget (AnttonRouget) 1 mars 2016 Beaucoup de personnes devant la prison de Logroño pour attendre la sortie d'ArnaldoOtegi #FreeOtegi info7irratia pic.twitter.com/AN38tQoClz- Mediabask INFO (@MediabaskInfo) 1 mars 2016 Devenu une icône de la gauche indépendantiste, il se verrait bien devenir le prochain président régional et promet de défendre le droit à l'autodétermination du Pays basque espagnol. 'Toutes ces caméras présentes ici signifient qu'il y a toujours des prisonniers politiques en Espagne a-t-il déclaré à sa sortie de prison à Logroño. Il y a six ans et demi, ils nous ont incarcérés pour avoir fait le pari de la paix et je veux vous féliciter tous pour avoir maintenu ce pari, en dépit de toutes les provocations. La paix est bien la voie à suivre jusqu'au bout et c'est ce que je me propose de faire avec vous tous.' En 2006, Arnaldo Otegi est l'un des acteurs-clé du dialogue avorté avec le gouvernement espagnol. Il est pourtant arrêté et condamné en 2011 pour avoir tenté de reconstruire la direction clandestine de Batasuna, la branche politique de l'ETA. L'organisation indépendantiste basque est accusée d'avoir tué au total au moins 829 personnes en quatre décennies. L'ETA n'a plus perpétré d'attentat meurtrier depuis 2010 et a officiellement annoncé la fin de son action armée en octobre 2011. avec AFP
Vidéos à la une
Le socialiste Pedro Sanchez s'est vu confier mardi par le roi Felipe VI la tâche épineuse de tenter de former un gouvernement en Espagne, après plus d'un mois de blocage politique. 'Je suis conscient de l'immense honneur que suppose le fait d'être chargé de cette tâche et les difficultés qu'elle entraîne', a déclaré mardi soir Pedro Sanchez, désigné après l'échec de son rival de droite, le sortant Mariano Rajoy, qui n'a pas obtenu les soutiens nécessaires. Se donnant environ un mois, jusqu'à début mars, M. Sanchez, un professeur d'économie de 43 ans, a assuré qu'il dialoguerait avec 'toutes les forces politiques'. Il a cependant annoncé dès le départ qu'il n'était pas disposé à s'allier à la droite au pouvoir depuis fin 2011, très impopulaire pour ses mesures d'austérité. Lors des élections législatives du 20 décembre, le Parti socialiste n'est arrivé que deuxième avec 22% des suffrages et 90 sièges derrière les conservateurs du Parti populaire (28,7% et 119 sièges), dans un paysage politique très fragmenté. Aux partis traditionnels se sont en effet ajoutées deux nouvelles formations, Podemos (gauche radicale, 65 élus avec ses alliés) et Ciudadanos (centre libéral, 40 députés), ayant en commun la dénonciation de la corruption de l'establishment. Leur émergence a mis fin à un bipartisme en vigueur depuis plus de 30 ans, qui permettait la formation aisée de majorités parlementaires. Du coup, depuis le scrutin, la situation était bloquée: les conservateurs emmenés par Mariano Rajoy, à l'image très ternie par la corruption, n'avaient aucune chance d'obtenir l'investiture de la Chambre basse où la route leur était barrée à la fois par les socialistes, Podemos et Ciudadanos. 'Le roi a été à la hauteur', a réagi mardi soir Albert Rivera, le leader de Ciudadanos, en estimant que la désignation de M. Sanchez permettait de débloquer enfin la situation. 