Alors que les militants voteront dans trois semaines pour leur nouveau président, des détails de l’organisation du scrutin posent problème.

Organiser un vote dont les règles conviennent à toutes les parties, ce n’est pas vraiment le point fort de l’UMP. Comme le rapporte L’Express, des tensions émergent rue Vaugirard autour des conditions du scrutin. Afin d’éviter la farce de la précédente élection, le parti d’opposition a confié l’organisation à la société Parangon et a décidé de solliciter l’expertise du Bureau Veritas pour certifier le processus électoral. Oui mais voilà, face aux chamailleries entre les équipes des candidats, l’entreprise de certification a préféré claquer la porte et se désengager de cette affaire.

Et il n’y a pas qu’au niveau des prestataires que ça coince. Comme le révélait Le Lab le 5 novembre, la Haute autorité chargée d’organiser le scrutin a décidé de ne pas livrer les résultats département par département comme le demandaient les équipes de Hervé Mariton et Bruno Le Maire. Si ces derniers souhaitaient la publication des résultats dans le détail, c’est pour des raisons de transparence.

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En effet, le détail des comptes fédération par fédération permet de pointer les irrégularités éventuelles comme ceci avait été le cas en 2012. De son côté, la Haute autorité explique ce refus par un nombre trop important de contraintes techniques. Un problème d’organisation qui n’est pas du goût de François Fillon qui, en sa qualité de co-président de l’UMP, a fait savoir qu’il souhaitait "que la Haute autorité modifie les règles du scrutin".

Quoiqu’il en soit, le Bureau Veritas a préféré se retirer de ce dossier compliqué laissant un autre prestataire (Expertis Lab) s’assurer de la certification des résultats.

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