L’activité d’Emmanuel Macron n’est pas seulement scrutée en France. Les médias internationaux aussi tournent régulièrement leur lorgnette sur le plus jeune président français jamais élu, avec parfois méfiance et admiration.

Emmanuel Macron a fait récemment l’objet d’une tribune extrêmement critique publiée par un chercheur dans le New York Times. Le texte tranchait avec la vision plutôt positive que les médias américains avaient jusqu’à récemment du chef de l’Etat. Cette tribune qui n’engage pas la rédaction du New York Times, faisait par ailleurs écho à un autre texte livré il y a peu par Robert Zaretsky dans Foreign Policy. L’historien analyse la difficulté pour le président à mener une vraie "révolution copernicienne". C’est assez représentatif de la façon dont la presse américaine voit le phénomène Macron : enthousiaste mais méfiante quant à la capacité des Français à se laisser réformer.

La "révolution copernicienne", c’est justement ce qu’a salué le journal allemandDie Welt. Il se félicite de la réforme du code du travail qui devrait booster l’économie. Si outre-Rhin, on se salue toujours le rythme rapide du nouveau président à vouloir réformer, on met en garde. Pour Zeit, les mobilisations montrent que le combat commence vraiment et qu’Emmanuel Macron va devoir faire "de la pédagogie", comme le relève France 24.

Au Royaume-Uni, comme l’a confié à Planet, la correspondante et journaliste Marie Billon, "on s’étonne en ce moment de sa dégringolade ", après un début de mandat tonitruant.

Désenchantement

Si l’Allemagne ou les Etats-Unis laissent encore à Emmanuel Macron, le bénéfice du doute, pour d’autres, le président Français marche sur un fil.

En juillet dernier, le quotidien d'outre-Quiévrain Le Soir s’interrogeait sur la politique diplomatique d’Emmanuel Macron qui venait de rencontrer Vladimir Poutine, Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Récemment encore le journal belge pointait du doigt la stratégie "maladroite" du président après sa phrase sur les "fainéants". Même son cloche en Suisse dans le quotidien Le Temps : on applaudit la volonté de réforme mais on met en garde contre une certaine crispation.

Plus à l’est en revanche, les liens sont plus que tendus. Si en Pologne, l’élection du président Français inquiétait déjà en mai, la tournée dans les pays de l’est du couple présidentiel au début du mois n’a rien arrangé. Emmanuel Macron s’est fermement positionné contre les travailleurs détachés et a déclenché ce que beaucoup ont vu comme une "crise diplomatique" avec Varsovie. 

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Quant à la Russie, elle voit dans Emmanuel Macron le "président de l’élite mondialiste européeenne", ainsi que le rapporte Courrier International qui citait en juillet dernier Expert, un magazine économique conservateur et proche du Kremlin. Les mots de ne sont pas tendres : le président "façonné par les spin doctors", est censé "créer une apparence de changement, pour ne rien changer dans les faits".

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