'Ciudadanos souhaite que dès cette semaine démarrent les négociations', a-t-il dit en souhaitant un gouvernement 'réformiste' et stable. Le plus dur reste cependant à faire, Pedro Sanchez devant trouver la formule magique pour obtenir l'investiture du Parlement, en n'ayant comme point de départ que les 90 élus de son parti sur 350. Assurant vouloir parler avec les autres formations d'abord de 'programmes' et non des portefeuilles, il a estimé qu'il faudrait prendre à bras le corps quatre priorités: le défi posé par le chômage, les inégalités, la crise indépendantiste en Catalogne et la crise de confiance des citoyens à l'égard de leurs institutions. 'La première et principale priorité que nous mettrons sur la table est celle de la création d'emplois', a-t-il dit. Le taux de chômage dépasse encore les 20%, même si la reprise est au rendez-vous avec une croissance du PIB de 3,2% en 2015. Il a aussi évoqué une réforme fiscale défendant les classes moyennes, une transition énergétique vers une économie verte et un pacte pour l'Education. Pedro Sanchez peut soit s'entendre avec sa droite (Ciudadanos) soit négocier sur sa gauche (Podemos). Ces deux partis ont en effet indiqué qu'ils ne feraient jamais partie du même gouvernement car ils sont diamétralement opposés sur les solutions à apporter à la fièvre indépendantiste qui s'est emparée de la Catalogne.L'alliance avec Podemos paraît davantage réalisable en nombre de voix, mais Pedro Sanchez devra pour ce faire surmonter l'opposition d'une partie des militants socialistes, fermement opposés à Podemos et ses alliés qui défendent un référendum d'autodétermination dans la riche région du nord-est de l'Espagne dirigée par des séparatistes. M. Sanchez a du coup annoncé samedi qu'il soumettrait tout accord à ses militants. Podemos avait proposé mi-janvier aux socialistes de former un gouvernement où son chef Pablo Iglesias aurait la vice-présidence et où serait créé un ministère consacré aux 'pays' formant l'Espagne, un 'chantage' selon certains socialistes, qui est resté sans réponse. 'Je ne comprend pas comment on peut faire attendre les Espagnols de la sorte', a déclaré Pablo Iglesias en se plaignant de l'absence de négociations. 'Les Espagnols ne veulent plus attendre', a-t-il martelé tandis que M. Sanchez a dénoncé 'l'arrogance' de Podemos, laissant entrevoir des discussions ardues.
Vidéos à la une
Les Espagnols sont toujours dans l'attente d'un gouvernement, alors que Mariano Rajoy a annoncé hier qu'il renonçait à former l'équipe dirigeante, du moins dans l'immédiat. Le Premier ministre sortant met la balle dans le camp de ses rivaux, dont le Parti socialiste (PSOE) qui a rejeté son offre d'alliance avec Ciudadanos, le parti de centre-droit. Cette nouvelle donne laisse ces électeurs perplexes : 'Personnellement, en tenant compte du fait que Rajoy s'en va, je serais favorable à une coalition modérée. Rajoy a réalisé qu'il était temps pour lui de partir. 'Je suis très content que Rajoy renonce, car il me fatigue', ajoute cet Espagnol. 'Si chaque parti défend ses propositions, je vois mal comment ils parviendront à s'entendre, car leurs idées sont assez différentes'', dit cet homme. Le pas en arrière provisoire de Mariano Rajoy ouvre la voie à une alliance des partis de gauche. Mais les socialistes ont refusé samedi de négocier, dans l'immédiat, la formation d'un gouvernement avec le parti Podemos, le parti anti-austérité, qu'ils accusen de 'chantage' pour avoir imposé d'avance ses conditions. Les socialistes ne veulent pas non plus tomber dans le piège du Premier ministre sortant. Pour le PSOE, soit Rajoy maintient sa candidature, soit il renonce définitivement.
Vidéos à la une
Il remercie le roi Felipe 6 pour sa proposition mais il renonce à tenter de former un nouveau gouvernement. Certes, il ne renonce pas de façon définitive. Le conservateur espagnol Mariano Rajoy, dont la formation politique (Parti populaire) est arrivée en tête des élections générales du 20 décembre, temporise. Il faut dire que le Parti socialiste a rejeté son offre de gouvernement à trois avec le parti libéral Ciudadanos. 'Je maintiens ma candidature à la présidence du gouvernement, mais je n'ai pas encore le soutien nécessaire pour former un gouvernement, déclare Mariano Rajoy. Et si je ne l'ai pas, c'est aussi parce que nous avons appris qu'une proposition avait émergé ce matin, qui bénéficie de davantage de soutiens, et surtout de moins d'opposition par rapport à la mienne.' 'Après vous', exprime-t-il donc en substance à l'adresse des socialistes et du parti anti-austérité Podemos, se réfèrant à l'annonce choc de ce dernier. Pour la première fois, Podemos a proposé vendredi matin de s'unir aux socialistes et à la petite formation écolo-communiste Izquierda unida. L'horizon se dégage donc pour une coalition de gauche. Reste à faire aboutir les négociations. Il faut avant toute chose 'parler de programme' a estimé le chef des socialistes Pedro Sachez, tandis que le leader de Podemos Pablo Iglesias annonçait qu'il briguait la vice-présidence du nouveau gouvernement. S'accorder sur les politiques sociales et économiques ne sera certainement pas une mince affaire. Le roi Felipe 6, mènera de nouvelles consultations mercredi en vue de désigner un nouveau candidat à a formation d'un gouvernement. Avec AFP
Vidéos à la une
En Espagne, le parlement a tenu ce mercredi sa première session. Un parlement écartelé qui espère rapidement dégager une majorité gouvernementale. Les alliances sont la seule alternative. Le parlement issu des élections législatives de décembre a siégé pour la première fois ce mercredi. Un Parlement écartelé entre quatre partis et qui espère rapidement dégager une majorité gouvernementale. Car aucune force n'a la majorité nécessaire pour gouverner et les alliances sont la seule alternative. La situation est inédite dans la vie politique espagnole depuis que l'Espagne a retrouvé la démocratie en 1978, après la dictature Franco. Autre première, le Congrès des députés s'est doté d'un président n'appartenant pas au parti vainqueur des élections, soit le Parti populaire de Mariano Rajoy. C'est en effet le socialiste Patxi Lopez qui a accédé mercredi à la présidence du Congrès à Madrid, grâce aux voix des socialistes et de Ciudadanos. Dans son discours devant les élus, Patxi Lopez a plaidé pour le 'dialogue et l'accord, éléments fondamentaux de la vie politique en démocratie', selon lui. Le Premier ministre Mariano Rajoy à, lui, proposé une grande coalition. 'Au Parti populaire, nous croyons que parvenir à un accord est très important pour former un gouvernement. Cet accord devrait être, à mon avis, un accord entre le Parti populaire - qui devrait assumer la responsabilité de gouverner, car il est le parti le plus représenté - le Parti socialiste et Ciudadanos', a-t-il dit. Désireux de trouver un consensus pour être réélu, Mariano Rajoy, a proposé que cet accord soit établi pour quatre ans et qu'il approuve les réformes dont l'Espagne a besoin. Il a aussi annoncé qu'il demanderait un vote de confiance à la fin du mois afin de rester Premier ministre même sans majorité absolue du Parti Populaire à la chambre basse. Une journée politique riche donc au Parlement espagnol que ce mercredi. Mais une image en particulier a fait le buzz, celle de la députée espagnole Carolina Bescansa, du parti de gauche Podemos allaitant son bébé dans l'hémicycle. Une attitude qui a provoqué la polémique sur les réseaux sociaux et déclenché une vague de critiques à droite.
Vidéos à la une
Il dit avoir mis au dessus de tout l'intérêt de la Catalogne. Artur Mas renonce à se représenter à la présidence du gouvernement régional. Un retrait qui va permettre la formation d'un exécutif. Après trois mois de tractations, les deux formations séparatistes ont trouvé un accord in extremis samedi. Elles avaient jusqu'à dimanche minuit pour former un gouvernement. ÚLTIMA HORA - Junts pel si y la CUP llegan un acuerdo https://t.co/Ti8aF0PYXP pic.twitter.com/UpRQmKR6DU- RTVE (@rtve) enero 9, 2016 'Je veux mettre les choses au point dit Artur Mas lors d'une conférence de presse: c'est une décision très douloureuse. Mais je me sens très tranquille. Mon candidat pour devenir le prochain président de la région est le maire de Gérone et président de l'association des maires catalans pro-indépendantistes, Carles Puigdemont.' Mas anuncia que no tendrá ningún cargo en el nuevo Govern: 'Doy un paso al lado' https://t.co/FHELFXUhSO pic.twitter.com/E9xs2CyOvD- EL MUNDO (@elmundoes) enero 9, 2016 La petite formation indépendantiste d'extrême gauche Candidature d'unité populaire (CUP) avait annoncé le 3 janvier qu'elle refusait de reconduire Artur Mas à la tête de la région. La liste Junts pel si (Ensemble pour le oui), avait remporté les élections régionales avec 62 sièges sur 135, mais avait besoin des voix d'au moins deux députés de la CUP et de l'abstention des huit autres pour une investiture. Jusqu'à présent, la coalition avait toujours refusé de proposer un autre candidat qu'Artur Mas. Membre du parti de centre-droit d'Artur Mas, Carles Puigdemont, 53 ans, est maire de la ville de Gérone, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone. Journaliste de profession, il siège depuis 2006 au parlement régional. Son investiture en tant que nouveau président devra passer ce dimanche par un vote du parlement régional. Así fue investido en 2011 Carles Puigdemont alcalde de Girona https://t.co/x432m4quvO Puede ser el nuevo president pic.twitter.com/nYPWpFvOc0- EL PAÍS (@el_pais) enero 9, 2016 Avec ses 10 sièges au parlement régional, la CUP a fait chuter Artur Mas mais elle a promis d'investir le nouveau candidat.
Vidéos à la une
Le chef de l'exécutif espagnol n'abandonne pas l'espoir de former un nouveau gouvernement malgré le blocage politique issu des élections du 20 décembre. Le parti conservateur a perdu la majorité absolue et Mariano Rajoy tente de mettre en place gouvernement d'union nationale. 'Un gouvernement élargi et en accord sur les questions fondamentales, favoriserait, bien sûr, la confiance' a-t-il déclaré. 'Cela donnerait confiance investisseurs, au niveau national comme à l'étranger ; cela renforcerait la confiance des Espagnols puisque qu'il s'agirait d'un gouvernement majoritaire qui pourrait mettre en oeuvre de manière consensuelle les réformes dont nous avons besoin.' La tâche n'est pas facile pour le leader du Parti Populaire qui poursuit malgré tout ses consultations. Mariano Rajoy exclut de démissionner ou de laisser la place à une autre membre de son parti, et il annonce qu'il serait à nouveau candidat du PP en cas d'élections anticipées. Pour l'heure, les socialistes et le parti de la gauche radicale Podemos assurent qu'ils voteront contre la reconduction de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement.
Vidéos à la une
Toujours pas de gouvernement en vue en Espagne. La rencontre lundi entre le Premier ministre sortant Mariano Rajoy et le chef du parti de la gauche radicale Podemos n'a rien donné. Pablo Iglesias campe sur ses positions: il n'aidera personne à former un gouvernement. 'Le candidat du Parti Populaire est tout à fait conscient que de quelque manière que ce soit, nous ne faciliterons pas un gouvernement formé ni par lui, ni par tout autre candidat du Parti populaire (...) Nous n'avons pas accédé au parlement espagnol pour jouer aux chaises musicales ou pour faire des compromis politiques traditionnels. Et cela, tout le monde doit le savoir. Et si nous allons vers de nouvelles élections, nous les affronterons et je pense, je ne devrais pas le dire, mais il est très possible que nous les remporterons.' 'Escucho a los barones del PSOE con un discurso calcado al del PP' Pablo_Iglesias_ #IglesiasEnLaMoncloa Directo: https://t.co/WVl4WqV7hc- PODEMOS (ahorapodemos) 28 Décembre 2015 Aucun parti n'est en mesure de former seul un gouvernement. La seule solution pour Mariano Rajoy serait d'obtenir que le Parti socialiste s'abstienne lors du vote d'investiture, les libéraux de Ciudadanos ont déjà accepté de le faire. Pas question a de nouveau répondu Pedro Sanchez, le chef du PSOE. 'Ma position est que si Rajoy et le Parti populaire sont incapables de mener ce nouveau temps avec la capacité de dialogue qui est nécessaire, le Parti socialiste prendra ses responsabilités pour offrir une alternative de gouvernement à l'Espagne.' Aquí puedes volver a ver la intervención completa de sanchezcastejon en el Comité Federal: https://t.co/30HbPHID7u- PSOE (PSOE) 28 Décembre 2015 Le nouveau Parlement prendra ses fonctions le 13 janvier. Le roi Felipe VI rencontrera ensuite les représentants des différents partis, avant de désigner celui qui a le plus de chances de réussir à former un gouvernement. Si aucun exécutif n'est formé dans les deux mois qui suivront le premier vote d'investiture, de nouvelles élections seront convoquées.
Vidéos à la une
Les leaders nationalistes basques et catalans n'ont pas manqué de réagir au message d'unité prononcé par le roi la veille de Noël. Conscient des velléités séparatistes qui se font de plus en plus entendre, le roi a affirmé que toutes les formes d''être espagnol' avaient leur place en Espagne, alors même qu' en Catalogne, un gouvernement prônant la rupture avec l'ordre constitutionnel et la création d'un état indépendant, est sur le point de se constituer. 'Même indirectement, le chef d'Etat présente le thème de la Catalogne comme quelque chose d'imposer par certains à d'autres. Nous représentons 16 % de la population et il n'y a pas non plus de position unanime au sujet de l'indépendance ni sur la construction d'un Etat, mais oui il y a une volonté de construire un meilleur futur', a affirmé Artur Mas, le président de la Generalitat. 'Cela aurait du être compris comme une opportunité à saisir, comme un défi à relever, alors que la sensation du message qu'il transmettait était une espèce de menace, faisant appel à une sorte de 'bouclier constitutionnel'', a déploré Aitor Esteban, du Parti nationaliste basque. Dans son discours, le roi a appelé les nationalistes à ne pas répéter les erreurs du passé, faisant référence à la guerre civile espagnole. Selon le journal El Mundo, la présidente du parlement catalan Carme Forcadell a répondu à ces propos que c'était justement pour ne pas les répéter, que les souverainistes veulent obtenir l'indépendance par un processus démocratique et pacifique.
Vidéos à la une
En Catalogne, les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche matin. La région compte 5,5 millions d'électeurs, mais les revendications séparatistes se sont invitées dans la campagne à l'échelle nationale, alors que 40 % des Espagnols disent soutenir l'indépendance de la Catalogne, un chiffre qui a doublé en l'espace de cinq ans. Le référendum sur l'autodétermination, réclamé depuis trois ans, est toujours rejeté par le gouvernement conservateur. Et la communauté autonome a avancé les élections régionales, pour accroître la pression sur Madrid. Tanto en Cataluña como en la Comunidad Valenciana, la participación es 'ligeramente inferior' que en 2011 https://t.co/enwunrwOai- EL PAÍS España (@elpais_espana) 20 Décembre 2015 'On vote aujourd'hui pour l'Espagne, mais pour moi, les élections cruciales, ce sont les régionales du 27 septembre', estime Bernat Martín, un jeune électeur dans un bureau de vote de Barcelone. 'La situation actuelle est si tendue, si désagréable qu'il faut du changement', observe Mercedes Sancho, venue du quartier de Gracia, 'on en a besoin, il faut un changement pour améliorer les choses, non pas pour les dégrader'. L'arrivée des partis Podemos et Ciudadanos, qui provoque un émiettement des voix, pourrait affaiblir les indépendantistes, déjà en difficulté pour assurer la gouvernance de la région. 'L'émergence de nouveaux partis rend imprévisible le dénouement de ces élections', indique Cristina Giner, reporter pour Euronews. 'Pour la première fois, les partis régionaux, catalan et basque, ne seront pas les seuls à détenir la clé de la formation d'un gouvernement, en cas de majorité simple. Ces élections permettront de mesurer si la paralysie politique en Catalogne peut nuire aux partis indépendantistes '.
Vidéos à la une
C'est un scrutin qui s'annonce serré en Espagne ce dimanche. Celui des législatives, qui pourrait amorcer un tournant historique dans le pays, et mettre un terme au bipartisme en vigueur depuis quarante ans. A quatorze heures, plus de 36 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes. #EnVivo Mayores colas no significan mayor participación https://t.co/d4lMO0yXS1 pic.twitter.com/oCxEkyDEP9- El Mundo En Vivo (@ElMundoEnVivo) 20 Décembre 2015 D'après les derniers sondages, Mariano Rajoy serait crédité d'une courte avance pour l'emporter, mais pas assez pour disposer d'une véritable majorité. 'Que tout le monde vote librement et en connaissance de cause', a déclaré le Premier ministre conservateur. Le parti de centre droit Ciudadanos, emmené par Albert Rivera, a fait de la lutte anti-corruption son thème de campagne. Mais il pourrait devenir l'allié du PP pour former une coalition. Et voici l'indigné libéral: Albert Rivera ( Espagne) https://t.co/JkwBfwfzn9 via LePoint https://t.co/JkwBfwfzn9- Etienne Gernelle (gernelle) 20 Décembre 2015 'La soirée électorale sera longue', affirme Albert Rivera. 'Le scrutin sera serré et on devra compter chaque voix, siège par siège, parce que nous sommes dans une situation dans laquelle non pas deux, mais quatre partis sont en lice pour remporter ces élections et former un nouveau Parlement'. Le parti socialiste pourrait arriver en deuxième position, une place cruciale qui pourrait l'amener au pouvoir grâce à un jeu d'alliances. 'Nous vivons un jour historique', lance le candidat du PSOE Pedro Sanchez. 'Les Espagnols savent que l'avenir n'est pas écrit d'avance, et nous allons l'écrire aujourd'hui par notre vote'. En tout juste deux ans, Podemos, représenté par Pablo Iglesias, a su se faire une place lors des précédentes échéances électorales. La nouvelle formation de gauche radicale a su cristalliser la colère des Espagnols contre la politique d'austérité. .Pablo_Iglesias_ vota en Madrid, siga aqui toda la jornada https://t.co/VG0iN3dk5Z #ELPAIS20D Bernardo__Perez pic.twitter.com/GsvoM1E3CT- Fotografía EL PAÍS (@FotografiaPais) 20 Décembre 2015
Vidéos à la une
Le grand saut dans l'inconnu en Espagne. Elections législatives ce dimanche qui pourraient signer la fin du bipartisme. Jusqu'à présent le Parti populaire et les socialistes du PSOE alternaient au pouvoir depuis la mort de Franco. L'#Espagne s'apprête à tourner la page du bipartisme https://t.co/K80VJG5B1R par sandrinemorel pic.twitter.com/3QUrSPJ7zr- Le Monde (lemondefr) 19 Décembre 2015 Mais l'explosion de la bulle immobilière, la crise financière, les douloureuses politiques d'austérité, et un fort taux de chômage ont conduit à l'émergence de deux nouvelles formations : la gauche radicale de Podemos et la formation libérale de centre-droit Ciudadanos. De nombreux Espagnols voient dans ces élections une occasion de bousculer un système politique qu'ils jugent corrompu et inefficace. Las elecciones abren hoy un escenario político inédito en España. Por Fgarea #ELPAÍS20D https://t.co/6mAW1O1yXn- EL PAÍS (el_pais) diciembre 20, 2015 Les sondages donnent en tête le PP du Premier ministre sortant Mariano Rajoy, sans qu'il obtienne toutefois la majorité absolue. Les socialistes devraient arriver en deuxième position, devant Podemos et Ciudadanos qui se disputent la troisième place dans l'espoir de devenir des 'faiseurs de roi'. Les premiers résultats sont attendus vers 22h30. #Elecciones2015 - El Gobierno espera ofrecer datos del escrutinio sobre las 22:30 https://t.co/UqZsZF637h pic.twitter.com/TT3nL2OK5u- RTVE (@rtve) diciembre 19, 2015
Vidéos à la une
Le jeu reste plus ouvert que jamais, à l'approche des législatives qui se tiennent ce dimanche. Des élections qui pourraient marquer la fin du bipartisme, sur lequel s'est construit la démocratie, après près de quarante ans de franquisme. Mais d'après les derniers sondages, plus d'un Espagnol sur trois ne sait pas encore quel bulletin il s'apprête à glisser dans l'isoloir. Pour l'heure, le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy ne pourrait l'emporter qu'avec une courte avance. Pas assez, a priori, pour disposer d'une véritable majorité et gouverner les coudées franches. Le candidat socialiste Pedro Sanchez pourrait arriver en deuxième position. Une place déterminante, qui, grâce au mode de scrutin, pourrait permettre au PSOE de disposer de plus de sièges que le parti arrivé en tête. Mais ce sont deux formations politiques qui ont largement rebattu le paysage électoral au cours de ces deux dernières années. Le parti de centre droit Ciudadanos, emmené par Albert Rivera, qui a fait de la lutte anti-corruption son cheval de bataille. Un thème qui a permis à un autre parti de se frayer une place lors des derniers scrutins : Podemos. Le parti de gauche radicale représenté par Pablo Iglesias, pourfendeur de la politique d'austérité.
Vidéos à la une
Elections législatives très ouvertes en Espagne ce dimanche... Avec un Parti populaire, le PP de Mariano Rajoy, qui pourrait bien se retrouver contraint de gouverner en minorité. Crédité d'à peine un tiers des votes, le parti conservateur a tout fait pour rallier jusqu'au dernier meeting de campagne, hier à Valence, les derniers indécis. Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol : 'Le parti qui sait vraiment de quoi l'Espagne a besoin est ce parti. Un parti créé sur nos racines. Un parti avec une équipe immense, avec énormément de gens, dans tout le pays, qui dans les bonnes et les mauvaises passes veulent lever notre drapeau pour défendre nos idées'. Les socialistes pourront-ils enfin faire oublier leur cuisante défaite de 2011 ? Leur leader, Pedro Sanchez, veut y croire : 'Est-ce que nous voulons un accord avec le PP ? Disons-le fort pour que Rajoy comprenne bien ! Ce que nous voulons vraiment c'est battre Rajoy dimanche, alors on y va'! Mais ce serait sans compter sans Podemos, force alternative de la gauche espagnole qui n'en finit plus de monter... Né du mouvement des Indignés, ce parti pourrait bien devenir dimanche la deuxième force politique du pays. Enfin au centre-droit, le parti Ciudadanos aura aussi son mot à dire. Selon l'institut de sondages Metroscopia, un électeur sur quatre n'a pas encore fait son choix.
Vidéos à la une
A 60 ans, Mariano Rajoy est candidat à sa propre succession et le moins que l'on puisse dire, c'est que le chef du gouvernement espagnol n'aura pas eu un mandat de tout repos. Le 'persévérant' comme on le surnomme, n'a pas gagné en popularité, mais il a tout cas conservé sa ténacité qui l'a porté au pouvoir en 2011. En plein coeur de la tempête économique, cette image avait à l'époque rassuré les Espagnols et si Mariano Rajoy détient le record du chef de gouvernement le plus impopulaire de l'histoire moderne du pays, elle semble encore les rassurer. Pourtant, avec le deuxième taux de chômage le plus élevé de l'Union européenne (22,8 % derrière la Grèce), le Premier ministre a continué de jouer les bons élèves auprès de la chancelière allemande, en défendant les réformes et la poursuite des politiques d'austérité. La lutte contre l'austérité et la corruption, deux des chevaux de bataille d'un mouvement mondialement connu né en Espagne peu de temps avant l'élection de Rajoy. Lorsque les indignés marchent sur le Parlement en septembre 2012, c'est sa démission qu'ils réclament. Les affaires de corruption au sein du Parti populaire, dans lesquelles son nom est mentionné, ne calmeront pas la colère. Rajoy, lui, campe sur son credo. 'Ecoutez, je suis un homme politique honnête, au moins aussi honnête que vous. Jamais mon nom n'a été cité dans un jugement, et personne ne m'a jamais accusé de m'approprier quelque chose', a-t-il déclaré lors d'un débat télévisé face au leader socialiste Pedro Sanchez. Quatre jours avant le scrutin, Mariano Rajoy a fait à son insu la une des journaux télévisés. En pleine campagne électorale, il a reçu un coup-de-poing en pleine figure, à Pontevedra, dans sa Galice natale, dans la ville ou il a débuté sa carrière politique.
Vidéos à la une
C'est un poids lourd du Parti Populaire espagnol (PP) qui débarque à La Nucia dans la province d'Alicante. José Manuel García Margallo, ministre des Affaires étrangères vient fouler sa terre d'origine pour défendre les couleurs du parti au pouvoir en Espagne. Ici, le PP a régné en maître pendant des années. En 2011, il a décroché 8 sièges sur 12 au Congrès des députés à Madrid. Mais cette fois-ci, il pourrait n'en conserver que 5, car l'arrivée de nouveaux partis dans le paysage politique espagnol semble sonner le glas du bipartisme. 'Les résultats des sondages à Alicante ne sont pas différents du reste de l'Espagne. Je crois que c'est une tendance générale. La compétition entre les 4 partis est très rude. Nul doute que nous arriverons les premiers. Nous verrons qui arrivera en deuxième, quelle distance il y aura entre nous et ce que nous devrons apporter au parti pour que Mariano Rajoy soit chef du gouvernement', dit José Manuel García Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères et candidat du PP à Alicante. En appeler au vote utile n'est plus efficace. Les électeurs sont méfiants, refroidis par les nombreuses et incessantes affaires de corruption qui ont secoué notamment la région de Valence. 'Il est vrai que beaucoup de militants du PP nous en veulent, que beaucoup de sympathisants du PP nous ont tourné le dos et que beaucoup d'électeurs hésitent à nous donner une nouvelle fois leur voix. Et ils ont raison, car il y a eu des affaires de corruption scandaleuses. Mais il s'agit de cas anciens et minoritaires', ajoute José Manuel García Margallo. Jouer la carte de la transparence et mettre en avant les reformes menées par le gouvernement de Rajoy ces quatre dernières années pour convaincre les nombreux indécis. Ici, on veut y croire. 'Il a fait des changements, et les changements, c'est aussi une bonne chose pour que les jeunes qui sont plus sceptiques, ne se tournent pas vers d'autres partis, mais qu'ils adhèrent au PP. Je pense que nous pouvons attirer des nouveaux électeurs', dit une adhérente du PP. Vicença Batalla, euronews: 'Dans des communes comme La Nusia, à Alicante, se joue la fin du bipartisme et du vote utile, qui jusqu'à présent a toujours profité aux deux grandes formations politiques en Espagne. Du nombre de voix que perdront le PP et le Parti socialiste, dépendra la formation du futur gouvernement à Madrid'. Les socialistes du PSOE comptent sur Pedro Sánchez, leur jeune candidat à la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol, pour contenir la fuite de leurs électeurs vers les nouveaux partis. Principale force d'opposition, en 2011, le PSOE avait fait élire 4 députés sur les 12 de la province d'Alicante. Julián López, professeur d'Économie à l'Université d'Alicante mène la liste socialiste pour cette circonscription. C'est la première fois qu'il se présente aux élections législatives. 'L'expectative que nous avons, c'est que le PP sera le parti le plus lésé par la rupture du bipartisme dans la province d'Alicante. Pourquoi ? Parce qu'ici le PP était un parti fondamentalement hégémonique et il a complètement perdu cette hégémonie. Nous l'avons vérifié lors des élections régionales et municipales du mois de mai. Nous pensons qu'il sera le grand perdant et nous, nous aspirons à maintenir au moins les 4 députés que nous avons', explique Julián López. Les militants socialistes ont enterré le bipartisme et l'alternance politique amochée par l'usure du pouvoir. L'heure est au partage de ce dernier, comme c'est déjà le cas dans la ville d'Alicante et dans la région de Valence où les socialistes gouvernent avec une coalition de gauche. 'Ici, le tripartisme a réussi, ici comme dans beaucoup d'autres communes suite aux élections locales. Quoi qu'on en dise, ça fonctionne très bien. Car c'est ce que les gens ont voulu : que la gauche gouverne coûte que coûte. Si on ne peut pas gouverner seul, on pourra gouverner en coalition avec d'autres', militante PS. Si cette électrice semble déterminée, d'autres sont plus sceptiques sur la possibilité pour les socialistes de diriger, aux vues de la concurrence féroce présente à droite, comme à gauche. 'A mon grand regret, le socialisme va accuser une chute. Je ne peux pas dire à quel degré ni si elle sera sévère ou limitée. Le Parti socialiste est dans l'incertitude. Dans ce pays, le centre est très disputé. Il y a beaucoup de formations politiques du centre. Et il arrive un moment où il faut prendre parti pour un côté ou l'autre', tempère une autre militante. En effet, les sondages annoncent un partage en quatre du corps électoral espagnol, une situation inédite qui rend les lendemains du vote très incertain.

Pages

Publicité